Day 3 ! plus travaillé mais plus court que les autres j'espère qu'il vous plaira quand bien même !
Le soleil blanc brillait de mille feux, sa douce chaleur me parcourait le corps pour me recouvrir de sa lumière et me remplir le cœur de cette douceur. Mes pieds foulaient le sol humide avec lenteur, chacun de mes pas s'enfonçait s'enfonçaient sans conviction dans la terre tendre et en soulevait à chaque levée.
Je marchais à tout hasard dans la forêt jaunie par ce début d'automne, malgré ça, la vie débordait encore de partout, si bien des animaux que des plantes qui ne tarderaient pas à mourir avec l'hiver. Je voyais de petits rongeurs courir à mes pieds pour faire leur réserve et des élans boire à un petit étang brillant sous l'astre du jour.
Et quel étang, dans une clairière, au milieu des arbres colorés formant un grand cercle tel un rituel religieux. Le soleil, en grand farceur, scintillait sur la rosée et m'aveuglait de ses rayons lumineux. Je m'approchai lentement de ce coin de paradis mais me stoppai net.
Elle était là, assise sur la berge de la rivière de cet autre pays. Avec ses yeux herbes, profond et brillants de malice, ses cheveux de Raiponce bougeant au gré du vent, sont teint délicat et ses pieds mouillés par l'eau s'écoulant. Le vent transportait les fleurs et leur parfum. Dans l'eau, s'écoulait son rire, ses humeurs, tantôt fortes, tantôt apaisantes.
Elle était là, devant moi, à ma vue, elle sourit et se mit à courir joyeusement au milieu des arbres, virevoltante avec sa robe volante au rythme du vent transportant des fleurs de cerisiers.
Elle courait, je la suivais, elle allait partout, me montrait chaque fruit comme un trésor et me dévisageait avec douceur. Sa voix aiguë et chantante m'emplissait les oreilles de centaines de phrases bienveillantes. Elle me présentait tous les monuments du monde, voyageant d'un contient à l'autre. Elle vagabondait de ses pieds nus au fil des arbres et de la vie.
Elle me racontait l'histoire du monde, ses contes et ses légendes, sans oublier ses monstres. Elle dansait avec le vent, la pluie et la neige, me présentait chaque créature de cauchemars et courait, toujours plus vite, toujours plus loin. Elle sautait, parlait avec les elfes, les trolls et les gnomes. Elle m'entraînait, m'obligeait à courir et à profiter comme elle de ce monde si « riche ». Je riais, souriais, et admirais cette petite fée si belle, cette ange tombée du ciel.
L'eau coula sur mes pieds, je me laissai tomber lourdement, la cherchai du regard, elle m'avait laissé, au beau milieu de ma forêt désormais grise et dénuée de feuilles, tous les animaux sont morts maintenant, encore à cause de moi. La vie m'a fui et m'a laissé à ma malédiction, elle m'a laissé en solitaire, avec que moi-même pour vivre. Pour que je retourne à ma solitude.
