Chapitre 3 : Ironic
This
is what I brought you, this you can keep.
This
is what I brought, you may forget me.
J'ouvre un oeil. Je suis pelotonnée dans mon édredon. A voir la clarté de la pièce, c'est le matin. Bouuuuuuhouuuuuu ! J'ai fait un super rêve où j'allais à une fête et où j'embrassais le plus beauuuuu garçon qu'il m'ait été donné de voir dans ma pauvre petite vie. Awwwwwww, c'était trop biennnn ce rêve. Et évidemment, il est terminé. Vive ma vie, vive moi, vive tout quoi !
I
promise to depart just promise one thing.
Kiss
my eyes and lay me to sleep.
Ah ouais, j'croyais m'être réveillée par moi-même mais faut pas rêver, c'est pas encore aujourd'hui que Peyton-la-Marmotte s'éveillera de si bonne heure sans un petit coup de pouce extérieur. J'attrappe donc mon téléphone qui est en train de sonner. Je regarde qui m'appelle mais je n'ai pas de nom. Je le rejette donc sous mon oreiller. Qui qu'il soit, quelqu'un qui masque son numéro, je lui réponds pas ! NA !
Je
m'apprête à repartir au pays de Morphée quand
je sens mon oreiller vibrer. C'est qu'il insiste le petit
salopiaud … Je soupire, attrape mon téléphone.
Toujours « Identité Masquée ». Tssss. Je
suis une marmotte, j'aime dormir, on est samedi, je suis allée
à une fête hier soir, et y a un quichon qui ne veut pas
me laisser profiter de ma grasse matinée ! Créééééééééééééétin
! Je me lève, niant toujours l'appel, enfile mes pantoufles
et allume mon ordinateur. Je check mes mails tout en continuant à
râler entre mes dents.
«
Vous
avez 3 nouveaux mails »
Oh
oooooh !
«
De :
HeartBreaker.
De
: HeartBreaker.
De
: HeartBreaker.
»
Oooops
! Lutiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin de mierf ! J'ai complètement
oublié de le prévenir. Je me tape le front avec la
paume de la main en me répétant « Crétine,
crétine, crétine ». Au bout de 5 minutes, ca
commence à faire mal, forcément.
J'ouvre,
tremblante, le premier message
«
Salut
toi !
Je
sais que tu va m'en vouloir, mais je ne pourrais pas être là
ce soir, on m'a forcé à faire quelque chose. Je suis
vraiment désolé de t'abandonner, j'aurais préféré
passer la soirée à parler avec toi. Dis-moi juste que
tu ne m'en veux pas. Je m'en voudrais sinon.
Je
t'embrasse.
»
Je me rejette sur le dossier de ma chaise et soupire. Ouuuuuf, il m'a pas attendu toute la soirée. Voilà qui soulage sensiblement ma conscience. Bon soyons clairs, je lui dois rien, et si je veux prendre une soirée à l'extérieur, j'y ai bien droit et il me l'aurait pas reproché mais je ne sais pas pourquoi, ca fait quelques mois qu'on cause tous les deux casi tous les soirs sur MSN et quand je ne peux pas être là, je me sens fautive. Chuis vraiment trop conne, faut que j'me soigne !
J'ouvre
le deuxième message, un peu plus décontractée.
Bé voui, quoi, tout va bieeeeeeeeeeeen !
«
Re-coucou
toi !
Tu
vas m'en vouloir de t'écrire si tard, mais je viens de
rentrer et il fallait que je t'en parle. J'ai rencontré
quelqu'un de génial aujourd'hui, ca valait vraiment la
peine d'y aller. J'espère que ca pourra marcher. Cette
fille est exceptionnelle et je voudrais vraiment mieux la connaître.
J'espère pouvoir t'en parler bientôt.
Fais
de doux rêves.
Je
t'embrasse
»
Je me laisse retomber sur le dossier de ma chaise et soupire. En lisant ce message, j'ai eu un pincement au cœur. Quelle nulle je fais ! Un gars que je connais que virtuellement et je me fais des illusions en me disant que c'est mon âme sœur. C'est clair qu'il a une vie en dehors du net, une vie dont je ne fais partie … pourquoi m'imaginer monts et merveilles ? Surtout que lui ne ressent peut-être même pas cette connexion qu'il y a entre nous. C'est peut-être moi qui suis juste une quiche, qui m'accroche aux gens alors qu'ils ne tiennent même pas à moi. Ca y est, ma journée est FIOUTIOUEEEEE !
Déprime à fond les ballons, j'ouvre même pas le troisième message, de peur d'en apprendre plus sur la « merveilleuse » inconnue de mon correspondant virtuel, me lève, attrape la télécommande de la chaîne HIFI et me lance sur mon lit.
An
old man turned ninety-eight
He
won the lottery and died the next day
It's
a black fly in your Chardonnay
It's
a death row pardon two minutes too late
Isn't
it ironic... don't you think
Et
bé! Justement
la chanson qu'il me fallait au bon moment. Ironic. C'est
l'histoire de ma vie ca !
J'attrape
mon coussin, me le met sur la tête et hurle de toutes mes
forces dedans pour minimiser le bruit.
« Encore en thérapie Sawyerienne ? »
Je
jette mon coussin loin de moi et me retourne vers la porte. Je vois
Nathan Scott-le-lâcheur appuyé dans l'encadrement, me
regardant l'air amusé.
«
Tiens, tu vis toujours toi ?
-
Pourquoi je serai mort ?
-
J'sais pas, peut-être parce que tu m'as abandonné
hier soir !
-
Je savais que tu m'en voudrais !
-
Y a de quoi je te signale ! »
Il s'approche de moi et s'asseoit sur le lit où il se laisse tomber mollement, les bras croisés en dessous de la tête.
«
Ohhhh, Sawyer, si tu savais la bonne soirée que j'ai passée
! »
Il
a l'air tellement heureux que je m'attendris. Je roule à
coté de lui et pose la tête sur son torse.
«
Raconte. »
Bé
oui, la curiosité était mon plus grand défaut et
tout ce qui concerne Nathan m'intéressant au plus haut
point, je ne peux pas résister à l'envie de lui
demander.
«
J'ai passé la soirée avec Haley »
Oh
ooooooh ! Comme lui en vouloir après ça ! Il craquait
pour elle, c'est normal qu'il m'ait abandonné pour
passer la soirée avec elle ! Puis c'est mon chéri, je
peux pas lui en vouloir longtemps ! Je ne lui en demande pas plus, je
sais qu'avec Nathan, soit il raconte tout seul, soit il dit rien,
donc pas la peine de demander des précisions. Après
plusieurs longues minutes d'attente, je me rends compte qu'il ne
m'en dira pas plus. Pas graaaaaaave, je grapillerai des infos à
Haley, ca ira plus vite.
Je relève la tête et je me rends compte que ce quichon s'est encore endormi ! Lutiiiiiiin ! Mon lit a un pouvoir soporifique ou quoi ? Tsssss ! Je me recouche sur son torse et laisse voguer mes pensées.
Bling
bing
Je
relève la tête et regarde mon ordinateur. « Vous
avez un nouveau e-mail ». Je me lève doucement et vais
m'asseoir face à mon ordinateur.
«
De : Heartbreaker »
Je
soupire longuement. Pfffffff de tssssss ! J'ai pas envie de lire,
j'ai pas envie de savoir comment s'est passée la soirée
avec la belle inconnue. Je vais me recoucher à côté
de Nathan sans lui répondre, sans même ouvrir le mail.
J'en ai marre d'être la confidente de tous. Je voudrais
vivre mes propres passions, mes propres histoires. Je ne veux plus
vivre à travers les histoires des autres. Ma vie est trop
monotone. J'en ai maaaaaaaaaaaaaaaaaaaarre !
Après une heure à ressasser ma pauvre vie, je me relève et regarde un instant Nathan dormir. Et bé dis donc, la nuit a du être longue ! Je me demande bien ce que lui et Haley ont pu faire de leur nuit. Haaaaaaaaaan ! Bande de dégoutants ! Je me marre avec moi-même. J'me rends compte que je risque de réveiller la Belle-au-bois-dormant, donc je me lève, prends ma veste et part faire un tour.
Je marche longuement, jusqu'à en avoir mal aux pieds. Je m'arrête donc au café de la mère de Nathan, pour prendre un café et me reposer un chouia. Je m'installe à MA table (enfin notre table avec Nathan) et ôte mes chaussures. Tout va bieeeeen quand je suis ici. Debbie s'approche de moi et m'amène mon café. J'ai pas eu besoin de commander, elle sait d'avance qu'il me faut ma dose de caféine quotidienne.
«
Nathan n'est pas avec toi ?
-
Non, il s'est encore endormi sur mon lit.
-
Je le savais ! »
On
se met à rire toutes les deux. Nathan est assez mystérieux
comme garçon, il parle pas beaucoup et se dévoile très
peu. Seulement, Debbie et moi, on est les deux personnes qui le
connaissent le mieux. On a donc pas besoin de se poser des questions
pour savoir où il est, ce qu'il fait ou ce qu'il pense, on
le devine nous-mêmes. Sauf que Shhhhhht !, faut pas lui dire
qu'on a cette capacité, il serait vexé.
Après
m'être reposée en ressassant avec Debbie les nombreux
défauts de Nathan, je reprends ma marche libératrice
d'esprit. Mon but ? Ne surtout pas penser à ma pauvre vie
qui me désespère. Je chantonne donc, vu que j'ai
oublié mon I-Pod à la maison en partant sur la pointe
des pieds pour ne pas réveiller mon quichon de meilleur ami.
Me voilà donc obligée de chanter pour éviter de
partir dans mes pensées. Evidemment, je chante une chanson qui
me donne envie de danser, ce qui fait que je me tortille au milieu de
la rue. Bah voui, voyons Peyton, soyons ridicules jusqu'au bout. Je
suis là, au milieu de la rue, chantonnant alors que j'ai pas
d'I-Pod dans les oreilles et par la même occasion, je bouge
mon anatomie. Je croise bien évidemment le regard de la bande
de Lucas Scott qui me regardent comme si j'étais une
extra-terrestre (bon, ça, ça change pas de l'habitude)
mais qui également se foutent de ma poire. Géniaaaaaaaaaaaaaal
! Vive moi ! Vive ma vie !
Je
reprends donc mon sérieux et me dirige vers chez le disquaire.
Le seul truc qui peut me calmer quand je suis aussi énervée
contre moi-même, c'est d'aller m'acheter quelques vinyls.
Je rentre donc dans ma boutique préférée et
commence à flâner dans les rayons. Je me choisis
quelques vinyls et me dirige vers le comptoir pour les écouter.
Je suis en maaaaaanque de musique ! Mark, le disquaire, me file les
écouteurs et je me mets à écouter ce que j'ai
choisi. Je suis en plein dans mon trip musical quand je sens
quelqu'un me tapoter l'épaule. Je me retourne et voit
Lucas Scott qui me sourit. Il remue les lèvres mais je ne
comprends pas ce qu'il me dit. Je hausse donc les épaules.
Il m'enlève alors les écouteurs des oreilles en
souriant.
«
Salut ! Tu vas bien ? »
Oh
oooooh ! Il lui prend quoi à celui-là ? Je dois avoir
l'air tellement hallucinée qu'il se retourne pour regarder
derrière lui si je n'ai pas vu un monstre. Je souris alors à
le voir chercher ce qui me fait halluciner.
«
Salut. Pourquoi tu me parles ? »
Bé
oui, quoi, pourquoi il me parle ? C'est Lucas au pays des
merveilles ou quoi ?
«
Baaaaaah … J'pensais qu'après la conversation qu'on a
eu hier, on pouvait se saluer ».
Gné
? Keskidilui ? De quoi y parle ????
«
Notre conversation … de cette nuit … Tu te souviens hum ?»
Alloooooooo
? Peyton Sawyer ? On réagit s'il vous plaît ! Une
conversation, hier soir … Gné, gné, gné ?
Késacoooo ? Le temps que je cherche de quoi il veut bien me
parler, je le vois croiser les bras et me regarder interrogatif.
«
Tu te souviens, Peyton ? »
Ah,
déjà, il m'appelle plus Machine ! Donc effectivement,
on a du parler hier soir. Parler ? Lucas et moi ? Ca aurait du me
marquer … ou aloooooooors … Mais ouiiiiiiiiii ! Quelle quiche
alors ! Cette soirée a vraiment eu lieu ! Il m'a vraiment
raccompagné et … OMFG ! J'ai vraiment embrassé ce
awwwwwwwwwwwwwww … Adonis ! Je dois sourire béatement depuis
5 minutes quand il toussote gentiment pour me rappeler à la
réalité.
Humpf.
Boooon, je lui dis quoi à lui ? C'est bien beau tout ca,
mais y me faudrait du temps pour me rappeler de quoi on a parlé
aussi. Moi je pensais que c'était un mauvais rêve …
«
Bien sûr, on peut se saluer, mais … pourquoi finalement ? Ca
fait 17 ans qu'on s'évite soigneusement ! »
Il
me regarde, interloqué. Boooon, okay, je le reconnais, c'est
pas super sympa, mais j'ai une vie tellement affreuse en ce moment,
faut bien que quelqu'un paie, et pourquoi pas le gars que je trouve
le plus antipathique de la terre. Mais chais pas, je le regarde et je
me dis qu'il a vraiment l'air affecté de ce que je viens
de dire. Je le regarde baisser les yeux, me faire un signe de la main
et sortir du magasin et j'en ai presque mal au cœur. Je le vois
s'éloigner et rejoindre sa bande de copains, je hausse les
épaules et remet les écouteurs sur mes oreilles. Béééé
quoi? J'vais pas lui courir après non plus!
It's
like rain on your wedding day
It's
a free ride when you've already paid
It's
a good advice that you just didn't take
Who
would've thought... it
figures
J'en
suis à ca de mon trip musical quand on me retape sur l'épaule.
Il m'euuuuuuuuuuunerf ce gars ! Je me retourne, l'air courroucé
et je croise le regard de … Awwwwwwwwwwwwwwwww…
Pierreuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu ! J'ai les yeux qui me
sortent de la tête et la langue qui pend, j'en suis sûre
! Il me sourit et je dois être rouge comme mon pull (oui, j'ai
un pull rouge écarlate aujourd'hui). Awwwwwwwwwwwwww !
Raaaaaaaaaaaaaaaaaaah ! Ne surtout pas baaaaaver.
«
Salut »
Héhé,
je m'en sors pas si mal aujourd'hui ! Je le vois qui me répond
mais je n'entends pas. Ah merdeeeeeee, les écouteurs sont
toujours sur mes oreilles. Faut dire que j'ai des raisons de
m'emmêler les pinceaux ! Il est troooooooooooop beau !
«
Aheum, tu disais ? »
Il
sourit, voyant mon air gêné. Awwwwwwww ! L'homme
parfait existe ! Je suis une quiche et il est pas agacé, il
souriiiiiiiiiiiit. Et quel sourire … Mmmmmmm.
«
Je te demandais ce que tu faisais là ?
-
J'écoutais de la musique »
Hum.
Bien, il va croire que je me fous de sa poire. Je rougis encore et
baisse les yeux.
«
J'avais remarqué »
Bien
vu, Peyton-la-quiche ! Il avait vu ! Tssss, je roule des yeux contre
moi-même et il sourit encore ! C'est vraiment l'homme
parfait ! Bon, je réponds quoi maintenant ? Crétine,
crétine, crétiiiiiiiiiiiine ! J'ai déjà
de la chance qu'il est pas encore reparti.
«
Pourquoi tu me demande ce que je fais ? »
Voilà,
mieuuuuuux, beaucoup mieuuuuuuuuuuuux !
«
En fait, là, on va au ciné, et je me demandais si tu
nous accompagnerais ? »
Awwwwwwwww
! Le beau Pierre, l'homme de ma vie, il me demande de l'accompagner
dans une salle toute noire où on pourra surement fricoter …
Mmmmmmm ! Comment résister ? Mais euuuuuh, il a dit « On
». Hum, ca demande réflexion.
«
On ? »
Saleté
de bouche qui parle avant que je ne lui en donne l'ordre ! Vilaine,
vilaine bouche !
«
Bah oui, les gars et moi »
Gné
?
«
Les gars ? »
Arrête
de parler avant que je ne te dise de le faire, grrrrrrrrrr !
«
Ouais, Lucas, Brooke, Rachel, et les autres
-
Une aprem complète avec tes crétins de copains ? Non
merci »
Il
ouvre grand les yeux. Lutiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin, Peyton ! On t'a
jamais appris à tourner sept fois ta langue dans ta bouche
avant de parler ! Je me fous ouvertement de ses copains, je lui dis
non à un rendez-vous ! Crétine, crétine,
crétiiiiiiiiiiiiiiine !
«
Très bien. Bon aprem »
Et
là, sur ça, il se barre. Mais logique après ca !
Quelle crétiiiiiiiiiiine ! C'est pas possible ca ! Je me
tape la tête contre le mur le plus proche. Une autre version de
moi se serait donné des claques mentales, moi, j'hésite
pas, je me les donne vraiment. Mark me regarde en souriant. Il a
l'habitude avec moi.
«
Tu avais pas tort, tu sais !
-
Merci Mark »
J'attrape
les vinyls que j'ai choisi et je paie. Il faut que j'aille me
petit-suicider. Maintenant ! Je vais aller m'étouffer avec
mon oreiller. Maudite moi, maudite bouche, maudite viiiiiiiie !
Je suis toujours en train de ressasser la crétine que je suis, je traverse la rue et un des vinyls que je viens de m'acheter m'échappe des mains. Je m'abaisse pour le ramasser.
"Hey!
Tu veux te faire renverser ou quoi?"
Je
me redresse et voit Lucas qui s'approche de moi et me ramène
sur le trottoir. Je suis totalement à l'ouest encore
aujourd'hui. J'ai juste le temps de voir un taré en voiture
qui roule sur mon vinyl. Maiiiiiiiiiiiiiiiiiiis
euuuuuuuuuuuuuuuuuuuh! C'est mon jour de fête ou quoi!
"Aheum
… Merci.
-
Pas de problème, je trouverai dommage que tu te fasses
renverser sous mes yeux sans que je ne fasse rien."
Uèèèèè!
Encore bien qu'il est là lui. Je le regarde traverser la rue
et ramasser la pochette de mon vinyl. Il se ramène près
de moi et me sourit tout en tirant le vinyl hors de la pochette. Bien
évidemment, vu ma chance habituelle, il est brisé en
deux morceaux. Il m'attrape par la main (oh hé, il fait quoi
lui?) et me tire vers la boutique. Là, il montre le disque à
Mark qui lève les yeux au ciel. Il murmure quelque chose dans
l'oreille du disquaire qui file dans l'arrière-boutique et
ramène un vinyl emballé que Lucas paie. Mon
Dieuuuuuuuuuuuuu! Je suis toujours en train de rêver, c'est
certain! Il est tombé sur sa tête pendant la nuit ou
quoi? Il est où le mec arrogant que je peux pas blairer???? Je
suis toujours en train de le regarder interloquée qu'il me
tend le disque.
"Merci,
mais euuuuuh, je peux pas accepter, laisse-moi te le rendre!
-
Pas de problème, ne t'inquiète pas! Ouvre le chez toi,
je suis sûr que tu vas adorer ce disque!"
Il
me sourit et s'en va. Je suis on the cl! J'en reviens pas. Je reste
là 5 minutes à regarder la porte par laquelle il vient
de sortir et je m'en remets pas. Drôle de gars. Pourquoi il a
fait ca? Pourquoi pourquoi pourquoi?
Il me faut bien un quart d'heure pour m'en remettre, jusqu'à ce que Mark me jette de la boutique pour fermer. J'erre longuement encore dans les rues de Tree Hill. C'est ma fête aujourd'hui, ou quoi? Il m'est arrivé plus aujourd'hui que ce qu'il m'est jamais arrivé sur toute ma vie. J'arrive pas à comprendre. Primo, Pierre … Grand mystère du pourquoi a-t-il voulu m'embrasser. Et piire, c'est que le jour suivant, il m'invite au ciné … Secundo, Lucas Scott … Grand mystère du "ce mec là n'est peut-être pas le cnnrd que je m'imaginais". N'empêche, il m'a payé un vinyl parce que je venais d'en casser un, par ma faute en plus, pas la sienne, alors qu'il n'y avait aucune raison à cela. Mais euuuuuuuuh, c'est quoi ce grand bordel? Si on compte en plus que mes piliers me plantent légèrement en ce moment. A savoir, Nathan Scott le lâcheur, qui quand il sera avec Haley aura moins de temps à me consacrer et mister Heartbreaker-je-connais-pas-son-vrai-nom qui s'est trouvé une belle inconnue pour me planter également. Géniaaaaaaaaaaaal le weekend! J'aurais mieux fait de me prendre une bûche avec mes talons, ce qui m'aurait empêché d'aller à cette maudite fête qui a changé ma tite routine. Tssss.
Je finis par rentrer chez moi, totalement morte exténuée. Je m'attends à trouver la Belle-au-Bois-Dormant sur mon lit, mais vu le temps que j'ai flâné, il est clair qu'elle a eu le temps de se réveiller et de partir. Je trouve un post-it sur l'écran de mon Vincent. Vincent étant le nom de mon portable, je l'ai appelé ainsi en hommage à mon ex-meilleur ami. Bah oui, l'ordi, lui il me lâchera pas … Ce qui n'est pas encore sûr finalement … Breeeef, j'arrête d'argumenter avec moi-même et je lis le post-it:
"Sawyer, j't'ai attendu un moment mais Haley m'a appelé et j'ai rdv avec elle. Passe une bonne soirée! Je t'embrasse. Nate."
Okaaaaaaaaay, ca veut donc dire que je vais passer ma soirée seule comme une quichonne. Supeeeeeeeeeeeeer! Je me dirige vers la chaîne HIFI et enclenche le vinyl que Lucas m'a payé. Pourquoi celui-là, j'en sais trop rien, j'ai envie de l'écouter. Je me laisse tomber sur le lit et écoute les premières notes …
You
want your independence
But
you won't let me let you go
You
wanna test the waters
And
leave it on the empty shores But
I'll take my time if you want to
And
I'll give you whatever you need
And
I'll wait a lifetime to give it to you
Give
it to you
Iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiih! Jackson Waters! Center of attention! J'adooooooooooooooooooore cette chanson! Ce gars me surprend vraiment. Je suis tellement crevée que peu de temps après que la chanson n'ait débuté, je m'endors lourdement.
TBC
