Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas, ils viennent de la série Queer as folk.
Rating : M
Pairing : Brian/Justin
Note de l'auteur : Inspiré par une fanfic américaine lue sur le site, j'ai eu envie, moi aussi, de raconter quelques « premières fois » entre Brian et Justin. Ce sera donc le récit alterné Brian/Justin..
Bonne lecture !
Justin : La première fois que Gus a passé la nuit avec nous au loft.
C'était peu de temps après ma première Gaypride. Gus venait d'avoir un an, les filles avaient un colloque Lesbien à Philadelphie, et fallait-il qu'elles soient le dos au mur, pour demander à Brian de garder son fils pour tout un weekend. Le samedi soir, c'est BA BY LO NE, comme d'hab me direz-vous... Non, plus que comme d'hab. C'est... Samedi soir. Brian avait accepté sans rechigner et j'en devinais la raison, il comptait sur le fait que j'assumerais seul le baby siting. De toutes façons, j'avais une tonne de planches de retard pour la BD de Mickey, alors...
J'avais regardé Brian se préparer, puis partir, sourire aux lèvres, fermant la porte du loft sur un tendre « Soyez sages les hommes... »
L'heure du couché avait été pénible, comme je le craignais, Gus réclamait ses mamans, cherchait ses repères et il n'en avait guère, ici. J'avais fini de guerre lasse, par le prendre sur mes genoux, et je tentais de dessiner, tandis qu'il s'assoupissait peu à peu. Brian était rentré vers une heure.
« Couche-le » M'avait-il dit en me caressant la nuque. Ben voyons... Sitôt dans son lit, Gus s'était remis à hurler et je l'avais alors porté jusqu'à notre lit.
« Justin, la place des enfants n'est pas dans le lit des parents » Avait-il prononcé d'un ton doctoral.
C'était la meilleure celle là...
« Des parents ? Quels parents ? Explique donc le fond de ta pensée Brian Kinney. »
« Sape pas mon autorité paternelle, regarde, il se calme » M'avait-il répondu.
Tu parles, Gus jouait avec les doigts de son père, puis attrapait ses pieds en roulant, se tortillait comme un petit asticot. Brian l'avait fait assoir sur son ventre, puis l'avait soulevé au dessus de sa tête, Gus riait.
« Va plutôt lui faire un bib, Brian au lieu de l'exciter » Oui, temps en temps il m'arrivait de faire le patron, ça prenait des fois, et là, ça avait pris. Brian s'était relevé pour aller dans la cuisine, était revenu avec un biberon de lait tiède. Je le regardais tandis qu'il le donnait à son fils. Il avait un regard si doux, si bienveillant, je ne crois pas lui avoir vu ce regard dans d'autres circonstances. Il était seul au monde dans sa bulle avec son enfant qui s'endormait sur sa tétine. Il n'y avait eu plus alors, qu'à l'allonger entre nous 2. Bien sur, nous n'avions pas baisé cette nuit là. Mais elle fut magique autrement.
Justin : Notre premier weekend en amoureux.
Depuis le fiasco de notre weekend raté à la montagne, et notre rupture qui avait suivi de près , honnêtement, j'avais abandonné l'idée, le sujet était brûlant. On venait à peine de se remettre ensemble, j'étais heureux, Brian aussi, je crois. Et puis un soir, j'étais passé à l'agence, il était au téléphone avec un client et tenait dans la main une enveloppe, qu'il agitait devant mes yeux un demi sourire aux lèvres...
Une fois raccroché, il s'était levé, m'avait enlacé..
« Ouvre » J'avais ouvert... Et mon Dieu, heureusement qu'il me tenait fermement, sinon, je me serais écroulé comme une lavette. 2 billets de Business class pour la Nouvelle Orléans et un weekend dans un hôtel du quartier Français. J'en rêvais, j'avais dû faire des sauts de cabri pendant 5 minutes. On était parti le vendredi après midi et revenu le lundi matin. J'étais sur un nuage... Tout avait été parfait, coupé de son milieu, de son fan club... Brian était un autre, il était à moi, rien qu'à moi, attentif, prévenant. On s'était baladé, on était allé écouter du jazz hot, dans un club à des milliers d'années lumières des back room de Pitt... Et Brian n'avait même pas eu l'air de s'ennuyer. Il est bien évident qu'en rentrant, il avait fait le récit d'une véritable orgie, devant la bande médusées. Mais moi, je savais bien que notre plus grand souvenir de ces quelques jours, c'était ma main dans la sienne, rue Lafayette, profitant de la légère brise du soir, de l'odeur des bougainvilliers, de la douceur du sud...
Brian : Notre première garde à vue.
Ce soir là, ça avait été la goute d'eau, Stockwell, dans sa grande opération ''Pittsburgh ville propre'', avait fait fermer tous nos saunas les uns derrière les autres. Je trainais Sunshine derrière moi, à la recherche d'un endroit. J'avais très envie d'un hammam, pas seulement pour baiser, d'ailleurs...
Pourquoi pas le Turkish bath, avait proposé Justin. Si c'est juste pour se détendre, ça va être exotique, un sauna hétéro bourré de pères de famille. Ça avait un peu piqué ma curiosité je dois dire.
Le caissier nous avait distribué nos serviettes, et son regard de travers m'avait énervé...
Et puis, vous savez ce que c'est, j'étais pas trop disposé pour des concessions, la peau diaphane et tendre de Sunshine m'avait trop excité pour rester sagement sur ce banc de carrelage. Bref, pour une petite galoche de rien du tout, le patron avait prétendu nous faire sortir !
Fallait pas me casser les couilles, alors OK, j'aurais pas dû lui dire que c'était marqué nulle part, qu'on pouvait pas baiser ici. J'aurais pas dû non plus le menacer de lui foutre son loofa dans le cul. D'accord ! Et c'est comme ça, qu'on s'était retrouvé tous les 2, sans lacets, sans ceinture, au poste du quartier. Une fois la grille refermée, Justin s'était mis à rire et s'était assis à califourchon sur mes genoux... Il me rendait dingue. Et puis, mis à part l'odeur de cette cellule, le poste semblait bien plus gay friendly qu'un simple sauna hétéro... On avait pu baiser tranquilles, avec le petit frisson supplémentaire, de savoir que le flic de garde, pouvait passer à tout moment dans le couloir.
Le pied ! On avait été relâchés au petit matin, Mel avait fait le nécessaire et nous attendait pour signer les papiers. Elle avait levé les yeux au ciel, parce que j'avais demandé au fonctionnaire qui nous rendait nos ceintures, de penser à installer un distributeur de capotes dans les cellules...
Et Justin souriait... Souris mon ange... Souris !
Justin : Notre premier sapin de Noël.
J'avais timidement lancé que pour le second Noël de Gus, nous pourrions peut-être faire un sapin au loft. La réplique ne s'était pas fait attendre, un sapin, ça perd des épines, ça fout de la terre partout et ça ne va pas avec les meubles des désigners Italiens... Je suis têtu, je n'avais pas abandonné l'idée. J'avais trouvé chez un galeriste, un sapin stylisé, en acier brossé, à la forme plus suggérée que réelle, pas spécialement fier de ma trouvaille, mais enfin, c'était un sapin quand même. En voyant la chose, Brian s'était exclamé « Putain c'est quoi, une bite de martien ? » Du coup, j'avais foncé chez le pépiniériste, acheté un vrai sapin qui sent le sapin, et je l'avais planté au milieu du salon. Brian n'avait rien dit. Le weekend de l'avent, Gus était venu le décorer avec moi. Brian travaillait sur son PC, nous surveillait du coin de l'œil. Au moment de poser l'étoile en strass tout en haut de l'arbre, il avait attrapé son fils, « hop fiston, vas-y, pose la doucement » Dans ses yeux, j'avais alors cru voir une brillance particulière. Ce soir là, nous avions diné tous les 3, à la lumière des petits points scintillants de la guirlande...
Brian : Notre premier cinéma ensemble.
Justin n'était pas encore en état de se taper le Babylone, on avait déjà réussi l'exploit de sortir dans la rue sans qu'il me massacre le bras... Le ciné, j'avoue que j'y allais plus souvent ado, quand le Babylone ne nous laissait pas encore entrer. Mais cette semaine, sortait ''Entretient avec un vampire'', et j'avais vraiment envie d'aller le voir. Je regardais le profil de Sunshine dans la lumière bleutée de la salle, sa bouche, son petit nez, ses narines qui frémissaient. A ce moment là, je lui avais roulé une grosse pelle, comme ça, pour le fun. En sortant, on avait commenté nos impressions, on s'était mis d'accord, c'était bien le meilleur rôle de Tom Cruise, et Brad Pitt était décidément très baisable... Il s'était accroché à mon bras, j'avais joué à lui faire peur, prétextant qu'un vampire nous suivait dans la nuit... Mais ça ne marchait pas, je l'avais alors coincé contre un mur pour lui infliger un suçon bien sanglant au creux de son cou pale. Quand il enroulait ses bras autours de mes épaules, je me sentais moi aussi immortel... Pas besoin d'être un vampire, pour ça...
Justin : Notre premier test HIV ensemble.
Jusque là, je sais que Brian le faisait toujours au moins une fois par an, tout seul de son coté, c'était pas son genre d'y aller en groupe avec la bande, histoire de se soutenir moralement. Moi, c'était ma première fois, et ça me touchait vraiment qu'on y aille tous les 2. En chemin, il s'était assuré que je n'avais jamais fait de connerie, d'oubli, ou d'accident. J'avais répondu « non papa »... Je m'étais ramassé une bonne claque sur les fesses. Au moment d'aller chercher les résultats, j'avais pas pu m'empêcher de glisser ma main dans la sienne. Je sais bien qu'il n'y avait vraiment aucune raison, mais ce genre de peur, c'est incontrôlable. « Justin, c'est OK, il n'y a pas de soucis... Relax » Négatif. J'allais encore entendre ça quelques années, avant que Brian et moi décidions d'arrêter de nous protéger ensemble. En attendant ce jour, nous irions religieusement tous les 6 mois, ensemble faire ce putain de test...
