Salut! Je suis en vacances depuis hier, alors voilà! ^^

Merci pour votre patience. Je vais essayer de finir de traduire cette histoire avant la fin des vacances, alors les prochains chapitres devraient arriver rapidement.

Bonne lecture!


Chapitre 3

- Papa?

La porte claqua et la voix aiguë, légèrement tremblante d'une fillette appela de l'entrée.

- Dans le salon, indiqua Dudley, se levant à la rencontre de la fille.

- J'en ai explosé un autre! dit la jeune fille, se jetant dans les bras de Dudley, Je ne sais pas pourquoi c'est arrivé.

Elle ne sembla pas remarquer les autres adultes dans la pièce, affolée comme elle l'était.

- C'est... c'est juste...

Ses mots furent perdus dans le flot de ses larmes.

Dudley attrapa l'enfant dans ses bras.

- Ça va, ma chérie, ça va. Encore ton portable?

Ils ne pouvaient pas voir grand chose de la fillette, avec sa tête enfoncée contre le torse de Dudley. Elle était minuscule comparé à Dudley, avec des cheveux foncés, attachés en une queue de cheval et un uniforme d'école bleu.

- La même chose que la dernière fois, dit une voix d'homme résignée, de l'entrée, Elle dit qu'elle était inquiète, parce que j'étais en retard. Quand elle a essayé de m'appeler, l'appareil a commencé à fumer. Elle l'a lâché avant de se brûler, cette fois.

Il y eut quelques bruits de sacs et de boîtes qu'on dépose dans le couloir.

- Laisse-moi juste ranger le dîner dans la cuisine.

Dudley flatta les cheveux de la fillette, soulagé.

- Bien, je suis content que tu n'ailles rien, ma puce, lui dit-il.

Lentement, l'estomac de Harry se relâchait. Dudley s'occupait d'Eleanor de la même façon que lui-même aurait consolé Lily. Dudley ne reculait pas d'horreur devant la fillette, comme Harry avait craint encore à moitié.

Ginny sortit un mouchoir de sa poche et le tendit à Dudley qui le prit avec gratitude.

- C'est Eleanor, je présume? dit-elle gentiment.

L'enfant sursauta, réalisant finalement la présence des sorciers. Dudley sourit.

- Oui. Voici notre petite demoiselle.

Elearor se retourna lentement, prenant le mouchoir que son père lui tendait.

- Salut, dit-elle très bas, évitant leurs regards.

Clairement embarrassée qu'ils aient été témoins de ses larmes, elle tordit le mouchoir entre ses doigts et regarda ses pieds.

Dudley soupira.

- Ça n'arrête pas d'arriver. Chaque fois qu'elle est anxieuse et qu'elle essaie d'utiliser son portable. Avec les laptops, aussi... C'est moins pire avec les ordinateurs de bureau, pour une raison quelconque.

- Qu'est-ce qui n'arrête pas d'arriver, Mr. Dursley? demanda Minerva.

- Je vous en prie, professeur, dit Dudley avec un frisson, Mr. Dursley était mon père. Pour répondre à votre question, son téléphone n'arrête pas d'exploser. Spécialement si elle essaie d'appeler quand elle est angoissée.

Avec un éclair de compréhension, il regarda les trois sorciers.

- C'est pour ça que vous utilisez des hiboux, n'est-ce pas?

- Je crois comprendre que les instruments moldus les plus délicats ne se mélangent pas très bien avec la magie, répondit Minerva.

- Huh, Dudley secoua la tête, Phillip? appela-t-il l'homme dans la cuisine, Besoin d'aide?

- Non,non. Devrait-on passer à table, maintenant? J'arrive bientôt avec les plats. Il n'y a que nous six? demanda l'homme.

- Ceci est une conversation qui devrait inclure les deux parents, Mr... ah... Dudley, dit gentiment Minerva, Mes informations me disent qu'Eleanor vit avec ses deux parents.

- Mes deux parents sont là, dit brusquement Eleanor, levant les yeux avec défi.

Elle prit la main de Dudley.

- Lui et Phillip Barton sont les deux mes Papas.

Harry fixa Dudley, alors que la lumière se faisait. Il pouvait très bien imaginer la réaction de Vernon et Pétunia à ça.

Dudley leur fit face, la mâchoire serré, craignant de toute évidence comment sa famille serait perçue par Harry et sa bande.

- Oh, veuillez m'excuser, dit doucement Minerva, J'aurais dû réaliser.

Elle fit un sourire rassurant à Dudley et Eleanor. Dudley, de son côté, relaxa légèrement.

- Eleanor, voici le professeur McGonagall et ton oncle Harry et ta tante Ginny, dit Dudley.

Elle essuya sa main sur sa jupe et la tendit. Ginny sourit largement à la fillette alors qu'elle lui serrait la main. Minerva tendit sa main avec formalité, bien que Harry pouvait voir les plissements aux coins de ses yeux qui indiquaient qu'elle trouvait le sérieux de la fillette divertissant.

- Bonjour, Eleanor, dit Harry, serrant la main de la fillette à son tour.

- Alors, vous êtes le fameux Harry Potter? demanda l'autre homme qui venait juste d'entrer dans la pièce.

Il était plus petit que Dudley, avec des cheveux foncés. Il avait enfilé un tablier par dessus son chandail dispendieux.

- Je m'appelle Phillip. Dudley m'a beaucoup parlé de toi.

Il tendit sa main à Harry avec un sourire amical.

- Salut, dit Harry en se levant pour serrer la main de l'homme. Il se sentait perplexe.

- Et voici la femme de Harry, Ginny, et le professeur McGonagall, compléta Dudley.

Il se tourna vers Harry.

- Voici mon partenaire, et le papa d'Eleanor, Phillip.

- C'est un plaisir de vous rencontrer, Phillip, dit Minerva, Nous avons beaucoup de choses à discuter.

- C'était rapide, commenta Ginny, surprise.

Harry se souvint que Ginny n'avait jamais mangé de repas pour emporter moldu.

- Ils apportent la nourriture dans des boîte, directement du restaurant, expliqua-t-il.

- Oh, c'est très pratique, dit Minerva alors qu'ils suivaient Phillip dans la cuisine.

Phillip entendit l'échange et leur jeta un regard étrange, mais il ne leur demanda pas ce qu'ils voulaient dire.

- Je ne savais pas trop ce que chacun aimait. Et QUELQU'UN a négligé de me dire combien on serait pour dîner, alors j'ai acheté un peu de tout, sourit Phillip.

La table était garnie de plusieurs plats indiens, un grand plat de riz et une assiette de pain plat. Et effectivement, dans la poubelle se trouvaient du papier d'aluminium et les boîtes pour emporter.

Quand Harry était jeune, Pétunia et Vernon n'auraient pas eu un tel repas même s'ils étaient payés. Rarement, Pétunia faisait ce qu'elle appelait un curie, généralement avec les restants du rôtie du dimanche. Harry avait une plus grosse portion de ce repas que d'habitude, parce que Vernon se plaignait qu'il lui causait une indigestion. Puis, Vernon passait le reste de la soiré à tempêter contre "les stupides pakis".

La cuisine était de toute évidence le domaine de Philip, pour le moment.

- Assoyez-vous avant que ça refroidisse, dit-il, Celui-ci c'est le plat végétarien, dit-il en pointant un plat, celui-là c'est l'agneau épicé, et celui-là le poulet. Ici, ma puce, donne-moi les assiettes.

Eleanor lui tendit les assiettes prises dans l'armoire et prit place entre Phillip et Dudley.

Harry trouvait vraiment étrange d'être assis dans cette cuisine. Quand il était enfant, il ne s'assoyait presque jamais avec les Dursley pour le dîner. Vernon avait l'habitude de l'envoyer prétendre qu'il n'existait pas. Quand il était à l'école primaire, Pétunia estimait qu'il était assez nourri à l'école, à l'heure du lunch, et durant les vacances, elle lui disait de se faire un sandwich et de dégager de sa vue.

Il y eut un court silence alors que chacun se servait.

- Alors, Harry, est-ce que vous êtes venus à cause du livre? demanda Phillip.

C'était la deuxième fois que Harry se faisait questionner à propos d'un livre.

- Euh, non... En fait, je ne suis pas sûr de quel livre vous parlez, dit Harry, Non, Minerva nous a demandé de venir, parce que...

Harry hésita, incertain sur comment annoncer la nouvelle à Phillip. Il jeta un coup d'oeil à Minerva qui lui fit un sourire d'encouragement.

- Elle voudrait offrir une place à Eleanor à mon ancienne école.

Phillip dévisagea Harry, puis regarda Minerva, et finalement Dudley. Harry réalisa avec une grimace intérieure que Dudley pouvait avoir conservé avec son partenaire la fable comme quoi il était allé à une école pour "criminels incurables".

- Mais c'est fantastique, sourit Phillip avec enthousiasme, C'est une école pour les surdoués, n'est-ce pas? Dudley! Tu ne m'avais pas dit que tu avais soumis le nom d'Eleanor!

Il passa un bras autour d'Eleanor.

- Bravo ma puce! dit-il à sa fille.

Eleanor avait l'air surprise et un peu confuse.

Les sorciers échangèrent un regard, relaxant encore un peu plus.

- Ah, oui, à propos de ça, Phillip, commença nerveusement Dudley, Ah, quand j'ai dit surdoué, je n'ai jamais pu te dire quel type de don. Tu te souviens que je t'ai dit qu'Harry était... (Dudley lança un regard d'excuse à Harry)... Différent?

Phillip haussa les épaules.

- Eh bien, oui. Et Pétunia s'étendait assez à propos de ça.

Il se tourna vers Harry.

- Elle est devenu un peu étrange vers la fin. Est-ce que tu as un membre de trop, ou quelque chose? La façon dont Pétunia en parlait, j'ai supposé que tu devais avoir trois yeux.

Il se retourna vers Dudley.

- Allez, c'est quoi le grand secret? Je n'ai jamais été capable de deviner.

- Poudlard est une école de sorcellerie, dit Minerva, Votre fille est une sorcière.

- Pardon? dit Phillip après une seconde.

- Tu sais, comment son portable n'arrête pas d'exploser? dit Dudley avec un demi-sourire. C'est sa magie qui fait ça.

Eleanor avait l'air de suspecter les adultes de se moquer d'elle.

- Est-ce qu'il t'es déjà arrivé des choses étranges? demanda rapidement Harry à Eleanor.

Il se souvenait de ce moment terrible, dans sa propre enfance, où ce que vous entendez ne peut pas être vrai, mais oh combien vous voudriez que ce le soit.

- Peut-être quand tu étais effrayée ou en colère? Ou bien tu as vu des choses que tu ne pouvais pas expliquer?

Lentement, Eleanor hocha la tête. Ses yeux étaient grand ouvert.

- Mon portable explose chaque fois que je suis angoissée. Et... oh... quand j'étais petite, je pouvais faire bouger mes poupées, sans les toucher. Est-ce que c'est ce que vous voulez dire?

Harry et Ginny hochèrent la tête en souriant et Minerva lui tendit sa lettre de Poudlard.

Phillip se pencha et lut la lettre par dessus l'épaule d'Eleanor. Dudley observa les sorcier.

- Est-ce que cet énorme type travaille toujours à Poudlard? Celui qui a apporté sa lettre à Harry?

Minerva sourit.

- Oui, il enseigne les soins aux créatures magiques.

- J'aimerais bien le rencontrer à nouveau, dit Dudley.

- Tu plaisantes! dit Harry, surpris.

Dudley sourit à Harry.

- J'aimerais rencontrer celui qui a démoli le salon, aussi.

- C'était mon père, s'exclama Ginny.

- Est-ce que c'est une bonne idée? demanda Harry.

Est-ce que Dudley voulait leur expliquer sa façon de penser?

- Je veux dire, reprit-t-il, je suis désolé, les choses étaient toujours tellement...

- Harry, calme-toi, dit Dudley, l'air soudain inquiet à nouveau, Je ne suis pas toujours fâché, si c'est ce qui t'inquiète. Je veux juste... Je ne connais pas d'autres sorciers qu'eux. Et les quelques-uns que j'ai rencontrés avaient toujours l'air de beaucoup t'apprécier.

L'expression de Dudley devint nostalgique.

- J'ai toujours voulu en savoir plus sur ton monde, mais tu sais comment étaient mon père et ma mère. Et quand je me suis avéré gay, ils ont juste présumé que tu avais quelque chose à voir là-dedans. Maman voulait que j'aille en thérapie (il eut un reniflement de rire sans joie), pour devenir "normal", et papa... eh bien, je suis content qu'il ait insisté sur toutes ces leçons de boxe.

- Pourquoi? demanda lentement Harry.

- Elles m'ont enseigné à encaisser un coup de poing, répondit Dudley d'une voix tendue, J'aurais aimé te trouver cette nuit-là.

- Oi, dit Phillip, On peut discuter d'histoires de famille quand il n'y aura pas autant de monde.

Il lança un regard appuyé en direction d'Eleanor.

- C'est bien vrai, approuva Minerva.

Sentant apparemment qu'elle avait assez de crédit auprès des parents d'Eleanor, elle se lança dans le discours préparé qu'elle donnait aux parents de né-moldus, qui expliquait en termes simples le nouveau monde qu'ils s'apprêtaient à entrer.

Ce fut deux heures plus tard qu'elle se leva et leur souhaita bonne nuit, les remerciant pour le délicieux dîner et le vin de célébration que Phillip avait ouvert. Ginny leur avait promis de revenir et les emmener au Chemin de Traverse pour acheter les choses d'école d'Eleanor, la fin de semaine suivante. Elle avait aussi promis d'emmener Lily avec elle, la prochaine fois qu'elle viendrait.

Harry resta très silencieux à travers tout ça, observant Dudley et réfléchissant à ce qu'il avait dit. Quand ils se levèrent tous pour partir, Dudley suivit Harry à l'extérieur.

- Vas-y Ginny, je te rejoindrai, dit Harry à Ginny.

Ginny lui donna un baiser.

- Prends ton temps. Je t'attendrai quand je te verrai.

Elle disparut avec un craquement.