Chapitre III – Poursuivre le renard

« J'arrive pas à croire que tu as été assez fou pour avoir laisser mon frère te convaincre de te faire percer cette oreille, Ron, » lui dit-elle tout en regardant sa nouvelle boucle d'oreille.

« Hé ! Il a dit que ça me ferait paraître cool. Mon frère a lui aussi une boucle d'oreille, » insista Ron.

« Je n'aurais jamais pensé que tu aurais cédé à la pression du regard des autres si facilement, » répondit-elle avec un petit rire.

Ron frotta doucement son oreille. Il se sentait nu sans sa boucle d'oreille. Il avait dû l'enlever pour le bal. Il soupira tout en entendant la fin du morceau de tango à l'intérieur de la salle. Il se raidit en entendant quelqu'un murmurer près de lui. Il aurait juré avoir entendu un sort pour allumer sa baguette et un moment après un sort pour l'éteindre. Il essaya de rester aussi calme que possible et marcha à travers le brouillard. Il y avait quelque chose que peu de gens savaient à propos de lui. Simon et lui étaient des Animagus. Ron prit sa forme animale et s'échappa de la personne qui le suivait. Il était sûr que cette personne était un sorcier.

Hermione arrêta de poursuivre la personne qu'elle prenait pour Ron. Mais il venait de disparaître soudainement. Elle murmura un Lumos. Elle pointa sa baguette vers le buisson. Malgré le brouillard, Hermione pouvait voir une paire d'yeux dorés qui brillaient dans le noir. Elle approcha la lumière pour mieux voir. C'était un renard. Qu'est-ce qu'un renard faisait au milieu de Londres ? Elle le regarda suspicieusement et baissa sa baguette pour lui jeter un sort avant qu'il ne s'enfuit en un clin d'œil.

« Hermione, tu es là ? » demanda Seamus.

« Oui, » murmura-t-elle en soupirant.

« Qu'est-ce que tu regardes ? Je viens juste de finir ma ronde à l'intérieur de la salle. Tout va bien, » dit Seamus.

« Rien. Il n'y a rien ici. Allons-y, » répondit-elle en regardant le buisson une dernière fois.

Les aurors s'en allèrent.

Pendant ce temps là, Ron apparaissait dans l'une des cabines de toilette. Il essayait de reprendre sa respiration. C'était presque. C'était Hermione. Elle m'a presque attrapé. Il décida de retourner à l'hôtel aussi vite que possible. Il quitta la cabine et vit un homme très étonné de son apparition. Il tenait une serviette qu'il s'apprêtait à donner à Ron.

« Oubliettes. »

Ron agita sa baguette vers les yeux de l'homme. Ses yeux devinrent vitreux. Ron se lava les mains et lui prit sa serviette. Puis il lui rendit sa serviette en le remerciant. Il retourna ensuite à la salle de bal. Simon se trouvait vers le bar. Il parlait avec une autre fille. Il le rejoignit et lui tapa l'épaule. La fille tourna immédiatement son attention vers Ron mais il l'ignora et s'éloigna en emportant Simon.

« Quoi ? J'allais obtenir son numéro, » dit Simon.

« Non pas du tout. Nous avons un problème. Il y avait des aurors. Je viens de voir Hermione Granger dehors. Elle m'a presque aperçu. Quoique, je pense qu'elle m'a vu, » répondit Ron.

« Parfait. Comme ça, tu pourras arrêter tes caprices et tu pourras rendre visite à ta famille et à tes amis, » lui rétorqua Simon.

Ron regarda Simon et secoua la tête. Il recula et fourra sa main gauche dans sa poche.

« Tu sais que je ne peux pas, » dit-il doucement.

Simon a presque entraperçu l'éclair de douleur qui l'avait traversé mais il avait remarqué que Ron avait posé sa main droite sur sa cicatrice à l'abdomen.

« Et si tu t'en allais ? Je pense que je peux gérer, la fête n'est pas aussi désagréable que j'imaginais. Et avec toi ici, je n'arrive pas à attirer l'attention des filles, » proposa Simon avec un sourire.

Ron lui lança un regard reconnaissant et s'alla prendre le bus qui le ramènerait à l'hôtel.

Hermione était sûre d'avoir vu Ron la nuit dernière. Il était habillé d'un costard comme James Bond. Cependant, il avait dû disparaître avant qu'elle n'ait eu la chance de pouvoir lui parler. Mais quelque chose d'étrange s'était passé. Il y avait un renard. Tout au moins, c'était ce qui lui semblait. Hermione étira les bras, peut être qu'elle travaillait trop. Ou peut être qu'elle devenait aussi paranoïaque que Maugrey Fol Œil.

« Tiens, du c afé, » dit Seamus en posant une tasse devant elle.

« Merci, Seamus. Tu te rappelles de Ron Weasley ? » demanda Hermione.

« Bien sûr. On partageait le même dortoir avec Harry, Dean et Neville. Ron est l'un des meilleurs joueurs de Quidditch au monde. Je n'aurais jamais cru ça si on me l'avait dit. Je veux dire, il a joué comme gardien à Poudlard mais j'ai toujours pensé qu'Harry gagnerait la Coupe du Monde. Pourquoi ?, » répondit-il.

« Je pense qu'il est revenu à Londres mais j'en suis pas sûre. Je pense l'avoir vu la nuit dernière au bal, » dit Hermione.

Seamus la regarda pendant un moment. Il se rappelait combien Ron, Hermione et Harry étaient inséparables à Poudlard. Puis, soudainement, Ron s'était enfui aux Etats-Unis sans prévenir. Il se rappelait aussi la longue dispute entre Ron et Harry durant leur quatrième année. Ils ne s'étaient pas parlés pendant des semaines et pendant ce temps là Ron avait traîné avec lui et Dean. Il était aussi resté proche de Neville et de ses frères.

« Es-tu sûre de l'avoir vu, » demanda Seamus

« Oui, je pense. Mais j'ai quand même quelques doutes et je n'ai pas de preuves, » répondit Hermione.

« Nous sommes des aurors après tout. Nous devrions être capables de trouver quelque chose à propos de lui, » lui répliqua Seamus.

Le logo de la Warp Speed était un renard roux pour des raisons obscures au public. Ron avait dessiné le logo et Simon l'avait trouvé drôle. L'université qu'ils avaient fréquenté exigeait que ses élèves assistent à des cours avancés de magie qu'Hermione aurait envié. Il décida de devenir un Animagus lors de sa deuxième année universitaire et convainquit Simon de faire la même chose. Ils réussirent à se transformer après de longs essais. Simon se transformait en un animal originaire des Etats-Unis. Son animagus était plus large et plus imposant que celui de Ron.

Ron imaginait que son père aurait été très content de voir à quel point il utilisait la technologie moldue. La magie ne pouvait pas être utilisée dans certaines parties de l'usine de Ron car cela perturbait la fabrication, des moldus avaient donc été employés. Toutefois, certaines technologies moldues étaient compatibles avec la magie, il fallait donc équilibrer les deux univers. La maison de Ron dans les Caraïbes n'avait aucun objet électronique moldu donc il pouvait utiliser la magie sans déranger qui que ce soit. Contrairement aux sorciers qui pensaient que les moldus n'étaient pas là, Ron avait appris qu'ils formaient la plus grande partie de la population humaine. Il a donc décidé d'évoluer dans les deux mondes, même s'il préférait le monde magique à celui des moldus. Chacun des univers ont leurs avantages et leurs inconvénients, s'adapter facilement était une qualité nécessaire pour survivre.

« Ne t'inquiètes pas pour ton amie, » dit Simon. Il avait légèrement la gueule de bois mais il continuait à remplir ses tâches de bras droit.

« Je ne m'inquiète pas pour Hermione, pourquoi donc ? Nous serons partis avant que quelqu'un ne réalise que nous étions en Grande-Bretagne, » répondit Ron.

Simon le regarda. Il savait que Ron mentait et qu'il voulait retourner aux Etats-Unis le plus vite possible. Mais il savait aussi que Ron ne partirait pas avant qu'il eût fini son travail en Angleterre. Il restait calme face aux événements de ces derniers jours. Le temps lui avait enseigné la patience et la sagesse.

« Je pense que je vais devenir fou à force de rester enfermé dans cette chambre d'hôtel, » dit Ron.

« Alors, sors ! Va te balader côté moldu, comme ça tu n'auras pas à t'enfuir des personnes que tu connais ici. Combien de moldus anglais connais-tu de toute façon ? » répondit Simon.

« C'est vrai. J'en connais aucun. Peut-être les parents d'Hermione, mais je doute qu'ils se rappellent de moi. » « Je ne suis pas mémorable, » ajouta Ron en souriant malicieusement.

« Tout à fait. En plus, tu ne les a jamais vu. Et la dernière fois qu'un anglais t'a vu, tu étais un sac d'os avec un regard étrange. Je rectifie, …. tu as toujours un regard étrange, » répondit Simon en rigolant.

« Tais-toi. Je m'en vais. Tu peux rester ici faire mon boulot comme tu es supposé le faire »

« Oui, M. Weasley. Et fais attention aux chasseurs, à leurs fusils, leurs chevaux et leurs chiens de chasse. »

Ron lui sourit tout en quittant la pièce. Il marcha vers l'ascenseur et descendit. Il avait toujours pensé que les moldus inventaient des choses étranges. L'ascenseur était une de ces choses mais qu'il trouvait très pratique en ce moment. Sa chambre était située au 30ème et dernier étage. L'un des portiers lui souhaita de passer une bonne journée. Ron lui fit un signe de la tête et sortit profiter du soleil en toute quiétude.

Hermione faisait les cent pas dans son bureau au Ministère. Elle était la seule à travailler le dimanche pour trouver des informations sur Ron. Devant elle, il y avait un dossier de documents sur lui. Elle avait des informations sur Ron du temps où il travaillait pour l'équipe des Astrolights mais depuis, elle n'avait rien trouvé. Sa dernière adresse connue était celle de son logement de fonction quand il était chez les Astrolights à New York. Elle n'avait pas grand-chose d'autre.

Toutefois, elle savait qu'il avait étudié à l'université Elsinore en Californie du Nord, près de San Fransciso. C'était l'une des rares écoles qui proposait un programme hybride. Hermione était émerveillée en regardant les diplômes de Ron. Elle avait toujours su que Ron était un génie. Après tout, ses frères et sœurs étaient intelligents, ils tenaient ça de leurs parents. Il était major de sa promotion dans le cursus moldu mais ses notes étaient moins bonnes dans le cursus sorcier mais Hermione admettait que ce cursus était très difficile. Il avait fini second. Il semblait que Ron était devenu sérieux dans ses études quand il avait quitté l'Angleterre.

Hermione soupira. Elle savait qu'elle était une frimeuse à Poudlard et que Ron ne l'aimait pas beaucoup au début de leur rencontre. Comparé à elle, il était très humble. Elle rougissait quand les gens lui disaient qu'elle était intelligente et bonne à l'école et elle aimait encore qu'on le lui dise. Pour Ron, c'était une autre histoire. Personne n'avait jamais vraiment remarqué qu'il était intelligent mais Hermione savait qu'il était difficile pour lui de se démarquer de ses cinq frères aînés.

Elle voulait partir et leur raconter à quel point Ron avait réussi ses études. Cela aurait fait immensément plaisir à ses parents. Ils s'inquiétaient à propos de Ron, surtout Mme Weasley. Pour elle, il était le bébé de la fratrie. Elle s'en voulut de ne pas avoir assez fait attention à lui. M. Weasley ressentait la même chose. Elle était en colère après Ron car il blessait ses parents. Si elle le retrouvait, elle le giflerait pour ça. Hermione ne pouvait pas rester plus longtemps dans son bureau donc elle décida de faire un tour en voiture. Oui, elle avait une voiture mais elle savait aussi transplaner. C'était une décapotable convertible rouge. Elle s'en fichait du lieu où elle allait. Elle voulait juste conduire pour se changer les idées.

Le magazine Sorcière Hebdo allait sortir leur nouveau numéro. Rita Skeeter avait été contrainte d'accepter une mutation qui était plus un poste bouche trou qu'un poste de journaliste d'investigation comme elle avait auparavant. Mais son article d'aujourd'hui n'était pas un article de remplissage ordinaire : il allait être publié en première page.

« Bien, » marmonna Rita dans sa barbe.

L'éditeur du magazine l'avait muté à ce poste car il voulait lui éviter des ennuis. Elle était allée trop loin avec le Ministère et avait interféré dans l'une des enquêtes des Aurors. Hermione Granger écrivit une Beuglante à l'éditeur à ce sujet, il l'avait donc ordonné de travailler sur l'article qu'elle était en train de rédiger.

« Les dix meilleurs partis du monde, » murmura Rita.

Elle était en train de regarder le nom des élus. Ces dix meilleurs partis étaient un concentré de richesse, de pouvoir et de beauté. Son attention se porta sur le salaire de l'un des meilleurs hommes d'affaires des Etats-Unis. Cet homme valait plus de dix millions de gallions, et bien plus si on convertissait cette somme en argent moldu. De plus, son nom lui était familier. C'était celui de Ronald Weasley. Rita sourit. Elle savait qu'il était l'un des meilleurs amis d'Harry Potter et un champion du monde. Et maintenant, il l'était l'un des hommes les plus riches de la planète. Elle le plaça en haut de sa liste de célibataires les plus convoités. Son article allait paraître la semaine prochaine.

Ron se promenait dans le Londres moldu. Il décida de visiter le musée d'histoire britannique. Ron avait visité les musées américains les plus étranges, et il avait aussi vu quelques musées d'art en Italie et en France. Il aimait quelques peintres moldus comme Dali ou Picasso. Il ne savait pas pourquoi, peut être parce que leurs peintures étaient si surréalistes. Il regarda l'exposition égyptienne sur le pharaon Toutankhamon qui lui rappelait ses vacances en Egypte quand il était enfant. Depuis, Ron y était retourné mais uniquement pour ses affaires.

Il marcha pendant un moment. Il avait faim et décida de trouver un restaurant. Il sortit son porte-monnaie moldu pour voir s'il avait de l'argent sur lui, ce qui lui aurait évité d'aller manger dans un lieu sorcier où il aurait couru le risque que quelqu'un le reconnaisse. Heureusement, il avait de la monnaie moldue. Il se rendit dans un pub tout proche.

Au même moment, Hermione avait garé sa voiture et avait faim. Elle cherchait un lieu où manger et choisit une brasserie avec terrasse. Elle commanda un soda et un sandwich au pastrami tout en parcourant la Gazette du Sorcier qu'elle avait amené avec elle. Ron l'aperçut quand il tourna au coin de la rue. C'était le café qui était à côté de son hôtel.

En soupirant, il réalisa que la rue était tellement bondée qu'il ne pouvait pas faire de magie sans être vu. Il ne pouvait pas prendre une rue parallèle car cette rue le menait juste devant elle. Peut être qu'il pouvait essayer de se faufiler dans la masse de Moldus. Or, il voulait lui faire face. Prenant son courage à deux mains, il s'engagea dans la rue.

Hermione était encore en train de lire son journal, Ron n'aurait pas eu de difficultés à s'échapper s'il l'avait voulu. Au lieu de ça, il s'engagea sur la terrasse du café, s'arrêta derrière elle et lui couvrit le soleil. Hermione remarqua que la lumière avait décliné.

« Quoi ? » dit-elle en soupirant et en tournant la tête.

Surprise, sa bouche s'ouvrit en grand.

« Ron ? »

« Salut Hermione, » répondit-il d'un ton agréable.

Hermione sentit son cœur battre plus vite. Il était la personne qu'elle avait vue l'autre jour. Elle sauta sur ses pieds et lui sourit. Elle l'enlaça.

« Où étais tu passé Ron ? »

« Aux alentours. Je suis à Londres pour le travail. Et toi, comment vas-tu ? » demanda Ron.

« Bien. Je travaille toujours au département des Aurors. Nous avons vu que tu jouais au Quidditch pour les américains. Que deviens-tu depuis ? »

Ron portait ses lunettes de soleil. Il tira la chaise d'Hermione pour lui permettre de s'asseoir. Il prit place à ses côtés, enleva ses lunettes et les rangea dans sa veste. Hermione n'avait jamais réalisé combien les vêtements moldus lui allaient bien. Il était plus grand qu'elle avait imaginé.

« Pas grand-chose. Je travaille pour la Warp Speed, » annonça Ron d'un air nonchalant. Techniquement, il ne lui mentait pas, il cachait des informations vitales. Comme, oh peut-être, le fait que c'était son entreprise.

« Warp Speed ? L'entreprise qui fabrique des balais ? Ça dû être dur d'y entrer. J'ai entendu qu'il ne prenait que les meilleurs fabricants. Que fais-tu là-bas ? »

« Du design et des schémas la plupart du temps. Parfois, j'arrive à en concevoir un, » admit Ron avec un sourire en coin.

Ron la regardait pendant qu'elle lui parlait. Etait-ce lui ou avait-elle changé ? Ses cheveux n'étaient plus touffus mais tirés en queue de cheval. Quelques boucles s'échappaient de sa queue. Elle ressemblait à une femme sage et avisée. Ses yeux était toujours marron cannelle et sa voix était ferme mais avait un ton délicat que Ron n'avait jamais entendu.

« Vraiment ? J'aurais pensé que tu aurais continué à jouer considérant que… »

Hermione s'arrêta de parler avant d'évoquer ce qui s'était passé pour Ron auparavant avec les équipes de Quidditch anglaises. Selon elle, l'Angleterre avait fait l'erreur de ne pas avoir retenu Ron quand elle en avait eu l'occasion. En Europe, il n'y avait pas vraiment d'universités qui acceptaient des étudiants qui sortaient des écoles telles que Poudlard. Elle enviait Ron d'avoir eu la prévoyance de rechercher d'autres options quand il n'avait pas pu intégrer les Canons de Chudley. Hermione aurait voulu aller dans l'une de ces universités hybrides.

« Non, je ne voulais plus jouer. Je me suis aperçu que je n'aimais pas être le centre de l'attention, » confessa Ron. C'était vrai.

« Vas-tu rendre visite à quelqu'un d'autre ? Vas-tu rapidement rentrer aux Etats-Unis ? » demanda Hermione.

« Je ne pense pas. Je t'ai vu par hasard, Hermione. Ma visite en Angleterre est bientôt terminée. Les quartiers généraux de l'entreprise sont à New York et à San Francisco. J'ai beaucoup de travail. »

Il y avait quelque chose à propos de Ron qu'Hermione commençait à remarquer. C'était subtil : elle avait l'impression qu'il était une personne influente. Ron était bien plus que ce qu'il disait. Elle le regarda. Il était à tomber par terre. Ses vêtements étaient très élégants et luxueux.

« Euh, tu sembles très bien t'en sortir, » dit Hermione en regardant les vêtements de Ron.

« Oui, je m'en sors pas trop mal, » répondit-il tandis qu'une serveuse se dirigeait vers leur table.

« Désirez-vous quelque chose monsieur ? » demanda la serveuse.

Hermione résista à l'envie de sortir sa baguette et de lui jeter un sort.

« Avez-vous la carte des desserts ? » répondit doucement Ron sans la regarder.

« Nous avons de la mousse au chocolat en dessert du jour, » annonça la serveuse d'une voix mielleuse.

« Un pour moi et un pour elle, » commanda Ron.

La serveuse, qui avait été jusque là gentille avec Hermione lui lança un regard méchant.

« Bien sûr, » lança-t-elle sèchement tout en allant chercher les desserts.

La serveuse revient avec les desserts. Ron posa des questions sur le travail d'Hermione au Ministère et pris des nouvelles de tout le monde. C'est un moyen pour lui d'obtenir des informations et de dissuader Hermione de poser davantage de questions sur lui. Quand l'addition arriva, elle le regarda prendre son porte-monnaie et calculer le pourboire. Il laissa le montant exact de l'addition sur la table.

« Tu n'es pas obligé de faire ça. C'est mon repas, tu n'as même pas à payer pour la mousse au chocolat, je vais régler la note, » dit faiblement Hermione.

« Non, je vais payer. Considère ça comme un remboursement pour toutes les fois où tu as payé, » lui répondit-il en souriant.

Hermione regarda Ron tandis qu'il la saluait. Elle ne l'avait pas arrêté et elle se serait giflée si elle avait pu pour ne pas l'avoir fait.