Chapitre 3 : ~ POV ELIZABETH ~
Je sortis de chez Mlle Swan et attachai Henry dans son siège auto sur la banquette arrière de ma petite Austin mini. C'était le dernier cadeau que m'avait fait ma mère avant de partir. Quand je garais la voiture dans le garage, je vis avec dégout que miss-je-me-prend-pour-la-plus-belle-fille-du-monde était à la maison. Je pris doucement Henry dans mes bras car il dormait profondément. Lorsque je passai la porte d'entrée, une odeur âcre et une musique assourdissante me parvinrent. Je claquai la porte d'entrée et partis directement dans ma chambre. Dans mon dressing, qui est très grand, j'avais installé dans un coin, un petit lit pour Henry. Sa chambre était en bas et la plupart du temps, mon père ne s'en occupait pas. Je me demandais parfois, s'il avait conscience qu'il avait une fille de 17 ans et un fils de 4 ans. Heureusement pour moi, mon père, qui aimait tant le fric, avait insonorisé toutes les pièces de la maison. Je redescendis sur Terre quand mon portable sonna. Conor, mon meilleur ami.
_ Allô?
_ Hey! Lizzie, je peux venir chez toi? Mes parents sont encore en train de s'engueuler, ça devient chiant à force. Ils seraient mieux divorcés. Enfin bref, je peux venir squatter dans ta chambre?
_ Bien sûr Conor!
_ Okay, alors j'arrive.
_ A tout de suite.
Je raccrochai et mon regard se porta de lui-même vers le cadre photo de ma mère. A une époque où mon père vivait, où j'étais sa petite princesse et où nous étions heureux. Comme à chaque fois et inconsciemment, une larme perla sur ma joue. Juste au moment où mon abruti de meilleur ami se cognait la tête dans la fenêtre en jurant par tous les noms du ciel! C'est vrai que quand on mesure 1m95 et quand les portes font seulement 1m90, on est un peu rageux quand on a à passer les portes des Cullen.
_ Conor, à chaque fois que tu viens tu te prend la porte! Pourquoi tu fais pas attention?
_ C'est pas ma faute, c'est tes portes qui rétrécissent!
Comme à chaque fois, il vit sur mon visage, les traces des larmes traitresses. Son expression passa de la fausse indignation à la compassion. Il me prit dans ses bras et me berça. J'avais toujours adorer être dans ses bras, je me sentais en sécurité, comme si ses bras étaient fait d'acier indestructible, que rien ne pouvait m'atteindre.
_ Lizzie? Entendis-je depuis mon dressing.
_ Hey! Bonhomme, qu'est ce qui se passe? Lui demandai-je en voyant qu'il commençai à pleurer.
_ Pourquoi maman est plus là?
Je m'assit sur mon lit et Henry partit sur les genoux de Conor. C'était son grand frère de cœur en quelques sortes.
_ Je te l'ai déjà expliqué Henry, maman est avec les anges.
En disant cela, je sentis ma gorge se serrée et les larmes me montée aux yeux.
_ Elle vous surveille Lizzie et toi depuis son nuage, continua Conor, et elle sera la première informée si Lizzie ou toi faites des bêtises.
Cette remarque le fit sourire mais ce sourire disparut vite de son petit visage.
_ Pourquoi Roxie elle a une maman et moi j'en ai pas?
_ Oh mais tu sais, Roxanne, elle, elle a pas de papa mais toi tu en a un.
_ Lui d'abord c'est pas mon papa! S'écria Henry. Il s'occupe pas de moi comme elle fait la maman de Roxie!
Il courut et se jeta dans mon lit en pleurant. Conor s'approcha de lui et lui dit :
_ Hey, p'tit pote, tu sais, je sais ce que ça fait de pas avoir de papa, parce que mon vrai papa il est avec ta maman, avec les anges, mais sur un autre nuage.
_ Pourquoi il est avec maman?
_ Parce que il y a quelqu'un de très méchant qui l'a renversé alors qu'il marchait sur le trottoir. En plus, c'était le dernier jour de l'école, et il venait me chercher. La seule chose dont je me souvienne c'est de lui avoir dit le matin même, avant de partir à l'école : « Je t'aime et je t'aimerais toujours parce que tu es le plus merveilleux des papa ».
_ Moi, j'ai pas pu dire à ma maman que je l'aimais quand elle est partit rejoindre les anges.
_ Si. Répliquai-je. Tu as dit : « maman », ton premier mot juste avant qu'elle me fasse promettre de prendre soin de toi et de papa et avant de partir.
Henry vint vers moi et me prit dans ses bras.
_ Et bah et moi alors? Rajouta Conor.
Il enroula ses grands bras autours de nous deux et nous restâmes ainsi quelques minutes avant que Henry ne s'écrit :
_ Je peux plus respirer Conor!
_ Oups, pardon p'tit pote!
On rigola et Conor resta jusqu'à ce que nous nous endormions, Henry et moi. Le lendemain, j'emmenai Henry faire du surf avec moi à la plage de La Push. Plusieurs fois, j'avais essayer d'initié Conor au surf mais il restait un éternel trouillard.
~ POV CONOR ~
J'étais là, les fesses bien vissées dans le sable de la plage de La Push, tout en regardant la fille que j'aimais depuis mes 5 ans exercer sa passion, c'est-à-dire... surfer. Je surveillais aussi du coin de l'œil Henry, celui que je considère comme mon petit frère, qui essayait de faire des châteaux de sable. Je ne lui avait jamais dit que je l'aimai. J'avais peur de deux choses : I) qu'elle n'est pas les mêmes sentiments pour moi et II) que mes sentiments brisent cette complicité que l'on a. Souvent, les gens au lycée nous demandent si on sort ensemble parce qu'on est toujours ensemble et que l'on est très affectif l'un envers l'autre, du genre, je la prend dans mes bras, je lui fais des bisous sur la joue ( ce qu'elle fait aussi), elle s'assoit sur mes genoux etc...Mais à chaque, je répond à contre cœur que non, nous ne sommes pas ensemble. Et j'ai l'impression en ce moment, que plus on se parle, plus j'ai envie de l'embrasser. Je crois que je vais essayer de m'éloigner un peu d'elle, discrètement pour ne pas qu'elle souffre de trop. Oh! Attention la revoilà!
_ Alors? Elle était bonne?
_ Parfaite! Rien de tel pour me vider l'esprit, dit-elle en me souriant.
Son sourire m'éblouit une fois de plus. Je lui souris en retour et après une ou deux bataille d'eau, Lizzie décida que c'était l'heure de rentrer. Je les raccompagnai chez eux, sauf que, arrivé devant la propriété de ma meilleure amie, nous vîmes tous la voiture de leur père. Je m'arrêtai et regardai Lizzie. Son visage exprimait de la tristesse, de la haine et un peu de peur. Elle croisa mon regard inquiet et me fis un semblant de sourire, pour me rassuré, pensa-t-elle.
_ Tu es sur que ça va aller?
_ Oui, oui ne t'inquiète pas, je t'appelle si j'ai un problème.
_ Promis?
_ Promis.
Elle me fit un bisous sur la joue et descendis de la voiture avec Henry qui dormait dans ses bras. J'attendis qu'elle est passée la porte d'entrée pour démarrer. Je rentrais chez moi, inquiet et je n'eus même pas le temps de passer la porte, que déjà j'entendais l'engueulade de mes parents. Je montai directement dans ma chambre et m'allongeai sur mon lit, la tête dans les nuages, à me poser mille questions.
~ POV ELIZABETH ~
Je passai la porte d'entrée discrètement et filai dans ma chambre où je déposai Henry, endormit, dans mon lit. Je redescendis à la cuisine et manque de bol, mon père y était.
_ Tu étais où ?
_ A la Push avec Conor, lui répondis-je, sèchement.
_ Je t'ai interdit d'aller à la Push !
_ Tu n'as pas le droit de m'interdire quoi que ce soit!
_ Je suis ton père, jeune fille, au cas où tu l'aurai oublier !
_ NON! Tu n'as pu été mon père à partir du moment où maman est morte et où tu t'es mis avec cette salope !
_ Ne parle pas de Tanya comme ça! Elle a fait beaucoup pour vous, bien plus que tu ne peux l'imaginer.
_ C'est vrai? Je devrais peut-être la remercier de nous avoir voler notre père!
Je partis de la cuisine et l'entendit :
_ ELIZABETH SOPHIA MASEN ! Reviens ici! Maintenant!
Mais j'avais déjà passé la porte de ma chambre. Je vis Henry, assis sur le lit, les larmes aux yeux et je le pris dans mes bras. Nous nous endormîmes une fois de plus sans manger. Le lendemain matin, je déposai Henry à l'école et partit en cours de littérature. Sauf que je n'avais pas du tout la tête à étudier. Mlle Swan dût s'en rendre compte car à la fin du cours, elle m'interpella :
_ Elizabeth?
_ Oui Mlle Swan?
_ Pendant le cours, je ne t'est pas trouvé très présente. Quelque chose ne va pas?
_ Hum... je... je me suis disputé avec mon père hier soir... mais rien de grave. Ne vous inquiétez pas, lui répondis-je avec un faible sourire, que je voulais convaincant. Elle me regarda d'un regard sceptique mais accepta ce que je lui avais dit.
_ Sinon, Henry va bien?
_ Oui, il aime bien votre fille vous savez?
_ Ah oui? Si tu veux, tu peux venir garder Roxie mercredi après-midi.
_ Oui, tant que je ne suis pas chez moi, tout va bien, dis-je avec un énorme sourire.
Elle me souris en retour et je sortis de la salle quand la sonnerie retentit. Le reste de la journée passa rapidement et je partis cherché Henry avec Conor.
_ Bonjour, je viens cherché Henry, dis-je en entrant dans la classe.
Elle me regarda curieusement, et son sourire s'effaça.
_ Excusez-moi, mais sa mère est venue le cherché il y a 20 minutes.
_ Je vous demande pardon? M'écriai-je. Je suis sa grande sœur et notre mère est morte i ans. Qui... ?
La réponse à ma question me vint tout de suite en tête! TANYA !
_ Lizzie! Calme-toi, viens. Excusez nous madame.
Conor me sortit de la classe et me mis dans la voiture. J'étais tellement tétanisée que je ne pouvais plus bouger.
_ Lizzie, dis quelque chose merde! Tu m'inquiète.
_ Tanya est une s******!
_ Ça c'est ma Lizzie! Rigola-t-il.
Il se gara devant chez moi et il n'eut pas le temps de dire ouf, que j'avais déjà sauter de la voiture et me dirigeai à pas ferme vers la maison.
_ TANYA DENALI!
Je la vis arrivé vers moi, tout sourire, alors que moi je transpirais la rage!
_ Oui? Dit-elle avec un sourire niai.
_ Qu'est ce qui te prend? Henry n'est pas ton fils!
J'entendis mon père passer la porte d'entrée mais je continuais quand même à évacuer ma rage envers elle.
_ Personne ne t'as demandé d'aller le cherché! TU N'ES PAS SA MERE ! Il n'a jamais eu qu'une mère mais elle n'est plus de ce monde et toi tu n'as rien à faire dans le notre!
_ Elizabeth, comment oses-tu manquer de respect à Tanya!
_ Oh tiens, Papa! Tu sais pas la dernière, ta chère petite amie, a juger bon « d'enlever » ton fils, tu sais Henry, qui est né peu de temps avant que maman n'apprenne qu'il ne lui restait plus qu'un an et demi a vivre.
_ Lizzie... commença-t-il.
_ Nan, papa, tant que tu seras avec cette pouf, tu n'es plus mon père. Je préfère partir plutôt que de rester ici.
Je constatai que Conor n'était plus là. Je me sentis abandonner par mon meilleur ami. Et donc, c'est encore plus furieuse que je montai dans ma chambre, préparer mes affaires et celles de Henry. Celui-ci entra d'ailleurs dans ma chambre et me vis en pleurs.
_ Lizzie? Qu'est ce qui se passe?
_ Henry, je doit partir, tu veux venir avec moi?
_ Oui, je veux pas que tu m'abandonnes.
_ Henry, lui dis-je en me mettant à sa hauteur, jamais je ne t'abandonnerais. Tu m'entend, jamais.
_ D'accord, mais on va où?
_ Euhm... je ne sais pas encore. Allez viens.
Je redescendis discrètement et entrainai Henry avec moi. Inconsciemment, je pris la route de chez Mlle Swan. Je toquai à la porte et c'est elle qui m'ouvrit.
_ Elizabeth? Mais que fais-tu ici? A cette heure qui plus est.
Je ne pus répondre et fondit en larmes.
_ Entre, viens, ne reste pas dehors.
Je rentrai et elle me prit Henry des bras et lui dit :
_ Henry, va voir Roxie à l'étage s'il te plait.
Je vis mon petit frère courir en direction de l'escalier et Bella m'emmena dans le salon. Elle me laissa reprendre mes esprits et n'eut pas le temps de me poser des questions, que je me lançai dans mon récit. A la fin, j'explosai en sanglots et elle me prit dans ses bras, maternellement. J'avais oublié ce que c'était l'amour d'une mère.
_ Tu peux rester ici le temps que tu veux, tu ne nous dérange absolument pas.
_ Merci Mlle Swan.
_ Maintenant tu peux m'appeler Bella, me dit-elle avec un sourire.
Mon portable sonna et je vis que c'était Conor. Je voulais décrocher mais j'étais encore en colère contre lui. Je laissai donc la messagerie faire son boulot. C'est alors que nous vîmes toutes les deux, deux petites têtes dépassées de l'encadrement de la porte. Ils arrivèrent vers nous en courant et sautèrent sur le canapé.
Bella nous installa dans la chambre de Roxanne qui dormirait avec sa mère. Au départ, Bella voulait nous laisser sa chambre mais Roxanne s'est interposée et a fait du « chantage » à sa mère pour que l'on puisse dormir dans sa chambre.
*-*-FLASHBACK-*-*-
_ Vous allez dormir dans ma chambre et moi je dormirais avec Roxie, dit Bella.
_ NON je veux pas! S'écria Roxie.
Sa mère la regarda interloquée.
_ Ze propoze que Lizzie et Henry prennent ma chambre et moi ze dors avec toi dans ta chambre. Et zi tu veux pas et bah ze prend plus de bain pendant un an.
J'explosai de rire et Bella me suivit.
_ Très bien, terreur, tu dors avec moi dans ma chambre, accepta sa mère.
Nous partîmes nous coucher assez tôt et le lendemain matin, je me levais aux aurores pour pouvoir aller courir. J'avais laissé un mot à Bella pour ne pas qu'elle s'inquiète. Manque de chance, je trouvais Conor sur ma route.
_ Lizzie! S'écria-t-il en me voyant.
_ Laisse moi tranquille Conor.
Je continuai à courir mais il se mit à ma hauteur tout en parlant.
_ Je suis désolé pour hier, mais ma mère ma appeler sur mon portable, mon père (beau-père) avait fait un malaise et...
_ Tu ne pouvais pas prévenir?
_ Tu était en colère et toi et moi savons comment tu es quand tu es en colère, tu n'aurais pas écouter ce que j'ai dit et voilà. S'il te plait pardonne-moi.
On s'était arrêté de courir et je le regardais dans les yeux.
_ Je te pardonne.
Il sauta presque et me fis un bisous sur la joue.
_ Ah au fait, pendant que j'y pense, je me suis tiré de chez mon père avec Henry et on est allé chez Mlle Bella.
Avec lui j'aimais bien balancé ce genre de chose comme ça. C'était ma façon à moi de ne pas fondre en larmes et de ne pas m'étaler sur le sujet. Je voyais qu'il était choqué mais il réussit quand même à parler.
_ Et toi tu me dis ça, comme si c'était quelque chose de banal et habituel!
_ Bah tu veux que je te le dise comment? Avec une tronche à déterrés les morts et en chouinant comme une pom-pom girl à qui on a dit qu'avec sa tête on pourrait la mariée à un castor?
Il sourit à ma réplique et se radoucit.
_ Sérieusement Lizzie, je crois que je te connais assez pour savoir que quand tu lance ça comme ça, c'est que ça te touche bien plus que tu ne le laisse paraître.
Je soufflai et baissai les yeux. Comme d'habitude, il pouvait lire en moi comme dans un livre ouvert. Tous mes mauvais souvenirs refirent donc surface et une larme s'échappa de la prison de mes yeux, pour s'évader sur ma joue. Traitresse ! Conor me prit dans ses bras et me berça.
_ Tu vas au bal d'hiver avec qui? Me demanda-t-il.
_ Hein?
_ Je te demandai avec qui tu allais au bal d'hiver?
_ Oh! Avec Télé! Et tu c'est ce que je porte? Une couette!
_ Ah! Ah! Ah! Nan, mais sérieux ! Tu y va avec qui?
_ Conor, tu réalises combien ta question est idiote?
Il me regarda bizarrement.
_ Franchement, avec qui veux-tu que j'y aille. Je n'ai pas d'autre ami à part toi!
_ C'est pas faux. Bon alors, tu veux y aller avec moi?
_ Euh... ouai... pourquoi pas! On pourra se moquer des robes des pom-pom girls!
Il ris mais je vis passé une petite lueur de déception dans ses yeux qui me surprit.
