Toutes mes excuses pour cette longue et inacceptable attente mais...(y a toujours un mais qui commence les supers excuses^^) fin janvier, date à laquelle j'aurai voulu la taper, j'ai été profondément malade et en février entre les partiels et les vacances à l'autre bout de la France etc... je n'ai pas vraiment eu de temps pour moi.
Le chapitre n'est pas très long mais je trouvais mieux de le couper ici mais promis, je vais me hâter de poster le prochain chapitre avant la fin du mois. Sur ce je vous souhaite, une bonne lecture.
Coupdecoeurseries: Je suis ravie que la suite te plaise, j'ai galéré en fait à l'écrire. Tout est tellement plus passionnant dans ma tête^^
Crazy'Léou : Ah oui pour être rarement utilisé le style western l'est^^ Mais en écrivant je commence à comprendre pourquoi...^^
Myriam.c : Voilà Tony apparaît justement ici et j'espère que l'apparition te plaira car elle est assez « particulière ». Et pour l'intrigue, je vais la garder floue encore un peu, çà me plait de jouer ma sadique un peu mais tu as raison son frère c'est bien Ari.
Quand au nom de sa jument, ravie qu'il te plaise. Circée étant un personnage de la mythologie grecque que j'adore, je n'ai pu m'en empêcher.
Furieuse : Merci pour les compliments mais si c'est pour dire que tu n'es pas fan de Sharon Stone ensuite, ce n'est pas la peine xD Non sérieusement ...pas fan de Sharon ? Dommage.
En parlant du génialissime Basic Instinc, elle a pas du sang sur les mains justement la psy quand elle poignarde le flic ?
Chou05 :En revanche dans ce chapitre, on apprend rien de plus sur sa vengeance^^
Tony
Malgré le long et épuisant périple qu'elle venait d'effectuer, elle eut un peu de mal à trouver le sommeil. L'excitation mais aussi l'anxiété de parvenir enfin à son but nuisaient au repos qu'elle espérait rencontrer dans la petite chambre d'hôtel, sobrement décorée mais plutôt confortable.
Le bain chaud qu'elle avait pris juste avant de se coucher, afin de se débarrasser de toute la crasse et de toute la sueur qui collaient sa peau, n'avait pas même réussi à la détendre. Des centaines d'informations, d'images, d'idées affluaient vers son cerveau qui semblait prêt à exploser.
Les yeux écarquillés, les muscles tendus, se mordillant nerveusement la lèvre inférieure, elle ne cessait de réfléchir, étendue sur le flanc, l'esprit tourmenté. Finalement, Morphée triompha et l'emporta pour quelques heures dans une profonde léthargie.
o0o
Lorsque la jeune femme rouvrit les yeux, la pièce, dans laquelle elle demeurait, était plongée dans la pénombre et son estomac vide réclamait violemment son attention. Elle se redressa, mit un peu d'ordre dans sa chevelure désordonnée, enfila ses vêtements et, après avoir aspergé d'eau son visage pour dissimuler les traces de sa récente torpeur, elle quitta sa chambre.
A peine eut elle posé un pied dans l'allée transversale de la ville que l'horloge sonna 7 coups. A cette heure-là, les gens étant rentrés chez eux pour dîner, la rue était quasiment déserte. Elle fit d'abord un détour par l'écurie ou était enfermée Circée, le temps de la caresser et s'assurer que tout allait bien pour elle, puis elle gagna le saloon.
Elle jeta un coup d'oeil dans la salle par dessus les volets de bois avant de les pousser, vérifiant ainsi l'identité de ses occupants, qui s'avéraient plus nombreux qu'elle ne l'aurait imaginé. Le grand duel organisé ainsi que le butin à la clef attiraient visiblement du monde à Phoenix à cette période et la plupart des participants étrangers, comme elle, se retrouvaient au bar bien avant l'heure de pointe des habitués. Pénétrant dans l'établissement, elle avisa une table à sa gauche qui se trouvait tout au fond dans un coin et s'y dirigea.
Une serveuse, au décolleté bien trop indécent pour qu'il passe inaperçu, vint lui chercher sa commande et, alors qu'elle patientait, elle en profita pour balayer les lieux du regard et, ainsi, se familiariser avec les hommes qui deviendraient sûrement pour la plupart ses adversaires dans les jours à venir.
Alors qu'elle récupérait le whisky qu'elle avait réclamé en remerciant l'employée, son attention fut brusquement attirée par le remue-ménage qui se déroulait près du comptoir.
Le propriétaire du saloon avait apparemment refusé une énième verre à un individu, un peu trop éméché, lui conseillant ensuite de rentrer chez lui mais celui-ci ne semblait pas l'entendre de cette oreille et, brandissant en l'air sa chope de bière, il se répandait en insultes.
Bien évidemment, cela aurait pu être n'importe quel stéréotype dont ce genre d'endroit à l'habitude de regorger mais à la différence des autres ivrognes, celui-ci avait n'avait pas la traditionnelle bedaine qui étirait dangereusement la boutonnière d'une chemise crade ou une cicatrice infâme qui rongeait une quelconque partie de sa peau, ni même encore les yeux vitreux ou des dents cassées qui se dévoilaient à chaque fois que ses lèvres gercées s'écartaient.
Il était complètement différent. Malgré son état d'enivrement, il témoignait d'une bonne hygiène, qui transparaissait dans ses habits propres, et dégageait un certain charme, qui n'était pas réellement étranger à son physique avantageux. Grand, bien bâti, avec des épaules solidement construites, il avait un visage harmonieux qu'une légère barbe de 2 ou 3 jours habillait au niveau de la mâchoire, des cheveux bruns coupés courts et des iris vertes qui attiraient irrémédiablement la jeune femme.
Cinq longues années qu'elle était à la fois la proie et le chasseur, cinq longues années ou sa seule vengeance occupait son esprit et voilà qu'atteignant enfin son objectif, elle s'arrêtait soudainement pour souffler et regarder autour d'elle le monde qui avait, semble t-il, continué de tourner sans elle. Habituellement les seuls hommes qu'elle contemplait, agonisaient sous son regard assassin dans lequel victoire et cruauté se mélangeaient mais là brutalement, celui qu'elle observait s'avérait plus vivant que jamais.
Au départ, elle s'attarda à étudier à sa physionomie sans prêter garde à ses injures mais un nom qu'il prononça, et qui avait une sonorité méprisante dans sa bouche, lui fit brusquement tendre l'oreille.
-...Thomas dit « dansez », vous dansez. Thomas dit « entretuez-vous » vous vous entre-tuez. Vous n'êtes tous qu'un troupeau de moutons soumis à ce fils de...
- A ce fils de... ? Tonna une voix à l'entrée du bar.
Inclinant discrètement la tête sur le côté, la jeune femme eût la mauvaise surprise d'apercevoir Eddard Thomas, en personne, qui venait d'entrer, encadrés par ses fidèles hommes de mains, armés jusqu'au dent comme à leur habitude. Le vacarme qui régnait cessa aussi rapidement qu'il s'était imposé précédemment. La salle sembla soudainement retenir son haleine. Le patron du saloon reposa immédiatement les verres qu'il tenait dans ses mains et recula lentement du comptoir tandis que ses serveuses déguerpissaient dans la pièce arrière. La jeune femme se mordilla nerveusement la lèvre inférieure. Le silence qui planait désormais dans le bar était effrayant : chacun, immobile, le souffle coupé, les pupilles dilatées, ne perdait pas une miette du spectacle qui s'apprêtait à atteindre son apothéose dans un duel aussi sanglant que violent qui s'annonçait presque historique.
Au calme anormal qui terrassait l'établissement et aux airs pétrifiés peints sur les figures des clients, la jeune femme comprit que les deux hommes étaient plus que de banals ennemis et la sympathie qu'elle avait pu éprouver auparavant pour le soûlard ne fit que s'accroître au fond elle, mais avant que l'inquiétude ne l'assaille, la pression qui contrôlait la salle retomba brusquement lorsque les traits, alors, durcis d'Eddard se détendirent brusquement laissant place à une fausse gaieté, à la stupéfaction générale.
Il enjamba la distance qui le séparait de son détracteur, ses éperons claquant sur le sol en planches de bois, et d'une poigne vigoureuse, l'attrapa par les épaules et lui arracha sa bière des mains.
- Alors, Tony, on raconte encore des bêtises ? Un de ces jours, il va vraiment falloir que je me décide à te faire couper la langue. Déclara t-il, avant d'éclater d'un rire aussi sonore qu'il était faux. La salle s'empressa de rire à son tour tandis qu'il poursuivait d'un ton compatissant. Tu sais, tu devrais plutôt t'occuper à te chercher une femme plutôt qu'à t'enfoncer dans la boisson ? Le temps passe vite, tu ne devrais pas le gâcher de la sorte.
Le conseil du maire de la ville eut véritablement l'effet d'une bombe sur le jeune homme qui s'était tu depuis l'arrivée de ce dernier. Il se dégagea péniblement de l'étreinte de celui-ci et, réunissant ses forces, il referma son point et l'envoya en direction de son adversaire. Thomas n'eût qu'à se déplacer d'un pas sur le côté pour parer le coup, alors que, les membres affaiblis par l'alcool qui coulait dans ses veines, le jeune homme s'effondrait piteusement sur le comptoir.
Les épaules de Thomas s'affaissèrent tandis qu'il levait les yeux au ciel, en soupirant, consterné par l'affligeante résistance de son ennemi. Il secoua désespérément la tête, réajusta son stetson sur son crâne et ordonna au barman de servir « à ce cher Tony » autant de verres qu'il le désirait puis il s'adressa à l'assemblée, en écartant ses bras.
- Vous voyez comme je suis? Je paye les consommations de cher garçon et pourtant il m'avait insulté...Et après c'est moi le fils de pute ?! Je vous laisse vivre ici, mes hommes vous protègent, je fais régner l'ordre et la justice pour que vous soyez en paix, et je suis un fils de pute ?
La plupart des gens hochèrent la tête, d'autres aquiescerent à voix basse soutenant les propos de l'orateur, mais alors que ce dernier se dirigeait vers la sortie, Tony, dressé sur ses jambes vacillantes, l'interpella.
- Et c'est en voulant protéger Kate que toi et tes hommes avez...
- Tu sais très bien que cette fille était folle et mentait ! Le coupa vivement son interlocuteur en pivotant sur ses talons, une lueur enragée brillant désormais dans son regard sombre et une subite teinte pourpre colorant ses joues. Sa jovialité feinte jusqu'à présent disparut complètement et sa rage contre Tony, jusqu'alors dissimulée, se dévoila. Tu sais quoi ? Tu me fatigues, DiNozzo ! Il claqua des doigts et le désignant, enjoignit ses hommes. Emmenez le à Laurens.
Aussi dociles que des chiens de bergers, deux de ses larbins se jetèrent sur DiNozzo qui n'opposa qu'une faible rébellion, les muscles paralysés par la quantité d'alcool qu'il avait ingurgité. Le saisissant par les bras, ils le traînèrent hors de l'établissement qui ne tarda pas à oublier l'incident en se replongeant dans ses parties de pokers interrompus ou ses verres de scotch, à moitié vides.
Tapie dans l'ombre, l'étrangère, qui avait retenu sa respiration durant tout le déroulement du mini affrontement, commença à se tortiller sur sa chaise, légèrement inquiète. Elle ne savait que trop bien ce dont Eddard Thomas était capable et ne souhaitait aucunement à ce dénommé Tony d'en subir les frais. Elle ne le connaissait pas, elle ne s'intéressait à personne mais enfoui dans les profondeurs de son être, protégé par une épaisse couche de pierres, son cœur à demi gelé battait encore. Alors elle pouvait tout de même compatir puisque dans cette ville apparemment, personne ne se souciait du bien des autres, à moins que trop effrayé par la terreur qu'inspirait Eddard Thomas, personne n'osait s'élever contre lui, préférant se terrer dans l'obéissance et la crainte. D'ailleurs, la seule explication qui lui venait à l'esprit concernant son étrange préoccupation pour DiNozzo s'appuyait sur le fait qu'elle appréciait son courage et qu'elle avait le sentiment qu'il lui ressemblait : lui aussi détestait Thomas et lui aussi paraissait bien trop seul pour l'affronter.
Abandonnant sa carafe de whisky quasiment pleine, elle se fraya un passage parmi les tables et gagna la sortie pour respirer l'air frais. A l'intérieur, l'atmosphère était particulièrement étouffante.
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La lumière du jour baignait la pièce lorsqu'Tony ouvrit les yeux. Au départ, immobile, il se contenta de papillonner des yeux afin de repérer le lieu inconnu ou il se trouvait. Apercevant la grille qui se dressait devant lui et qui l'isolait du reste de la pièce, il comprit rapidement qu'il était enfermé dans une cellule. Il voulut se redresser rapidement mais un puissante douleur à la tête lui arracha un gémissement. Les mains entravées par des menottes qui lui sciaient les poignets, il caressa doucement son front et glissa ses doigts sur sa joue gonflée puis le long de la cicatrice qui barrait désormais sa tempe. Refermant les paupières, il se concentra, tentant de se remémorer les évènements l'ayant conduit dans la cellule du shérif, qu'il reconnaissait bien pour y avoir tenu le poste d'adjoint du temps ou le shérif Gibbs était encore en poste avant d'être blessé grièvement. Malgré ses efforts, il mit plusieurs minutes à retrouver toute la mémoire, un vigoureux mal de crâne le ralentissant. En réalité, il ne se souvenait de pratiquement rien après sa querelle dans le saloon, excepté d'avoir été frappé à plusieurs reprises par les mercenaires de Thomas, en témoignaient les bleus qui couvraient son torse et ses habits partiellement déchirés.
Il fut tiré de ses souvenirs par le cliquetis d'une clef qui tournait dans la serrure de la porte du bureau. Cette dernière s'ouvrit à la volée dévoilant, Gregory Laurens, un des sous-fifres de Thomas, qui remplaçait Gibbs. Grâce à lui, Thomas contrôlait complètement la ville puisque même la justice lui était dorénavant acquise.
S'il était logique de s'attendre à le voir, DiNozzo fronça les sourcils en découvrant la personne qui l'accompagnait.
- McGee ? Souffla t-il.
Ce n'est pas dans mon accoutume de réclamer mais j'adore mes lecteurs qu'ils soient petits, gros, gras, grands, maigres, beaux, moches et je serai heureuse d'avoir leurs impressions sur la fic par reviews.;)
