Chapitre 3 : Vous avez dit « dans le passé » ?

Une heure plus tard, Harry, plongé dans ses pensées, déambulait dans les couloirs, essayant d'assimiler tout ce qui venait de se passer dans le bureau du professeur Dumbledore.

- Oui Harry, je t'envoie dans le passé, pour tuer Lord Voldemort et ainsi tu pourras ressusciter toutes ces personnes qui ont été tuées au cours des années.

Harry était plusieurs secondes sans bouger, la bouche légèrement ouverte, les yeux ronds s'attendant à ce que Dumbledore crie tout à coup : « Je plaisante »

Mais le directeur était très sérieux.

- Qu…quoi ?

- Oui Harry, je te donne la possibilité de sauver la vie de Lily et de James.

- Mais, si je tue Voldemort là-bas, ça entrainera des conséquences dans notre monde. Tout va changer, et il y aura peut-être un nouveau mage noir ou je ne sais quoi.

- Non,attend Harry, je vais t'expliquer. Ce n'est pas un voyage temporel normal. C'est un peu particulier. Il est très difficile d'obtenir une potion pour les voyages temporels (par années) je dois quasiment dire qu'il est impossible d'en trouver, puisque qu'il n'en existe plus depuis la chute de Grindelwald. Cependant, il existe un autre moyen de voyager dans le temps. Cela consiste à jeter un sort, que moi seul connais, sur un moyen de transport. Celui-ci amènera tout de suite son voyageur au temps demandé dans la formule jetée.

Dumbledore s'arrêta pour voir si Harry allait dire quelque chose, mais celui-ci se tut.

- Je vais un peu t'expliquer. En fait, si tu vas dans le passé et que tu tues Voldemort, il n'y aura pas vraiment de conséquences…Comment te le dire ? Le fait est que si tu tues Voldemort, rien ne va changer, mis à part que Voldemort ne sera plus là. Quand tu l'auras tué, tout le monde sorcier saura que tu seras allé dans le passé et que tu leur as débarrassé du puissant mage noir de tout les temps pour refaire vivre des personnes, mais, tous auront dans leurs têtes leurs souvenirs(qu'ils soient joyeux où triste). Tu comprends ? Ce voyage permet de ressusciter des personnes, mais ne nous enlève pas tous nos souvenirs.

- Ce qui veut dire que si j'arrive à le tuer, j'aurais encore tous les souvenirs de nos rencontres ?

- Exactement.

Il eut un moment de silence.

- Je dois aussi te dire que les personnes qui reviendront à la vie auront l'âge qu'elles avaient quand elles se sont fait tuer.

- À quelle époque allez-vous m'envoyer ?

- En 1976.

- 1976…Attendez ! C'est quand mes parents avaient 16 ans !!

Dumbledore eut un sourire :

- Oui, en effet, c'est l'époque où tes parents avaient 16 ans.

- Mais, qu'irais-je faire à une époque où mes parents ont 16 ans ?

- Il se trouve, Harry, que Peter Pettigrow a commencé à faire parti des mangemorts à l'âge de 16 ans.

Harry eut une exclamation étouffée.

- Vous voulez dire que je devrais convertir ce sal rat ??!!

- Oui, il faut que tu ramènes Pettigrow à la raison, de plus, il faudrait aussi que tu arrives à gagner la confiance d'un certain Severus Rogue.

- Pardon ? Vous plaisantez j'espère ?

Harry et Rogue s'étaient toujours détestés. Ce dernier reprochait à Harry de ressembler trop à son père et n'arrêtait pas de l'accabler de critiques offensantes. Même après la chute de Voldemort, Harry et Rogue ne pouvaient rester dans une pièce sans s'entre-tuer. Harry ne pardonnerait jamais à Rogue d'avoir été raconter le début de la prophétie à Voldemort ce qui avait permis à celui-ci de tuer ses parents. Rogue de son côté en voulait à Harry à cause du père de celui-ci. En effet, James Potter avait été l'ennemi juré de Rogue pendant leur scolarité à Poudlard. Et après la mort de James Potter, Rogue avait décidé de reporter sa haine sur son descendant.

- Non je ne plaisante pas, Severus Rogue, avant de revenir vers nous, a quand même servi Voldemort à une certaine époque. Il faut donc que tu arrives à gagner sa confiance et à lui montrer que Voldemort n'est qu'un stupide mage noir qui veut tous nous tuer.

Harry poussa un soupir :

- Très bien, comme vous voudrez. Mais, professeur, sur quel moyen de transport, allez-vous jeter votre sort ?

- Je pensais à ta moto, dit Dumbledore,les yeux pétillants derrière ses lunettes.

Harry eut un sourire amusé. Lui et sa sœur avaient tous les deux reçu une moto de la part respectivement de Sirius et Rémus. Car si Sirius était le parrain d'Harry, Rémus était celui d'Océane. La moto d'Harry était d'un noir brillant tandis que celle d'Océane était d'un bleu sombre.

- Océane !s'écria-t-il brusquement. Elle va venir n'est-ce pas ?

Le professeur le regarda tristement.

- Alors ça non ! explosa Harry. Je vais avec Océane et Ginny sinon je n'irai pas !

- Ginny vient, Harry, Ginny vient, mais Oceane…

- Quoi Océane ? Vous ne trouvez pas que vous la cachez suffisamment ?? Voldemort est mort, je vous signale, et si Océane n'avait pas été là, moi aussi j'y serais passé ! Alors, donnez-moi une seule bonne raison pour qu'elle ne vienne pas ?

Le directeur prit une profonde inspiration :

- Océane va y aller, Harry, seulement, elle n'ira pas en même temps que toi.

- Quoi ? Mais qu'est-ce que vous voulez dire, par « pas en même temps que toi » ? Elle viendra alors et…

- Harry ! Je t'expliquerai tout ça ce soir.

- Ce soir ? demanda le jeune homme étonné.

- Eh bien, oui voyons ! As-tu donc déjà oublié que tu venais de m'inviter à diner chez toi ? lança Dumbledore les yeux pétillants de malice.

Harry leva les yeux au ciel en signe d'exaspération.

- Très bien, professeur, mais je voudrai simplement savoir qu'elle sera mon poste là-bas ? Comment vais-je m'introduire dans Poudlard ? Est-ce que…

- Ce soir Harry, quand Sirius, Rémus, le couple Weasley et ta femme seront présents.

- Et Océane ?murmura Harry.

- Je te charge de lui annoncer tout demain, ou après que je sois venu vous dire tout ce que vous ferez.

- Tres bien, eh bien, je crois que je vais rentrer, ou sinon Ginny va se demander où je suis, déclara-t-il avec une grimace.

- Tu ne lui as pas dit que tu venais ici ?

- Oh si ! Mais elle a des doutes concernant mes sorties avec mes « amis »

- Ah…

- Si seulement elle savait que mes « amis » ne sont autres qu'Océane et Jimmy.

Jimmy était le mari d'Océane. Il s'était rencontré à Poudlard. En effet, Océane avait fait ses études à Poudlard, mais sous un nom d'emprunt : Océane Miller. Dumbledore avait jeté un sortilège d'illusion suffisamment puissant pour que tous ceux qui voyaient Océane, voient certes sa beauté, mais ne remarquent pas la ressemblance qu'elle avait avec Harry. Océane et Harry avaient dû jouer la comédie. En effet, Poudlard se souviendra toujours des fausses disputes que jouaient Harry et sa sœur. Dumbledore leur avait demandé de faire comme s'ils se détestaient, ainsi Voldemort croyant qu'Océane n'était pas l'ami d'Harry, il ne viendra pas essayer de la capturer pour faire du chantage avec Harry. Réussir à convaincre les élèves, qu'ils se détestaient, avait été dur, mais ils avaient réussi.

Jimmy et Océane avaient été à Griffondor et Jimmy et Harry s'entendait très bien entre eux.

- Harry !

Le jeune homme sortit de ses pensées.

- Heu oui, professeur ?

- Cela fait la troisième fois que je t'appelle ! Je ne veux pas savoir dans quelles pensées tu étais. Tu devrais rentrer chez toi, Ginny doit t'attendre.

- Hein ? Heu oui, je vais y aller.

Et ainsi, il sortit sous le regard perplexe de son directeur.

Ainsi, il repensait à ce qu'il venait d'entendre et il se demandait qu'elle serait la meilleure façon de la dire son épouse. Elle sera ravie, c'est sur, mais elle sera également terrifiée à l'idée qu'Harry allait de nouveau combattre le plus grand mage de tous les temps. Il poussa un soupir et se dirigea vers le hall.

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Ginny se frotta les yeux, elle venait de faire un rêve particulièrement déplaisant. Elle se recoucha avec l'intention d'encercler ,avec ses mains, son mari, quand elle rencontra le vide. Surprise, elle se redressa et regarda autour d'elle : aucune trace de son mari dans la chambre. Elle se leva et se dirigea vers la salle de bain dans le but d'entendre l'eau de la douche couler, mais il n'y avait aucun bruit.

- Harry ?

Silence. Elle enfila sa robe de chambre et descendit les longues marches en colimaçon qui la menait au salon.

Mais là encore, aucune trace du Survivant.

Elle s'apprêtait à aller dans la cuisine, quand elle vit sur la table basse du salon, un petit mot sous un livre.

Intriguer elle le prit et lu :

« Chérie, j'ai un rendez-vous avec Dumbledore à Poudlard, je reviens quand j'ai fini.

Je t'adore, ne fais pas de bêtises

Bisous,

Harry »

Ginny souffla de soulagement. Elle avait eu tellement peur qu'il lui dise qu'il était parti voir des « amis ».

Elle remonta dans sa chambre, s'habilla, fit son lit et ouvrit la fenêtre pour aérer la pièce.

Elle prit son sac et se dirigea vers le hall d'entrer. Elle devait aller travailler, elle était médicomage et bien que ces temps- ci , il n'y avait pas beaucoup de patients, le patron avait refusé de donner des congés à des « infirmières paresseuses » comme il le disait si bien. Pourtant, Ginny était beaucoup aimée là-bas. Quelques fois, de tres vieux patients lui demandaient sa main. Elle riait bien ces jours-là et elle se souviendrait toujours de l'expression boudeuse d'Harry quand il l'avait su.

Elle transpana et se retrouva devant un grand bâtiment blanc entouré d'un jardin soigneusement entretenu. Elle poussa la grande porte grise et pénétra dans un hall chaud et agréable. Il y régnait une agitation, pour pas changer, bruyante. Elle se dirigea vers le vestiaire et se changea. Elle revint 10 minutes plus tard où elle avait troqué sa jupe noire et son débardeur rouge par une blouse et une jupe blanches. À peine fit-elle un pas qu'une voix l'interpella :

- Ginny ! Oh je suis contente que tu sois là. Tu me sauves. Aujourd'hui c'est le bordel ! Les patients sont d'une humeur massacrante et tu sais bien qu'il y ait que toi pour les remettre de bonne humeur.

- Bonjour Cindy. Moi aussi je vais bien et toi ? rétorqua la jeune fille.

- Oh, s'écria la dénommer Cindy, je suis désolée, mais je suis tellement débordé que j'en oublie de te dire bonjour. Comme vas-tu ?

Cindy Koult était aussi une médicomage qui était réputée pour son exagération débordante. Elle terrorisait souvent les patients en leur disant qu'il n'y avait plus d'espoir de guérison, mais c'était néanmoins une bonne médicomage. Elle avait aussi le défaut d'être très distraite. Cependant, Ginny l'aimait beaucoup et la considérait comme une seconde meilleure amie.

- Je vais bien, mais donne moi plutôt la liste des patients que je dois ausculter aujourd'hui.

Cindy la regarda comme frappé par la foudre.

- Cindy ?

- Zut ! j'ai oublié la feuille au 7e étage

- Et ?

- Et, il y a que l'ascenseur est en panne, Ginny !

Elle souffla :

- Mais ne t'en fais pas je vais aller le chercher, tout de façon, je dois aller dire à un patient du 7e d'arrêter de fumer.

- Je vais avec toi. Ici je ne sers à rien et si le patron me voit il va dire :

Dans un parfait ensemble elles s'écrièrent de la voix grave et rauque qui était celle de leur directeur :

- Madame Potter, dans mon bureau s'il vous plait.

Elles pouffèrent de rire, mais durent s'arrêter, car elle n'arrivait plus a avancer dans les escaliers..

Elles arrivèrent enfin au 7e étage tout essouflées

- Je vais chercher la feuille tout de suite après avoir dit à Mr Dutour, d'arrêter de fumer. Je te rejoins où ?

- Je serais chez Mr Pacles au 5e.

- Hé, hé, à force de te demander en mariage tu vas finir pas accepter ? Tu sais, ça ne va pas plaire à ton mari, ça. La polygamie, c'est fini hein ? C'était dans le temps, maintenant on accepte plus.

Ginny éclata de rire et prit le chemin opposé de son amie :

- Mais tu sais, continua Cindy sur sa lancée , si jamais Harry demande le divorce, il peut toujours chercher du réconfort chez moi.

- C'est ça, tu peux toujours courir, ma fille, rétorqua Ginny.

En tournant dans un couloir, elle pouvait encore entendre le rire de sa collègue.

Elle eut un sourire. Qu'est-ce que cette fille pouvait l'amuser

Mr Pacles, bien qu'il la demandait toujours en mariage, était de loin son patient préféré. Il était très gentil et était le président des patients. Ce qui veut dire que quand les patients étaient satisfaits ou pas satisfaits d'une médicomage, c'était à lui d'aller le dire au directeur. Il n'hésitait jamais à aller dire des louanges sur Ginny à celui-ci.

.Elle trouva enfin la chambre 358 et pénétra dans une belle chambre aux murs blancs cassés.

Elle s'approcha du lit de son patient.

- Bonjour , Mr Pacles !

- Oh Ginny ! Comme je suis content de vous voir.

- Comment allez-vous ?

- Oh, mais très bien depuis que vous êtes là.

La jeune femme eut un rire. Le vieil homme avait environ 80 ans, mais conservait toujours un air jovial.

- Bien, comme je sais que je vous ai toujours sur ma liste, je vais vous ausculter.

Elle lui fit des séries d 'examens. Il ne souffrait de rien en particulier, mais trouvait toujours le moyen de se faire mal.

- Voilà ! Vous êtes tout beau et propre maintenant. Vous allez pouvoir partir.

- Avant tout, Ginny, je vous en prie, pouvez-vous me donner un baiser ?

La jeune fille le regarda avec des yeux ronds.

- Ah ça non ! s'écria soudain une voix.

Elle se retourna brusquement.

- Harry !

- Qu'est ce que j'entends ? Je tourne le dos et mademoiselle ou plutôt madame va faire la cour à ses patients ? lança-t-il d'un air faussement indigné.

Elle éclata de rire et mit ses bras au cours du cou de son mari.

- Qu'est ce que tu fais là ?

- Je voulais te rendre visite avant de retourner à la maison et profiter du bon temps qu'il fait et…

- Espece d'imbécile ! Tu dis ça pour que je sois jalouse. Parce que Monsieur a congé, il va venir se moquer de moi qui suis obligé de rester ici ! lança-t-elle vexée.

Harry éclata de rire et bientôt celui de la jeune fille retentit aussi.

- Alors ? Que te voulait Dumbledore ? demanda-t-elle.

- Je te le dirai quand tu rentreras après, dit-il.

- S'il te plait, supplia-t-elle.

- Non, c'est trop passionnant pour te le raconter ici, dit-il en approchant ses lèvres des siennes.

Il allait enfin pouvoir gouter aux douces lèvres de sa femme qu'il n'avait pas vue depuis le matin quand…

- Hé ! Qui vous donne le droit d'embrasser MA Ginny ?

Harry releva lentement la tête.

- Votre Ginny ?

- Eh bien oui voyons. Et je ne vous permettrais pas de la toucher.

Le vieil homme se leva du lit et se plaça devant Harry.

Il avait l'air très frêle devant la carrure impressionnante d'Harry.

- Allez-vous en Mlle Ginny, je vais vous débarrassé de cet importun dit-il, les membres tremblants.

Harry lui jeta un regard faussement effarouché.

- Ginny ? Tu veux bien m'aider ? Ou sinon je crains de mourir.

- Taisez-vous, vous rentrez comme ça et vous voulez que MA Ginny vous aide ? lança le vieil homme. Je vais en donnez moi une bonne correction.

- Non ! Mr Pacles ! Attendez ! C'est mon mari !

Il eut un silence troublé par un étouffement de rire de Harry.

- Votre mari ?

- Mais oui voyons ! Je vous en avais parlé, c'est Harry !

- Ainsi, c'est à cause de cet abruti que vous n'acceptez pas de m'épouser ?

Ginny eut un rire.

- Oui, Mr Pacles, c'est à cause de cet abruti.

- He! s'écria Harry indigné.

La jeune femme eut un sourire d'excuse

- Maintenant, chéri, je suis très contente que tu sois venue, mais il faut que tu partes, car j'ai du travail.

- Mais…

- Allez, oust !

- Oh, d'accord, mais un petit bisou d'abord, j'en ai pas encore eu aujourd'hui…

Ginny eut un sourire :

- Quand je serai rentrée.

Harry ouvrit la bouche, ébahi.

- Quoi ? Mais tu rentres dans 8 heures !

- Au revoir chéri, moi aussi je t'aime.

Et elle referma la porte sur lui.

Harry eut un rire puis soupira, il allait devoir s'ennuyer jusqu'à 14 h.

Qu'est ce qu'il allait pouvoir bien faire ? Puis il eut une illumination. Il allait voir Océane bien sûr !

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Alors ça vous a plu ?

Si vous voulez savoir comment c'est chez Océane. Quel rôle jouera Harry dans le passé. Revenez vite. Et à la prochaine.