Disclaimer : Les lieux et les personnages appartiennent à JK Rowling, l'intrigue appartient à Ashwinder et la traduction m'appartient.

Note : Ashwinder dit que ce chapitre n'aurait une nouvelle fois pas été possible sans le support de Marian qui l'a particulièrement aidé avec le dialogue. Elle lui souhaite aussi un bon anniversaire, mais vu que nous ne sommes probablement pas à la date de parution originelle du chapitre... Elle remercie aussi ses betas et dit qu'elle espère que ce chapitre éclaircira un peu les choses.

Ma Note : Je suis désolée. Mais je vous préviens que vous allez maintenant entendre ça à chaque chapitre. En pratique, je n'ai vraiment pas le temps de continuer, mais je ne veux pas abandonner. Et puis je sais que je ne suis pas la seule à ne pas mettre à jour régulièrement. Même si les autres sont des auteurs, il y en a effectivement qui mettent un chapitre de 10 pages en ligne tous les trois mois, et je suis de tout coeur avec eux. [ Ashwinder : J'ajouterai ici qu'à mon avis ça prend plus de temps de traduire que de rédiger un texte d'une longueur semblable.]

Merci à tous ceux qui ont reviewé. Bien que j'ai l'impression d'avoir perdu tous les admirateurs de l'histoire en route. C'est bien dommage, mais c'est de ma faute. En avant pour le chapitre 3.

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The Long Road Home, Chapitre Trois

Harry monta les escaliers menant à la chambre de Ron en marchant bruyamment et en jurant. Comment Ginny pouvait-elle dire qu'il se conduisait comme un bébé ? En quoi se conduisait-il comme un bébé ? En l'empêchant d'entrer ? Même s'il détestait le faire, c'était pour son bien. Et n'avait-elle pas fait la même chose en janvier dernier ? Elle ne lui avait pas adressé la parole pendant un mois. "Si ce n'est pas l'hôpital qui se moque de la charité, je ne sais pas ce que c'est," marmonna-t-il dans sa barbe. Il ignora l'élancement que sa conscience lui envoya à ce moment là, l'élancement qui voulait lui rappeler que la rupture qui avait eu lieu entre lui et Ginny l'hiver dernier avait été basé sur un malentendu, alors qu'il était tout à fait conscient de ce qu'il était en train de lui faire maintenant.

Il entra dans la chambre de Ron et claqua la porte, mais le bruit ne le fit pas se sentir mieux. "De toute façon, elle n'a aucune idée de ce que je traverse," dit-il à personne en particulier. La pièce était vide exceptée pour Hedwige, qui était revenue de sa nuit de chasse pendant qu'il était en bas et avait en ce moment sa tête rentrée sous une aile. "Absolument aucune." Il ignora sa conscience de nouveau. Cette fois-ci elle insistait pour lui rappeler que c'est lui qui avait choisi cette voie.

Il donna un coup dans la commode, énervé, mais ne réussit qu'à se faire mal à l'orteil. Son image dans le miroir reflétait son expression de douleur. Elle servait aussi à lui rappeler qu'il n'avait pas pris la peine de s'habiller aujourd'hui. La plupart du temps il n'en avait tout simplement pas envie.

"Est-ce que tu vas te décider à faire un commentaire ?" cria-t-il au miroir. "Dis quelque chose, bon sang ! Je sais que tu peux parler, je t'ai entendu !"

Le miroir garda un silence entêté, et Harry eut de nouveau envie de frapper quelque chose, mais son orteil douloureux lui fit y réfléchir à deux fois. "Tu n'est qu'un fichu miroir, qu'est-ce que tu peux bien savoir ?" Il frotta tristement son orteil. "Un bébé," marmonna-t-il de nouveau. "Je vais lui montrer que je ne suis pas un bébé..." Mais comment ? Quel serait le meilleur moyen de prouver à Ginny qu'elle avait tort ? Puis il eu une idée. "Je l'aurais," dit-il au miroir. "Je vais m'habiller, et alors elle ne pourra plus rien dire. Et tu n'aurais plus aucune raison de dire quoi que ce soit non plus !"

Il alla à sa malle, où toutes ses affaires étaient toujours rangées. Il ne s'était jamais décidé à les déballer. Il avait remarqué Ron jeter des regards occasionnels à sa malle durant les deux dernières semaines, mais son ami avait gardé ses commentaires pour lui-même. Évidemment. La pensée ne fit rien pour améliorer l'humeur d'Harry.

Mais la première chose sur laquelle il mit la main n'était ni une chemise ni un pantalon ; c'était Sorts Pratiques pour sorciers du Dr Zog. Harry sentit son coeur donner une secousse étrange, une sensation qu'il n'avait pas eu depuis un moment. Était-ce de l'espoir ? Une fois de plus cela lui rappela l'hiver précédent quand Ginny et lui ne se parlaient plus. Le livre avait essayé de lui dire quelque chose alors, là aussi. Peut-être qu'il avait un conseil pour lui maintenant.

Ses mains tremblant légèrement, il l'ouvrit à une page au hasard. Qu'il l'ouvre à une page ou à une autre n'avait jamais rien changé dans le passé, il avait toujours trouvé ce qu'il cherchait. Pas cette fois-ci. "Prenez deux tasses de sang de dragon et portez les ébullition..." lut-il, ébahi. Il ferma le livre violemment, écoeuré.

"J'ai besoin de conseil, et tu me donnes une recette pour nettoyer le four ! Merci beaucoup !" se plaignit-il.

Mais quelque chose le fit réessayer. Ce livre avait peut-être un sens de l'humour tordu, mais il ne l'avait jamais laissé tomber par le passé. Il lui avait toujours dit exactement ce qu'il devait savoir. Pas cette fois. Peu importe à quel point il se concentrait, à chaque fois qu'il ouvrait le livre il lui disait la même chose. Il abandonna finalement et le lança dans un coin, grondant, "Espèce de recueil d'âneries inutile !"

Il se laissa tomber près de sa malle et enfouit sa tête dans ses mains un moment, luttant contre une vague de désespoir. Il ne savait tout simplement plus vers où se tourner. Il avait travaillé dur à se fermer beaucoup de portes ces dernières semaines, et ne se sentait pas bien à l'idée d'essayer de les rouvrir maintenant. Il frappa sa malle de nouveau. Inutile. Tout était inutile... Pourquoi Ron avait-il même pris la peine de l'emballer pour lui ? Il pouvait tout aussi bien se débarrasser de tout ça...

Il se leva et commença à sortir les derniers vestiges de Poudlard de sa malle, les jetant à travers la pièce. Des robes noires portant les armoiries de Gryffondor... Il n'en aurait plus besoin. Des livres d'enchantements... Sans intérêt. Il arriva à son Éclair de Feu et hésita. Il était probablement plus attaché à son balai qu'à n'importe laquelle de ses autres possessions. Il avait dit à Ron à la fin de l'année que Ginny pouvait l'avoir. Et bien, c'était vrai. Elle pouvait tout avoir, si elle voulait.

Il posa l'Éclair de Feu sur son lit, et se retourna vers sa malle. Son chaudron était le suivant. Il avait détesté le cours de Potions avec passion, et même si ça n'avait pas été le cas, ce ne serait pas un choix de carrière possible pour lui maintenant. Malgré le discours qu'avait fait le professeur Rogue à la classe au début de la première année d'Harry, dans lequel le maître de Potions avait ouvertement dédaigné la magie grâce à la baguette, beaucoup des potions les plus avancées qu'il avait étudié cette année nécessitaient une incantation. Il tira le chaudron hors de sa malle et lui donna un grand coup.

Il roula sur le sol, titubant avant de s'arrêter quand il eut heurté le mur sous le rebord de la fenêtre, où se trouvait la cage d'Hedwige. Hedwige poussa un hululement d'outrage, pour avoir été réveillée si brutalement.

"Silence, toi," la gronda Harry. "Tu ne seras même plus capable de me trouver maintenant, n'est-ce pas ? Tu es tout aussi inutile que tout le reste !"

Hedwige gonfla ses plumes et leva son bec en l'air. Harry savait qu'il l'avait insultée, mais il n'avait aucun remords. Hedwige avait dû sentir son humeur, car elle sortit soudainement de sa cage, mais ne vola pas directement hors de la maison par la fenêtre. Elle fit le tour de la pièce, claquant violemment Harry en passant. Harry resta debout, ébahi pendant un moment. Il venait juste d'être frappé par la pensée que si elle pouvait toujours le comprendre, alors elle était peut-être le seul hibou encore capable de le trouver. Et il venait juste de se la mettre à dos aussi. Mais c'était trop tard pour y changer quoi que ce soit maintenant. Elle était partie.

"Tu vas avoir besoin de ça !" cria-t-il par là fenêtre, puis il lança la cage d'Hedwige derrière elle. "Fichue chouette stupide !" Il se tourna et donna un grand coup de pied dans sa malle, accueillant la douleur que ça provoqua à son orteil, et réussit à la renverser et à disperser le reste de son contenu sur le sol. Il le frappa aussi pour faire bonne mesure avant de s'arrêter pour regarder la chambre, un étrange sentiment de satisfaction à la vue du désordre qu'il avait causé s'éveillant en lui.

Alors il attrapa quelques habits au hasard, arracha l'Éclair de Feu de sur son lit, et sortit en trombe pour descendre à la salle de bain, ne s'arrêtant que pour jeter le balai sur le lit de Ginny en passant. Malgré sa colère contre tout le reste, il avait toujours envie de prendre une douche et de s'habiller. Il avait quelque chose à prouver à Ginny quoi qu'il en soit.

Il se tint sous l'eau chaude un bon moment, réfléchissant et se calmant. Qu'allait-il faire ? Il commençait à sérieusement à douter de pouvoir rester au Terrier plus longtemps. Chaque jour, chaque heure, il voyait quelque chose qui lui rappelait qu'il ne possédait plus de magie. Même de rester dans la chambre de Ron la plus grande partie de la journée ne l'aidait pas. Il était constamment confronté au miroir silencieux et aux images des Canons de Chudley lui rappelant ce qu'il ne pouvait plus faire. Mais s'il partait d'ici, où irait-il et comment subsisterait-il à ses besoins ? Il n'en avait aucune idée. Il pensa à Sirius, mais son parrain avait d'autres problèmes à régler, et Harry ne savait même pas si Sirius avait une maison permanente.

Et puis il y avait Ginny. Ça allait le tuer de la laisser, mais pour le moment il ne voyait pas d'autre alternative. Il savait que son comportement envers elle la faisait énormément souffrir. Il l'avait vu passer sur son visage à chaque fois qu'il avait fait quelque chose pour la repousser, et il se haïssait pour ça. Mais il ne pouvait pas s'en empêcher, et il ne savait pas pourquoi.

Quand il arrêta finalement l'eau chaude et qu'il prît une serviette pour se sécher, la peau de ses doigts était ridée. Il y avait un nuage épais de vapeur d'eau dans l'air, et il ouvrit un peu la porte pour la laisser sortir. Alors qu'il attrapait son pantalon, il aperçut de nouveau son reflet. Il avait lavé ses cheveux dans la douche, mais ils pendaient d'un air mou près de son cou, des gouttes d'eau toujours accrochés aux mèches leur donnant l'air trop longs et gras, d'une certaine façon. Comme ceux de... "Rogue," siffla-t-il.

Ses cheveux avaient toujours été incoiffables, et dans le passé ça ne l'avait jamais dérangé, mais tout d'un coup ce fut le cas. Il fouilla tiroir après tiroir dans les placards près du lavabo jusqu'à ce qu'il trouve ce qu'il cherchait, une paire de cisailles. Alors il arrangea sa serviette sur ses épaules avant de commencer à tailler ses cheveux jusqu'à ce qu'ils ressemblent moins à ceux de son ancien professeur. Les touffes de cheveux noirs collaient à la serviette en tombant. Après un moment cela sembla une bonne idée d'arrêter de couper. Il n'avait vraiment aucune idée de ce qu'il était en train de faire, après tout. Ses cheveux étaient plus courts à présent, quoi qu'il en soit, et au moins il ne ressemblait plus à Rogue.

Il avait aussi besoin d'une autre douche. Des morceaux de cheveux collaient à sa nuque, qui était toujours humide suite à la première douche. Ils allaient devenir gênants rapidement. Il en enleva autant que possible avec la serviette, avant de la lancer sous l'évier. Puis il se déshabilla une nouvelle fois et remit la douche en marche. Il eut un certain choc en se plaçant sous le jet. L'eau était glaciale. Il était de toute évidence resté trop longtemps la première fois et avait utilisé toute l'eau chaude.

Sa seconde douche fut considérablement plus courte que la première. Il tendit le bras pour attraper une serviette propre afin de se sécher de nouveau et commença à s'habiller. Alors qu'il enfilait un T-shirt, ses avant bras grattèrent le poil sur ses joues. Le rasage avec un rasoir Moldu avait fait repousser sa barbe bien plus drue. S'il voulait avoir l'air présentable, il devrait vraiment faire cela maintenant.

Il remarqua en le faisant que la lame de son rasoir était devenue assez molle. Qui savait depuis quand Mr Weasley l'avait laissé traîner, après tout ? Une fois qu'il aurait fini, il faudrait vraiment qu'il la remplace par une nouvelle lame. Il réussit à séparer les différentes pièces du rasoir et à enlever l'ancienne lame sans problème, mais la nouvelle lame se révéla bien plus coupante.

Il grimaça alors qu'une douleur soudaine, perçante traversait son doigt. Baissant les yeux, il vit un filet de sang. Il leva la main tenant la lame -- la main dont un des doigts avait une coupure, pour la regarder de plus près. Il y avait quelque chose d'étrangement fascinant à son sujet. Il se dit que ce ne serait vraiment pas difficile. Un passage de la lame sur son poignet ferait l'affaire, et alors il n'aurait plus à se soucier de quoi que ce soit. Seulement du sang et de la douleur à endurer avant que ça ne soit fini, mais cela ne lui était pas étranger non plus.

Mais pouvait-il le faire ? En avait-il vraiment envie ? C'était quelque chose d'assez stupide à faire finalement...

Subitement il entendit un bruit derrière lui, puis une voix arriva. "Harry, qu'est-ce que tu crois que tu es en train de faire avec ça ?"

Harry se tourna pour voir Ginny avançant vers lui. Ses yeux étaient fixés sur sa main droite. "Qu'est-ce que j'ai l'air d'être en train de faire ?"

"C'est ce que je veux que tu me dises, Harry, parce que je n'aime vraiment pas ce à quoi je pense en ce moment."

Harry ne savait pas ce qui lui fit prononcer les paroles suivantes. Peut-être qu'il était simplement fatigué qu'elle surveille chacun de ses mouvements. "Je testais la lame pour voir si elle était assez coupante."

Elle fit un nouveau pas en avant, ses yeux remplis de fureur, et il regretta immédiatement ses mots. Ils étaient seulement sortis... de nulle part. Comme la plupart des choses qu'il lui avait dites ces deux dernières semaines. Mais alors soudainement son expression se ferma, et elle s'arrêta là où elle était et croisa les bras. "Alors ?"

"Alors quoi ?"

"Est-ce qu'elle est assez coupante ?"

Harry la regarda fixement. Il n'avait aucune idée de ce qu'il pouvait répondre à ça. Une partie de lui n'arrivait pas à croire qu'elle pensât effectivement qu'il était capable d'aller jusqu'au bout.

"Continue," ajouta-t-elle, sa voix pleine de défi. "Vas-y. Tu sais que tu as envie de le faire. Quel est le problème ? Tu as peur ?"

Il ne pouvait toujours pas répondre, mais ça n'avait pas d'importance. Elle continua, élevant la voix progressivement, sans lui laisser le temps de répondre. "Qu'y a-t-il d'effrayant ? Cela devrait être assez facile. Tu as fait face à Voldemort. Tu l'as vaincu. Ceci n'est rien. Ceci est la solution de facilité, tu sais ! Fais-le, et vois où ça te conduis !" Sa voix tremblait de colère à présent. "Mais laisse-moi te dire une chose. Si tu fais ça, rien ne pourra m'empêcher de te suivre !"

Il ouvrit et ferma la bouche plusieurs fois en état de choc à l'idée qu'elle ferait quelque chose d'aussi drastique. Puis il se secoua. "Baisse le ton, tu veux ?" siffla Harry. "Tu veux faire monter tout le monde ici ?"

"Quel est le problème ? Tu as honte de toi ?" Soudainement, elle se tourna et cria dans le corridor. "Hey, venez tous voir. Harry va se tuer !"

"Ginny !"

Elle le regarda triomphalement. "Ils sont tous sortis en fait." Ses mots furent confirmés par l'absence de bruits de pas montant les escaliers. "Il n'y a personne ici à part toi et moi. Tu vois ? J'aurais été celle qui t'aurait trouvé. Est-ce ce que tu voulais ?"

" Non !" cria-t-il aussi fort qu'elle. "Je ne voulais pas que tu me trouves. Je ne veux pas que tu me parles. Je ne veux même pas que tu t'approches de moi." Il était de nouveau là, à laisser échapper des choses qu'il ne pensait pas, comme s'il y avait quelqu'un d'autre dans sa tête qui contrôlait sa langue.

La figure de Ginny s'assombrit, et Harry se sentit mal en voyant son expression blessée. Il se haït plus que jamais à ce moment là. "Et bien, si c'est vraiment ce que tu veux, Harry..."

Elle n'avait même pas fini sa phrase quand elle se tourna pour partir. Harry étendit sa main gauche et attrapa son bras avant qu'elle puisse s'enfuir. "Attends, Ginny. Ne pars pas. Je suis désolé. Je n'arrête pas de dire ces choses horribles, et je ne les pense même pas..."

Elle hocha la tête une fois, et il retira sa main de son bras. Au même moment il reposa la lame de rasoir. "Qu'est-ce que tu as fait à ton doigt ?"

"Je me suis coupé en changeant la lame. L'autre était émoussée."

"Alors tu n'étais pas..."

"Non, je n'étais pas… Et bien, pour être tout à fait honnête l'idée m'a traversé l'esprit, mais j'ai compris que c'était stupide tout seul." Il passa une main dans ses cheveux maintenant plus courts et avala la boule qui se formait dans sa gorge. "Je suis désolé de t'avoir laissé penser que j'allais le faire. Je ne sais pas ce qui m'a pris. C'était tout à fait impardonnable."

Alors qu'il regardait sa réaction, elle prit une profonde inspiration, comme si elle parvenait à une décision. "Je ne sais pas si je suis prête à te pardonner pour l'instant, Harry. Il semble que j'ai eu beaucoup de choses à te pardonner dernièrement, et je ne sais pas quand je serais prête à le faire. Ce n'est pas seulement maintenant, c'est tout ce qui s'est produit durant ce dernier mois, en fait..."

Cela effraya Harry. Il dut avaler de nouveau avant de pouvoir répondre. "Quoi ?" Cela sortit plus durement que ce qu'il voulait, mais c'était ou bien ça, ou bien il n'aurait pu produire aucun son. "Qu'est-ce que j'ai fait il y a un mois ?"

"C'était il y a plus d'un mois, en fait. Je pense que tout à commencé quand tu as découvert ce sort et que tu as décidé de ne pas m'en parler."

"Je ne pouvais pas t'en parler. Tu aurais essayé de m'arrêter !"

"Comment est-ce que tu le sais ? Tu ne m'as jamais laissé la chance de montrer comment j'aurais pris la nouvelle ! Nous avions un accord, Harry ! Tu m'as promis que tu ne me cacherais rien !"

Harry commença à paniquer. Il savait qu'elle le tenait. "Quel accord ?" se déroba-t-il.

Ginny leva les yeux au ciel à cela. "Je n'arrive pas à croire que tu ne te souviennes pas de ça. Nous étions enfermés dans la salle de stockage à ce moment-là. Ron et Hermione nous ont enfermé, tu te souviens ?"

"Vaguement..."

"Franchement ! C'est toi qui en as parlé. Nous avons eu toute cette dispute l'hiver dernier à cause d'un malentendu stupide, et tu m'as demandé de te promettre de te le dire si quelque chose me préoccupait. Et toi en retour tu m'as promis la même chose. Ça te dit quelque chose ?"

C'était le cas. Il ne s'en souvenait que trop bien. Son estomac se tordait de culpabilité, mais quelque chose le fit lui répondre. "Je devais garder cela secret. Moins il y avait de personnes au courant et mieux c'était !"

"Hermione le savait..."

"Elle a trouvé le sort. Évidemment qu'elle le savait ! J'ai dû lui faire promettre de garder cela secret. J'aurais utilisé un Sort d'Amnésie sur elle sinon..."

L'expression de Ginny lui disait clairement qu'elle ne croyait pas cela. "Ce n'est pas important. Ce qui importe c'est que tu ne me faisais pas assez confiance pour me le dire. Et tu as présumé que tu savais comment je réagirais à la nouvelle. Ensuite..." Elle n'allait de toute évidence pas lui donner une chance de continuer à argumenter. "Ensuite, tu as essayé de sortir en cachette et de faire face à Voldemort sans moi."

"Ginny, nous avons parlé de cela la nuit précédente."

"Tu n'allais pas me dire au revoir, Harry ! Est-ce que je ne méritais pas au moins ça ?"

"Tu aurais essayé de m'arrêter..."

"Qu'est-ce que tu en sais ?" cria-t-elle. "Tu penses savoir ce que je vais faire, mais ce n'est pas vraiment le cas, n'est-ce pas ?"

"Hermione a essayé de nous arrêter..."

"JE NE SUIS PAS HERMIONE ! Je suis Ginny ! Juste parce qu'elle a réagi d'une certaine façon ne veut pas dire que j'aurais fait la même chose à sa place ! Tu ne m'as même pas donné une chance de te montrer ça, si ? Harry, je l'ai su. J'ai su depuis que je t'ai rencontré que tu allais devoir faire face à Voldemort un jour. Je savais que j'allais devoir te laisser le faire. Tu ne m'as même pas laissé cette chance."

Harry baissa les yeux et regarda ses pieds. Il n'y avait rien qu'il puisse dire pour se justifier face à ce qu'elle venait de dire.

"Tu ne peux rien dire, n'est-ce pas ? Tu sais que tu as tort." C'était comme si elle pouvait lire dans ses pensées. "Ce que je voudrais savoir c'est, est-ce que tu es assez un homme pour l'admettre ?"

Il savait qu'elle avait raison, mais quelque chose - c'était peut-être cette partie de son cerveau qui avait contrôlé ses actions et l'avait fait agir comme un tel idiot durant les dernières semaines - l'empêcha de répondre.

Elle le fixa pendant un moment, ses bras toujours croisés. Quand elle sembla convaincue qu'il n'allait pas répondre, elle continua. Elle commença à lister toutes les choses qu'il avait faites pour la laisser en-dehors depuis le jour où il s'était réveillé à l'infirmerie. Il n'arrivait pas à croire qu'elle se souvint de toutes les occasions, même les plus minimes. S'il n'avait pas su que ce n'était pas possible, il aurait cru qu'elle avait un genre de magnétophone enregistreur dans sa tête et qu'elle repassait la cassette en arrière pour se souvenir de tout avec tant de détails. Il se concentra sur cela plutôt que sur ce qu'elle disait. C'était bien plus facile pour lui que de l'écouter lister tout ce qu'il avait fait pour la blesser.

Puis il réalisa qu'elle s'était arrêtée. Il leva la tête. Elle n'avait pas l'air contente. "Arrête ça !"

"Arrêter quoi ?"

"Arrête de parler de moi dans ta tête. Je sais que tu es en train de le faire."

Comment diable faisait-elle cela ? se demanda-t-il. Comment avait-elle pu savoir ?

"Tu recommences !"

"Qu'est-ce que je suis censé faire ? Je veux dire, comment est-ce que tu te souviens de tout ça ? Tous ces détails ?"

"Ce ne sont pas des détails, Harry. Je me souviens de ce qui est important. Tout ce que nous nous sommes dit est important pour moi."

Harry détourna le regard. Il voulait sortir d'ici, mais elle bloquait sa seule porte de sortie. Il ne pouvait se souvenir de s'être jamais senti aussi terriblement mal à propos des choses qu'il avait fait. Il voulait lui dire qu'il ne les avait pas voulu... qu'elles s'étaient seulement produites, mais il ne pensait pas qu'elle allait accepter cette excuse avec son humeur actuelle.

"Ces mêmes choses n'étaient-elles pas importantes pour toi, Harry ?"

Justement quand il pensait qu'il était impossible que les choses empirent...

"Enfin, pourquoi est-ce que tu ne me fais pas confiance ?"

Sa tête remonta brusquement. "Te faire confiance ?!"

"Oui, Harry, me faire confiance. Tu ne me faisais pas assez confiance pour me dire ce qui te faisait du mal. Tu allais essayer de me cacher tout ça. Et tu avais promis..."

Alors elle revenait à ça, n'est-ce pas ? Il savait qu'il devait lui répondre rapidement. Il pouvait dire que leur futur ensemble ne tenait que par le plus mince des fils maintenant, et il ne fallait vraiment plus grand chose pour qu'il se casse. Mais n'était-ce pas ce qu'il voulait ? La repousser ? Il ne savait plus. En ce moment il avait l'impression d'avoir besoin d'elle plus que jamais. Mais ce n'était pas vraiment le bon moment pour lui demander quoi que ce soit. Pas après tout ce qu'il lui avait fait. Elle avait tous les droits de le haïr à présent...

Elle voyait en lui de nouveau, sachant qu'il tenait un autre dialogue interne avec lui-même. "À quoi penses-tu ?" demanda-t-elle.

Il savait qu'il devait le lui dire. "Je me demande pourquoi tu ne me hais pas." Il se sentit stupide au moment où les mots quittèrent ses lèvres.

"Parce que je t'aime, espèce d'idiot. Même si en ce moment, je ne sais plus trop pourquoi."

Harry ne pouvait rien répondre à ça. Il essayait toujours de comprendre le concept. Après tout ce qu'il avait fait - et sa liste de plaintes avait été longue et légitime, même s'il ne l'avait pas admis tout haut - elle l'aimait.

Ginny secouait sa tête lentement. "Harry, tu ne vois pas ? Je t'ai aimé depuis que j'ai dix ans. La nature de mes sentiments pour toi a peut-être changé durant les sept dernières années, mais je peux dire honnêtement que je t'ai aimé tout ce temps. Et je n'ai eu que raison d'espérer que tu ressente la même chose cette année. Tu ne crois pas que si j'avais pu m'arrêter pendant ces six premières années, je l'aurais fait ? Tu ne vois pas ? Je ne peux pas arrêter. Je ne pense pas que c'est possible d'arrêter."

Harry fixa le plafond. Il allait bientôt céder si elle n'arrêtait pas de lui dire cela. Mais elle n'avait pas fini. "Je t'ai dit cette fois là à l'infirmerie... le jour où tu nous a parlé de ta perte de pouvoirs... Je t'ai dit que je comprenais ce que tu faisais. Tu continues à le faire. Tu as essayé de me repousser, et je comprends pourquoi, même si je n'aime pas ça. Tu voulais me faire te haïr pour que tu ne me blesses pas en partant. Mais ça ne marche pas comme ça. Je pensais ce que j'ai dit avant. Je te suivrais vraiment où que tu décides d'aller."

Elle s'arrêta là, et Harry savait ce qu'il devait lui dire. Il n'était simplement pas sûr d'en être capable. Il dut avaler fortement pour réussir à faire sortir des mots. "J'essayais de t'épargner de la douleur, et finalement tout ce que j'ai fait c'est t'en causer encore plus..."

"Oui, Harry, c'est ce que tu as fait."

"Je suis... Je suis désolé... Je sais que ça ne commence même pas à réparer..." Il ne pouvait pas continuer. Il était vraiment au bord maintenant, et il fit un effort vaillant pour se retenir.

Mais les mots suivants que Ginny prononça furent sa perte. "Je n'essaie pas d'oublier ce que tu as fait, mais je comprends, et je te pardonne."

Il dut se retourner. Il ne pouvait plus continuer à se tenir dans la lumière de l'amour de Ginny. Il était indigne. Mais il sentit ses mains sur lui. Lentement, elles le retournèrent vers elle et enveloppèrent son visage. "N'aie pas peur, Harry," dit-elle doucement. "N'ai jamais peur de te laisser aller avec moi."

Il se retrouva complètement enveloppé dans son étreinte chaude, et le barrage céda finalement. Comme il l'avait fait le jour où il s'était réveillé à l'infirmerie, il enfouit sa tête contre elle et s'autorisa à se détendre. Après un long moment, il s'écarta d'elle, usé. Ils avaient tous deux glissé au sol ensemble. Les yeux de Ginny étaient rougis, comme l'étaient probablement les siens.

"Tu n'es pas seul, Harry," dit-elle doucement. "Tu n'es pas obligé de traverser cela tout seul. Tu peux toujours venir me voir, et si tu ne le peux pas, va voir quelqu'un. S'il te plaît. Je crois que tu devrais parler au Professeur Lupin."

"Comment ? Il est parti aider Sirius."

"Envoie-lui un hibou..."

"J'ai, euh, en quelque sorte fait quelque chose pour rendre Hedwige furieuse contre moi, elle aussi."

"Envoie Coquecigrue, alors. Mais écris-lui, d'accord."

Il savait qu'elle avait raison, et il acquiesça. "Je ne te mérite pas, tu le sais ?"

Elle sourit légèrement à cela. "Je suppose que c'est vrai, mais il n'y a pas grand chose que nous puissions faire contre ça, si ?" Elle tendit le bras et passa sa main dans ses cheveux. "Harry... qu'est-ce que tu as fait ?"

Inconsciemment il jeta un coup d'oeil au lavabo où il avait jeté la serviette pleine de cheveux. Elle suivit son regard. Il essaya de faire comme si ça n'avait pas vraiment d'importance. "J'ai pensé que j'avais besoin d'une coupe de cheveux. Ce n'est pas si terrible, si ?"

Ses pires terreurs furent confirmées quand elle ne répondit pas. Elle s'approcha plus près et commença à l'inspecter plus attentivement. "Ce n'est pas une perte totale," dit-elle après un moment. "Je pense que je pourrais le sauver. Mais ça va être un peu court, je te préviens."

"Depuis quand est-ce que tu sais comment couper les cheveux ?"

"Et toi ?" rétorqua-t-elle, et il réalisa à quel point c'était plaisant d'avoir une conversation à peu près normale avec elle. Il n'avait pas réalisé à quel point ça lui avait manqué. Ça le frappait maintenant à quel point tout lui avait manqué ces dernières semaines : la proximité, les baisers, les caresses... il voulait que cela revienne ; il voulait qu'elle revienne. "J'aurais du mal à faire pire que toi. En plus, maman m'a appris comment faire."

"C'est vrai ?"

"Oui. Elle s'occupait de tous les garçons." Harry se souvint de Mrs Weasley houspillant Bill à propos de ses cheveux longs, et réalisa qu'elle avait été tout à fait sérieuse à propos de lui faire une coupe. "Avec autant d'enfants, c'était plus pratique comme ça. Et, et bien, elle m'a montré comment faire. J'avais l'habitude de m'entraîner sur mes poupées. Maman connaissait un sort qui faisait repousser leurs cheveux, alors j'ai eu beaucoup de pratique. Je me suis même occupée des cheveux de Ron une fois ou deux... quand il me laissait faire, je veux dire. Pas depuis qu'il est entré à Poudlard," ajouta-t-elle, remarquant l'air d'incrédulité d'Harry. "Viens."

Il la laissa le relever. "Où allons-nous ?"

Elle ramassa les lames qu'il avait laissé sorties et prit une serviette propre. "Ma chambre. Nous nettoierons ici plus tard."

"Euh, Gin... Je vais avoir besoin de ton aide, je pense..."

"Quoi ? Pour ranger le désordre que tu as mis dans la chambre de Ron ? Oui, j'ai vu. Mais maman a des courses à faire tout l'après-midi, et Ron et Hermione sont partis au village. Personne n'aura besoin de le savoir."

"Merci."

Ils montèrent les escaliers jusqu'à la chambre de Ginny ensemble, alors qu'Harry pensait à l'ironie de la situation. Ils étaient là avec la maison entière pour eux tous seuls pour la majeure partie de la journée, Ginny venait juste de l'inviter à monter dans sa chambre, et il n'était même pas sûr d'oser l'embrasser. Ce n'était pas qu'il était effrayé ; c'était plus que ça ne semblait pas bien. Il l'avait traité de façon abominable. Il ne se sentait pas à l'aise pour faire le premier pas.

Une fois qu'elle l'eut fait asseoir dans sa chambre, la serviette posée sur ses épaules, il se sentit encore moins à l'aise, mais pour une raison différente. Ce n'était pas qu'il n'appréciait pas la sensation des doigts de Ginny passant dans ses cheveux alors qu'elle tenait les mèches et les coupaient à la bonne longueur. Il l'appréciait bien plus qu'il pensait qu'il ne le devrait. C'était un autre rappel de combien cela lui avait manqué de la toucher et qu'elle le touche. Cela n'arrangea pas les choses quand elle eut fini et qu'elle commença à enlever des cheveux sur sa nuque. Elle le faisait assez négligemment, mais il ne pouvait s'empêcher de sentir un frisson le traverser au contact.

Elle s'écarta finalement, et il se releva rapidement, se donnant une contenance en allant regarder dans le miroir pour cacher les sentiments étranges qu'elle éveillait en lui. Elle avait eu raison... Elle savait ce qu'elle faisait. Ses cheveux étaient beaucoup plus courts qu'avant, mais ce n'était pas si mal que ça, vraiment...

"Harry," sa voix vint de derrière. "Est-ce que tu veux ramener ça dans la chambre de Ron avec toi ?"

Il se tourna pour la voir tenant son Éclair de Feu. "Non, Ginny, je veux que tu l'aies."

"Je ne peux pas te prendre ça."

"Je ne peux pas l'utiliser. Autant que tu l'aies. Peut-être que tu pourras entrer dans l'équipe de Quidditch cette année."

"Harry, je..."

"S'il te plaît, Ginny, garde-le. Je pense que de voler va être ce qui me manquera le plus, mais si je ne peux pas voler dessus, je veux que toi tu le puisses."

Elle céda à cela. Il pensa l'avoir vu se tourner assez rapidement à ses mots et renifler de façon audible. Il étendit le bras et posa une main sur son épaule, alors elle vint dans ses bras et le laissa la tenir. Aussi longtemps qu'il pouvait rester comme ça avec elle, pensa-t-il, il pourrait se convaincre que tout irait bien.

Elle se détacha de lui, et la tentation de se pencher et de l'embrasser devint de plus en plus difficile à résister. "Peut-être..." commença-t-il, essayant de tenir ses résolutions, "peut-être que nous devrions aller voir ce désordre."

"Attends, Harry." Elle fouillait dans sa poche. "J'ai failli oublier. Tu as laissé ça traîner sur la table de la cuisine. Tu ne veux même pas savoir si tu as réussi ?"

Elle lui tendait l'enveloppe des résultats aux ASPICs. Harry ne savait toujours pas quelle différence cela pourrait bien faire dans sa vie, mais il prit l'enveloppe malgré cela et fit sauter le sceau. Il déplia le parchemin, et alors qu'il le lisait, il sentit littéralement sa mâchoire tomber. Il avait fait beaucoup, beaucoup mieux que ce à quoi il avait pu s'attendre. Certainement pas aussi bien qu'Hermione, mais tout de même...

"Qu'y a-t-il ?" lui demanda curieusement Ginny.

Il ne pouvait parler. Il lui tendit le parchemin pour qu'elle puisse le voir d'elle-même.

"Wow, Harry... Ils sont... Ils sont étonnants."

"Oui, n'est-ce pas ? Je n'arrive toujours pas à croire que Rogue..."

"Tu pourrais obtenir un emploi au Ministère avec ces notes, Harry."

"Ginny, s'il te plaît. Ne gâche pas cela."

"Je suis sérieuse, Harry. Il y a beaucoup d'emplois qui ne requièrent aucune sorte de magie en fait." Harry voulut protester, mais elle leva une main. "Écoute-moi d'abord. Non, ce ne sont pas les emplois les plus excitants du monde, mais tu pourras rester dans le monde magique. C'est ce que tu veux, n'est-ce pas ?"

C'était justement le problème d'Harry. Il ne savait pas ce qu'il voulait. Il n'avait pas eu une idée précise avant de partir affronter Voldemort, et il n'en avait certainement pas maintenant. Il savait qu'il n'était pas qualifié pour trouver quoi que ce soit dans le monde Moldu, dans tous les cas ; il n'avait jamais été heureux là-bas. Et Ginny faisait partie du monde magique. Peut-être qu'il lui devait d'essayer. "Je suppose..."

"Tu peux faire un essai, non ?"

"Probablement..."

"Harry tu me laisses en dehors de nouveau..."

"Je suis désolé. C'est juste que je ne sais pas... J'y penserais, d'accord ?"

Elle hésita, pas sûre un moment, puis prit une grande respiration. Faisant un pas vers lui, elle mit ses mains sur ses épaules et le regarda dans les yeux. "Harry j'ai besoin que tu saches quelque chose. Je t'aime. Toi. Pas tes pouvoirs magiques, mais toi, Harry." Puis elle abaissa sa figure pour pouvoir l'embrasser tendrement et bien trop brièvement.

Il leva la main et toucha ses lèvres, surpris. Il ne s'était pas attendu à ce qu'elle fasse ça après toute la colère qu'elle lui avait montré aujourd'hui. Il avait l'impression qu'il ne la comprendrait jamais.

"Allez," dit-elle en prenant sa main. "Nous avons un désordre à ranger." Et elle le mena hors de la chambre et monta les escaliers.

A Suivre...