2-Excuse-moi ?
-Je veux parier avec vous !
Daniel se trouvait debout, déterminé, face à Sue Sylvester qui le regardait d'un air exténué ; la veille, le jeune garçon avait repensé à ce que ses parents lui avait dit. Le lendemain, il gaspillait la moitié de ses économies pour rouler jusqu'à Lima.
-Un pari ? demanda la femme âgée.
-Un pari ! répéta Daniel.
Sue soupira (il y a que moi qui trouve la phrase...bizarre ?) : pourquoi devait-il être si têtu ?
-Je t'écoute : sur quoi veux-tu parier ? demanda-t-elle mi-intéressée, mi-agacée.
-Je peux vous faire gagner les Nationales, répondit-il d'un air sérieux.
«Mais qu'est-ce qui me prend !» fut la première chose qui lui vint à l'esprit après avoir prononcé ces mots. Il ajouta tout de même ceci :
-Si j'arrive à faire remporter le championnat au William McKinley Scool, je veux pouvoir être professeur de chant, ici, indéfiniment. Si je perds...je ferais ce que vous voudrez : devenir un mini-Figins, votre souffre douleur, votre cobaye...
Le jeune brun remarqua l'air choqué de la directrice. Celui-ci ne dura pas plus de cinq seconde. Il n'y avait pas eu que du bouleversement dans le regard de Sue, il y avait aussi...de la nostalgie...?
-Sors d'ici, dit-elle calmement en se remettant à lire ses dossiers.
-Quoi...?
-Sors d'ici, répéta-t-elle sur le même ton.
-Mais je...
-Dégage !
Cette fois-ci, elle l'avait hurlé et s'était redressées. Tous les élèves qui passaient dans le couloir la dévisageaient.
Danny regarda surpris Sue puis s'en alla. Il avait encore perdu et cet fois, c'était pour de bon. Plus aucune chance que son rêve s'accomplisse. Il monta dans sa voiture et la démarra...plus d'essence. Pas de chance. Il jura puis sorti du véhicule. Le brun passa ses mains dans chacune des poches que comptaient son pantalons...pas ou plutôt plus de téléphone. Vraiment pas de chance.
Il tenta alors quelque chose que sa mère lui avait appris : contrôler sa respiration.
-Inspire, expire...se murmurait-il en fermant les yeux.
Mais son mauvais karma ne comptait pas s'arrêter là...On dit que quand un oiseau vous fait pipi dessus ça porte chance. Demandez à Daniel...
Il venait de perdre toute sa patience : pas de voiture, pas de téléphone, épaule gauche de son manteau préféré couvert d'urine de pigeon...Le brun fit la seul chose qu'il pouvait : hurler.
Daniel Schuester : Wonderland de Taylor Swift.
Flashing lights and we
Les flashs des lumières et nous
Took a wrong turn and we
Avons pris le mauvais chemin et nous
Fell down a rabbit hole.
Sommes tombés dans un terrier
Didn't they tell us don't rush into things?
Ne nous avaient-ils pas dit de ne pas se précipiter?
Didn't you flash your green eyes at me?
N'as-tu pas braqué tes yeux verts sur moi?
Haven't you heard what becomes of curious minds?
N'as-tu pas entendu parler de ce qu'ils font aux curieux?
Didn't they tell us don't rush into things?
Ne nous avaient-ils pas dit de ne pas se précipiter?
Didn't you flash your green eyes at me?
N'as-tu pas braqué tes yeux verts sur moi?
Haven't you heard what becomes of curious minds?
N'as-tu pas entendu parler de ce qu'ils font aux curieux?
We found wonderland
Nous avons trouvé le pays des merveilles
You and I got lost in it
Toi et moi nous y sommes perdus
And we pretended it could last forever
Et nous avons fait comme si cela pouvait durer éternellement
We found wonderland
Nous avons trouvé le pays des merveilles
You and I got lost in it
Toi et moi nous y sommes perdus
And life was never worse but never better
La vie n'y était ni pire ni meilleure
In Wonderland x4
Au pays merveilleux
I reached for you but you were gone
Je t'ai cherché mais tu étais déjà parti
I knew I had to go back home
Je savais que je devais rentrer chez moi
You search the world for something else to make you feel like what we had
Tu as cherché partout quelque chose qui ressemblait à ce que nous avions
And in the end in wonderland we both went mad.
Mais au final au pays des merveilles nous sommes devenus fous
In Wonderland x4
Au pays merveilleux
-Haha...
En entendant les rires, le jeune Schuester se retourna sur une une magnifique fille. Une asiatique aux cheveux court et blond pourvue de jolies yeux bleus. Elle portait un tailleur gris cendre.
En le voyant, la femme prit tout de suite un air sévère mais n'arriva pas à masquer son petit sourire ; elle avait des fossettes.
-Essuyez donc votre veste, dit-elle d'un ton hautain.
La jeune asiatique avait parler d'un voix plutôt grave pour une personne de sexe féminin et comme si on lui avait pincé le nez mais ça n'eut pas l'air de dérangé Daniel.
Le garçon dévisagea la femme avant de lui prendre le bout de papier des mains et de la remercier.
-Et la prochaine fois, ajouta-t-elle, n'oubliez pas ceci.
Son téléphone. Daniel crut rêver.
-Vous l'aviez oubliée dans le bureau de la directrice Sylvester.
«Un ange arrogant, voilà ce qu'est cette femme !» se disait le jeune homme. "L'ange arrogant" l'étudia une dernière fois, de haute en bas, avant de pénétrer dans le bâtiment laissant Daniel Finn avec une question en tête : « Mais qui est-elle ?!».
Daniel était parvenu chez lui de la manière la plus stupide au monde : en taxi. Pas qu'il soit stupide de prendre un taxi pour rentrer chez soi, hein ! Sauf si vous habitez à Broadway et que vous démarrez depuis l'Ohio... Je peux vous dire que le reste de son argent est partie dans cette affaire foireuse.
A présent, ça faisait une heure qu'il était assit dans sa cuisine, tête posée sur la table comme à chaque fois qui déprimait, chose qui arrivait très, très souvent. Il ne prit même pas le peine d'aller dans son lit pour dormir : le bois de la table était assez confortable, après tout...
Le lendemain, c'est l'odeur du café chaud qui me réveilla. Il releva immédiatement la tête en sentant le délicieux parfum de sa boisson favorite.
Sa mère lui sourit — malgré le filet de bave visible qui lui coulait sur la joue... — et lui tendit une tasse. Le jeune Schuester ne dit rien mais remercia sa mère d'un sourire. Puis il tourna la tête vers son père qui lui offrir un regard de soutient sachant tristement que son plan n'avait pas fonctionné comme prévu. Daniel baissa la tête : c'était fini.
Son père se mît alors à chantonner un couplet qu'il aimait beaucoup...
Don't stop believin'
N'arrête pas d'y croire
Hold on to that feelin'
Accroche toi à cette intuition
Streetlight people
Les oiseaux de nuit
Woahhh, woahhhh
Woahhh, woahhhh
Don't stop believin'
N'arrête pas d'y croire
Hold on...
Accroche toi...
Streetlight people
Les oiseaux de nuit
Ohhh, woahhhh
Woahhh, woahhhh
Don't stop believin'
N'arrête pas d'y croire
Hold on to that feelin'
Accroche toi à cette intuition
Street light people
Les oiseaux de nuit
C'est la fin de ce deuxième chapitre et...du rêve de Daniel Finn Schuester qui recommencera des demain à vendre des hot-dog dans le rue de Broadway (donc si ça vous intéressent...).
Mais bon, même les gens dit "malchanceux" (et j'en fait parti -_-) ne devraient jamais arrêter de croire en leurs rêves !
A la prochaine !
