-"Marine dit que les chevaliers d'or n'ont pas le droit de pénétrer l'enceinte du camp des femmes"
-"Nous irons en champ neutre. Soit aux pieds de la colline pourpre demain vers six heures. A la fraîche, il sera plus facile de travailler tes poings"
-"J'y serais. Mais... et pour?..."
-"Je m'en occupe!. A demain Seiya!"
-"A demain!"
Le jeune homme se dépêcha de rentrer. La lune était déjà haute lorsqu'il atteignit la maison et le silence de l'intérieur lui indiqua que Marine dormait depuis longtemps. Epuisé par son entraînement intensif, criblé de cicatrices et courbaturé, il retrouva son lit de fortune avec un plaisir non dissimulé. Lorsqu'il se leva aux aurores, il fut surpris de ne trouver âme qui vive dans la maisonnée. Marine devait déjà être sortie. Il ne put s'empêcher d'appréhender sa réaction si elle le trouvait en compagnie d'Aiolia mais il n'avait pas le temps d'y songer.
C'est en pleine brume matinale qu'il le trouva debout entrain de l'attendre patiemment. Lorsqu'il l'aperçut, il vînt à sa rencontre en souriant.
-"Tu es pile à l'heure Seiya!... alors mon garçon, bien dormi?"
-"Oui. Par quoi commence-t-on?"
-"Par le commencement... c'est à dire la concentration. Bien !. Ferme les yeux, met toi en position et essaye de visualiser un point d'énergie dans ton corps. Fixe toi sur ce point et déclenche ton énergie !"
Seiya se mit en position et s'exécuta, sous le regard attentif d'Aiolia. Des étoiles apparurent sous ses paupières closes, de plus en plus nombreuses. La chaleur irradiait son corps et augmenta progressivement, causant au passage des coulées de sueur le long de son visage et de ses avant bras.
-"C'est bien, mais tu peux faire mieux encore !"
-"Je... je sens quelque chose de puissant, c'est beaucoup plus fort!"
-"Continue, quand tu sentiras le point de rupture, frappe moi!"
-"Quoi?"
-"J'ai dit frappe moi!"
Seiya s'exécuta. Le choc fut violent. Une lumière dorée explosa tout autour d'eux, le coup avait été évité, Aiolia irradiait.
-"Bien !. Recommence maintenant !"
Seiya était scotché. C'est la première fois qu'il assistait à un dégagement même léger d'énergie de la part d'un chevalier d'or.
-"Génial!"
-"Mais ce n'est rien comparé à ce que tu pourras accomplir une fois devenu chevalier de bronze !. Allez, encore une fois!"
L'entraînement se poursuivit et dura sans interruption jusqu'au couché du soleil. Seiya tomba à genoux dans la poussière. Toujours debout mais ruisselant de sueur lui aussi, Aiolia sourit de satisfaction. Il essuya son front d'un revers du bras et rejoignit son protégé, désormais assis à même la terre.
-"Tu t'es bien battu... ton cosmos était beaucoup plus élevé qu'en temps normal... parce que tu as réussi à mettre de côté les pensées parasitaires !. Je te félicite Seiya !"
-"J'ai senti quelque chose d'immense. Quelque chose sans fin, comme si j'avais pu toucher l'univers du doigt"
-"Ton esprit s'est élevé bien plus haut que ce que tu aurais pu concevoir. Je t'ai guidé. Je suis fier de toi, tu as bien mérité d'aller souffler... j'aurais moi même besoin d'un bon bain ! »
-« Oui c'est certain !. J'empeste moi aussi, c'est affreux ! Jamais Marine n'acceptera que je rentre dans cet état ! »
-« Je dois y aller. A demain Seiya. Et essaye de te vider l'esprit !"
Le jeune homme sentit un poids immense tomber de ses épaules. Il était mort de fatigue et son corps semblait peser deux tonnes... cependant Aiolia était un chevalier extraordinaire, doté d'un sens de l'entraide plutôt rare, et il se sentait fier de combattre avec lui. Il voulait lui ressembler, il désirait être comme lui...
Les deux derniers jours furent consacrés au même labeur. Marine était présente dans la coulisse, mais se contentait de surveiller l'évolution de son disciple de loin. Ils n'avaient échangés aucune parole depuis leur conversation sur le port du masque et le règlement applicable aux femmes chevaliers et cela ne présageait rien de bon. Finalement, la veille du tournoi arriva et alors qu'il s'apprêtait à sombrer dans un sommeil réparateur, Seiya entendit la voix de son maître.
-"Je savais pour Aiolia... j'approuve sa décision de t'entraîner, mais je ne souhaitais pas intervenir... "
-"Tu me rassures... j'ai cru un instant que tu m'étriperais pour avoir osé remplacer tes précieux conseils par ceux d'un autre !"
-"J'avais besoin de réfléchir un peu. Cette parenthèse me fait du bien aussi"
-"Je pense à demain... et si je n'étais pas à la hauteur?"
-"Ecoute moi bien Seiya. Toi plus que quiconque ici, mérite de remporter ce tournoi, tu es fait pour porter l'armure !. Pégase est entré en résonance avec toi depuis ton plus jeune âge... je l'ai compris le premier jour. Je savais que tu renfermais en toi un potentiel extraordinaire... ton étoile te protègera, pour peu que tu ais confiance en toi et en tes capacités"
-"Oui, tu as raison..."
Non seulement Seiya avait gagné de l'assurance en venant ici, mais il avait aussi rencontré deux personnes formidables, deux amis... il se jura de combattre au nom de cette fraternité... pour faire honneur à l'enseignement reçu et prouver aux yeux du monde que japonais ou pas, l'armure serait pour lui. Marine sentit clairement la détermination de son jeune protégé... un sourire se dessina derrière le masque, chose que Seiya ne put contempler... mais dont il sentit la plénitude.
-"Bien parlé chevalier!"
Lorsque Seiya posa le pied dans le sable de l'arène, au matin de l'affrontement, il eu la désagréable sensation de se retrouver dans la peau d'un gladiateur à Rome, ou d'un hoplite prêt à donner sa vie dans une bataille. Le soleil diffusait déjà une chaleur insupportable. Une trentaine de concurrents s'avancèrent, chacun se jaugeant fièrement. Marine prit place dans les gradins. A ses côtés, Seiya aperçu Aiolia. Il hocha la tête en signe de confiance, tentant de se rassurer lui-même. Cassios entra à son tour dans l'arène, sous les applaudissements des supporters de Shaïna.
Celle-ci s'était postée en bas des gradins de façon à pouvoir lui mettre la pression.
-"Ignore là Seiya... ignore là et fait ton devoir"
-"Oui..."
Une silhouette imposante fit son entrée sur l'estrade officielle : le grand Pope. L'autorité suprême au Sanctuaire après Athéna. Il observa derrière son masque impassible les guerriers attentifs et ouvrit la gigantomachie.
-« Chevaliers… si vous êtes présents aujourd'hui dans le sable de l'arène c'est pour une raison précise : obtenir par vos efforts l'armure de Pégase. Un seul d'entre vous sera choisit, un seul face au jugement des dieux ! L'heure est venue, soyez braves et faites honneur à vos maîtres ! »
L'affrontement commença, chacun s'attaquant à l'autre, peut importe qui, l'essentiel étant de vaincre. Les coups furent violents, sanglants parfois. Lorsque midi sonna à l'horloge du sanctuaire, il ne restait plus qu'une dizaine de combattants, essoufflés et couverts de poussière. Seiya sentait déjà la fatigue se faire sentir mais il ne devait pas renoncer. Une courte pause leur fut accordée. Marine s'empressa de le rejoindre pour lui prodiguer ses conseils… Seiya sentait le regard posé sur lui de Cassios. Celui-ci n'attendrait pas plus longtemps… il mourrait d'envie de lui briser les os mais curieusement, il n'était pas encore passé à l'attaque. Il attendait son heure. Aiolia resta à sa place mais lui adressa un signe de tête en guise de confirmation. Il devait faire mieux que ça pour gagner.
L'affrontement reprit, Seiya se concentra pour commencer à utiliser son cosmos… ne pas se révéler trop vite mais utiliser son énergie progressivement, de façon à être en position de force. Les heures s'écoulèrent, dures et implacables. Le Pope ne bougeait pas d'un cil. Le soleil commença à décliner. Un bruit sourd retentit à travers l'arène… Seiya porta son attention sur l'endroit d'où provenait ce bruit… il découvrit avec effroi Cassios attrapant un concurrent avant de lui briser les reins, d'une seule étreinte. Un frisson d'horreur le parcouru mais il n'eu pas le temps de s'attarder d'avantage… il dû faire un bond d'un mètre en arrière pour éviter le pied d'un autre guerrier qui s'en prenait à lui. Les dernières heures lui parurent une éternité. Quand la voix du Pope résonna, ferme et impérieuse.
-« Ca suffit maintenant ! Chevaliers ! Venez à moi »
Parmi les corps allongés à terre, deux hommes émergèrent, titubants et mal en point. Seiya et Cassios étaient les seuls guerriers encore debout.
-« Vous êtes les deux seuls à n'avoir jamais perdu… sur une trentaine de guerriers !. L'heure est venue de combattre l'un contre l'autre. J'offrirais au gagnant l'armure sacrée de Pégase, seul et unique symbole dans l'univers qu'il est un chevalier !. Que le meilleur gagne ! »
La lutte s'engagea, plusieurs feintes, un bond en arrière, deux énormes poings passèrent près de la mâchoire de Seiya. Plus petit et donc moins facile à attraper, il contre attaqua, surprenant son adversaire par derrière. Cassios enragea… Shaïna lui hurla de prendre garde mais le colosse se croyant invincible saisit Seiya par la taille. La pression était trop forte, Marine commença à paniquer. Aiolia fronça les sourcils…
-« L'univers bon sang ! L'univers Seiya ! N'oublie pas ! »
Ses muscles se mirent à brûler. Ses os résistaient difficilement. Bientôt il serait réduits en poussière !. La voix de Marine résonna dans son esprit…
-« Aiolia a raison Seiya !. Pense à ton cosmos, ressens l'immensité en toi, explose et réduit le en cendres ! »
Un brasier puissant se mit soudain à grandir en lui, il imagina un point d'énergie… juste à l'endroit où l'étreinte se faisait la plus forte. Cassios sentit une brûlure insupportable sur ses mains et ses avant bras. Seiya se consumait, le toucher équivalait à recevoir une véritable décharge électrique. Ne pouvant plus tenir, il le lâcha. Mal lui en prit, le jeune homme sitôt à terre fit un bond impressionnant et le frappa à la tête. La puissance de l'impact fut si forte que Cassios s'effondra. Un murmure désapprobateur parcourut les gradins… puis le silence. Le colosse ne bougeait plus. Shaïna hurla de rage alors que Marine se précipitait vers Seiya, stoïque… ne réalisant pas encore ce qui venait de se produire. Plusieurs sifflements se firent entendre, puis le brouhaha des conversations. L'Ophiuccus descendit dans l'arène et s'approcha de Seiya. Ignorant Marine, elle le saisit à la gorge et murmura :
-« Tu me paieras ça Seiya !. Profite bien de ta victoire… elle ne durera qu'un temps ! »
Puis elle le laissa. Le vainqueur posa un genou à terre. Le Pope fit taire l'assemblée.
-« Chevalier… reçois toutes mes félicitations. Tu t'es bien battu !. Par ton cosmos tu viens de prouver que tu étais digne de porter l'armure de bronze. A partir d'aujourd'hui tu es Seiya, chevalier de bronze de Pégase, protecteur d'Athéna et défenseur de la justice. Soit fier chevalier, mais n'oublie jamais !. L'armure ne doit être utilisée que pour faire le bien. A présent va !. Et que ton retour au Japon soit couronné de succès ! »
La tension accumulée se transforma en joie. Seiya se releva et s'approcha de l'urne en bronze. Il posa ses mains dessus avec respect. Jamais il n'aurait pensé exploser de joie pour la simple possession d'un objet !. Le chemin parcouru avait été long mais au final, il n'aurait échangé sa place pour rien au monde.
-"Seïka... un jour toi aussi tu seras fier de moi. Tu pourras poser les yeux sur l'armure"
-"Félicitations Seiya !. Je suis fière de toi, tu as mérité cette armure!"
Marine s'était approchée, il se retourna.
-"Que dois-je faire à présent?"
-"Prends l'armure avec toi et rentrons au camp. Demain tu repars pour le Japon !"
-"Si vite?"
-"C'est la règle. Ca devait se passer comme ça. Je n'ai plus rien à t'apprendre désormais"
-"Je me suis habitué à toi et à cette vie ici. J'y laisse toute mon enfance..."
-"Pense à l'objectif que tu t'es fixé !. Retrouver ta soeur à tout prix. Ne renonce pas Seiya!. La famille c'est quelque chose de précieux"
-"Je n'oublierais jamais ce que tu as fais pour moi ..."
L'arène se vida peu à peu. Le nouveau chevalier hissa l'armure sur ses épaules et emboîta le pas à son maître. Ils rejoignirent la maison, puis prirent quelques instants de repos. Seiya devait se faire soigner, c'est pourquoi Marine fit venir le vieil homme du village de Rodario pour qu'il puisse panser ses plaies. Celui-ci lui conseilla du repos avant le long voyage de retour. Il s'allongea et s'endormit presque immédiatement. Les songes ne tardèrent pas à l'engloutir. Soulagée, Marine s'éclipsa avant la tombée de la nuit
Mont Star Hill… escalier sacré
Une silhouette gracieuse s'engagea en direction des temples cette nuit là. Elle s'arrêta devant la cinquième maison, aucun obstacle n'ayant barré sa route depuis le début de l'ascension. Elle ne devait pas venir ici, ce n'était pas raisonnable... elle n'y avait pas sa place. Mais c'était une soirée spéciale et la tristesse qu'elle ressentait à l'aube du dernier jour, ne pourrait s'effacer sans l'aide d'un autre. Elle ne reculerait pas.
A peine eut-elle mit un pied dans la bâtisse en marbre, que des torches s'allumèrent automatiquement pour lui indiquer la direction à suivre. Elle avança le coeur palpitant. Une pièce adjacente, seulement éclairée par la lueur d'un feu, l'attira. Elle avança sans faire trop de bruit mais son hôte l'avait déjà senti.
-"Entre, je t'attendais..."
-"..."
-"Je t'en prie... assied toi"
Il lui désigna une place non loin de lui, mais elle ne bougea pas. La nuit était froide et la chaleur du feu lui fit du bien. Elle l'observa. Elle l'avait toujours admiré. Elle le trouvait beau avec ce côté rebelle et « chat battu ». Il s'était toujours occupé d'elle étant un peu plus âgé. Prétendant à la possession d'une armure lui aussi. Il l'avait ramenée au sanctuaire après avoir éliminé un chevalier noir, un renégat. Son frère Tôma et elle s'étaient trouvés là par hasard. Le jeune garçon avait voulut protéger sa soeur en faisant barrage et avait sacrifié sa vie, devant les yeux d'Aiolia qui n'avait rien pu faire. Il n'aurait pas du mourir. Elle aurait du l'empêcher de prendre sa défense. Elle ignore si le chevalier l'avait sauvée pour venger cette perte, et son impuissance face à l'intervention du jeune enfant, ou s'il l'avait fait par honneur uniquement. Peut être cette situation lui rappelait-elle la sienne également ?.
Lorsqu'elle s'était éveillée au matin, des heures plus tard, allongée dans des draps en coton confortables mais dans une maison inconnue, elle flottait dans un brouillard complet. L'endroit était simple mais chaleureux. Elle n'y reconnaissait rien, ne se rappelait pas de tout. Elle su cependant, qu'il serait toujours là pour veiller sur elle. Deux enfants se débattant dans un monde d'adultes, de crainte et de respect. Il lui apprit à se battre, la soigna, l'encouragea, lui offrit même sa nourriture et une place au chaud dans son lit. Il lui apprit à maîtriser son énergie, lui enseigna le grec et la science des cieux. Puis, le jour de la séparation était venu. Elle entra au camp des femmes, lui se préparant à concourir pour une armure, comme Seiyar l'avait fait quelques heures plus tôt. Ils ne se croisèrent plus beaucoup par la suite, même si elle savait qu'il continuait de veiller au loin. Elle obtînt son armure d'argent cinq ans après. Chacun son rôle, chacun son grade dans le monde du Sanctuaire, car la différence était de taille. Il était chevalier d'or, elle le savait. Et voilà que ce soir... alors qu'elle craignait pour la vie de son élève, elle décidait de frapper à sa porte. Après toutes ces années, après tout ce temps... après avoir fait mine de ne pas se rappeler, elle entrait dans la maison du Lion. Elle secoua légèrement la tête, comme pour reprendre ses esprits... ce flash-back lui avait semblé interminable. Aiolia la regardait, les sourcils froncés en signe de profonde inquiétude. Il parla doucement...
-"Tu es inquiète ! Déjà autrefois lorsque tu faisais des cauchemars… Tu as bau porter un masque je devine tes pensées "
-"Les choses ont changé"
-"Pas tant que ça pourtant ..."
-"Seiya va partir, il a enfin obtenu ce qu'il désirait. Je me suis attachée à lui. Tu n'ignores pas qu'il me rappelle mon frère. J'ai du mal à admettre qu'une fois au Japon, je ne pourrais plus veiller sur lui "
-"Tu l'as bien formé. Il n'est pas Tôma. Il sera prudent... et tu dois lui faire confiance. C'est son destin"
Elle murmura tout bas :
-"Tôma..."
Le grec était assis par terre sur un tapis face à l'âtre. Il semblait hésiter... puis finit par se lever. Il vînt près d'elle, posa ses mains sur les épaules recouvertes de métal de Marine et la fit asseoir sur une banquette. Elle ne bougeait pas. Il l'attira contre lui et la serra fort, la première fois depuis longtemps !. Il savait... quoi qu'elle lui dise, il s'en voudrait toujours de ne pas avoir pu sauver son frère. Il n'aimait pas la sentir triste. Malgré toute sa bonne volonté, l'Aigle d'argent laissa échapper un sanglot étouffé. Aiolia n'avait jamais été à l'aise avec l'expression des sentiments. Il avait partagé tant de choses avec elle. Longtemps il s'était interrogé. Ils auraient pu être de très bons amis. Il avait tenté plusieurs fois de maîtriser cette attirance, son désir pour elle. Cependant, il n'avait pas su se dompter. Il l'aimait... mais elle ne semblait pas s'en rendre compte. De son côté, il s'interdisait de craquer. Il lui semblait parfois qu'elle mettait volontairement ses nerfs à l'épreuve, lui glissant quelques paroles douces à l'oreille ou le taquinant comme lorsqu'ils étaient enfants. D'autres fois au contraire, et par respect pour sa mission de femme chevalier, Marine marquait la distance en se réfugiant derrière ce masque et sa fierté. Mais il sentait que ce soir, à la faveur d'un feu accueillant, quelque chose venait de changer.
