Coucou à toutes et tous! ^^

Merci pour vos petits mots d'encouragement, ça m'a fait très plaisir!

J'espère que la suite va vous plaire. Attention, on part dans le sombre. Il y a aussi un lemon plus ou moins édulcoré. Donc si ça ne vous intéresse pas, merci de ne pas lire ce chapitre!

Bonne lecture, rdv à la fin! ;)


Remus Lupin, d'ordinaire très calme et patient, courait depuis 7h du matin après le « péroxydé insupportable » selon les propos d'Harry. Il n'était pas loin de penser la même chose. Il avait fallu lui servir son café, partir dans une boulangerie à l'autre bout de la ville pour ses mini croissants préférés, l'amener en catastrophe au studio avant de pouvoir enfin s'asseoir sur une chaise, mais avant, passer par S&S et se racheter une nouvelle cravate dans ce magasin outrageusement chic. Il l'avait durement mérité, cette petite pause.

-Monsieur... ?

Remus tourna la tête vers un jeune homme châtain qui lui souriait, lui aussi en retrait dans le studio.

-Oui ?

-Excusez-moi, je suppose que vous êtes le remplaçant de Monsieur Potter ?

-C'est exact, je suis Remus Lupin, engagé par le détective Black. A qui ai-je affaire, Monsieur... ?

L'homme retourna ses yeux sur son client, préférant la sécurité à la politesse.

-Monsieur Cédric Diggory, assistant de Miss Parkinson. Puis-je vous proposer un café ? Monsieur Malfoy finit tard aujourd'hui. Je pourrais également vous apporter le repas.

-Merci Monsieur Diggory, cela m'arrange puisque je ne dois pas quitter Monsieur Malfoy des yeux. C'est très aimable à vous.

L'assistant hocha la tête et retourna près de sa patronne, qui jetant quelques coups d'œil à son artiste, continuait à écrire ou dessiner dans ce qui semblait être un carnet de projet.

Remus de son côté, ne pouvait s'empêcher d'analyser la scène. Il avait bien senti la pointe de regret à la mention de l'absence d'Harry de la part du jeune homme. Mais surtout, il était étonné qu'Harry lui-même ne lui en ait pas parlé. Est-ce que l'assistant venait d'arriver ? Aujourd'hui ? Dans ce cas, comment connaissait-il Harry ? Ou alors il l'avait déjà rencontré... Si son collègue ne lui en avait pas parlé, peut-être qu'il n'était pas si important... Pourtant, Remus se méfiait, incertain. Que venait donc faire là ce Monsieur Diggory ? Et pourquoi ce nom lui disait-il quelque chose ?

La pause déjeuner était passée depuis longtemps quand enfin Harry répondit au message qu'il lui avait envoyé. Apparemment, il connaissait bien l'assistant mais avait oublié de l'informer. Sirius trouverait peut-être quelque chose sur lui, ou au moins, pourrait écarter cette piste.

La journée fut encore assez longue pour Remus. Le blond n'arrêtait pas de changer de tenue, de maquillage, de photographe, de partenaires... Tout s'enchaînait dans une mécanique bien huilée et impressionnante. Miss Parkinson gardait son calme à toute épreuve tout en étant efficace, conseillant tantôt le photographe, le technicien lumière, son artiste, épaulée par un assistant attentif aux moindres besoins du grand Malfoy. Le monde semblait tourner pour lui, comme un soleil qui attirait tous les sourires, tous les regards. Pas étonnant qu'Harry soit si gêné en sa présence, lui qui détestait la moindre attention sur sa personne.

Malfoy était le soleil, un soleil majestueux et étincelant d'une grâce surréelle Remus pouvait bien l'avouer, il était fasciné. Harry était une lune timide, délicate et pourtant parfois brute et franche. Il sourit à cette comparaison en avalant son cinquième café de la journée.

Il était plus de 21h, et l'artiste venait à peine de finir ses prestations. Lupin l'avait accompagné dans la loge, appuyé dos au mur tout en gardant la porte de la salle de bain d'un œil attentif, jusqu'à ce que le blond décide de sortir, une serviette à peine nouée sur les hanches, un sourire malicieux aux lèvres.

-Bien, Remus, c'est cela ? Préférez-vous passer votre soirée dans une ambiance plutôt... intime avec moi-même, ou êtes-vous assez en forme pour affronter une piste de danse... et ma témérité au milieu de draps de satin ?

Il défit lentement la serviette et la laissa choir au sol.

-Alors, rassurez-moi, vous n'êtes pas aussi prude que Potter ?

Le sourire du plus vieux se fit carnassier, il poussa Malfoy contre le mur et l'y plaqua, une main sur son cou.

-Ne jouez pas avec un feu que vous ne pourrez maîtriser, Draco.

Le prénom avait été à peine murmuré d'une voix si basse que le blond ne l'aurait pas entendue si elle n'avait pas glissé directement dans son oreille.

-Je suis bien plus dangereux que vous ne pouvez le croire.

Sa main se resserra légèrement, avant qu'il ne lèche la mâchoire carrée du blond, avec une lenteur à la fois délicieuse et effrayante.

Draco haleta, totalement excité et presque horrifié par la réaction de son garde du corps temporaire qui vint mordre violemment son oreille. Le mannequin gémit sous la douleur, totalement soumis.

-Alors maintenant, c'est moi qui décide. Tu iras où je vais, et feras ce que je veux de toi toute cette nuit... Et hors de question d'aller danser dans une foule transpirante.

Il le relâcha aussi brutalement qu'il l'avait attrapé.

Draco n'avait pas bronché du trajet, impatient d'arriver peu importe là où on l'amenait. Il était à bout. Il avait besoin de sexe, besoin de relâcher la pression et le stress accumulé depuis les menaces, et enfin, on s'offrait à lui sur un plateau. Bon, apparemment, c'était plutôt lui qui était au menu, mais ça ne le dérangeait pas. Lupin avait l'air d'être un homme plein de ressources et d'expériences, et dans sa grande bonté, il voulait lui en faire profiter.

L'homme souriait intérieurement. Malfoy junior était décidément très facile à manipuler, et avait apparemment besoin de se détendre… Cela desservirait parfaitement ses plans et au passage, cela faisait longtemps qu'il n'avait pas eu de proie aussi intéressante.


Harry avait passé la matinée à dormir. A midi, il avait fini par se rendre au bureau de Sirius, son parrain, pour leur habituel déjeuner hebdomadaire, ramenant de la nourriture chinoise achetée au traiteur du coin.

-Ah ! Quel bonheur de te voir, Ryry ! salua le grand brun.

Il souriait surtout à la nourriture, et son filleul ne fut pas dupe.

-C'est ça, bon' ap' Siri !

Ils mangèrent tranquillement, Sirius attendant les questions qui n'allaient pas tarder et Harry attendant le courage de les poser.

Le silence était dans une certaine mesure inconfortable. L'un était trop curieux, l'autre trop énigmatique.

Leur relation avait toujours été ainsi. Trop habitués l'un à l'autre, et pourtant toujours chercher à se deviner. Son parrain avait été sa seule famille, la plus complice et la plus protectrice qui soit… Il n'avait su de ses parents que les bribes des autres, et l'explication triste et alanguie d'un accident de voiture par Siri…


Il haleta alors qu'il chutait sur le matelas rembourré d'un lit à baldaquin dans une chambre sombre et chatoyante. Bizarrement, il ne semblait pas utilisé tous les jours, comme si c'était un écrin particulièrement protégé et utilisé qu'en de rares mais uniques occasions. Comme si c'était pour chérir l'être aimé, dans le plus grand secret. Comme un nid d'amour.

Terriblement excitant. Il le vivait. Là, délaissé sur le lit, la chemise arrachée, une érection vibrante et déjà humide d'un plaisir anticipé et retiré.

Lupin était une bête enragée. Effrayante et fascinante à la fois. L'homme l'avait laissé fou de désir.

Et pourtant, c'était Lu- Remus qui était le plus nu, il pouvait bien l'appeler par son prénom vu la situation. Il ne lui restait que des lambeaux de chemise, un boxer, et une lueur dangereuse tapie au fond de ses prunelles.

Draco frissonna, excité.

-Déshabille-toi. Lentement.

Sa voix grave faisait vibrer chaque parcelle du blond. Il s'exécuta, aussi lentement que possible, récompensé par des grondements à chaque vêtement ôté.

-Remus… gémit-il de voir l'homme terminer de se déshabiller à son tour.

Pourtant, la langue claqua avec agacement.

-Je ne t'ai pas autorisé à parler. Et si jamais tu dois t'adresser à moi, ce sera en tant que maître.

Les yeux gris brillèrent d'une lueur de convoitise. Du SM. Cela faisait longtemps, et surtout, il ne s'était jamais retrouvé dans la position du dominé, du moins, pas vraiment dominé.

-Bien, maître.

Un sourire effrayant apparut sur les lèvres rouges du plus vieux. Son nouveau jouet semblait tellement docile… Cela allait être un vrai plaisir de le posséder et de le détruire entre ces draps…

-Dans ma grandeur, je t'accorde un code si cela va trop loin pour toi. Choisis.

Un frisson traversa Draco. Le jeu devenait de plus en plus intéressant, et dangereux, s'ils en étaient au stade du code.

-Phénix.

-Bien.

D'une démarche féline, Lupin s'approcha de son jouet, à quatre pattes sur le lit. Il lécha le corps étendu et abandonné sur les draps de soie noire, comme une flaque de lait à laquelle le loup s'abreuve avant d'étreindre sa proie. Il portait autour du poignet sa cravate qui se traîna jusqu'aux yeux gris.

-Puisque je compte bien t'entendre, et que je veux que tu ressentes dans chaque bout de ton magnifique corps de putain la douleur que je vais t'infliger, je vais te bander les yeux, Draco. Es-tu d'accord ?

Le ton ne laisse pas vraiment d'autre alternative, mais pourtant, le choix est là. D'une voix insultante mais qui lui envoyait des frissons jusqu'aux endroits les plus profonds. Il était en érection, et il avait terriblement envie d'apaiser cette tension qui montait. Ce salaud de Lupin.

-Oui, maître… S'il-vous-plaît… maîtr…

Mais il fut coupé lorsqu'il lui tira les cheveux à les en arracher.

-Ne me supplie pas trop vite, tu risques de le regretter.

Draco gémit de douleur et supplia :

-Oui maître, pardon maître.

Un sourire satisfait s'étala sur le visage de Remus Lupin qui obstruait la vue de son futur amant avec une cravate. D'un mouvement fluide, il le mit à genoux, dos à lui et croupe tendue. Il caressa lentement le dos jusqu'à la fente de ses fesses, la titillant d'un doigt curieux avant de s'éloigner du lit et de ce corps plus que tentant.

-Bien, maintenant Draco, tu vas devoir me retrouver avant la fin de la chanson que je vais mettre. Si c'est le cas, tu auras une récompense… Si tu me trouves avant la fin de la chanson, tu me demanderas ce que tu veux, si ce n'est pas le cas…

Un son grave et terriblement séduisant sortit de la gorge de l'homme aux yeux châtains. Satisfaction. Impatience.

-Je devrais te punir. Es-tu prêt, Draco ?

-Oui, maître.

Evidemment, il ne l'avait pas trouvé la première fois. Mais bon sang, il n'était pas sûr de le regretter alors qu'il sentait sur lui un corps chaud, une érection battant contre sa cuisse, et des ongles acérés lui labourer les fesses.

-Pitié, maître…

Son maître lui avait permit de le supplier autant qu'il le voulait. C'était un tel honneur qu'il s'empressait de le solliciter pour plus. Toujours plus.

Et il ne l'avait pas trouvé la deuxième ni la troisième fois. En réalité, il avait perdu le compte des fois, des chansons. Tout ce qu'il sentait, c'était cette folle envie de se faire prendre encore et encore et d'en finir. Il était tellement humide qu'il sanglotait et suppliait son maître.

-Une dernière fois Draco.

-Maître… Pitié maître…

Le mannequin n'était qu'une loque gémissante à ses pieds, et, magnanime, Remus accéda en partie à sa requête.

-Tu n'es pas très doué pour trouver les gens, Draco… J'espère que tu te révéleras plus doué pour ce que je te propose…

De ses longs doigts fins, il attrapa le visage du blond et lui releva le menton jusqu'à poser ses lèvres contre son sexe.

-Suce-moi.

Son jouet ne se le fit pas dire deux fois, et l'engloutit avec une impatience affriolante.

-Doucement, Draco, prends ton temps. Tu as toute la nuit.

Et en effet, ce ne fut que bien des heures plus tard que son maître accéda à son ultime désir. Il fut baisé sans sommation jusqu'au petit jour qui le trouva avec la voix cassée, de nombreux bleus et courbatures, mais aussi avec un putain de bien-être qui résonnait dans chaque fibre de son corps. Pas de doute possible, Lupin savait faire monter la pression, l'entretenir, et vous faire jouir rien qu'avec sa voix.


Les yeux bleus et verts s'affrontèrent pendant toute la durée d'un café, avec qu'Harry finisse par céder.

-Ok. Tu as gagné. Mais je veux quand même savoir. Tu ne m'as pas tout dit, n'est-ce pas, sur cette affaire ?

-Rien de plus que ce que tu ne dois savoir.

-Alors pourquoi Remus me demande qui est Diggory et que tu le renseignes ?

Les sourcils froncés, son parrain parut tout de suite plus sérieux.

-Simplement les précautions d'usage, Harry.

Mais Harry en question n'était pas dupe.

-Sirius, qu'est-ce que tu ne me dis pas ? Est-ce que je dois te rappeler que notre client a failli se faire buter ? Que sa voiture avait les pneus crevés ?

-Tu n'as pas besoin de me le rappeler, comme je n'ai pas besoin de te rappeler que tu n'es pas détective, Harry. Et que ce que tu ignores ne te seras pas utile à connaître pour protéger Draco Malfoy.

Le brun se leva, excédé.

-Mais merde, est-ce que t'as au moins une piste ?!

-Oui. Mais ça prend du temps. Les personnes qui en veulent à Malfoy sont nomb ou reuses… J'ai justement trop de pistes, aucune preuve.

Le jeune homme souffla. Le regard bleu de son parrain le transperçait, attendant la moindre fissure pour le mettre de côté.

Il se rassit, et avala d'une traite son café noir.

-Pourquoi est-ce que j'ai l'impression que cette affaire est loin d'être terminée ? demanda-t-il, bougon.

La réponse, énigmatique, le laissa stupéfait.

-Parce qu'elle a commencé il y a longtemps, bien avant que tu ne puisses le penser.


Il griffait les murs avec hargne, à peine conscient de ses doigts ensanglantés. Il avait sous-estimé l'agence Black, et ce bâtard de Potter. Et Lupin... Quand il avait vu cet homme, mature, ses pulsions étaient revenues. Il n'avait pas pu le toucher depuis tellement longtemps...

Il hurla et arracha le papier peint, laissant des traînées de sang. Il avait échoué. Encore. Et son maître l'avait puni en l'enfermant dans une pièce vide, sans fenêtre, sans meuble, recouverte d'une fine pellicule de poussière. Prison.

Fenrir Greyback baissa la tête et commença à sangloter. Pas prison, pas encore.


Et voilà, je vous laisse sur cette horrible fin! ;)

Je pense publier avant la fin du mois de janvier. A la base, je voulais publier ce chapitre le 9 ou le 14, respectivement la naissance du personnage de Severus Snape, et la mort de son acteur interprète, Alan Rickman, mais j'étais pas vraiment en condition et le chapitre n'étais pas fini... Puis surtout, Snape n'est pas un des persos principaux de cette histoire, loin de là, même s'il reste mon préféré! ^^

En tout cas, je serai très heureuse d'avoir vos retours. A votre avis, qui est le grand méchant qui se cache derrière toute l'histoire? ;) Remus est-il gentil ou méchant? :p J'espère vous surprendre dans cette histoire! ^^ N'hésitez pas à partager vos théories ! Ou même à m'encourager, ça fait toujours plaisir! ^^

D'ailleurs, si jamais quelqu'un se propose, je cherche un/une bêta. Apparemment je fais pas mal de fautes, mais comme je me relis qu'à moitié, je ne vois pas. Désolée pour ça ^^'.

Bisous tout plein et à bientôt pour la chapitre 4! ~~