Voici un chapitre un peu court mais avec la fac étou étou j'ai pas trop trop le temps ! Le prochain, je promets !
Enjoy !
R&R

Jeanne Watson.

« Comment va mon frère, Docteur Watson ?
- Bien, très bien, Monsieur Holmes.
- Pourrais-je lui rendre visite ?
- Je suis navré mais il ne souhaite voir personne.
- Depuis quand les drogués font la loi ?
- Depuis que leurs frères se montrent désagréables, monsieur Holmes.
- Je n'aime pas la façon dont vous vous adressez à moi, docteur. Je ne suis pas seulement le grand frère de Sherlock. Je suis aussi le gouvernement britannique.
- Hélas, votre frère ne souhaite pas recevoir de visite, et m'a précisé qu'il ne voulait pas vous voir.
- Nous n'en resterons pas là, docteur Watson »

John entendit son interlocuteur raccrocher. Il se demandait ce qui avait amené Sherlock à détester son frère. Il était certes exécrable, mais il devait y avoir quelque chose de plus profond, pour qu'il le haïsse autant. John aurai aimé savoir mais il sentait qu'entre lui et Sherlock, quelque chose se passait et il ne voulait pas casser ça. Il n'aurait pas été jusqu'à dire que leur relation était fusionnelle mais il voyait bien que c'était un tant soit peu plus poussée qu'entre un simple médecin et un simple patient.
D'abord il lui avait parlé. Il lui avait laissé le privilège de lui adresser la parole. Quand on ne parle même pas à son propre frère, que dire d'un médecin que l'on vient à peine de rencontrer ?

John bu une première gorgée de thé fumant. Il aimait le thé avant de commencer son service. Il se sentait bien, il se sentait lui-même. Le liquide brûlant coula dans sa gorge une seconde fois et il sentit son corps frissonner. L'ambiance glaciale qui régnait dans ce bureau faisait froid dans le dos. Les gens étaient en blanc, aucune fantaisie. Ils parlaient de maladie, de mort, aucune gaité. Et ils pensaient qu'ils allaient aider les patients en étant si ternes. Il sourit à cette pensée ironique.

« Je ne veux pas.
- Vous devez.
- Faites-moi plaisir.
- Pourquoi le ferais-je ?
- Parce que vous m'aimez bien »

John Watson avait ponctué cette dernière phrase en souriant. Il vit les joues du jeune homme rougir légèrement et le vit avaler ses cachets.

« Bien.
- Mon frère a appelé.
- En effet.
- Et vous voulez savoir pourquoi je ne veux pas le voir.
- Non ! Qui vous a dit ç… Non ! C'est entre votre frère et vous, je n'ai nullement le droit ni l'envie d'interférer dans votre vie personnelle.
- Merci. Les autres voulaient tous savoir. C'était agaçant.
- Les autres ?
- Les psychiatres, les médecins, les policiers…
- Vous savez je ne suis ni psychiatre, ni policier. Et même en tant que médecin, c'est à vous de prendre la décision d'en parler ou pas.
- Vous avez raison.
- A quel sujet ?
- Je vous aime bien. »

John, qui s'était assis à côté de Sherlock sur le lit, sentit deux bras l'enlacer fort et des cheveux dans son cou. Il sentait le jeune homme se resserrer contre lui, se rapprochant encore plus près du blond, qui, malgré la surprise, appréciait la douce étreinte de Sherlock.

« Il pleut dehors…
- Vous aviez l'intention de sortir ?
- Non, je me dis juste que je suis mieux ici. Au moins, il ne fait pas froid. »

John sourit tristement et se leva, se détachant doucement des bras du brun. Il n'avait pourtant pas la moindre envie de quitter cette confortable chaleur. Cela faisait si longtemps qu'on ne l'avait pas touché, qu'on ne l'avait pas enlacé. John avait beau penser que s'offrir aux autres et les aider était assez pour être heureux, mais l'embrassade de Sherlock lui avait rappelé que non. Son geste de remerciement lui avait fait chaud au cœur, dans le sens où ses efforts payaient, et dans celui où quelqu'un s'intéressait enfin à lui.

Sherlock Holmes, le génie perverti par la drogue, l'avait enlacé. Il l'avait pris dans ses bras et serré contre lui. Il l'aimait bien.

« Restez, John.
- Vous m'avez appelé John…
- Dans ce cas, appelez-moi Sherlock.
- Très bien… Sherlock… »