Bonjour ! Voici un nouveau chapitre.

Merci à Alpo pour son commentaire. J'espère que la suite te plaira.

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Bonne lecture.

Chapitre 3.

Quelques années s'étaient écoulées. Chrysta et Mélusine avaient allaient sur leurs 22 ans. Elles n'avaient jamais revu leur grand-mère, comme elles le pressentaient. La maison dans laquelle elles vivaient leur avait été léguée par leur grand-mère. Elle se trouvait à quelques rues du centre de Londres. Une rue sombre et peu fréquentée. L'idéal pour se cacher. Cependant Mélusine et Chrysta avaient décidé d'y ouvrir une boutique où elles vendaient les potions médicinales de Chrysta. Aux yeux de tout le monde elles étaient de simples moldues, un peu folle certes, Christine et Mélanie Mc Guynnis. Il faut dire que l'adaptation à la vie moldue avait été très dure.

La maison était composée de trois étages. Le rez-de-chaussée était consacré à la boutique, il ressemblait à n'importe quelle boutique moldue, il n'y avait aucune trace de magie. Les deux autres étages par contre regorgeaient de magie, les deux cousines vivaient au deuxième, elles avaient aménagé le troisième étage afin qu'elles aient chacune une pièce à elle. Mélusine s'y entraînait et Chrysta préparait ses potions.

Mélusine passait la plupart de son temps dans sa salle d'entraînement, elle préparait sa vengeance. Le peu qu'elle sortait c'était pour s'occuper du magasin ou aller chercher des ingrédients sur le Chemin de Traverse pour Chrysta, ainsi que pour toutes les choses de la vie courante.

Chrysta adorait s'occuper du magasin. La clientèle était autant moldue que sorcière.

Voilà comment elles survivaient. Car il était bien question de survie ici. En effet cela faisait maintenant plusieurs années qu'elles se cachaient, se faisant le moins remarquer, dehors les choses ne faisaient qu'empirer. Les sorciers se livraient une guerre sanglante entre les partisans de Lord Voldemort et ceux qui refusaient sont pouvoir, mais il était de moins en moins nombreux. Heureusement le Ministère de la Magie n'était pas encore tomber, mais pour combien de temps encore. Mélusine supportait de moins en moins cette situation, Chrysta le voyait bien. Ce n'était pas dans le caractère de sa cousine d'être inactive, elle pressentait que cette situation ne tarderait pas à les mettre en danger.

Mélusine s'était rendue sur le Chemin de Traverse afin de se procurer quelques ingrédients, dont sa cousine lui avait fait la liste. Elle était vêtue d'une longue cape améthyste avec un capuchon recouvrant sa tête, et ce afin de ne pas être reconnue. Cela ne choquait personnes, en effet beaucoup de gens, craignant pour leur vie, en faisaient de même. Elle acheta une Gazette du sorcier, elle ne pouvait pas se la faire livrer, c'était trop dangereux, quelqu'un pourrait remarquer la venue quotidienne de hiboux. Elle reconnut immédiatement la photo qui s'étalait en première page. C'était Faëlly. Elle lut immédiatement l'article, il parlait de la répression qu'exerçait Ellios contre les opposants à son pouvoir. L'article disait que cette répression c'était accentuée, Mélusine se sentie mal, elle savait que quelques part sa cousine et elle y était pour quelque chose. Ellios les cherchait toujours et devait être fous qu'elles lui échappent depuis si longtemps. L'article faisait état de l'arrestation de plusieurs résistants qui seraient conduis dans la soirée à la prison féerique afin d'y être exécuté le lendemain. Mélusine fit immédiatement demi-tours et rentra chez elle.

Elle ne répondit pas Chrysta quand celle-ci lui demanda pourquoi elle revenait les mains vide. Chrysta la suivit pour avoir des explications. Mélusine était directement montée dans la salle de préparation des potions, avait ouvert un livre et commençait la préparation d'une potion. Chrysta se plaça derrière elle et regarda le nom de la potion.

- Une potion d'invisibilité ! Pourquoi faire ? Demanda-t-elle.

Mélusine qui ne l'avait pas vu, et lâcha tous ce qu'elle avait dans les mains. Les fioles se brisèrent sur le sol.

- C'est pas vrai !!! S'emporta-t-elle. Qu'est ce que tu fous là ? Tu n'as pas des clients à aller servir ? Mélusine pointa sa baguette sur les morceaux de verre. Reparo !

Les fioles se reconstituèrent et Mélusine parut se calmer.

- Je peux peut être t'aider ? Demanda Chrysta. Je suis meilleure que toi en potion.

Mélusine se mit à réfléchir, effectivement sa cousine était bien meilleure qu'elle en potion, et en plus elle n'avait pas beaucoup de temps. Elles se mirent donc ensemble pour préparer la potion. Chrysta ne posa plus de question sur son usage, au rand soulagement de Mélusine qui ne tenait pas à lui en parler.

Elle finirent en début de soirée, puis mangèrent, Mélusine prétexta qu'elle était fatiguée pour monter se coucher. Elle ferma sa chambre de l'intérieur avec un sortilège et se changea. Elle mit des vêtements souples et sombres, et s'attacha les cheveux. Elle écrivit un mot à sa cousine afin de lui expliquer où elle allait. Elle n'avait pas voulu lui dire car celle-ci aurait voulu venir avec elle. Mélusine ne voulait pas la mettre en danger. Elle but une partie de la potion, et devint alors invisible, elle ouvrit sa fenêtre, déploya ses grandes et s'envola dans le ciel chargé de nuage menaçant de Londres. Lorsqu'elle arriva à proximité du lieu qu'elle voulait, elle était de nouveau visible. Elle préféra se poser et continuer à pieds. Elle se déplaçait avec l'agilité d'un félin, son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine. Elle ressentait un mélange d'excitation et de peur. Malgré tous ses entraînements, elle n'avait jamais réellement combattu. Et là, elle le savait, elle devrait défendre chèrement sa vie. Elle se rapprochait de plus en plus du chemin où devait passer les garde, c'était la seule route de Faëlly à la prison. Lorsqu'elle arriva le chemin était désert, elle monta dans un arbre et décida d'attendre en priant qu'ils ne soient pas encore passer.

Au bout d'une heure, les battements de son cœur étaient redevenus normaux et elle était sur le point de s'endormir lorsqu'elle entendit des bruits en aval sur le chemin. Son rythme cardiaque reprit aussitôt une vitesse anormalement élevée. Elle fit apparaître son épée et tendit l'oreille pour savoir ce qui se passait. L'angoisse qui lui oppressait le cœur ne cessait d'augmenter, elle en avait la nausée. Les sons qui lui parvenaient étaient ceux d'une bataille. On livrait combat à quelques mètre d'elle. L'une de ses mains se resserra davantage sur le pommeau de son épée, l'autre sur sa baguette. Elle s'envola alors en direction de la bataille. Arrivée sur place, elle resta stupéfaite, une poignée de sorciers livraient bataille contre les soldats d'Ellios. La plupart des sorciers devaient avoir son âge. Les soldats étaient deux fois plus nombreux qu'eux.

Mélusine vit que l'un des sorciers était aux prises avec deux, il avait les cheveux d'un noir de jais et portait de petite lunette ronde, pendant ce temps une troisième fée les contournait. « Le lâche ! » Pensa-t-elle. « Il va l'attaquer dans le dos ! Tout à fait le genre d'Ellios ! ». Elle se précipita sur le soldat.

- Expelliarmus !! Cria-t-elle en pointant sa baguette sur lui.

Le soldat fut projeté contre un arbre. Les deux autres fées ainsi que le sorcier s'arrêtèrent, surprit de cette intervention.

- Stupéfix ! Lança-t-elle sur le soldat qu'elle venait d'attaquer.

Elle se retourna et fit face au sorcier et aux deux autres fées, elle croisa pendant une fraction de seconde le regard du sorcier… Vert…Ses yeux étaient d'un vert étincelant, mais si triste. Elle croisa ensuite le regard d'un des soldats, et comprit de suite qu'il l'avait reconnu. Avant qu'elle ne puisse faire quoique ce soit, il donna l'alerte.

- C'est Mélusine BEFALI !! Emparez-vous d'elle !! Hurla-t-il.

Pour toute réponse elle stupéfixia à son tour. Mais déjà l'autre soldat lui fonçait dessus, l'épée à la main, prêt à frapper. Mélusine parât le coup avec agilité et lui envoya une boule de feu qui le consuma en quelques seconde.

Elle réalisa soudain qu'elle venait de tuer une personne pour la première fois. Et fut horrifié de son geste. Qui était-elle pour ôter la vie à une personne ? Elle sortit de sa torpeur, lorsque le sorcier aux yeux verts qui venait de prendre sa défense, car dans sa réflexion elle n'avait pas vu.

- On est parfois obliger de tuer pour protéger sa vie ! Ca ne fait pas forcément de nous des êtres mauvais. Lui dit le sorcier avec un sourit.

Mélusine savait qu'il avait raison, après s'il avait du la tuer, le soldat n'aurait pas hésité une seule seconde. Elle se ressaisit bien vite rendit son sourire au sorcier et reprit le combat.

Les autres sorciers étaient venus les aider, pendant que deux d'entre eux délivraient les prisonniers. Dès que ceux-ci furent libres, ils se dispersèrent. Il ne restait que trois soldats en état de combattre. Les sorciers se débarrassèrent de deux d'entre eux, pendant que Mélusine se battait avec le troisième. Lorsqu'il vit qu'il était le dernier, il déploya ses ailes pour prendre la fuite.

- Harry ! Hurla la sorcière qui avait libéré les prisonniers.

Elle avait les cheveux longs et châtains, et soutenait avec l'aide d'un garçon un peu rondouillard, un autre aux cheveux roux.

- Allons-y !! Nous l'avons ! Reprit-elle.

Mélusine avait porté son attention sur la sorcière qui parlait au sorcier aux yeux vert, il s'appelait donc Harry. Cependant elle n'avait pas vu que le soldat qui avait commencé à s'enfuir profita de ce moment pour lui foncer dessus. Quand elle le vit, il était trop tard, le soldat allait la frapper. Mais au dernier moment une ombre se glissa entre elle et l'épée et reçu le coup à sa place. C'était un des prisonniers, l'épée lui avait transpercé le ventre. Mélusine réagit immédiatement et tua le soldat.

Elle rattrapa le malheureux qui avait reçu le coup à sa place, il était en train de mourir.

- Pourquoi avez-vous fais ça ? Demanda-t-elle sous le choc.

- Vous et votre cousine représenter le dernier espoir du peuple de Faëlly. Dit l'homme d'une voix faible. Tant qu'Ellios ne vous aura pas pris, il ne pourra accéder aux pouvoirs comme il le veut. Nous savons que c'est vous qui avez scellé la Grande Bibliothèque. Ellios et le Seigneur des Ténèbres ne doivent jamais pouvoir y pénétrer, sinon le chaos s'abattra définitivement sur le monde… Vous devez faire très attention…

L'homme avait de plus en plus de mal à respirer. Mélusine ne savait que faire.

- J'étais un des conseiller de la Grande Sénatrice… Sachez que je n'avais jamais vu fée plus sage qu'elle… Je suis sûr qu'elle aurait été très fière de vous… Au moins je serais mort libre… Dit-il en rendant son dernier souffle.

Des larmes se mirent à couler sur les joues de Mélusine. Elle ne pouvait les empêcher de couler. Cet homme était mort pour la sauver, tout comme sa grand-mère. A se souvenir, elle éclata en sanglot, ses larmes qu'elle n'avait jamais versées pour elle, sortaient à présent. Harry était désemparer face à cette démonstration de tristesse, il ne savait pas quoi faire. Il lui posa la main sur l'épaule pour lui montrer qu'il comprenait sa souffrance. Elle sursauta à ce contact et sorti de sa torpeur. Elle se calma et sécha ses larmes. Il fallait le bon côté des choses, Chrysta et elle avaient réussi à contre carré les plans D'Ellios et Voldemort depuis des années.

- Tu ne peux plus rien faire pour lui. Lui dit Harry d'une voix douce. Allons-y !

- D'accord. Mais je dois d'abord accomplir le rituel de passage.

Harry la regarda surprit, il n'avait rien comprit à ce qu'elle venait de dire.

- Je n'en ai que pour quelques minutes. Lui dit-elle.

Elle se mit alors à chanter dans une langue étrange une mélodie très douce. Harry eût alors l'impression que tout son corps se réchauffait. Tout en chantant, elle semblait dessiner au dessus du corps sans vie, des symboles. Quand elle eût fini, une lueur enveloppa le corps du défunt et il disparut. Harry se demanda qui pouvait bien être cette Mélusine pour avoir de tels pouvoirs.

- HARRY ! Appela la sorcière qui commençait à s'impatienter.

- On arrive Hemione ! Lui répondit-il.

Harry prit la main de Mélusine et l'obligea à la suivre doucement. Cette main dégageait une douce chaleur qui rassurait Mélusine. Elle se sentait bien et le suivi.

Elle le trouvait très beau, ses yeux étaient vraiment magnifiques mais si triste. Ils marchèrent pendant près d'une demi-heure. Tous étaient à l'affût du moindre bruit suspect. Ils arrivèrent dans une clairière et la sorcière prénommée Hermione alla dans un fourré et en ressorti avec une boite de conserve. Mélusine la regarda bizarrement se demandant ce qu'elle pourrait bien faire avec ça.

- C'est un portoloin. Lui expliqua Harry. Ca va nous permettre de tous rentrer à Londres.

- Non ! Désolé ! Mais je vais rentrer par mes propres moyens. Lui répondit-elle.

Mélusine préférait se méfier. Ce n'est pas parce qu'ils l'avaient aidé, qu'elle devait leur faire confiance. Elle lâcha la main de Harry, lui fit un sourire, et déploya ses ailes. Elle avala le reste de la potion d'invisibilité et disparut.

Harry était déçu, il aurait aimé qu'elle rentre avec eux. Elle lui avait beaucoup plu et il espérait la revoir. La couleur améthyste des ses yeux était peu commune, pourtant il était persuadé de l'avoir déjà vu quelque part. Il prit le portoloin avec les autres et disparut à son tour. Ils atterrirent dans un vieux square miteux, heureux d'être tout sains et saufs. Un jeune homme était là, il était blond avec des yeux bleu acier. Il poussa un soupir de soulagement en les voyant. Il se précipita sur Hermione et la serra dans ses bras tout en l'embrassant.

- Tu n'as rien. Demanda-t-il en l'examinant.

- Non. Tout va bien Drago. Lui répondit-elle d'une voix douce.

- Je ne m'y ferais jamais. Dit Ron avec un air de dégoût.

Drago lui lança un regard noir.

- MALEFOY ! Est-ce que tu connais une fée nommée Mélusine BEFALI ? Demanda Harry.

- Bien sûr. Je suis étonné que tu n'en ais pas entendus parler POTTER. Elle et sa cousine Chrysta sont les petites filles de la Grande Sénatrice de Faëlly, Rowena. Le Seigneur des Ténèbres c'est allié avec le royaume féerique d'Eshta dans le seul but de pouvoir accéder aux connaissances qui se trouve dans la Grande Bibliothèque de Faëlly. Voldemort savait que Rowena refuserait catégoriquement de lui en donner l'accès. Par contre Ellios se ferait un plaisir d'envahir Faëlly. Ellios à essayer de négocier par une alliance. Si Mélusine devenait sa femme alors il n'envahirait pas Faëlly. Le Conseil de Faëlly l'a cru, mais Rowena a catégoriquement refusé. Ellios a donc envahit Faëlly, ce qu'il aurait fait quoiqu'il arrive. Lors de l'invasion Rowena a été tuée en protégeant la fuite de Mélusine et Chrysta. Voldemort et Ellios étaient furieux. Apparemment, juste avant de fuir, elles auraient scellé l'entrée de la Grande Bibliothèque.

- C'est donc ça. Voilà pourquoi lorsque les gardes l'ont reconnu, ils se sont tous précipités sur elle.

Il était arrivée au 12 Square Grimmaurd et écoutait le récit de Drago.

- Effectivement. Reprit Drago. Elles sont la priorité absolue pour nous. Je vais devoir y aller, Il nous appel. Dit-il en montrant son bras, sur lequel la Marque des Ténèbres prouvait que Voldemort appelait ses Mangemorts. Il a du avoir un rapport d'Ellios. Il faut savoir que personnes ne les avaient revues, depuis l'invasion de Faëlly, avant ce soir. Vous feriez bien de les trouvez avant les Mangemorts et les fées d'Ellios.

Il transplana ; les laissant à leur réflexion.

Mélusine venait d'arriver chez elle, elle se glissa en silence dans sa chambre. Lorsque la lumière s'alluma la faisant sursauter, elle vit que sa cousine se tenait dans l'embrasure de la porte. Elle avait l'air furieuse, elle tenait le mot de Mélusine à la main.

- Comment as-tu fait pour ouvrir la porte ? Lui demanda Mélusine.

- Premièrement tu n'es pas la seule fée de cette maison ! Deuxièmement tu avais plutôt intérêt à revenir vivante ! Et troisièmement tu vas immédiatement me dire ce qui c'est passé pour que tu sois blessée.

Mélusine s'aperçut alors qu'effectivement elle avait plusieurs petites blessures. Elle regarda son lit avec envie, mais suivit sa cousine à la cuisine. Chrysta était tellement furieuse, qu'il valait mieux éviter de la mettre davantage en colère. Pendant un instant Mélusine avait cru voir sa grand-mère devant elle, lorsque celle-ci la sermonnait.