Voila le chapitre 2! Bonne lecture à toutes et à tous!
Chapitre 2 : Un nouveau contrat
Le lendemain, je réussis à me réveiller sans faire exploser de réveil. Une fois prête, je partis pour le lycée, ravie de n'avoir vu mon père ce matin.
Sasori, lui, était encore en train de dormir car il avait la chance de commencer un peu plus tard aujourd'hui. Sur la route pour aller au lycée, je réfléchissais par quelle matière je commençais tout en écoutant ma musique. « Hn…Je crois bien que je commence par de la S.V.T…Ou alors par des maths…Oh et puis je verrais bien ! » Conclu-je, enjouée. Voyant qu'une fois arrivée la grille servant de portail était encore fermé, je m'alluma une cigarette, me posant tranquillement sur le trottoir bordant les murs du lycée, ignorant les regards d'un groupe de sixièmes attendant avec impatience l'ouverture. Fermant les yeux et appuyant ma tête sur le mur, savourant ma clope, cette quiétude ne dura malheureusement pas : le petit groupe de sixièmes conversaient avec ardeur, fixant la route avec un intérêt grandissant. Bientôt se présentait une limousine s'immobilisant pile devant la grille, et le restant malgré de nombreuses protestations venant de l'arrière du véhicule. Celui-ci m'égratignait les yeux, et pour cause ! La limousine était de couleur rose avec quelques traits orange.
« Sa me donne envie de vomir ! Je me demande qui a aussi mauvais goût ! Eurk ! »
Voyant le propriétaire sortir du véhicule, je ne pus me retenir d'éclater de rire : Karin. J'avais déjà vu son mauvais goût vestimentaire mais là, cela dépassait mon imagination ! Et pourtant j'en avais beaucoup !
Une fois sortie et accompagnée de ses fidèles amies, elles se dirigèrent toutes vers la grille, Karin m'ignorant royalement, trop occupée à rouler du cul et à secouer sa tête dans tout les sens pour – il me semble- faire voler ses cheveux, voulant sûrement imiter ces femmes dans les pubs pour shampoings. Ma cigarette étant finie, je retrouva mon calme et rentra au chaud. Me retrouvant au milieu de la grande cour, le doute m'envahit : Maths ou S.V.T ?
Heureusement, je sentis mon portable vibrer : C'était Hinata me rappelant qu'on débutait par la S.V.T.
« Hina, je t'adore ! »
Je rejoins rapidement les filles devant la salle de cour. Témari, en grande féministe me décrivit notre prof et me mit en garde contre lui :
-Alors, Je te préviens Sakura, Jiraya, c'est un gros pervers de première ! A mon avis, comme tu es nouvelle et plutôt bien foutue dit-elle en me faisant un clin d'œil complice, le prof ne va pas te louper donc méfie toi !
Apres cette mise en garde, ledit Jiraya arriva et nous fit entrer dans la salle. Tandis que tout le monde s'installait, je l'observa : La quarantaine, il était assez grand avec une longue queue de cheval. D'ailleurs il avait les cheveux blancs !
« …Il a peut-être les cheveux blancs mais moi j'ai des cheveux roses…Je peux rien dire ! » me dis-je, dépitée.
Une fois installée, je remarqua que les garçons -Sasuke compris- étaient assis près de Karine et des autres poufs. J'en ressentis un pincement au cœur sans comprendre pourquoi…
Sentant un regard insistant je détourna mon regard et me concentra sur le cours. Mais je découvris rapidement que c'était en fait le prof qui ne cessais de me fixer !
Déjà de sombre humeur à cause des garçons, non, de Sasuke, je n'avais vraiment pas besoins d'un prof aux idées perverses en plus ! Je lui rendit son regard, mais le miens étant n'exprimant que de la haine pure, il dévia son regard du mien assez vite, ce qui me fit légèrement sourire. TenTen, alors assise à côté de moi me donna un coup de coude dans les côtes :
-Hey ! Ca fait mal Pucca ! bougonnais-je.
-Désolée ! Mais t'as pas vu ? Le prof a commencé à te mater et il a arrêté d'un seul coup !
-Ah ? Je n'ai même pas remarqué ! répondis-je innocemment.
Tandis que TenTen racontai tout à Ino fébrilement, J'entendis mon sac vibrer. « Quoi ? Déjà ?…pff… » Discrètement, je sorti un portable dernier cri de la poche avant de mon sac. Le téléphone indiquais un nouveau sms que je m'empressa de lire :
Nouvelle mission en ligne.
Rang D. Bien payée.
M.
Ce fameux M. c'étaitmon agent de communication. Pour quoi faire ? M'informer lorsque des missions sont proposées, classées selon des critères bien précis. J'ai un portable spécial pour cela.
Mon agent ne garde jamais le même numéro c'est pourquoi il a cette signature. Et oui ! Même si je n'ai que 16 ans, je…travail déjà !
Quant à moi, j'ai aussi un nom d'emprunt ! Car là où je travaille, personne ne dévoile sa véritable identité, c'est la règle numéro 1 ! Bref, tout en restant discrète, je répondis prestement :
Besoin de plus d'
informations pour le rang, le
type de mission et le prix.
Tewaku.
La réponde ne tarda pas :
Payée 1000 000$.
Type : récupération d'un
Livre ancien.
M.
C'est donc sa ! Cette mission est classée rang D par nécessité ! Une mission classée rang D, c'est pour un assassinat ou alors, que pendant la mission, il a de fortes chances pour qu'il y ait des morts.
Je haïssais ce genre de mission…Je n'en ai fait qu'une, au moment de mon intronisation dans cette organisation : Le clan Sôma ! Car au-dessus de mon agent, il a bien évidemment des personnes plus haut placées. Tout le monde peu entrer dans cette organisation, à condition d'en avoir entendu parler et d'accepter de tuer.
Une fois membre, on peu ne plus le faire mais comme se sont les missions qui sont le mieux payées…
« Il me faut absolument cet argent ! Même si ça ne me plait pas, je vais devoir accepter. »
Mission acceptée.
Date ?
Tewaku.
La réponse ne se fit pas attendre :
Ce soir.
M.
Il me renvoya un sms pour me donner l'adresse exacte et ce fut tout. « Maintenant à moi de gérer ! »
Jusqu'à la fin de l'heure, je nota distraitement le cour, la tête ailleurs. Le cour suivant était le Français. Le ''cour'' était assez…surprenant ! Seuls les intellos suivaient, moi et les filles étaient trop occupées, prises dans une partie infernale de bataille corse. Les garçons étaient – encore - avec Karin et les autres poufs. Ne tenant pas plus longtemps, je me retourna vers Hinata et Ino et les questionna :
-Hina ! Ino ! Dites-moi pourquoi les garçons traînent avec les poufs ? j'eu un regard de dégoût en voyant Karin draguer Sasuke ouvertement.
-Tu n'es pas au courrant Saku ? M'interrogea Ino, le regard grave.
-Au courant de quoi ? J'avais à se moment précis un très mauvais pressentiment…
-Et bien…commença Hinata, Sasuke sort avec Karin me souffla-t-elle doucement.
-Ah…Ok. Je ne pu répondre autre chose.
Pourquoi j'avais l'impression que ma poitrine se déchirais, que mon cœur allais exploser et sortir de mon corps ? Je n'avais qu'une idée en tête : partir.
Refusant d'y croire, ce que je vis acheva de me convaincre : Karin était en train d'embrasser Sasuke. Cette vision me souleva le cœur. Ignorant les regards et les questions, je m'empressa de finir de ranger mes affaires, le regard vide, l'âme en peine. Me levant et prenant mon sac pour partir, je murmura à Hinata que rentrais sûrement chez moi. Elle me dévisagea un moment puis acquiesta avec un air compréhensif. Assurément, je savais qu'elle avais compris la cause de mon départ.
Me dirigeant vers la porte pour sortir, je sentis le regard des autres, étonnés. La porte ouverte, au moment de partir, je jeta un dernier coup d'œil vers Sasuke. Celui-ci me fixais avec son air si énigmatique. On aurait vraiment dit un dieu…C'est à regrets que je partis. Le cœur lourd, j'alla en direction de la grille. Une fois dehors du lycée, je me fuma une cigarette, puis une autre.
« Pourquoi je me suis sentie aussi mal quand je les ais vu s'embrasser ?… » Ne sachant quoi faire et n'ayant aucune envie de retourner en cours, je rentra chez moi. Jusqu'à ce que Sasori rentre, de 10h45 environ, jusqu'à 20h30 je me trouvais dans le sous-sol en train de m'entraîner au combat avec un katana en bois, répétant inlassablement les mêmes feintes et parades, ne m'arrêtant qu'à peine pour reprendre mon souffle.
Voyant qu'il se faisait tard, je remonta, pris une douche et descendit dans le salon. Mon père y était, sirotant une bouteille d'alcool. Me retenant de déguerpir, je m'assis dans le fauteuil en face de lui. Il ne me remarqua qu'à bout de quelques minutes :
-Que fais-tu ici ? grogna-t-il, l'œil mauvais.
-J'ai un nouveau contrat. Lui annonçais-je sans laisser transparaître mes émotions.
-Bien payée j'espère ? Et tu dois la faire quand hein ? m'interrogea-t-il.
-C'est pour ce soir. Payée 1000 000$. C'est une mission de rang D répondis-je, neutre.
Un long silence accueillit ma déclaration. Sasori sortit en trombe de la cuisine, en colère. Il eu beau essayer de me faire changer d'avis pendant une bonne demi-heure , je tien bon.
« De toute façon, il est trop tard pour annuler. Et on a trop besoin de cet argent ! » Même si je n'était pas motivée, je coupa court à toute discutions : j'irai un point c'est tout ! Je monta d'ailleurs dans ma chambre me préparer. Je sortis donc ma tenue d'Ambu, composée de d'un débardeur noir simple, un short noir très moulant que je met sous une jupe rose, de la même couleur que mes cheveux.
Pourquoi le short ? Quand je me bat et que ma jupe se soulève…c'est quand même plus pratique ! La jupe, elle, permet d'avoir une liberté de mouvement plus grande. Une fois les vêtements mis, je sortis de mon armoire une mallette en métal et l'ouvris : dedans se trouvais mes protections.
Je mis tout d'abord les protections pour les mollets (Long morceau de métal partant de mon pied et remontant jusqu'à mon genoux. S'attache par des lanières de cuir à l'arrière du mollet) ensuite j'enfila les protections pour mes bras (Morceau de métal allant du dessus de ma main, avec une jointure au niveau du poignet pour pouvoir bouger et remontant jusqu'à l'articulation de mon coude) puis les épaulières, faites de plusieurs plaques de métal articulées, permettant une liberté de mouvement impressionnante.
Je fini par sortir un masque japonais en forme de tête de loup, que je fixa sur le côté de ma tête avec des lanières en attendant de partir. Une fois la mallette rangée, je m'accroupis et sortis de sous mon lit une autre mallette, mais celle-ci en bois et plus fine et longue que l'autre. La déposant avec délicatesse sur mon lit, j'en sorti un katana au manche rouge et noir. Je le ceignit dans mon dos grâce aux fourreau spécialement conçu pour une liberté d'action accrue. De face, on ne voyait que le manche, dépassant au-dessus de mon épaule droite. Je laissa mes cheveux détachés et, vérifiant l'heure, je fis quelques exercices de souplesse pour m'étirer.
« Bon. Il faut juste que j'entre, que je trouve une malle en bois sombre, ornée de dorures et contenant un livre ancien. C'est pas bien compliqué nan ? » me dis-je intérieurement pour me rassurer. Toujours dans ma chambre, j'ouvris ma fenêtre en grand, plaça mon masque sur mon visage et me hissa sur le rebord de la fenêtre. Dehors, il faisait déjà nuit.
A côté de ma fenêtre se trouvai une échelle en fer forgé, facilement atteignable, arrivant sur le toit.
Là-haut, je sentis le vent me caresser tendrement le visage, comme une marque d'affection à mon égard…
Pour me rendre à l'adresse indiquée, je sautais de toits en toits silencieusement, uniquement éclairée par la lune, seule témoin de mon escapade mortelle. Chaque saut me procurait une agréable montée d'adrénaline que je savourais avec plaisir, oubliant quelques instants le but de mon voyage.
Je fut à l'adresse indiquée en moins de dix minutes. Me stoppant sur le toit d'une maison, j'observa celle en face : celle ou se trouvais l'inestimable cargaison. C'était une grande villa entourée de grands murs blancs, évidemment bien gardée : deux gardes devant un grand portail noir accompagnés de gros chiens tout aussi noirs, probablement des boxers. Trois autres gardes –sans chiens cette fois ci- faisait une ronde devant la porte d'entrée et surveillant ainsi le jardin et toutes les autres entrées.
« Finalement, sa va être plus compliqué que prévu ! » Mais dans autre sens non ! Car s'il y a des gardes dehors, cela signifie qu'il n'y pas d'alarmes, du moins en extérieur ! Lorsque je fut devant la porte d'entrée – tous les gardes évanouis et les chiens assommés- aucune alarme ne sonna. « Bien ! Ne reste plus qu' à trouver ce livre ! » m'encourageais-je. J'entra. Déjà que de l'extérieur la maison était belle – surtout la piscine !-mais à l'intérieur ! Elle était somptueuse avec ses meubles en bois et tous le matériel technologique…
Les pièces du bas fouillées une par une, je remarqua un escalier menant à l'étage. En haut des escaliers j'enleva mon katana de son fourreau, prête à m'en servir si besoin. Un brouit attira mon attention : il venait ce ma gauche.
Allant voir ce qui en était, je me retrouva en face d'une porte fermée.
Le même bruit recommença, mais cette fois ci, je pu l'identifier : dans ma chambre, j'avais une chaise avec des roulettes et elle faisait le même bruit quand je me déplaçais d'un bout à l'autre de ma chambre !
« Il y a donc bien quelqu'un…J'entre et je le neutralise ! »
Prenant une grande inspiration, je recula de quelques pas et ouvrir la porte d'un coup de pied puissant : Un homme se leva d'un chaise et me dévisagea, l'air surprit. Je m'avança vers lui pour l'assommer mais il se jeta sur son bureau et pointa sur moi une mitraillette ! Je fut heureusement plus rapide que lui : je me pencha de coté pour donner un coup de pied dans le fusil, le faisant valser à l'autre bout de la pièce.
La suite se déroula dans une sorte de ralenti : ce ne fut que lorsque je m'immobilisa, debout, droite, le bras droit tendu et la lame de mon katana rougie que je compris. Abaissant mon arme, je me retourna : l'homme reposait étendu par terre gisant dans une marre pourpre presque coupé en deux, sa bouche fendue en dernier soupir. L'odeur du sang m'assaillit, me faisant reculer de quelques pas, dégoûtée.
Essayant de faire abstraction, je chercha du regard la malle. Je ne la trouva qu'en fouillant dans les tiroirs d'une commode. La soulevant, je m'apprêtais à sortir par la porte fenêtre mais je me figea : cette malle était censée contenir un livre mais elle était si légère, comme si elle était vide…
Des pas dans l'escaliers m'arrachèrent de mes pensées. Je sauta dans le vide pour aller me réceptionner sur la branche d'un arbre en contre bas.
Vérifiant que personne ne me vois, je partis en sautant d'arbres en arbres, tel un courant d'air, ne laissant derrière moi qu'un cadavre, seul preuve de mon passage.
Je me rendit ensuite vers le point de rendez-vous. Dans toutes les misions où il faut rapporter un objet un une personne, l'agent fixe un point de rendez-vous ou l'objet et échangé contre le payement. Mais un détail me perturbais fortement : la malle était beaucoup trop légère pour contenir un livre ! Ne pouvant résister, je me dirigea vers un toit et m'accroupissant, j'ouvris la malle, sachant pertinemment que j'était en train d'enfreindre le règlement. « J'avais raison ! Il n'y a aucun livre ! A la place, on dirais…comme un dossier… »
