Me revoilà ! Je suis désolée de vous avoir autant fait attendre mais j'ai été beaucoup prise par mes examens et les vacances qui débutent ! ^^

Bref, me voici aujourd'hui de retour pour vous présenter mon dernier né : le chapitre 3 ! Il faut savoir que je l'ai recommencé de nombreuses fois, notamment parce que mon gentil petit mac ancestral a fini par lâcher juste avant que j'enregistre la version du chapitre qui me satisfaisait le plus...

Enfin bon, l'important c'est que j'ai trouvé le courage de recommencer moult fois pour que vous puissez découvrir la suite des aventures d'Harthadî ! Cette fois-ci je vous promets qu'il y a des elfes ! Il y en a même partout ! Et en VIP nous accueillerons même the Prince Legolas en personne ! ;) Notez qu'à certains moment, je prends plutôt un ton mi ironique, mi parodique parce que cela m'amuse. (surtout quand il y a un feat Legolas :p)

Quelques informations obligatoires pour comprendre le chapitre :

- les Eldars/Hauts elfes de l'Ouest/elfes de l'Ouest sont une race d'elfe dont descend Elrond et à laquelle appartiennent Galadriel et Glorfindel. (et Harthadî également).

- Les Sindar/le peuple sindarin sont une autre race d'elfe. Celeborn( le mari de Galadriel) en est un. Thranduil aussi.

- Les elfes sylvains/des bois sont encore une autre race d'elfes. Le peuple de Thranduil fait partie de cette race.

- Il arrive qu'Harthadî fasse référence à Dieu/Eru/Illuvatar. C'est tout à fait normal, Tolkien a écrit qu'il y en avait un dans son monde fantastique. Nous aurons l'occasion d'en parler davantage.

- Arda est le monde terrestre, c'est-à-dire la Terre.

- Ne cherchez pas à comprendre les noms des personnages de ce chapitre : ils ne signifient scrictement rien (et pour ceux qui connaissent la saga fantasy "Reflets d'acide" sur youtube je vous fais un sacré clin d'oeil ;))

Merci à Cyriaque, SenTo (mercii ma chou ! ^^), La Plume d'Elena, Gagawar (merci aussi ! ;)), Melior Silverdjane, Sacrok et WonkaFavolosa pour vos reviews et vos mises en favoris (et autre) ! Ca me fait tellement plaisir et sachez que cela m'aide également beaucoup !

Je vous souhaite une bonne lecture et je ne vous dérangerais pas davantage ! (et désolée pour les éventuelles fautes d'orthographe)

Blabla : pensées et marqueurs temporels

"Blabla" : bref retour en arrière, chants et citations importantes du Hobbit


Chapitre III : Capture et succès gênant

"Où et Thorin ?"

"La Compagnie eu un choc terrible, ils n'étaient que quatorze : douze nains, le hobbit et l'elfe. Où donc était passé Thorin ? Ils se demandèrent quel triste sort il avait subit, entre les griffes d'un sortilège ou encore de monstres odieux ; et ils frissonnèrent dans l'immensité de la forêt. Ils tombèrent tour à tour dans un sommeil agité, peuplé d'horribles cauchemars, tandis que le crépuscule se fondait en nuit noire, trop malades et trop las pour poster des gardes ou pour veiller à tour de rôle."

Le lendemain, Harthadî fut la première à s'éveiller, quittant avec soulagement un monde d'épouvante et de chagrin. Bilbo la suivi de peu, baillant bruyamment. Ensemble, ils forcèrent les nains à se lever, en dépit de leur propre fatigue. La Compagnie fit alors une dernière tentative désespérée pour trouver une issue avant de mourir de faim et de soif. Ils se mirent debout et partirent d'un pas chancelant dans la direction que huit sur quatorze estimèrent être celle du sentier ; mais ils ne purent jamais savoir s'ils avaient raison. Le demi-jour de la forêt laissait de nouveau place à la noirceur de la nuit lorsque Harthadî releva brusquement la tête : aussitôt surgit tout autour d'eux l'éclats de nombreuses torches, semblables à des centaines d'étoiles rouges. Des elfes de la forêt bondirent, armés d'arcs et de javelots, et crièrent aux nains de faire halte.

L'elfe du groupe eu un mouvement de recul mais personne ne pensa à se battre, trop las et mal armés pour combattre l'ennemi. Les nains se trouvèrent même satisfaits d'être ainsi capturés : ils s'assirent en signe de reddition et attendirent. Seule Harthadî se tint debout, méfiante.

Bilbo, quant-à lui, enfila son anneau et se mit rapidement à l'écart. C'est pourquoi, lorsque les elfes lièrent les nains l'un à la suite de l'autre en une longue file, ils ne trouvèrent ni ne comptèrent jamais le hobbit.

Harthadî, en revanche, attira bien des regards et des soupçons. Le chef de la faction sylvaine lui adressa vivement la parole :

- Dame elfe, que signifie votre présence en ces lieux ?

La chasseresse sembla réfléchir un instant, l'esprit embrouillé par le poison des araignées, puis répondit prestement :

- On me prétend ménestrel de renom dans mon pays. Et j'ai ouï dire que les belles gens d'ici appréciaient la musique.

Sa réponse arracha des grincements de dents à ses alliés, et des regards perplexes parmi les elfes.

- Dame, nul sur cette terre ne serait assez fou pour se rendre en la sombre forêt de Mirkwood dans le simple but d'y proposer ses services. Répliqua le soldat.

Loin de se démonter, Harthadî apporta vivement une réponse au chef des elfes :

- Gentil soldat, s'il faut être fou pour visiter votre cour, alors sans doute pouvez-vous me compter au rang des dérangés car tel était ma volonté.

Une rumeur étonnée monta des rangs sylvains.

L'elfe la contempla longuement de son regard perçant avant d'éclater de rire :

- Dame, comment vous croire lorsque vous êtes entourée de nains grotesques ? Voilà bien quelque chose de risible !

Puis il se tourna vers les prisonniers :

- Et vous, petits pères, quelle est la raison de votre présence en ces bois ? Sans doute veniez-vous également chanter les louanges de notre bon roi ? Sans doute êtes-vous les choeurs de cette dame-ci ?

Un rire secoua la faction des gardes, et rattrapa bien vite Harthadî, qui ne pu contenir un sourire.

Cela n'échappa point à l'officier qui se tourna de nouveau vers elle :

- Ainsi cela vous amuse... Mais assez divagué : vous aurez l'occasion d'en discuter davantage avec le roi Thranduil lorsque nous aurons regagner son palais. Et peut-être l'envie de rire vous passera-t-elle. Fit-il remarquer sévèrement.

Mouchée, Harthadî se laissa lier les mains en silence et suivit le petit groupe sans protester, fatiguée par le venin qui coulait toujours en ses veines.


Bilbo suivit la caravane sans se faire remarquer : les elfes menaient les prisonniers de plus en plus profondément dans la forêt, à la lueur des torches. Chacun avait les yeux bandés, y compris Harthadî, mais cela ne faisait guère de différence car même le hobbit qui disposait de l'usage de ses yeux ne pouvait voir où ils allaient. Il eu du mal à suivre le groupe car les elfes obligeaient la Compagnie à aller aussi vite qu'elle le pouvait, fatiguée comme elle l'était, et très malade aussi. Le roi leur avait ordonner de se hâter (et nul n'aimait plus gambader à la nuit dans ses bois depuis que l'ombre y était venue).

"Soudain les torches s'arrêtèrent et le hobbit eu juste le temps de les rattraper avant que les elfes ne commencent à traverser le pont. C'était le pont qui franchissait la rivière pour mener chez le roi. En dessous, l'eau coulait en un flot rapide et noir et, à l'autre bout, des portes fermaient l'entrée d'une énorme caverne qui s'enfonçait dans le flanc d'une pente escarpée, couverte d'arbres. Là, les grands hêtres descendaient jusqu'à la rive, au point que leur pied plongeait dans l'eau.

Les elfes poussèrent leurs prisonniers à travers ce pont, mais Bilbo hésita par-derrière. Il n'aimait pas du tout l'entrée de la caverne, et il se décida à ne pas abandonner ses amis juste à temps pour se précipiter sur les talons des derniers elfes avant que les grandes portes du roi ne se refermassent derrière eux avec un bruit retentissant.

A l'intérieur, les passages étaient éclairés par des torches rouges, et les gardes elfes chantèrent en suivant les chemins sinueux et croisés, remplis d'échos. Ces chemins ne ressemblaient pas à ceux des villes des gobelins : ils étaient plus petits, moins profondément enterrés, et l'air y était plus pur. Dans une grande salle aux piliers taillés dans la pierre vive trônait le Roi des Elfes, sur un siège de bois sculpté. Sur sa tête, était posée une couronne de baies et de feuilles rouges, car l'automne était revenu. Au printemps, il portait une couronne de fleurs sylvestres. A la main, il tenait un bâton de chêne sculpté.

Les prisonniers furent amenés devant lui et, malgré ses regards féroces, il dit à ses hommes de les délier, car ils étaient las et abattus.

- D'ailleurs, point n'est besoin de cordes ici, dit-il. Il n'y a aucun moyen de s'évader de mes portes magiques pour qui a été amené à l'intérieur."

Harthadî, laissa échapper un soupir d'incrédulité lui attirant un regard désapprobateur de son gardien. Elle s'était échappée de donjons plus infâmes et mieux gardés que cet endroit.

Le roi ne lui prêta aucune attention en premier lieu et "interrogea longuement et minutieusement les nains sur leurs faits et gestes il leur demanda où ils allaient et d'où ils venaient mais il ne tira d'eux guère plus d'informations qu'il n'en avait obtenu de Thorin. Ils se montrèrent hargneux et irrités, et ne firent même pas semblant d'être polis.

- Qu'avons-nous fait, ô Roi ? dit Balïn, qui était le plus âgé de ceux qui restaient. Est-ce un crime d'être perdus dans la forêt, d'avoir faim et soif, d'être pris au piège par des araignées ? Les araignées sont-elles pour vous des animaux apprivoisés, des animaux choyés, pour que vous vous irritiez de leur mise à mort ?

Une telle question courrouça naturellement le roi encore davantage, et il répondit :

- C'est un crime de vagabonder dans mon royaume sans autorisation. Oubliez-vous que vous étiez dans mon royaume et que vous utilisiez la route faite par mes sujets ? N'avez-vous point par trois fois poursuivi et troublé mes sujets dans la forêt et agité les araignées par votre tumulte et vos clameurs ? Après toute la perturbation que vous avez apportée, j'ai le droit de savoir ce qui vous amène ici, et si vous ne voulez pas me le dire maintenant, je vous garderai tous en prison jusqu'à ce que vous ayez appris la raison et les bonnes manières !"

Quand cela fut dit, il se tourna vers la chasseresse qui pensait s'être fait oublier :

- Et toi, femme elfe, que nous vaut l'honneur de ta présence en ces lieux ? L'interrogea-t-il durement.

Harthadî rassembla ses esprits et ce qui lui restait de forces. Elle se redressa avec peine et s'adressa au roi à la manière des anciens de l'Ouest :

- Beau doux Sire, je suis ménestrel ; légendes et contes sont mon domaine.

Le Roi haussa un sourcil, suspicieux :

- Elfe, toi qui te prétends barde, pourquoi donc t'allier à ses nains malhabiles et grossiers ?

Harthadî fronça les sourcils et rétorqua :

- Gentil Sire, ce ne sont point mes alliés.

Aussitôt, des cris indignés montèrent du rang des les prisonniers

- Menteuse...

- Traîtresse !

- Renarde !

Intéressé, le roi Thranduil se pencha davantage vers elle pour mieux l'écouter :

- Comment me le prouver, musicienne ?S'enquit-il d'une voix suave.

- Ô noble Roi, je ne peux te le prouver car nul n'appuiera mes dires. Apprends plutôt la raison de ma présence à leurs côtés. Je m'apprêtais à me rendre à Fondcombes pour y proposer mes services lorsqu'un groupe de nains brutal mené par un certain Thorin Oakenshield m'engagea de force comme guide à travers la sombre Mirkwood. J'eu beau leur expliquer que je ne connaissais guère le chemin pour la traverser, ils n'accordèrent que peu de crédits à mes plaintes et ne prirent point la peine de m'informer du motif de leur requête. C'est ainsi, gentil Sire, que nous nous perdîmes en vos terres.

Cette fois-ci les nains protestèrent plus vivement :

- Roi ce que cette femme dit est faux ! S'exclama Balin, le plus âgé d'entre eux.

Le Roi Thranduil ne leur prêta pas d'attention et engagea Harthadî à poursuivre son histoire :

- Ainsi, tu dis être victime de ses nains. Sais-tu qu'en faisant cela tu les condamnes ? Oserais-tu me mentir, elfe de l'Ouest ?

En disant cela, il espérait découvrir qui disait la vérité.

En entendant la manière dont le Roi l'avait appelé, la chasseresse su que l'homme qui se trouvait devant elle avait connaissance des us et coutumes des elfes d'antan. Aussi redoubla-t-elle de stratagème, pressée par sa faible condition.

- Seigneur, ta modeste servante oserait-elle te mentir ? Non point ! N'écoute pas le jargon de ses nains hagards mais plutôt les paroles pleines de sens d'Harthadî la Barde !

Elle repris plus doucement :

- Beau doux Sire, permets que ta servante se repose en ta maison en échange de ses services.

Bien que toujours méfiant, Thranduil fut charmé par les manières chargées d'histoire de l'elfe mystérieuse. En souverain magnanime et rompu aux traditions, il ne put qu'accorder ce que la belle demandait :

- Gente ménestrel, je t'ouvre bien volontiers ma maison.

Aussitôt, il vit une lueur de soulagement paraître dans le regard de la troubadour elfique. Lueur qui disparu bien vite, remplacée par un voile d'obscurité tandis qu'à bout de forces, elle tombait dans l'inconscience.

Lâchant un soupir, le Roi sylvain ordonna qu'on la prenne en charge. On l'emmena.

Seuls restèrent les nains et le hobbit, qui ne savait que penser. Le Roi ordonna alors de placer les nains chacun dans une cellule séparée et de leur donner à manger et à boire, mais de ne pas les laisser passer la porte de leurs petites prisons tant que l'un au moins d'entre eux ne serait pas disposé à lui dire ce qu'il voulait savoir. Mais il ne leur fit pas connaître que Thorin était aussi son prisonnier.


Hartadî ouvrit les yeux avec difficulté. Elle se releva sur ses coudes et constata qu'elle se trouvait dans un grand lit confortable taillé en bois de chêne. Tout autour d'elle s'élevait les contours d'une chambre richement décorée aux allures forestières. Elle écarquilla les yeux, se demanda un cours instant où elle se trouvait. Enfin, elle se souvint. L'effroi la prit : qu'allait-elle faire ? Se retrouver parmi les elfes était la dernière de ses envies et elle ne savait trop comment réagir.

Une chose était sure : elle allait devoir jouer le rôle de la ménestrel de passage... Mais en serait-elle seulement capable ? Cela faisait si longtemps qu'elle n'avait pas fréquenté ses semblables, et qui plus est des érudits et hauts dignitaires royaux.

Allons Harthadî, ce ne sont que des elfes sylvains.

"toc toc toc"

Harthadî se figea, avant de répondre lentement :

- Entrez ?

Une flopée de servants pénétrèrent dans la chambre en vitesse. Celle qui semblait être leur chef s'avança la première et lui parla :

- Ma Dame, nous voilà soulagés de vous voir éveillée : cela fait six jours que vous n'aviez pas ouverts les yeux. Vous étiez dans un état tel que vous êtes tombée dans un profond coma !

Harthadî la regarda bêtement :

- Six jours ? Etais-je réellement si mal en point ?

- Détrompez-vous, noble Dame, le venin des araignées de la forêt est hautement dangereux et vous étiez moribonde lorsque que vous me fûtes confiée. Intervint un elfe au regard ambré et savant.

- Enoriel, personne ne t'as demandé de parler ! Rétorqua sèchement la première elfe qui lui avait adressé la parole.

- Moribonde ? Vraiment ? Je ne les croyais pas si terrible... murmura la ménestrel, songeant à Bilbo.

- Oui, ma Dame. S'inclina le médecin.

La Première servante sembla contrariée de se voir ainsi ignorée :

- La Noble Dame daignerait-elle m'écouter ?

(Rappelons-nous que les elfes sylvains sont des elfes moins sages, plus dangereux et prompts à la colère que leurs cousins de l'Ouest.))

Ainsi rappelés à l'ordre, les deux elfes ne purent que se taire, bien qu'Harthadî ne s'offusquât d'un pareil traitement.

La servant sembla satisfaite :

- Bien. Nous avons été mandé par le Roi pour subvenir à vos besoins, ma Dame. Pour commencer, nous allons remettre de l'ordre dans vos cheveux, car vous ne semblez pas connaître l'usage d'une brosse... Bien que je serais davantage tentée de vous faire prendre un bain d'abord. Fit la servante en retroussant le nez de dégoût.

Un rire secoua l'assemblée des servantes. Harthadî fronça les sourcils, offusquée par sa remarque.

- Allez, debout ! Enoriel, aide donc la demoiselle à se lever, c'est ton travail !

Le dénommé Enoriel, qui était un membre du corps des médecins du roi, s'exécuta et tendit galamment son bras à Harthadî qui eu d'abord un mouvement de recul, avant de l'accepter.

Après quoi, guidée par Salaris la servante et soutenue par le médecin, se rendit-elle dans une sobre mais vaste salle de bain telle qu'elle n'en avait pas vu depuis longtemps. En effet, la Première servante avait raison : cela faisait bien longtemps qu'elle n'avait pas pénétré dans une salle d'eau convenable.

Puis Salaris renvoya Enoriel et ordonna aux servantes de dévêtir la pauvre Harthadî. Cette dernière protesta vivement, peu encline à se dévêtir et à se laisser toucher par tant d'inconnues. En réalité, le contact d'autrui effrayait la chasseresse au plus haut point. C'est avec répulsion qu'elle dû se résoudre à les laisser faire, sous le regard sévère mais malicieux de Salaris.

Soudain, Harthadî se sentit redevenir petite fille, choyée par ses servantes personnelles. Elle trouva cette sensation peu agréable.

- Bien. Maintenant que vous avez laissez les servantes vous dévêtir, ma Dame, il serait temps que vous acceptiez de pénétrer dans le bain qui vous attends. La couleur de l'eau risque d'être fort intéressante : ce n'est pas tout les jours que nous avons le privilège d'accueillir quelqu'un d'aussi sale que vous.

Impertinente ! Gronda intérieurement Harthadî. Tu as la langue bien pendue pour une servante...

L'elfe qui se moquait d'elle aussi allègrement était jeune et ne devait pas se rendre compte de l'écart d'âge qui les séparait. Cette pensée lui arracha un sourire. Décidée à se jouer de cette servante, elle se jeta à l'eau sans crier gare et sans aucune manière.

- Voilà qui est fort agréable ! Soupira Harthadî bruyamment.

Les jeunes servantes rirent de sa rudesse, arrachant un sourire contrit à la ménestrel.

- Désolée. S'excusa-t-elle effrontément.

Les servantes rirent de plus belle.

Salaris soupira devant le numéro puéril que leur offrait à présent leur hôte.


Huit heures plus tard...

- Voilà, c'est terminé. Déclara la servante qui lui brossait les cheveux. Je suis navrée, j'ai du réduire la longueur de vos cheveux : il y avait trop de noeuds.

Ce commentaire fit se gausser les autres servantes, dont Salaris. Harthadî, quant-à-elle, soupira de soulagement : faire sa toilette lui avait rarement pris autant de temps...

En effet, il était à présent temps pour elle de se coucher. C'était dire... Il avait fallu lui ôter des années de crasse et de maraudage. Certes elle s'était lavée dans les ruisseaux et chez Beorn, mais c'était toujours hâtif et précaire, faute de matériel adéquat. Et ses cheveux étaient certainement le pire : elle les avait plusieurs fois coupé au fil de son épée pour les rendre plus facile à gérer, faute de brosse, et pour pouvoir se déplacer plus aisément dans la nature.

Elle avala un morceau, affamée, puis les servantes la menèrent à son lit et la bordèrent calmement.

Elle se sentait étrangement propre.


Pauvre M. Baggins... Que de longues journées il passa à s'ennuyer dans cette caverne, seul, et toujours en tapinois, sans jamais risquer de retirer son anneau, osant à peine dormir, même dans les recoins les plus noirs et les plus éloignés qu'ils pouvait trouver. Pour passer le temps, il se mit à flâner dans le palais du Roi elfe, réussissant parfois à sortir en même temps que des compagnies d'elfes sylvains, parfois conduites par le roi ; et songeant tristement à ses compagnons prisonniers, à son trou de hobbit et à la trahison d'Harthadî qu'il apercevait parfois parmi les elfes au détour d'un couloir. Il n'osait cependant pas s'en approcher : elle connaissait le secret de son anneau, et, bien qu'elle ne semblait pas en avoir parlé au roi, il ne savait pas s'il pouvait compter sur son silence s'il la contactait. Après tout, elle avait en quelque sorte vendue sa liberté contre l'emprisonnement des nains...

La première fois qu'il l'avait croisé, il ne l'avait d'ailleurs pas reconnu : elle avait en effet bien changé : après deux semaines semaines d'existence aux petits soins des servantes de Thranduil, elle n'était plus la même : elle irradiait littéralement de lumière et de beauté et elle semblait avoir acquérit un port princier. Elle était également constamment suivie par une foule de jeunes courtisants tentants désespérément de la séduire, ce qui parut très étrange au petit hobbit. Cette Harthadî là ne ressemblait pas à celle qu'il avait connu.

Il remarqua cependant plus tard qu'à certains moments (quand elle pensait de pas être vu, sans doute), elle semblait ennuyée et lasse. Cela rassura Bilbo quelque peu qui comprit qu'elle jouait plus ou moins la comédie.


Harthadî humait un vague air sindarin, accoudée à une table de pierre.

Anarion, un des galants qui la suivait toujours, lui lisait une histoire à laquelle elle prêtait aucune attention, pour le plus grand plaisir de ses autres prétendants.

Au fond, elle haïssait sa perpétuelle jeunesse : bien peu de gens comprenaient son véritable âge... Parfois cela s'avérait utile. Cependant, en ce moment, cela s'avérait plutôt pénible : elle était la cible de tout les jeunes gens de la ville et cristallisait par le même coup la haine de toutes les jeunes femmes de la cité. Surtout depuis que le vénéré prince Legolas lui avait adressé la parole.

Pfft... Qu'est-ce que cela pouvait-il bien lui faire ? Il l'avait complimenté sur sa parure et sur ses chants. Et alors ? Elle le méritait bien de toute façon. Ce n'était pas quelques jeunots à la belle mine qui allait faire chavirer son coeur. Et celles et ceux qui la pensaient sujette à de telles émotions n'avaient très certainement jamais vu Finrod Felagund ou Echthelion de la Fontaine ; et encore moins Glorfindel de la Fleur Jaune.

A cette pensée, Harthadî se rembrunit. L'un de ses courtisants le remarqua et s'approcha pour la réconforter :

- Noble Harthadî, souhaiteriez-vous que je vous récite quelques vers pour l'amour de vous ?

Harthadî soupira, incapable de refuser. Elle le laissa dire sa poésie, songeant plutôt au pauvre Baggins perdu dans la caverne, et aux nains qu'elle avait lâchement abandonné. Cela ne ressemblait guère aux habitudes de sa maison. En agissant ainsi, elle jetait l'opprobre sur sa valeureuse lignée...


Quelques jours plus tôt...

Harthadî ouvrit les yeux en baillant. Elle faillit avoir une attaque cardiaque : le Roi Thranduil était penché au dessus de son lit à baldaquins, la contemplant, songeur.

- Que...

- Paix, mon amie. Je suis venu parler. On dit que tu es remise de tes blessures.

Reprenant son habituelle calme posture, l'elfe lui répondit du ton le plus posé qu'elle fut capable de produire :

- Je puis marcher à ma convenance, ô Roi.

- M'en voilà réjouis, gente barde.

Ils s'observèrent un instant en silence;

- Généreux Roi, pourquoi venir jusqu'à ta modeste servante ?

Le Roi sylvain sourit et lui répondit :

- Belle dame, je viens tester tes dires : je donne ce soir un grand festin et j'aimerai t'y voir chanter. Donne-moi donc un avant-goût de ta musique.

Harthadî se sentit soudain sur son territoire : ce roi respectait les convenances anciennes. De ce fait , elle retrouvait ses marques ! En effet, si elle n'avait pas réellement exercé la profession de barde comme métier, (ayant d'autres obligations plus urgentes), elle en connaissait les principes et en avait la formation.

Elle força un sourire confiant sur ses lèvres et répondit au roi :

- Seigneur, une harpe m'est dans ce cas nécessaire.

- Cela je peux te l'accorder, ménestrel. Répondit le roi des elfes avec confiance.

Aussitôt il frappa dans ses mains :

- Salaris, fais venir une harpe au plus vite !


Harthadî goûta avec bonheur le son de la harpe et le contact des cordes sous ses doigts abîmés. Elle fit quelques gammes puis s'arrêta et se tourna vers son seigneur :

- Sire, que jouer ?

Le roi sembla réfléchir un instant.

- Chante donc ce qui te plait, gentil Ménestrel.

Sans se faire prier, Harthadî pinça les cordes de son instrument et entonna une chaleureuse mélodie.

"C'était la chanson de la branche

Qui habite dans le vent,

Qui murmure et se balance

Par tout les temps.

Un jour elle quitte l'arbre,

emportée par l'ouragan...

Elle s'envole et s'attarde

Au creux des chants.

Ô bois, rassemble-toi,

Ô bois, consume-toi ;

Ô bois, bien vite deviens lumière,

A ta clarté la nuit s'anime,

Le fond de nos coeurs s'illumine,

Feu de bois,

Feu de bonheur, feu de joie !

C'est le destin de la branche

Qui habite dans le vent,

Qui perd ses feuilles, qui danse

Et qui attend

Qu'on la coupe et qu'on la casse

Pour la flamme du foyer,

Qu'on la fende et qu'on l'entasse

Dans le bûcher."

La chanteuse pinça encore quelques notes avant de s'arrêter tout-à-fait de jouer. Elle leva la tête : le roi se tenait devant elle, aussi silencieux que surpris.

- Sire... Fit-elle timidement.

Le souverain sembla émerger d'une longue rêverie :

- Hmm...

Harthadî était satisfaite : elle n'avait pas tout perdu, il lui restait de grandes capacités vocales...

- Fantastique ! Voilà qui comblera les miens ! S'exclama soudain le monarque. Voilà bien longtemps que n'avais pas entendu une voix de cet acabit ! Me voilà stupéfait !

Que crois-tu, roitelet, je ne suis pas n'importe qui.


Le soir venu, Harthadî se rendit à la salle de trône du roi, parée de vêtements somptueux.

Un joyeux brouhaha y régnait -les elfes sylvains fêtaient l'étoile bleue-. Elle respira un grand coup puis y entra. Un grand silence admiratif se fit.

L'elfe-barde dissimula sa gêne et son envie tenace de déguerpir

pour au contraire relever la tête fièrement.

(Certains d'entre-vous, lecteurs, pourraient s'étonner de ce soudain changement physique : apprenez donc que la beauté d'Harthadî, une fois celle-ci lavée et parée, égale celle de la lignée de Galadriel de Lorien.)

Ainsi, l'elfe musicienne vient se placer face au Roi et à la cour, où se trouvait harpes, tambourins et tabouret, qu'on avait placé ici à sa demande.

Avant de s'assoir, elle s'avança majestueusement vers le trône de bois et salua Thranduil et ses sujets avec faste :

- Me voilà, puissant Seigneur ! Harthadî la Barde s'incline devant ta suprématie et ta grandeur. Et vous nobles dignitaires, ouvrez bien grand vos oreilles car, dit-on, mon chant est unique.

Elle s'assit aussitôt cela dit et entonna un hymne sindar à la nuit

"Nuit dont l'ombre aux plaines tombe,

terre sombre où meurt le jour sans un bruit,

en paix s'endort le monde.

Ah ! Chantez la douce nuit !

Ciel sans voiles, noires cimes,

Champ d'étoiles, pâle lune d'argent,

Immense et pur abîme,

Ah ! Chantez l'éclat du ciel !

Harthadî observa un court instant l'assemblée : ce qu'elle vit lui donna confiance : tous avaient le souffle coupé.

Feu des hommes, chaude flamme,

Flambe et chante au coeur des brasiers ardents,

Bondis joyeux et danse...

Ah ! Chantez le vol du feu !

Frère Feu, réchauffe l'elfe

pauvre et seul aux nuits de guerre ou d'effroi,

Eclaire au vrai nos âmes,

Feu, porte nos coeurs vers Dieu !"

Les étoiles semblèrent briller plus fort et les feux monter plus haut.

La harpiste releva le visage avec grâce, achevant ainsi de conquérir le coeur de la gent masculine de Mirkwood (pour son plus grand malheur).

Voyant que son chant faisait sensation, elle enchaîna sur un second, plus rapide et délaissa sa harpe pour les tambourins :

"Danse, danse, elfe des bois, danse de ton mieux !

Entends la valse des tambourins,

Danse, danse, tant que tu peux !"

Elle chanta et dansa tant et si bien que les elfes se levèrent et l'imitèrent. Se rappelant soudain des grandes fêtes de Gondolin, elle haussa le ton, accéléra la cadence et entraina l'assemblée derrière elle en farandole. Les elfes serpentèrent un moment en dansant jusqu'à ce qu'ils passent devant le trône royal. Les princes se levèrent les premiers, entrainants leurs compagnes puis leur père, le Roi.

Harthadî, emportée par son entrain, se saisit du monarque et l'emmena danser en formant avec l'assemblée une ronde joyeuse et ravie.


L'alcool coulaient à flots et les chansons allaient bon train : Harthadî avait sympathisé avec de nombreux elfes sylvains que lui avait présenté le Roi Thranduil. Tous semblaient impatient de lui parler et repartaient charmés de leur entrevue. Bien que la barde se sente mal à l'aise, elle ne pouvait s'empêcher de s'amuser de ces jeunes gens alcoolisés.

- Et vous dîtes avoir un jour occis un balrog ? Comme vous êtes brave, Anarion ! Répondit-elle d'un ton tranquille.

- Dame Harthadî, j'ai fais mieux ! L'autre soir avec mon frère, nous aperçûmes le Nécromancien, là-bas dans la vallée ! S'exclama un elfe brun aux joues rougies par la boisson.

- Je suis assurément entourée de braves et galants jeunes elfes. Les complimenta-t-elle gentiment. Cependant si l'un d'entre vous pouvait me renseigner sur ce qu'est ce "Nécromancien". Est-ce quelque autre démon ancien ?

En elle même, Harthadî était pliée de rire devant le spectacle peu édifiant que lui offrait les jeunes gens de Mirkwood.

L'un d'entre-eux pris un air exagérément sérieux pour lui répondre :

- C'est, dit-on, un terrible sorcier vivant aux abords de notre forêt. Rares sont ceux qui l'ont aperçus et nul ne sait qu'elle est sa race. On dit que c'est un humain déchu rendu fou par ses sortilèges. C'est son ombre malsaine qui plane sur la forêt.

Celui qui lui avait répondu, Enaël, étudiant en lettres, n'avait pas tort, nul ne savait qui était ce Nécromancien terrible.

Comment un simple humain pourrait-il tenir tête à toute une armée d'elfes ? Se demanda Harthadî, perplexe.

- Qu'importe ce Nécromancien, douce Harthadî ! Viens plutôt danser avec nous ! Brailla un autre jouvenceau au teint rougeaud.

Dérangée par la familiarité de l'elfe, la belle eu un rictus énervé. Aussitôt une troupe de jeunes gens tourna son regard lourd de reproches vers le gai luron qui l'avait apostrophé si vulgairement.

Mais laissons là Harthadî et ses admirateurs ivres et concentrons nous plutôt sur le pauvre Monsieur Baggings qui ne savait plus où se cacher, sans cesse dérangé par des couples de jeunes gens rieurs et amoureux.

Ce dernier cherchait à se reposer en quelques coins sombres, fatigués par ses longues recherches de la journée. En effet, il s'était depuis quelques temps mit à épier les gardes pour découvrir l'emplacements de la prison des nains. Il avait entendu des rumeurs et avait bien l'attention de les vérifier. Il avait vite compris qu'il était la seule personne qui pouvait tous les sauver : il était seul...


Revenons là où nous en étions auparavant, deux semaines après l'arrivée de la Compagnie dans le Palais du Roi des elfes sylvains. L'habile Bilbo étaient sur le point de découvrir la cachette de ses compagnons tandis qu'Harthadî occupait son ennui, entourée d'étudiants et de jeunes aristocrates.

Le Roi Thranduil portait sa protégée en haute estime. Cependant, plus le temps passait et plus il comprenait que la belle cantatrice n'était pas réellement celle qu'elle prétendait être. Il la sentait parfois triste et hantée. Il était également clair qu'elle appartenait à la race des Eldars, les Hauts elfes de l'Ouest. Mais autre chose le surprenait davantage : la renommée d'une ménestrel si douée aurait dû parcourir les Terres du Milieu et gagner son peuple. Or jamais n'en avait-il entendu parler.

Bien qu'il entrevoit vaguement la réalité, il ne savait pas encore qu'elle lui apporterait beaucoup de soucis dans le futur.

En effet, trois semaines après son arrivée au palais, le hobbit Bilbo vint la trouver.

Cela se passa le sixième jour de la semaine lorsqu'elle était en train de s'entretenir avec Enaël à propos de l'Histoire de la Terre du Milieu dans la bibliothèque du palais. Elle avait en effet décidé de rattraper son retard historique en partant de là où elle avait cessé de se tenir informée des évènements d'Arda. Malheureusement, les elfes des bois n'étaient pas de grands érudits, bien qu'il existe une élite fleurissante et sachant fort bien tourner les vers ; et le Roi Thranduil ne disposait que peu d'ouvrages concernants les âges précédents. Elle se doutait bien cependant que le souverain en savait plus long que ses livres ne le disait. Mais il aurait été fort mal aviser pour une Eldar comme elle (elle se savait démasquée depuis son arrivée) de ne point connaître le passé, surtout pour une barde, gardienne des légendes et du passé.

Bref, elle se trouvait dans la bibliothèque, face à son compagnon, quand elle aperçut derrière lui un livre voler. Intriguée, elle fronça les sourcils.

Bilbo.

Il était là. Il l'appelait, c'était certain.

L'elfe hésita un instant mais le remord l'emporta sur ses doutes : elle s'excusa auprès du jeune étudiant et quitta la grande salle.

Une fois dans un recoin sombre et éloigné des lieux de passages fréquents, elle s'arrêta et appela doucement le hobbit :

- Bilbo...

Son ancien compagnon la fit attendre quelques instants dans la pénombre avant de se manifester :

- C'est bien moi. Par précaution, je n'enlèverais pas mon anneau, Dame Harthadî.

Cette dernière hocha la tête, silencieuse.

Le hobbit repris en un murmure (il savait que l'elfe pouvait l'entendre) :

- Avant d'exposer les raisons de ma venue, j'ai besoin que vous me promettiez le silence.

En effet, le hobbit s'était rappelé qu'à aucun moment l'elfe n'avait juré fidélité à qui que se soit et que tout les accords qu'elle avait formé avec la Compagnie jusque là avaient été tacites.

- Cela fait bien longtemps que je donne plus ma parole à quiconque, petit hobbit. Souffla-t-elle en retour. Pourquoi te la donnerais-je aujourd'hui ?

Bilbo soupira : étrangement il s'était préparé à cette réponse.

- Dame, pourquoi tant de méfiance ? Je veux juste m'assurer de votre silence...

Harthadî se sentit soudain stupide : le hobbit n'était pas un être sournois et malfaisant. Il ne pensait pas à mal : il craignait simplement qu'elle ne le vende à son tour, comme elle l'avait plus ou moins fait avec les nains.

Seulement ses oncles aussi ne pensaient pas à mal...Son errance en était pourtant un des résultats. Si seulement elle ne les avait pas suivit...

- Dame elfe, écoutez-moi, j'ai besoin de votre aide. Poursuivit le hobbit, arrachant la chasseresse à ses sombres pensées.

- De mon aide ? L'interrogea Harthadî, intriguée. En quoi puis je t'aider, semi-homme ?

Bilbo Baggings ne se démonta pas :

- J'ai l'intention de m'enfuir avec les nains tantôt. J'ai découvert leurs cellules et j'ai appris que Thorin était également prisonnier ici bas. Souhaiteriez-vous venir ?

Harthadî haussa haut les sourcils :

- Ce n'est pas de l'aide que tu me réclame, hobbit, c'est plutôt un échappatoire que tu me propose ! Réalisa-t-elle, quasi muette de stupeur.

Elle se repris peu après :

- Mais qu'est ce qui te dit que je souhaite partir ? On me traite bien ici et ma compagnie y est appréciée. Je pourrais également te dénoncer pour gagner davantage les faveurs du Roi, naïf hobbit. Ta bonté te perdra !

Le pauvre Bilbo frissonna, apeuré par le ton menaçant qu'avait pris la belle dame.

- Mais tu as raison, hobbit. Se radoucit-elle. J'éprouve peu de satisfaction à vivre parmi les sujets de Thranduil, ce sindar... Et il ne sera pas dit que la descendante de Finwë livre lâchement les secrets de ceux qui l'ont aidés !

D'un geste élégant, elle se leva, et tourna le dos à la voix :

- Parles, petit Bilbo, je t'écoute.


A suivre...

Alors ? Qu'en pensez-vous ? J'imagine qu'Harthadî vous à paru un peu "bitch" (comme dirait quelqu'un ;)) sur les bords dans ce chapitre ? Il faut l'excuser, je crois qu'elle a eu un peu les chocottes devant Thranduil même si elle ne l'avouera jamais ! :p Disons qu'elle a un peu de mal au début à faire face à d'autres elfes et ça se comprend. Après, les circonstances lui forcent un peu la main. x) Mais bon, vous l'aimerez mieux au prochain chapitre...

Concernant la beuverie elfique qui a dû vous paraître un peu soft, sachez qu'il y aura des bonus et quevous n'avez pas fini de voir des elfes, une bouteille à la main (et même Hartgadî avec une bouteille à la main mouhéhéhéhéhéhéhé). :D Qui n'a pas envie de voir des elfes bourrés ?

Deux des chansons ne sont pas de moi (les deux premières) :

- "La saga du bois" d'Henri Gire

- "Chant du feu" du Père Doncoeur, harmonisé par Jean-Luc d'Assas

Voili, voilou, n'hésitez pas si vous avez des questions/suggestions et postez des reviews s'il-vous-plait ! ;)

Bisous et à bientôt !

Haneshiro