Résumé : Quand Harry avait cinq ans, il avait un papillon de compagnie. Ce papillon pouvait se transformer en un homme qui vivait dans le sous-sol de Harry. Cet homme tua Vernon quand Harry eut 8 ans. Cet homme est un mangemort qui a entraîné Harry à être un Héritier de Sang-Pur convenable. On avait toujours dit à Harry qu'il était un peu comme une chenille et qu'un jour, il serait lui aussi un papillon. Réparti à Serdaigle quand il commence Poudlard, Harry apprend que, parfois, il est beaucoup plus difficile de garder des secrets que de dire des mensonges. Mais ça pourrait être pire : il aurait pu être un Serpentard. Comme si suffisamment de personne ne regardaient pas déjà bizarrement !

Warning : Slash. LM/HP, HP/autre (possible DM)(mineur). AU. Mort de personnages. Violence. Langage. Harry Serdaigle. Relation avec mineur. Non-Con tenté.

Auteur : Aisling-Siobhan

Traduction : Jud3

Bêta : Alfgard

Disclaimer : Le monde de Harry Potter appartient à J.K. Rowling et l'histoire à Aisling-Siobhan, j'ai eu l'autorisation de l'auteur pour traduire cette fic.

Statut : 3/48(en cours)

Bonne lecture

Chapitre 2

25 Août 1995. Little Whinging.

Evan. Son nom était Evan Rosier. Le nom de son ami était Evan Rosier. Son ami. Le sien. Le nom de l'ami d'Harry était Evan Rosier.

Le garçon sourit timidement, sa frange pendait devant ses yeux alors qu'il gardait la tête baissée. Mais Evan pouvait voir son sourire. « J'ai un ami, » souffla doucement Harry. Evan tressaillit, une douloureuse sensation monta en lui mais il la repoussa, l'écrasa jusqu'à ce qu'elle soit partie. Il pouvait ressentir de la pitié et de la sympathie mais quelque chose de plus fort était trop pour lui. Il n'avait pas le temps de se soucier de cet enfant. Il était là avec Harry pour une seule raison.

Son instinct de conservation l'exigeait.

Evan savait des choses que les autres ne savaient pas la plupart du temps. C'était un des avantages à être un des favoris du Seigneur des Ténèbres. Contrairement à Bellatrix Lestrange, Evan ne croyait pas se vanter de ses réussites, de la faveur que le Seigneur des Ténèbres lui octroyait ou fanfaronner en général. Il ne ressentait pas le besoin de se défendre à cet égard.

Le Seigneur des Ténèbres craignait la mort. C'était la seule faiblesse de l'homme dans son propre esprit. Mais il existait des moyens de tromper la mort, bien que tous soient à peine préférables à la mort. Sang de Licorne, Nécromancie, Horcruxes tous étaient de dangereuses malédictions. Evan pensait qu'il était parfois préférable de tout simplement mourir. Mais Voldemort ne pensait pas la même chose. Il était déterminé à vivre pour toujours, à gouverner pour toujours.

Bellatrix avait souvent parlé de l' « héritage » familial que son Lord l'avait supplié de protéger. Elle avait placé la coupe en or dans le coffre de Gringotts de son mari, et elle était gardée là depuis maintenant cinq ans. Evan pensait que c'était un Horcruxe. Lucius avait un journal. Ni Bellatrix ni Lucius ne savait ce qu'ils possédaient. Evan n'aurait pas non plus su s'il ne s'était pas vu offrir une bague à soigner. Et même s'il avait refusé l'offre du Seigneur des Ténèbres, il avait eu un assez bon aperçu de l'objet pour lire son aura.

C'était magique, c'était certain. Et sombre. Même plus sombre que son Seigneur si c'était même possible. La bague semblait, pas mauvaise, mais pas bonne non plus. Il y avait quelques chose à propos de cet objet et Evan savait que même sans posséder un fragment de l'âme de Voldemort, il y aurait eu quelque chose de magiquement sinistre dans cette bague.1 Cela faisait trois Horcruxes dont Evan avait connaissance. Et sans aucun doute, si quelqu'un était assez fou pour créer plus de trois Horcruxes, c'était Lord Voldemort. Inexplicablement, Evan pensait qu'il y en avait plus, là dehors, quelque part, cachés en des lieux que seul Voldemort connaissait.

Ou Dumbledore.

Evan tourna la tête pour regarder Harry. Le garçon se figea, la bouche ouverte. Apparemment, il était en train de parler, même si Evan n'en avait pas entendu un mot, perdu dans ses pensées comme il était, et maintenant attendait pour être réprimandé.

« Continue, » finit par dire Evan quand Harry resta silencieux. Le garçon frotta ses orteils contre le sol et se déplaça avec hésitation pour s'assoir à côté d'Evan sur le matelas. Ses petites jambes s'étendirent devant lui et il pouffa de rire. « Qu'est-ce qu'il y a ? »

« Mes orteils atteignent seulement tes genoux. » chuchota Harry. Sa voix était douce mais attachante. Evan sentit qu'il ne pourrait jamais devenir agacé d'entendre Harry parler. La voix de Bellatrix lui irritait les oreilles, celle de Narcissa lui tapait sur les nerfs, la voix de Nott lui donnait juste des envies de meurtres. Mais la voix d'Harry était parfaite, pensa Evan, pour chanter ou pour lire des histoires jusqu'à ce que quelqu'un s'endorme. Hypnotique.

« Est-ce que tu chantes ? » dit tout à coup le Mangemort. Les yeux d'Harry s'agrandirent. Il regarda nerveusement autour de lui mais il ne secoua ni ne hocha la tête. « Est-ce que tu connais des chansons ? » Harry acquiesça lentement. « En chanteras-tu une pour moi ? Je ne rirai pas, je te le promets. » Pourtant, Harry demeura silencieux et Evan commença à sentir sa patience s'amoindrir. « Je suis ton ami. »

Ça sembla être le déclic parce qu'Harry se redressa immédiatement et releva ses épaules. Il était tellement fier d'avoir un ami qu'Evan se sentit en partie coupable d'utiliser ce mot pour faire faire à Harry ce qu'il voulait. « Early one morning, » commença le garçon. Il s'arrêta pour mesurer la réaction d'Evan mais l'homme ne fit que lui sourire. « Just as the sun was ri-sing, I heard a maid sing in the vall-ey below." Sa voix était douce, chantante, et Evan était satisfait.

Alors qu'Harry chantait, Evan pouvait le voir gagner en confiance. Avec un large sourire, le Mangemort étudia la magie du garçon. Son aura explosa d'excitation quand il se lança dans le refrain, « Oh don't deceive me, » et elle était un brillant mélange de vert et d'or. « Oh never leave me. »2 Evan laissa Harry chanter même s'il avait arrêté d'écouter après les premiers mots. C'était quelque chose qui distrairait Harry assez longtemps pour qu'Evan puisse l'étudier. S'il continuait son monologue, il attendrait éventuellement une réponse qu'Evan serait incapable de donner, mais si Harry chantait, et quand il finit, tout ce qu'Evan aurait à dire serait « Wow, brillant, » et l'enfant serait content. Evan n'avait pas l'intention de se faire passer pour un mauvais ami imaginaire pendant leur première rencontre.

L'aura d'Harry était puissante, ce qu'Evan savait déjà. Elle lui semblait toujours familière mais il devait encore savoir pourquoi. Le bonheur de Harry, sa confiance, ne semblaient pas attiser les aspects sombres de l'aura de l'enfant. Peut-être devrait-il l'observer alors qu'Harry était en colère ou effrayé ?

XXX

Le 28 Août 1985.

Evan n'avait pas vu Harry pendant deux jours entiers. Après qu'Harry avait eu fini de chanter, il avait été rappelé dans la maison et il était parti plutôt à contrecœur. Cela avait été plus facile de faire répondre l'enfant à sa tante après qu'Evan lui eut promis qu'il serait là la prochaine fois qu'il irait au sous-sol. Mais Harry n'était pas encore revenu.

Il y avait eu un 'bang' une fois la porte de la cave fermée. Harry avait crié et Evan avait levé les yeux vers l'escalier, à l'affut d'un autre cri ou 'slap' ou 'bang' mais rien n'était venu. Il avait entendu grogner, une conversation chuchotée entre deux personnes, les deux Durley adultes, avait-il présumé, et puis une voiture sortir de l'allée.

Evan avait volé en haut des escaliers jusque dans la cuisine. Il avait attendu, perché sur l'appui-de-fenêtre au-dessus de l'évier, et quand la voiture revint, Harry n'était pas à l'intérieur.

Il se dit qu'il n'y avait pas de quoi s'inquiéter. Après tout, pourquoi serait-il inquiet pour quelqu'un qu'il connaissait à peine, en dépit du fait qu'il était un doux enfant innocent qui était abusé et qui était probablement effrayé et abandonné, ou mort sur le bord de la route, ou-

Non. Il se dit qu'il n'y avait pas de quoi s'inquiéter et il retourna au sous-sol et il attendit. Harry n'était pas revenu la veille, ou ce jour. Même Evan pouvait admettre qu'il commençait à s'inquiéter à ce sujet. Peut-être devrait-il voler en haut et écouter les discussions ? Parfois, il pouvait entendre marmonner au sujet du « monstre » et de quelque chose à propos du sous-sol et Evan pouvait seulement deviner qu'Harry avait été puni d'une quelconque façon pour ne pas être capable d'abaisser les barrières qu'Evan avait élevées.

On sonna à la porte.

Des bruits de pas résonnèrent au-dessus de sa tête quand quelqu'un courut pour répondre. Evan soupira bruyamment, plus soulagé qu'il ne voulait l'admettre, quand il entendit la voix d'Harry. Il était assis à la porte en haut des escaliers, écoutant à travers le trou de la serrure. Il lança un 'Sonorus' sans baguette en direction des Moldus.

Mrs Figg vivait deux rues plus bas et quand les Dursley voulaient sortir quelque part, ils laissaient toujours Harry chez la vieille femme. Evan renifla légèrement, pressant son visage contre la porte comme s'il pouvait voir à travers. Il pouvait le sentir, une brève étincelle traversant sa peau, comme après vous être donné un choc électrique. La femme était magique, il pouvait l'affirmer. Mais il doutait qu'elle ait beaucoup de pouvoir. Une Cracmole alors, décida-t-il. Elle ne pourrait pas être une menace importante pour lui.

Ce fut la Cracmole qui parla. « Pétunia ! Je ne comprends pas comment cela a pu se produire. »

« Je vous l'ai dit, » siffla la femme à tête de cheval, « C'est un enfant très maladroit. Il est tombé dans les escaliers du sous-sol. »

« Étrange. » songea la Cracmole à haute voix, « Car il n'est pas tombé une seule fois pendant les deux jours qu'il a passé avec moi. »

« Oui eh bien, » dit Vernon Dursley en s'éclairant la voix. « Les garçons sont des garçons. »

« Êtes-vous en train d'insinuer que votre fils l'a poussé en bas des escaliers, monsieur ? » demanda-t-elle à nouveau en plissant les yeux. Harry se tenait à côté d'elle, légèrement tremblant. Son bras gauche était dans un plâtre et il y avait une tache noire sur celui-ci, on pouvait lire pendant un temps 'guérit vite' mais, depuis, il avait bavé sous la pluie.

« Comment- Comment osez-vous parler de mon Duddy comme ça ! » hurla Pétunia dans un cri aigu. Elle agrippa la femme par les épaules et commença à la pousser hors de la maison. « Sortez, sortez immédiatement. Comment osez-vous entrer dans ma maison et parler de mon fils comme ça ! »

« Très bien, je pars. Mais si quelque chose comme ça arrivait à nouveau, je vous le promets, je ne le ramènerai pas. » Mrs Figg se retourna et sortit sans plus qu'un 'au revoir' adressé à Harry.

Harry tressaillit et recula quand Vernon parla. « Autant de raisons en plus pour casser son autre bras, » marmonna l'homme à sa femme.

Elle lui jeta un coup d'œil, puis à Harry comme si elle considérait la question mais après elle regarda la porte. Mrs Figg se tenait au bout de l'allée, elle la fixait. Pétunia recula et ferma violemment la porte. « Va dans le placard. »

XXX

29 Aout 1985.

« Où étais-tu ? » demanda Harry à Evan le jour suivant. Sa tante l'avait laissé sortir du placard où il dormait et elle lui avait dit de nettoyer la salle de bain à l'étage. Pendant qu'Harry nettoyait, Vernon avait reçu un appel de Grunnings, l'entreprise pour laquelle il travaillait, et ils étaient tous sortis pour une sorte de réunion. Ils avaient encore oublié Harry, ce qui était une bonne chose cette fois puisque cela voulait dire qu'il n'était pas enfermé.

« J'étais ici. Où étais-tu ? »

« J'étais à la maison de Mrs Figg. Elle est un peu étrange, » l'enfant, coupable, rougit en disant cela, « mais elle est beaucoup plus gentille avec moi que, enfin, qu'eux. »

« Pourquoi étais-tu à la maison de la Cracmole ? »

Harry pensa à demander ce qu'était une 'Cracmole' mais décida de répondre d'abord à la question de son ami. « Ils ont dit que j'avais fait quelque chose à la porte. Ma tante ne pouvait pas aller au sous-sol et ils ont dit que c'était ma faute. Je leur ai dit que je n'avais rien fait, que peut-être elle poussait du mauvais côté. J'aurais du savoir. Je n'aurais pas dû répondre. Mon oncle, il m'a poussé et j'ai trébuché sur le balai et je suis tombé sur mon bras. Je me suis cogné la tête aussi mais la blessure est déjà guérie. Ils n'aiment pas ça quand les gens me voient blessé. Ils m'envoient toujours à la maison de Mrs Figg quand ils s'en vont ou que je me blesse trop fort. »

« Tu te blesses souvent gravement ? » demande Evan calmement. A l'intérieur, il voulait désespérément tuer les Moldus mais à l'extérieur, il semblait ne pas être le moins du monde affecté par ce qu'Harry lui disait.

Le garçon pinça les lèvres alors qu'il réfléchissait. Il compta sur ses doigts et puis les leva en direction d'Evan. « Quatre fois je pense. Mais une fois, c'était Ripper. C'est le chien de Tante Marge. Je ne l'aime pas non plus. »

« Je vois. » dit Evan. Ses ongles mordirent ses paumes de main. Une goutte de sang apparut et courut sur un des poignets d'Evan et si Harry remarqua quoique ce soit, il n'en dit rien. A la place, il sourit doucement et se pencha alors qu'Evan se tendait pour brosser ses cheveux noirs.

« Evan, » demanda-t-il en hésitant. Le Mangemort acquiesça. « Qu'est-ce qu'une Cracmole ? »

« Je te le dirai quand tu seras plus vieux, enfant, » dit Evan avec un gloussement. « Maintenant, avant que je ne te renvois en haut, à quelle école vas-tu ? »

« Je ne vais pas à l'école. Dudley est en CP à l'école primaire à six rues d'ici mais les monstres ne sont pas autorisés dit ma tante. » Evan produisit un 'hum' contrarié. « Mais ça n'a pas d'importance puisque je peux compter jusque dix et je peux lire certains mots, et je connais toutes mes formes-»

« Combien de côtés a un octogone ? » l'interrompit Evan avec une expression suffisante.

Harry réfléchit, semblant extrêmement perplexe. « Euh, je connais la plupart de mes formes, » corrigea-t-il. « Et tu as dit que je pouvais chanter. Dudley ne peut pas chanter. Alors je n'ai pas réellement besoin d'aller à l'école, n'est-ce-pas ? »

« Bien sûr que tu le dois. Mais entre-temps, compte jusque dix pour moi. » Harry le fit avec facilité. « Qu'est-ce qui vient après dix ? »

« Douze ? Onze ! C'est Onze. Et après douze ? »

« Oui, Harry, et après ? »

Evan continua de questionner Harry pendant deux heures, il lui demanda l'ordre des nombres, l'orthographe des mots, les directions, les formes, les couleurs, tout ce à quoi il pouvait penser. Harry apprenait vite. S'il ne connaissait pas la réponse, il le disait et quand Evan lui disait, il la mémorisait presqu'en une fois, répétant la réponse deux fois pour lui-même avant de dire à Evan qu'il était prêt à continuer la leçon.

Quand les Dursley étaient au lit et qu'Harry était enfermé dans son placard, Evan volait jusque la cuisine. Il se posait sur le sol et attendait calmement pendant que la transformation prenait place. La métamorphose de l'homme au papillon à l'homme venait aussi aisément que la respiration pour le sorcier Il l'avait tellement fait. L'humain épousseta sa robe. Evan avait passé si peu de temps en humain durant les quatre années précédentes que sa robe semblait avoir été à peine portée bien qu'il la portait depuis que les Aurors avaient pénétré chez lui pour l'arrêter.

Evan fronça les sourcils alors qu'il regardait les couloirs et les pièces. Il y avait des portraits de famille partout, des murs aux bibliothèques et aux tables d'appoints, accrochées sur les portes et en équilibre sur la tv ou la radio. Aucune d'entre elles n'incluait Harry. Si Evan n'avait pas parlé à Harry de lui-même, il n'aurait jamais su que le garçon vivait ici, ou même qu'il existait.

Il trouva les pages jaunes assez vite. Quatre années à se cacher dans le monde moldu, même comme un insecte, représentait beaucoup de temps pour apprendre les bases de la façon dont les moldus communiquent. Il doutait que les services sociaux apprécient qu'une chouette pénètrent leur bureau si tard. En fait, il n'était pas si tard, pensa-t-il pour lui-même, mais tout le monde savait que les moldus étaient bizarres.

Il trouva le numéro de téléphone qu'il cherchait, il prit le téléphone et composa le numéro. Il laissa le téléphone sonner, tapant légèrement des doigts sur la table.

Evan se tenait directement en face du placard sous les escaliers où Harry était probablement endormi, rêvant d'une meilleure famille. Comment cela se fait-il qu'il avait fini là de toute façon ? Y repensa Evan en essayant de se souvenir de tout ce qu'il savait sur la famille d'Harry.

Sa mère, Lily, était une Née-Moldue et ces viles Moldus étaient manifestement de sa famille. James Potter, son père, était fils unique. Les parents de James étaient morts l'année avant la naissance d'Harry et Evan se rappela qu'alors que Voldemort recevait les blâmes, l'explosion qui avait détruit une partie du Manoir Potter n'avait en réalité pas été sous les ordres de son Seigneur. Les parents de Lily étaient surement morts. Pétunia ne parlait jamais d'eux et il n'y avait des photos de personnes à part Vernon, Pétunia et Dudley. C'était comme si elle n'avait pas d'autre famille, qu'elle ne voulait pas d'autre famille. Harry avait-il un parrain ? Il y avait la femme Longdubat mais elle était difficilement un gardien apte. Conduits à la folie par Bellatrix, Alice et son mari résidaient maintenant tous les deux à Ste Mangouste et ils étaient incapables d'élever leur propre fils, alors Harry Potter encore moins.

Evan pensait avoir entendu une fois Fenrir Greyback mentionner qu'un des louveteaux qu'il avait transformé avait un neveu. Le louveteau était un ami de James mais Evan doutait que Potter soit assez fou pour laisser son enfant à un loup-garou. En tant que Sang Pur, James devait savoir qu'Harry n'aurait jamais été laissé aux soins d'un loup-garou par le ministère, peu importe si c'était sa volonté.

C'était comme si personne d'autre ne se souciait d'Harry.

Evan renifla l'idée semblait risible. Sûrement y avait-il quelqu'un dehors voulant prendre soin du Garçon-Qui-A-Survécu ? Aussi proches que l'étaient tous les Sangs Purs, comment ne pourrait-il pas y avoir quelqu'un encore en vie qui serait de la famille d'Harry ? »

« Excusez-moi, Allô ? » demanda une voix à travers le téléphone.

Evan jeta un regard mauvais au téléphone. Il pinça les lèvres puis s'éclaircit la gorge et dit, « Oui, bonjour. Je voudrais témoigner, je connais un enfant qui est délibérément gardé en dehors du système d'éducation. »

« Quel âge a l'enfant ? »

« Il a eu cinq ans le mois dernier. Il vit avec sa tante et sa famille à Little Whinging, Surrey. »

« Puis-je vous demander votre nom et votre numéro de téléphone, s'il vous plait, monsieur ? » demanda la femme.

« Je souhaiterais rester anonyme mais le nom de l'enfant est Harry Potter. Il vit au 4, Privet Drive. » Evan raccrocha avec un sourire. Quand il passa à côté du placard, il pressa sa main contre la grille, la caressant doucement du bout des doigts. Il ne dit rien. Il resta encore un petit peu, écoutant à travers la porte la respiration légère d'Harry, avant de retourner au sous-sol.

Evan s'allongea sur le matelas, croisant les mains dernière sa tête alors qu'il levait les yeux vers le plafond. Il se perdit bientôt dans ses pensées à propos d'Harry, et de Lord Voldemort, et de ce que son futur pourrait apporter. Peut-être qu'un jour, il emmènerait Harry hors de là. Il ne s'était jamais considéré comme ayant la fibre paternelle. Il n'avait jamais beaucoup aimé les enfants ou quiconque pour être honnête, mais les enfants n'avaient jamais été plus à ses yeux qu'un moyen de continuer la lignée.

Malfoy, Crabbe, Goyle, Parkinson, Nott Ils avaient tous des enfants pour porter leur nom. Et pour la plupart, ils étaient, de ce qu'il avait vu, des parents assez décents ainsi que des Chefs de Familles strictes. Il fallait admettre que Nott était un père de merde. Il traitait son aîné de la même façon qu'Evan s'était imaginé agir avec son propre enfant. Nott agissait comme si l'enfant n'était pas là. Les Elfes de Maison l'élevaient, le nourrissaient, l'habillait et sa mère était morte. Le second fils Nott serait probablement dans la même année qu'Harry à Poudlard. Evan n'avait pas beaucoup vu le garçon mais il doutait que Nott Sr seraient différent avec lui.

Malfoy prenait bien soin de garder son fils loin d'Evan. C'était vraiment un effort inutile : Evan ne se souciait pas des blonds. Mais alors encore, Malfoy avait trouvé ça très difficile de concevoir un enfant. Sa femme avait souffert de deux fausses couches et un mort-né avant que Draco n'arrive et l'enfant était pourri-gâté ce qui était compréhensible. Evan pouvait voir pourquoi Lucius était protecteur avec le seul enfant qu'il n'aurait surement jamais.

Evan avait toujours favorisé les raids où des enfants étaient impliqués.

Les enfants moldus étaient différents des enfants sorciers dans l'esprit de la plupart des gens. Les enfants sorciers étaient rares. Il y en avait assez pour trois écoles à travers l'Europe comparé aux trois écoles dans chaque quartier pour les enfants moldus. Pour la plupart, c'était dû aux parents Sang Purs qui avaient un enfant chacun. Mais aussi parce que c'était devenu de plus en plus dur de porter les enfants à terme avec la classification qui prenait place. Pour beaucoup de gens, les enfants moldus étaient aussi mauvais que leurs parents moldus. Les enfants pouvaient être cruels et malveillants et carrément malfaisants mais ils restaient des enfants s'ils étaient magiques. S'ils étaient moldus, la plupart se disaient simplement qu'enfants ou pas, un jour, ils grandiraient pour être juste comme leurs parents. Cela les tuerait d'autant plus facilement.

Evan ne s'était jamais menti. Des enfants étaient des enfants qu'ils fassent de la magie ou pas. Pour lui, la seule différence était qu'il n'aimait pas les moldus.

Lucius Malfoy ne participait jamais à un raid où ils s'attendaient à tuer des enfants. En tant qu'un des favoris de Lord Voldemort, il en avait le droit. Il était présent, il donnait des ordres et il regardait sans aider une seule fois. Mais il n'en prenait jamais part. Il ne torturait même pas les adultes il regardait à peine les enfants mourir.

Evan avait toujours insisté sur le fait que ça rendait Lucius plus malade que lui. Evan n'était pas aussi mauvais, vraiment. Bien sûr il aimait torturer et il appréciait les regarder pleurer et crier de douleur. Mais qui n'appréciait pas ? Excepté Malfoy, bien sûr, ce qui rendait le sorcier blond bizarre. Merlin, même Avery préférait coucher avec les enfants qu'avec les sorcières !

Evan n'aimait pas les enfants. Il n'avait jamais imaginé se marier et avoir des enfants parce qu'il n'en voulait pas. Il se dit qu'il ne voulait pas d'Harry non plus. Il se dit qu'il s'en souciait seulement parce qu'Harry était un sorcier et qu'il était abusé par un Moldu. De toutes les crasseuses créatures du monde, les Moldus étaient les pires. Aucun Moldu n'avait le pouvoir de blesser un sorcier ou une sorcière. Même les Nés-Moldus étaient meilleurs que les Moldus, ils pouvaient au moins faire de la magie. Il y avait de l'espoir pour eux.

Evan voulait emmener Harry et s'occuper de lui.

C'était étrange, et mal. Il ne devrait pas vouloir s'occuper du garçon. Il le connaissait à peine. Ce n'était pas possible qu'il puisse déjà l'apprécier. Ni aimer l'enfant. Et pourtant Evan ne pouvait pas imaginer quitter cette maison sans l'enfant.

Le Mangemort renifla et ferma les yeux. Toujours perdu dans ses pensées.

Il allait devoir faire quelque chose au sujet de des sentiments vraiment ennuyant qui commençaient à faire surface. Ce serait de s'attacher à quelqu'un qui ne serait d'aucune utilité à Evan dans le futur. Harry devait avoir son utilité, ou Evan n'aurait aucune utilité d'Harry. C'était aussi simple, aussi Serpentard, que ça.

Rosier avait le temps. Il pouvait se permettre de rester là plus longtemps, dans un futur prévisible. Il pourrait continuer à étudier Harry quand ils seraient ensembles, tester ses aptitudes et contempler le garçon quand Evan était seul. Peut-être que si Harry prouvait sa valeur, Evan essayerait de lui apprendre un peu de magie. Il attendrait de voir les performances d'Harry et il essaierait de découvrir pourquoi l'aura d'Harry lui était familière.

Jusque-là, Evan resterait au numéro 4.

XXX

1- La bague est la Pierre de Résurrection, une des trois reliques de la Mort.

2- « Never Leave Me », une chanson populaire irlandaise mais personne ne semble savoir par qui. Elle a été utilisée dans la saison 7 de Buffy contre les Vampires en tant que « mot déclencheur » (ndt. Je n'ai jamais regardé Buffy donc je n'ai aucune idée de la traduction officielle de ce mot, désolée ...) de Spike.

Bonjour à tous,

J'espère que ce chapitre vous a plu, Evan commence à apprécier Harry et à se soucier de lui et comme vous avez pu le constater, il ne compte pas rester passif face au traitement que les Dursley infligent à Harry et ça ne va pas s'arrêter là ! Je m'excuse de l'arrêt de cette traduction pendant autant de temps, la moitié du chapitre 3 est traduite, j'espère pouvoir publier le chapitre le mois prochain et pourquoi pas reprendre un certain rythme de publication !

Je vous invite à m'ajouter en amie sur Facebook si vous voulez me parler, être au courant de mon avancée dans l'univers de la traduction ou autre, vous me trouverez sous le nom de Jude Onamae (ジュード).

Un grand merci pour votre soutien, à bientôt j'espère !

Bise

Jud3