Chapitre 3

Harry sentit les larmes couler le long de ses joues, puis il se précipita dans les bras de sa soeur. Il sentit avec bonheur sa soeur caresser tendrement ses cheveux. Tania fronça des sourcils en sentant les côtes de son frère sous ses doigts. Elle se tourna vers Severus et lui demanda :

-Sev, pourrais-tu faire une potion de croissance ?

-Non. Harry n'est pas assez fort physiquement et de plus, les potions vont très mal réagir avec son mélange de sang. Je sais que certaines potions réagissent très mal avec le sang d'ange et d'elfe. Il faudrait attendre un peu le temps qu'il se fortifie. Et puis être aimé par sa famille est ce qu'il y a de plus important pour qu'il commence à vraiment grandir.

-Oui, tu as raison Severus, murmura Voldemort en voyant son petit-fils qui avait l'air d'avoir huit ans et non treize.

-Monsieur Voldemort ? demanda poliment Pétunia.

-Oui ?

-Est-ce que vous pourriez tous nous tuer dans d'horribles souffrances devant des dizaines de témoins et devant Harry ? Et surtout, détruire la maison. Il faut qu'Harry voit cette prison être détruite pour qu'il puisse aller de l'avant. De plus si la Marque des Ténèbres apparaît, celui qui a blessé Harry va se retrouver mal avec le monde magique sur sa trace.

-Madame Dursley, vous avez une excellente idée, susurra Tom.

-Les Weasley doivent venir me chercher le 20 juillet, murmura Harry.

-C'est demain alors ils vont entendre les hurlements de moldus terrifiés et voir Lord Voldemort en personne. Mais pour l'instant, Harry tu peux aller jouer avec ta soeur.

-Merci, grand-père.

Harry et Tania embrassèrent leur dernier parent en vie, puis quittèrent le manoir pour le jardin. C'était la première fois qu'Harry quittait le manoir. Le jardin était fleuri et magnifique. Harry regardait sa soeur avec bonheur et joie. Tania pouffa en voyant le regard ébloui de son frère. Il se blottit dans ses bras et murmura :

-Je t'aime, Tania.

-Je t'aime moi aussi, Harry.

Ils restèrent enlacés une bonne vingtaine de minutes. Puis quand Harry fut sûr qu'elle ne disparaîtrait pas, il s'écarta d'elle et lui dit :

-Tu ressembles à maman.

-Oui, et si j'ai le physique de maman, j'ai les yeux de papa et l'héritage magique de grand-père alors que tu as le physique de papa, les yeux de maman et le mélange des quatre héritages magiques des quatre races qui te composent.

-Ça veut dire... ?

-Que je suis une démone aussi immortelle que toi. Le sang du démon est prédominant tandis que toi, c'est un parfait équilibre entre le bien et le mal. Tu sais, grand-père est très fier de toi et malgré qu'il soit un démon, il t'adore. Tu veux voir ma véritable apparence ?

-Oui, s'il te plaît.

Tania retira ses sorts de dissimulation, car elle n'avait pas assez d'expérience et de puissance pour modifier son apparence comme Voldemort, et Harry vit qu'elle avait des ailes noires et membraneuses, des cornes sur le front, une queue en fer de lance rouge et des yeux de serpents comme son grand-père. Harry stupéfait lui dit :

-Tu es tellement belle.

Tania devint écarlate sous le compliment de son frère et pour se venger, elle lui lança :

-Toi aussi, tu es magnifique. Tu ressembles vraiment à un ange.

-Bon, c'est pas tout, mais je vais t'apprendre à utiliser tes ailes ainsi que ta queue.

Tania déploya ses ailes et lui montra comment les utiliser. Harry fit la même chose et Tania vit vraiment un ange à la place de son frère. Harry serra les poings, ferma les yeux, tira la langue et battit violemment les ailes mais n'importe comment et à part soulever la poussière c'est tout ce qu'il fit.

-Non, non ! s'esclaffa Tania. Tu dois battre les ailes en cadence.

-Heu... D'accord.

Harry rougit de gêne et recommença à battre des ailes, seulement cette fois-ci, en même temps. D'abord lentement, puis de plus en plus fort jusqu'au moment où ses pieds ne touchèrent plus le sol. Tania très fière de son jumeau s'exclama :

-C'est très bien Harry. Maintenant tu redescends lentement.

Harry battit plus lentement des ailes et redescendit tout doucement. Puis ses ailes se rétractèrent alors qu'Harry se tenait face à sa soeur.

-C'était parfait. Maintenant, je vais t'apprendre à utiliser ta queue comme gouvernail. Quand tu voles, ta queue sert de balancier, quand elle est vers la droite, tu tournes vers la gauche et inversement. Quand elle est vers le bas, tu montes et vers le haut, tu descends. Quand tu es en l'air, tu peux virer à des vitesses incroyables. Tu crois être capable de le faire ?

-On va voir.

Harry s'envola doucement et lança violemment sa queue vers le bas et se ramassa sur le sol en faisant un magnifique looping.

-Plus délicatement, s'esclaffa Tania.

Harry se releva sonné et marmonna :

-D'accord.

Il recommença et plaça sa queue plus doucement vers la gauche et alla vers la droite. Comprenant le système, il battit violemment des ailes et fila dans les airs, virevoltant avec virtuosité. Les mangemorts entendirent des cris de joie et Voldemort vit son petit ange faire des figures acrobatiques de plus en plus dangereuses. Il s'amusait comme un fou et tous virent Tania rejoindre Harry. Puis les jumeaux volèrent en tandem. Voldemort ressentait la joie et le bonheur de ses héritiers. Le vol cessa quand Pétunia sortit et cria :

-TANIA ! HARRY ! A TABLE !

L'ange et la démone piquèrent vers le sol et atterrirent avec délicatesse sur le plancher des vaches. Pétunia allait hurler au meurtre quand elle vit la joie déborder de ses yeux verts. Une joie intense qui fit que Pétunia lui dit :

-Tu as bien joué ?

-Oh oui. C'était super encore mieux que sur le balai. J'étais libre. Totalement libre.

-Allez, viens. Je sens que tu es affamé.

-Non, je n'ai pas très faim, la contredit-il.

Pour tous, le repas fut pantagruélique, mais Harry picorait le peu qu'il y avait dans son assiette. Malgré le fait d'avoir libéré ses ailes de l'attraction terrestre qui pourtant l'avait comme libéré de son ancienne vie et malgré le fait de voir le 4 Privet Drive être détruit le lendemain qui le libérerait totalement, il n'arrivait pas à manger comme les autres. Ce fut un Harry épuisé par sa journée et qui se coucha avec les poules. Il dormait tellement bien qu'il n'entendit pas le cri de douleur de Pétunia quand Vernon eut un autre infarctus fatal celui-ci. Elle pleura lourdement dans les bras de Narcissa, jurant sur l'âme de son époux qu'elle se vengerait et qu'elle ferait tout pour nuire à celui qui avait brisé sa vie, qui que se soit. Elle autorisa à Voldemort d'utiliser le corps de son époux afin de faire croire à la mort ou à la disparition d'Harry, car c'est ce que Vernon aurait voulu pour Harry.

Le lendemain, ce fut une Pétunia aux yeux rougis par les larmes et en robe de deuil qui servit Harry. Le jeune garçon demanda :

-Tante Pétunia, qu'est-ce qui se passe ?

-C'est ton oncle Vernon. Il est décédé cette nuit, renifla Pétunia.

Elle ne s'attendait pas à des larmes de la part d'Harry, car le jeune sorcier en voulait trop à son oncle. Il l'avait blessé au plus profond de sa chair et il lui faudrait du temps avant de comprendre et d'accepter le fait que Vernon n'y soit pour rien, alors elle fut très surprise quand il lui présenta ses sincères condoléances. Elle eut un léger sourire et les accepta puis elle repartit pleurer sa vie brisée à cause d'un sorcier. Quand le petit déjeuner fut terminé, tous les mangemorts transplanèrent et déposèrent doucement le corps de Vernon dans son fauteuil préféré. Puis ils lancèrent tous les sorts qui leur passaient par la tête y compris le Doloris. Les sorts les plus dangereux étaient lancés vers l'un des sièges, à l'opposé d'Harry qui poussa un hurlement de pure douleur quand, sans aucun scrupule, Severus lui écrasa la queue.

Son cri atroce fit violemment sursauter les mangemorts et fut entendu jusque chez Madame Figg. La vieille femme entendit le cri inhumain et sortit précipitamment de sa maison pour voir des éclairs de toutes les couleurs jaillir de la maison des Dursley. Horrifiée, elle se contacta immédiatement l'ordre du phoenix grâce à un miroir à double sens :

-LES MANGEMORTS ATTAQUENT LE 4 PRIVET DRIVE !!! VENEZ VITE !!!

Les membres de l'ordre du phoenix se précipitèrent tous vers la maison des Dursley et quand ils furent devant, ils entendirent le cri angoissant, puis il y eut l'éclair vert caractéristique de l'Avada Kedavra et il n'y eut plus un bruit dans la maison quand Severus daigna relâcher l'appendice caudale malmené. Avec horreur, ils entendirent une voix froide crier :

-MORSMORDRE !

La Marque des Ténèbres fila vers le ciel et se déploya majestueusement prouvant à tous que la vie avait déserté la maison moldue. Se réveillant, ils se précipitèrent dedans et découvrirent du sang, des tas de cendre, les lunettes cassées d'Harry, un tas de plumes blanches et le corps de Vernon Durlsey. C'est avec tristesse qu'ils allèrent à Poudlard afin de prévenir Dumbledore de la mort d'Harry Potter. Alastor Maugrey entra dans le bureau du Dumbledore et vit le vieux sorcier qui regardait par l'une des fenêtres de son bureau. L'auror lui dit :

-Albus, Voldemort a trouvé Harry. Et ils l'ont tué.

-Son corps, avez-vous trouvé son corps ? demanda le vieux sorcier avec angoisse. Il avait peur que l'enfant qu'il aimait comme un petit-fils meurt.

-Ses lunettes cassées, sa baguette et même les plumes de sa chouette. Le seul corps identifiable est celui de Vernon Dursley.

-C'est impossible. .

-On a vérifié, madame Figg et nous avons entendu des hurlements de douleurs qui se sont éteints avec l'Avada Kedavra. Ils n'ont laissé aucun survivant.

-Non, ce n'est pas vrai. Pas lui, chuchota Dumbledore horrifié.

-Pourquoi ?

-Parce que c'est Harry. Je l'aime comme un petit-fils, je l'ai toujours considéré comme ma famille, répondit le vieux sorcier en tentant de contenir sa douleur.

Dumbledore sentit des larmes couler le long de sa joue. Il adorait ce pauvre petit, il se tourna vers Fumseck qui poussa un triste chant.

Loin de là, Voldemort, Harry, Tania, Pétunia et Dudley présentèrent leurs derniers respects pour les funérailles de Vernon et les derniers Dursley purent commencer leur travail de deuil. Comme d'habitude, Pétunia se cacha dans la cuisine et sanglota la mort de son époux en faisant des pâtisseries. Après une bonne nuit de repos, Harry, libéré, s'amusait avec sa soeur sous les yeux des mangemorts qui observaient les jumeaux faire la course. Cependant leur amusement cessa bien vite quand Severus arriva et s'exclama froidement :

-Monsieur Jedusor, dois-je vous rappeler que vous avez des devoirs de vacances à faire ?

-Mais...

-Monsieur Jedusor..., menaça Severus.

L'ange se posa et suivit le mangemort en bougonnant des paroles sans aucun sens. Il ne voulait pas faire ses devoirs, mais en voyant la tête du mangemort et le regard déçu de son grand-père, il soupira lourdement puis sortit ses affaires scolaires afin de se mettre à travailler. Il commença par la Défense Contre les Forces Du Mal, ensuite, il continua par les Sortilèges, la Métamorphose, l'Histoire de la Magie, la Botanique et Soins Aux Créatures Magiques. Quand il arriva là, il ne lui restait plus que la Divination et les Potions. Il avait passé toute sa matinée à travailler et après un bon repas, il décida de faire son devoir de Divination dans la Salle du trône près de son grand-père qui écoutait les affabulations de son petit-fils. Tous les mangemorts pouffaient de rire :

-Alors, en septembre je vais tomber malade. Un simple rhume. Cependant, je ne vais pas le soigner et ça va devenir un... heu... une pneumonie en novembre. En décembre, je vais faire du patin à glace, mais la glace va rompre et je vais tomber dans le lac gelé. Je resterai trois mois dans le coma. Donc ça fait, décembre, janvier, février... Donc en mars... hhhmmm !!!! Je... je sais, je vais me faire piétiner par une harde de licornes dans la forêt interdite à cause d'une colle donnée par le professeur Rogue qui me déteste. Avril... tous penseront encore que je suis le survivant, donc je vais être attaqué par Lord Voldemort en personne, mais grâce à mon courage tout gryffondoresque, je vais me sortir de là. Mais je serais gravement blessé et je vais rester à l'infirmerie jusqu'à la fin mai. Et en juin en faisant une erreur, je vais faire exploser une potion, tuant tous les élèves et vaporisant le château. Et voilà ce que je prévoie de mon avenir... Ouais, cette folle va adorer, s'esclaffa Harry en frottant ses mains d'un faux air démoniaque qui, pour Voldemort, le rendait trop chou.

Maintenant, qu'il avait terminé tous ses devoirs, il dut plancher sur celui de potions. La matière qu'il détestait le plus. Il était tellement heureux de le faire qu'il fut poursuivi dans tout le manoir par sa soeur, son grand-père et son professeur de Potions. Ils réussirent à l'attraper alors qu'il était dans le jardin amoureusement accroché à l'un des chênes. Tania lui sauta dessus et tenta de le décrocher de son arbre. Voldemort observait son petit démon tentait de décrocher un koala hurlant :

-NOOOOOOOOOONNNN !!! Je ne veux pas !

-Tu... vas...faire ce devoir, grognait sa soeur en le tirant.

-NNOOOOOOOOOOOONNNNNNN !!!! Je veux dormir la nuit, hurla Harry qui s'accrochait encore plus à son arbre.

-Je ne vois pas le rapport, remarqua Voldemort.

-Lâche... cet... arbre ! siffla Tania.

-NOOOOOOONNNN !!! Le prof est un monstre de cruauté, il m'a toujours torturé mentalement, vagit Harry.

Severus devint blême en lisant la colère dans les yeux de son maître et de Tania.

-Désolé, je ne savais pas qu'il était votre petit-fils et puis avec son nom même si je l'avais su, je n'aurai pu faire autrement, je devais être l'ennemi d'Harry Potter.

-Mouais, il va falloir l'apprivoiser et il ne reste qu'un mois avant la rentrée des classes, lança Tom.

-Un mois ?! demanda Harry dans les bras sa soeur qui avait réussi à le décrocher de son arbre.

-Oui, un mois. Oh ! Tu retourneras en cours accompagné par Tania sous le nom d'Harry et Tania Potter, répondit Voldemort.

-Mais tu es mon grand-père. Je suis fier de toi, je veux porter ton nom, murmura Harry tristement.

Voldemort prit son petit-fils des bras de sa petite-fille et lui dit :

-Tu veux vraiment prendre mon nom ?

-Oui, je ne suis rien sous le nom d'Harry Potter, mais je suis quelqu'un, je suis ton petit-fils sous ton nom, chuchota Harry en utilisant la technique koala avec son grand-père. Il cacha son visage dans le cou de Voldemort et ne voulut plus bouger.

Tom serra son petit-fils contre lui et frotta délicatement le dos. Harry avait été tellement martyrisé qu'il avait besoin de réconfort et seule sa famille pouvait le lui apporter. Voldemort serrait cet enfant contre lui, cet enfant qui lui rappelait tant son petit James. Il décida d'apporter tout l'amour qu'il n'avait pas voulu donner à son fils à cause de sa foutue fierté. Harry posa sa tête sur l'épaule de son grand-père et se sentit somnolent puis s'endormit comme une masse. Voldemort l'emporta dans sa chambre et le borda tendrement, fier de ses efforts même s'il avait un peu bâclé, surtout pour la divination. Il lui embrassa la joue, puis il éteignit la lumière afin de continuer son travail. Il rejoignit sa petite elfe et lui dit :

-Ma chérie, pourrais-tu aider ton frère pour les Potions ? Je crains qu'il ne soit terrifié par Severus.

-Oui, grand-père. Je vais lui faire aimer les potions et comme cela, il ne me collera pas la honte en cours..

-Merci, mon petit démon, pouffa Voldemort.

A suivre