Salut ^^ Alors en gros, nous sommes remontés au temps de Jédusor (Dippet est le directeur) – donc le début de mon récit trouve son sens dans cette explication pour ceux qui s'interrogeraient.

MAIS pour plus de commodités et bien sûr pour m'amuser, j'ai introduit les maraudeurs à mon récit. Ainsi Voldemort est en 6ème année et les maraudeurs comme Malfoy et sa clique sont en troisième année.

Donc, tout ce beau monde est bel et bien réuni dans un même espace-temps à Poudlard dans cette fiction. Et vous-savez-qui a deux ans pour fomenter ses plans de grandeurs et donc pour mettre la zone !

Bien sûr, Harry et Lucius vont jouer un rôle important ! Et je n'ajouterais rien d'autres à cette explication dans la mesure où j'en ai déjà beaucoup révélé sur cette fiction. :)

Bis et bonne lecture ! Pensez aux commentaires, sinon pas de suite (Je n'ai pas de rythme de parution, mais je fais beaucoup d'efforts pour limiter le temps d'attente et s'il y a REVIEWS alors il y a PUBLICATION!). :3

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« - Lucius ? Jedusor te cherche depuis une heure !

- Je m'en occupe, Goyle.

- Bon courage vieux.

-Merci. »

J'ai cru avoir une attaque, entendre Goyle prononcer le nom de l'autre me rajeunissait réellement. A cette époque, le futur Lord effrayait déjà mais pas au point de faire trembler à chacune de ses appellations. Plus important, si mon autre 'moi' n'était pas au dortoir à cette heure avancée de la matinée. Alors ou était-il ?

Rapidement, j'avais quitté discrètement le dortoir pour faire le tour des cachots, seul endroit probable où autrefois j'aurais pu me trouver … en vain. Et ma faiblesse subite n'avait fait qu'augmenter. J'étais haletant et je devais retrouver « la terreur » qui serait bientôt appelé « Voldemort ». Que se passait-il encore? C'était insensé. J'étais retourné dans le passé et avais rajeuni. Il n'y avait aucune trace de mon autre 'moi', c'était comme si j'avais rêvé toute ma vie pour me réveiller dans le parc ce matin. Seul hic … Potter était avec moi, et pour le coup, beaucoup plus âgé que mon 'moi' de cette époque. L'hypothèse du rêve n'était donc pas la bonne … Merveilleux ! Mais celle du cauchemar restait, en revanche, des plus envisageables !

°0°

Ma tête … foutu Malfoy ! Faudra-t-il vraiment que je lui explique que je lui suis indispensable quant à la longévité de sa vie ? Mais c'est pas vrai ! J'étais à l'infirmerie ! Ainsi, nous étions bel et bien à Poudlard au temps ou Lucius Malfoy avait 14 ans. Formidable vraiment, manquait plus que ça ! Il avait fallu que j'ai tué l'autre, pour qu'on m'offre par un quelconque moyen, un foutu voyage dans le temps. Et pile poils à la bonne époque ! Pourquoi ?

« -Monsieur ?

-Hum ?

-Monsieur, quel est votre nom et comment êtes-vous arrivé jusqu'ici ? »

Bien, et qu'allais-je bien pouvoir pondre à Pompom, moi, maintenant ?!

«-Monsieur ?

-Smith … Harry Smith … »

Bien sûr, quoi de plus original que Smith? Au moins, pour une fois, je ne sortirais pas du lot. Enfin, c'était ce que j'espérais.

« -Harry Smith, je viens … Je viens de …

-Vous ne vous en souvenez plus ?

-Je n'y arrive pas. C'est flou, il y a eu une lumière vive et éblouissante. Puis j'ai atterri dans des bois. Non, un parc !

-Oui, il s'agit du parc de cette école. Avez-vous une idée de l'endroit dans lequel vous vous trouvez, Mr Smith?

-Vous allez me prendre pour un dingue si je réponds : le monde de la magie et l'une de ses écoles ?

-Non, bien sûr que non. Qu'est-ce qui vous a mis la puce à l'oreille ?

-Les saules cogneurs, ils envahissent votre parc !

-Oui, il est vrai. Ils protègent cette école ! Mr Smith, bienvenue à Poudlard.

-Merci, et s'il vous plaît appelé moi Harry. Mon nom me rappel beaucoup trop de mauvais souvenirs.

-Bien sûr, voulez-vous en parler ? »

Il était clair, qu'il valait mieux lui fournir quelques informations pour la mettre en confiance et avoir au moins un membre du corps professoral de cette école, dans la poche (même s'il ne s'agit que de l'infirmière).

« -C'est très aimable à vous, mais vous savez il n'y a pas grand-chose à dire. Mes deux parents sont décédés. Ils ont été assassinés, car dès mon plus jeune âge j'ai manifesté un grand potentiel magique. Et un trafiquant de jeune sorciers, a voulu m'enlever. Mes parents m'ont donc protégé, mais il y a eu une explosion de magie et ils sont tous morts. Suite à ça, j'ai été pris en charge par une famille de vieux moldus proche de la famille et maintenant décédés également. Vraiment rien de bien extraordinaire.

-Je suis désolé.

-Ne le soyez pas, je ne le suis pas. Le destin est fait de ce qu'il est fait, et il est trop tard pour pleurer sur le sort qu'il m'a réservé. Et puis, je me plais à croire qu'il ne nous arrive que ce que nous sommes capable d'endosser.

-Vous êtes courageux.

-Si peut, madame.

-Appelez-moi Pompom, Harry.

-Très bien Pompom. Dîtes moi, maintenant que je suis ici, autant poser la question. Y aurait-il une possibilité que je travaille entant que professeur dans cette école ?

-Et bien, le directeur est censé passer vous voir, il était intrigué par votre arrivé incongrue dans nos murs. Posez-lui la question. Mais vos capacités vont être évaluées, en cas de réponse favorable. Vous vous doutez bien, que pour être professeur dans cette école il faut avoir un certain niveau.

-Merci encore.

-Mais de rien, ce fut avec plaisir. »

Et bien pour un Griffondor, je m'en étais plutôt bien sortie. Mais mieux valait ne pas trop parler de moi, mon histoire comportais un paquet de failles. J'avais la parade parfaite « il s'agit de ma vie privée », ce qui pourrait aider, tout en laissant planer le doute, ce qui n'était pas vraiment bon pour le moment. Mais il fallait bien que je dise quelque chose, j'étais certain que Pompom allait bientôt partir faire son petit rapport à l'un des professeurs. Et mieux valait ne pas paraître suspect dès mon arrivée. Bien, que je n'étais pas naïf au point de croire que ça n'arriverait pas dans les semaines à venir, si je parvenais à rester ici. Restait plus qu'à gérer, en espérant pouvoir rentrer en jour … Fantastique !

Bon, passons, maintenant il fallait que je m'assure un poste dans cette école ! Et découvrir s'il y avait un Lucius Malfoy ou deux !

°0°

Encore un pas, et j'atteignais de nouveau l'entrée du dortoir. Mais mes jambes m'avaient lâchée et je sombrais dans l'inconscience la plus complète. Qu'est-ce qui m'arrivait encore ?

°0°

Une douleur incommensurable, avait pris possession de mon corps. Mais un genre de douleur que je n'avais encore jamais expérimenté. J'avais pris l'habitude de vivre avec une douleur à la poitrine. Douleur, qui au début m'avait parue insupportable, et qui avec le temps avait fait partie de mon quotidien. Des tiraillements sous la peau, des bouffés de chaleurs, ou des pics de froids, une migraine constante et des montés d'angoisse, ainsi que des élancements dans les omoplates. C'était ainsi depuis mon 19ème anniversaire, mais rien d'aussi douloureux. Tous ces maux venaient de se décupler, au point où je ne savais plus trop comment les gérer. Même la souffrance subite qui m'avait assaillie devant Malfoy père, n'avait pas encore atteint ce niveau de douleur. Mon masque d'indifférence devait être en train de se fissurer, à moins que non. Mais, je sentais mon corps parcouru de spasmes, faire trembler tout le lit et ma vision devenir flou.

« - Posez-le à côté de Mr Smith ! »

Interloqué par l'urgence contenue dans la voix de Pompom, j'avais pris sur moi, pour m'empêcher de crier ou ne serait-ce que de montrer ma souffrance. Affin de voir ce qu'il se passait à ma gauche, dissimulant les soubresauts de mon corps par un sort de glamour informulé et sans baguette. Je m'étais mis sur mes deux jambes, avais contourné le rideau qui séparait mon lit des autres et avait rejoint le lit de Lucius, sans savoir s'il s'agissait de mon Malfoy ou de celui de cette époque. Mais l'hypothèse selon laquelle il s'agirait du mien était bien plus probable. Bien que j'ignore totalement d'où me venait cette certitude.

« -Que lui est-il arrivé ?

-Je l'ignore Harry.

-Un élève l'a trouvé inconscient dans les cachots et l'a ramené ici. »

Le plus drôle dans tout ça, c'était qu'une fois allongé, Malfoy avait repris étrangement connaissance laissant sans voix la pauvre infirmière. Lui et moi nous étions regardés, interdits. Que se passait-il encore ? Ma souffrance s'était estompée à une vitesse fulgurante pour retrouver la tension que je supportais quotidiennement depuis mes 19 ans. Mais ça n'expliquait rien, si ce n'était me laisser perplexe et inquiet. Malfoy, celui qui était avec moi dans le parc ce matin, s'était redressé, et avait joué la carte de celui qui ne comprenait pas … à merveille ! Il fallait maintenant que l'on se retrouve seul afin de pouvoir partager les informations, que nous avions récolté et divulgué. Histoire que nos discours ne soient pas différents en cas d'interrogations intempestives. Les choses allaient de mal en pire, et c'était peu dire. Je prenais enfin conscience, que ça n'allait pas être simple et c'était un euphémisme.

Mais parvenir à faire quitter l'infirmerie à Pompom … n'importe qui l'ayant connue, savait parfaitement que ça relevait du miracle. Et ce n'était même pas la peine d'espérer pouvoir quitter cette pièce, sans que ce ne soit elle qui l'ait autorisée. Quoi que …

« -N'y pensez même pas !

-Bien, alors comment allons-nous pouvoir dialoguer, Mr Malfoy ?

-Pompom, doit assister à une réunion quant à votre arrivé. Suite à cela, elle reviendra avec le directeur ici.

-Comment vous ?

-Voyons, vous n'êtes pas sans savoir, qu'à Poudlard, les rumeurs ont vite fait le tour du château.

-Un point pour vous. »

Comme prévu Pompom, avait quitté son antre, peu de temps après. Trouvant les chuchotements ridicules, dans la mesure où nous aurions un temps pour parler sans trop de risques de se faire repérer. Nous avions choisi de garder le silence le temps que la dragonne –inoffensive- quitte son royaume.

°0°

Alors même que j'allais ouvrir la bouche pour entamer la conversion, Potter, avait eu l'outrecuidance de m'envoyer un sort qui m'avait rendu muet. Le temps d'installer autour de nous, une bulle d'intimité. N'aurait-il, tout simplement pas pu se contenter de faire un geste dans ma direction m'indiquant ses intentions ? Bah, il ne fallait pas trop espérer avec Potter …

« -Bien, maintenant nous pouvons parler.

-Vous êtes parano, Potter !

-Smith, tâchez de m'appeler Smith. Je ne pouvais pas me permettre d'utiliser mon nom de naissance, ou celui de ma mère ici, dans la mesure où ils viennent d'entrée en troisième année. Et que pour l'une, il s'agit d'une sorcière brillante, et pour l'autre du fils d'une famille de sang pur très connue.

-Bien, Smith donc. Quel manque d'imagination.

-Merci. Et pour la paranoïa, dans la mesure où nous venons d'arrivé à l'époque ou Voldemort est en 6ème année et qu'il projette d'ouvrir la chambre des secret avant de quitter Poudlard, je préfère la précaution à l'imprudence. Surtout, que ce foutu basilic je l'ai déjà tué une fois et à coup d'épées. Que ça ne s'était pas fait sans douleur, et que j'aurais donné n'importe quoi pour éviter ça, la première fois. Alors, s'il vous plaît, fait en sorte de ne pas me rappeler, devoir le terrasser à nouveau.

-Comment, savez-vous pour l'époque à laquelle nous sommes ?

-Le journal de Pompom trainait par là et j'ai pu me faire une idée approximative de l'âge que devait avoir Voldi.

- Quel marque d'irrespect explicite. N'avez-vous donc, toujours pas enregistré le fait, que ce sorcier était à craindre ?

-Malfoy, franchement, il s'agit du pire connard que la terre n'ait jamais porté ! »

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Instinctivement mon regard avait dérivé vers le bras de Malfoy. Une manche recouvrait sa peau blanche et le tatouage, horrible témoin de sa première allégeance, et de la plus grande erreur de sa vie.

Mais j'avais avant/pendant/après la guerre obtenu et développé un nombre incommensurable de pouvoirs. Je n'avais plus besoin d'agiter ma baguette ou ma main dans un sens ou un autre, ni de prononcer ou ne serais-ce que réciter mentalement les formules. Il me suffisait de vouloir profondément quelque chose au début. Et maintenant, je n'avais plus qu'à penser à ce que je voulais, pour que ça se produise.

Mais personne ne le savait. J'avais mis un point d'honneur, sur mon code de conduite à cacher ce pouvoir, cette puissance. Elle aurait pu me discrédité ou faire de moi le futur mage noir aux yeux du monde sorcier. Je ne voulais pas de tout ça, alors je l'avais gardé pour moi, ce n'était d'ailleurs pas pour rien, que personne dans le monde sorcier ne connaissait les circonstances de la mort de « face de serpent ». Lui-même avait été médusé, l'effarement et la stupéfaction marquant ses traits jusque dans la mort. J'étais le sorcier le plus puissant du XXIème siècle et donc le plus dangereux du monde sorcier. Mieux valait que cette information reste secrète. Je n'avais donc pas été surpris de parvenir à voir à travers la manche émeraude pour trouver la peau clair de Malfoy … SANS LA MARQUE QUI VA AVEC ?!

« -Malfoy, faites-moi voir votre bras.

-Pourquoi ?

-Il faut que je … dissimule votre marque.

-C'est impossible !

-Bien sûr que si. Votre marque comme celles des autres se sont modifiées à la minute ou Voldemort a pris de mon sang pour ressusciter. Mais je suis le seul capable de les altérer à l'heure d'aujourd'hui. Et puisque j'ignore la façon dont elle a été apposée sur votre peau, je ne peux pas la retirer.

-Très bien, tenez. »