Et voilà la suite. Apparemment le site refonctione : j'ai reçu une review en retard, mais bon. Voyons comment notre Roy s'adapte à sa vie de chat.

Disclaimer : J'ai bien commandé un Roy pour le 25, mais le Père Noël était en rupture de stock. L'imbécile. Vais porter plainte. Oh mais.


Une semaine avait passé depuis cette affaire de changement corporel. Hormis l'équipe de Roy, personne n'avait rien remarqué. Après la pause, Riza revint au bureau en compagnie de ses collègues. Ils s'installèrent à leur bureau respectifs.

" Tiens ? Où passé le colonel ?" demanda Riza.

Tous regardèrent dans la pièce. Pas de Roy.

" Il n'était pas dans la salle de pause en tout cas." dit Jean.

" L'est peut-être allé aux toilettes." avança Breda.

Riza consentit donc à attendre. Dix minutes passèrent, et toujours pas de colonel. Elle espéra pour lui qu'il n'était pas encore en train de chasser la pintade, si vous voyez ce que je veux dire. Un quart d'heure après ... Riza tapotait des ongles sur le bureau, maudissant son supérieur.

" C'est pas vrai mais où est-il passé ?" s'exclama-t-elle en tapant sur son bureau.

" On devrait partir à sa recherche. Ca faisait longtemps." sourit Havoc.

" Bonne idée second lieutenant." approuva Riza.

" Je l'ai trouvé." fit Kain.

" Déjà ? Punaise mais t'es rapide toi !" fit Falman.

" Surtout observateur." répondit Kain en désigant une armoire.

Tous les regards convergèrent vers le meuble. Roy était roulé en boule au sommet, et semblait dormir. La plupart des mâchoires en tombèrent par terre. Comment était-il grimpé là-haut, et surtout comment pouvait-il y dormir ? Riza se leva, et s'approcha à pas de loup.

" COLONEL !" cria-t-elle en tapant un grand coup sur l'armoire.

Roy se redressa les billes grandes ouvertes, et dévisagea sa subordonnée.

" Mais ça va pas de me réveiller comme ça Hawkeye ? Vous êtes complètement tapée ou quoi ?" s'exclama-t-il.

" C'est vous que je vais taper si vous ne descendez pas de là ! Vous avez du travail il me semble !" riposta Riza.

Roy plissa les oreilles et remua la queue avec déplaisir. Il se redressa et s'étira, puis sauta à bas de son armoire. Il s'étira encore une fois, puis se dirigea vers son bureau. Riza lui apporta un pile de dossiers qu'il accueillit en feulant.

" Pas de ffffft qui tienne ! Faites votre travail ou je lâche Hayate sur vous !" menaça Riza.

Ah oui, c'est vrai qu'il était là cette boule de poils.

" Si vous voulez que j'en fasse de la charpie allez-y !" répliqua Roy.

D'habitude Roy adorait les chiens, mais depuis qu'il était devenu à moitié chat c'était tout le contraire. Breda retint un rire en entendant cette réponse. Riza lui fit les gros yeux, et retourna s'asseoir. Roy se mit au travail, la queue battant sa chaise. L'envie de se servir de cette paperasse pour faire ses griffes le démangeait. Ca devait bien se déchirer ces trucs. Riza le surveillait, et Roy ne pouvait s'empêcher de mettre ses oreilles en arrière chaque fois que leur regard se croisaient.

" Fini !" clama-t-il au bout d'une heure.

" Tant mieux, parce que la suite arrive." répondit Riza.

" Raaaaooooww !"

Il la regarda s'approcher la queue hérissée, et les griffes sorties. Riza ne remarqua rien jusqu'à ce qu'il lui souffle à la figure, dévoilant ses canines anormalement grandes.

" Non mais dites donc ! C'est pas bientôt fini !" s'exclama-t-elle en reculant malgré elle.

Un son félin très agacé lui répondit. Riza mit une main derrière son dos, prête à dégainer vous savez quoi.

" Pssshhhht !" fit Roy en se redressant d'un bond.

Riza recula précipitamment pour se mettre hors de portée d'un éventuel coup de griffes, et dégaina. La vue de l'engin ne calma pas le fauve noir pour autant.

" Ca suffit maintenant colonel. Vous allez vous calmer et reprendre votre travail." dit-elle.

Hayate vint au secours de sa maîtresse. Exactement ce qu'il ne fallait pas faire. Roy retourna toute sa colère contrre le malheureux animal. Impressionné par la fureur de l'alchimiste, Hayate ficha le camp. Roy fit un bond phénoménal et passa au-dessus de Riza.

" Oh non mais quel abruti !" s'exclama-t-elle en se lançant après eux.

Havoc la rejoignit. S'ils ne rattrapaient pas Roy à temps, il allait déchiqueter Hayate. Les couloirs étaient déserts en ce moment, fort heureusement. Personne ne vit donc passer un chien poursuivi par un Mustang enragé qui galopait à quatre pattes. Hayate courut se réfugier dans la cours. Il glissa sous une estrade, et hurla quand cinq griffes manquèrent de lui arracher la truffe.

" Woooooouuuuuuuh !"

" Raaaaaouuuu !"

Roy entendit soudain des gens arriver en courant. Il fila au moment où coup de feu claqua, et courut se réfugier dans un arbre avec un "meeeeeoooor ! " des plus rageurs. Hayate tremblait comme une feuille dans sa cachette, et il fallut un moment avant que Riza ne parvienne à le convaincre d'en sortir. Havoc de son côté, alla voir s'il pouvait déloger son colonel.

" Allez descendez de là, vous êtes ridicule !" lança-t-il.

Pas de réponse. Roy était camouflé par le feuillage de l'arbre. Riza s'avança, furax.

" Descendez de là avant que je ne vienne vous chercher !" s'exclama-t-elle.

Toujours rien. Et elle ne pouvait pas tirer, car ne le voyant pas elle risquerait de le blesser gravement, voire de le tuer. Les deux soldats attendirent un moment, mais Roy ne semblait pas décidé à descendre de son arbre.

" Bah laissez tomber, il finira bien par descendre." fit Havoc.

Riza prit son chien dans les bras, et rentra au Q.G énervée comme jamais. Un peu plus tard dans la matinée, Fuery ouvrit les fenêtres de leur bureau. Trente secondes après, Roy était dessus. Hayate couina et alla se cacher quand il le vit. Le colonel alla tranquillement à son bureau. Riza dégaina, et dessina sa silhouette sur le mur.

" Ca c'est pour mon chien, colonel !" dit-elle en sortant un autre pistolet.

Elle refit le même dessin. Roy était scotché au mur, les oreilles aplaties sur la tête.

" Et ça, c'est pour m'avoir soufflé à la figure ! Maintenant au boulot !"

Roy tenta de reprendre sa respiration, puis se décida à bosser. Fort heureusement, une mission arriva dans l'après-midi qui détendit un peu l'atmosphère.

" Ah ! Mon copain le macaque ! Ca tombe bien j'ai un compte à régler avec lui ! En route !" fit Roy.

Toute l'équipe se leva, et se mit en route. En arrivant sur les lieux du crime, ils virent le voleur s'en échapper par une fenêtre et monter sur le toit. Roy ôta son manteau qu'il jeta sur la tête de Fuery.

" A nous deux le ouistiti !" s'exclama-t-il.

Roy grimpa sur le toit en deux temps trois mouvements, et se lança à la poursuite du voleur. Quand il fut assez près de lui, Roy banda ses muscles et lui sauta dessus. L'autre se redressa et le fit passer par-dessus lui.

" Tiens ! Le colonel ! Vu ce qui vous est arrivé j'en déduis qu'on a eu affaire au même docteur !" dit-il.

C'est alors que Roy remarqua la queue de singe derrière. L'homme en avait également les pieds et les longues mains. Voilà pourquoi il était si agile.

" Alors il vous a croisé avec un chat on dirait. Chuis content pour vous. Bon ben c'est pas que je m'ennuie, mais j'ai à faire !" conclut-il.

Il se sauva avec un petit cri de singe et sauta sur un autre toit.

" Oh non mon gars ! Pas si vite !" s'exclama Roy en se lançant à sa poursuite.

Il lui coupa la route et le griffa. Le voleur regarda sa balafre au bras. Puis il lâcha son sac. Tous deux se regardèrent un moment. Puis l'homme-singe bondit avec un cri animal. Roy esquiva d'une pirouette. Il découvrit ainsi que sa nouvelle condition lui conférait un art du combat qui paraissait naturel. L'homme-singe lui attrapa les bras qu'il coinça derrière son dos. Roy se baissa et glissa entre ses jambes en faisant le grand écart. Puis en tournoyant sur lui même il lui flanqua des coups de pieds.

" Pas mal pour un minet !" ironisa l'autre.

" T'as encore rien vu tronche de banane !" riposta Roy.

Roy revint à la charge, plus rapide que jamais. Mais son adversaire n'était pas dénué de ressources. Il lui flanqua un coup de queue qui l'envoya bouler. Roy roula ensuite pour éviter qu'il ne l'écrase en lui sautant dessus. Et il répliqua par un coup de griffes qui stria la joue de l'autre. Ce qui eut pour effet de l'énerver encore plus. Mais il en fallait plus pour impressionner le beau brun. Il s'aperçut de sa longue queue pouvait lui servir de fouet, exactement comme pour l'autre. Roy ne se gêna pas pour lui en administrer plusieurs. Tant et si bien qu'il le poussa au bord du toit.

Le voleur l'entraîna avec lui, et ils chutèrent. Roy se réceptionna souplement sur ses quatre membres, tandis que l'autre atterrit après une pirouette.

" Colonel !" s'exclama Riza en arrivant.

L'homme-singe attrapa une poubelle qu'il jeta sur Roy. Puis il fonça sur elle et la souleva. Puis il grimpa à un mur et se sauva.

" RIZA ! " s'exclama Roy en se relevant.

Le reste de son équipe le rejoignit, et demanda ce qui s'était passé.

" Il a embarqué Riza ! Le butin est encore sur le toit, allez le chercher pendant que je vais au secours du lieutenant Hawkeye !" ordonna-t-il.

" Oui colonel !" répondit quatre voix.

Roy grimpa après le mur. Mais quand il arriva sur le toit, son adversaire avait filé. Comment allait-il bien pouvoir le retrouver ?

" Ah je sais ! Mes sens félins sont bien plus développés que ceux d'humains. Par conséquent j'ai plus de flair. Voyons ..." dit-il.

Il baissa un peu la tête pour humer l'air. Ca y est, il sentait l'odeur de ce singe.


Le voleur jeta Riza par terre comme un sac. La jeune femme attrapa ses flingues.

" Tssst !" fit l'autre en faisant claquer sa queue.

Les pistolets sautèrent des mains du lieutenant. Le voleur les ramassa en couinant comme un chimpanzé. Il les prit ensuite avec les pieds, puis en se supendant à des barres alla les jeter dans un cours d'eau proche. Riza comprit en le voyant faire que lui aussi avait été croisé avec un animal. Elle profita de ce qu'il était loin pour tenter de s'enfuir. Mais c'était compter sans l'agilité de l'autre. Il la rattrapa en un rien de temps et la fit chuter rien qu'en la tapant du dos avec la main. Puis il la tira par une jambe et la ramena près d'un poteau, auquel il l'attacha.

" A quoi bon m'avoir enlevée ? Vous aggravez votre cas." demanda-t-elle.

" C'est pour punir le vilain chat. Pis parce que je vous trouve mignonne aussi." répondit l'autre en grimpant sur un bidon.

" Si jamais il vous retrouve il va vous réduire en lambeaux. Vous feriez mieux de me relâcher. Croyez-moi je l'ai déjà vu en colère et ça fait froid dans le dos." avertit Riza.

" Ouais ! Un chaton en colère ça doit être terrifiant !" se moqua le voleur.

" En tout cas vous avez eu affaire au même fou." reprit Riza.

" Exact ! C'est grâce à lui que je suis devenu plus fort. C'est rudement pratique d'être un singe, ça paraît pas pourtant."

" Comment s'appelle-t-il ?"

" Euh ...docteur Emilio Torrello je crois. Il pense que les hommes sont plus faibles que les animaux, c'est pourquoi il tente de remédier à la situation par l'opération que voilà." répondit le voleur.

" Pourquoi ne le fait-il pas sur lui dans ce cas ?" interrogea la blonde.

" Vous l'avez dit, il est fou."

Le singe sauta de son bidon et s'approcha d'elle.

" Mais si vous me parliez plutôt de vous ? Si on doit vivre ensemble autant se connaître." sourit-il en lui prenant le menton.

Riza se dégagea vivement, ce qui amusa son ravisseur.

" Z'avez raison, nous avons toute la vie devant nous pour nous connaître."


Pendant ce temps, Roy arriva devant une espèce de maison en bois. Ca l'étonna un peu, pourtant la piste était formelle. Pour éviter qu'on ne le voie, il passa en mode quadrupède. Les sens aux aguets, il s'approcha de la baraque. Il perçut des bruits de conversation, et reconnut la voix de Riza. Parfait. S'agissait de rentrer là-dedans maintenant. Roy se leva doucement et regarda par une fenêtre cassée. Riza était attachée à un poteau, pendant que son ravisseur faisait on ne sait quoi sur une table. Il s'approcha à nouveau d'elle.

" Voyons un peu jusqu'à quel point vous êtes mignonne." dit-il.

Il ouvrit la veste de la jeune femme, et siffla devant ses formes.

" Ben ! J'en espérais pas tant !"

" Ne me touchez pas espèce de pervers !" s'exclama Riza en se débattant.

" Oh mais c'est qu'elle est sauvage en plus ! J'adore ça !" fit l'autre en posant une main sur sa poitrine.

Roy, qui assistait au spectacle, vit rouge. Très rouge, rouge sang même. Il ouvrit la fenêtre, et se glissa silencieusement derrière les piles de cartons qui se trouvaient là. Riza commençait à crier. Roy profita du bruit pour courir vers le type. Il lui tomba dessus avec un cri de rage, toutes griffes et dents dehors. Littéralement fou furieux, il se mit à lacérer le gars qui hurlait et ne savait comment se protéger de cette attaque pour le moins sauvage. Roy le mordit cruellement, et le griffait de toutes parts.

" Colonel ! Arrêtez vous allez le tuer !" s'exclama Riza.

Un dernier coup fut porté au voleur, qui le mit K.O. Roy reprit sa respiration, puis il s'approcha de sa subordonnée.

" Riza, ça va ? Il ne vous a pas fait de mal ?" demanda-t-il inquiet.

Roy avait mit ses mains autour de son visage, et Riza rougit.

" N-non. Vous êtes arrivé à temps."

Roy sourit, rassuré. Il passa derrière elle, et sectionna les cordes d'un coup de griffes. Riza se frotta les poignets. Puis elle s'approcha du ravisseur. Il était dans un sale état, plus un coin de peau intact. Jamais elle n'aurait cru Roy capable d'une telle violence.

" Vous ne l'avez pas raté." dit-elle.

" Ca lui apprendra à enlever ma subordonnée." répondit Roy pas plus ému que ça.

Riza sourit. Pour qu'il s'énerve à ce point il devait tenir à elle.

" Comment m'avez-vous retrouvée ?" demanda-t-elle en se tournant vers lui.

" Grâce à ça." répondit-il en posant l'index sur le nez.

Riza ne comprit pas très bien de quoi il parlait. Roy l'informa qu'il avait repéré une cabine téléphonique, et Riza alla appeler ses collègues. Ces derniers grimacèrent en découvrant l'état du voleur.

" Embarquez-moi ça, je raccompagne Hawkeye chez elle." ordonna Roy.

Enfin façon de parler, puisque ce fut elle qui conduisit. Cette fois, elle trouva le courage de l'inviter à entrer, et pris soin de mettre Hayate dans sa chambre. Il ne s'en formalisa pas, la présence de Roy le terrifiait à présent.

" Ca va être dur de nous réconcilier quand je serais redevenu normal." fit Roy.

" C'est sûr. A ce propos, je sais comment s'appelle le resposable de votre transformation : Emilio Torrello." annonça Riza en lui servant un verre de limonade.

" Ah bon ? C'est le macaque qui vous l'a dit ?"

" Oui."

" Merci. Oh et ... désolé pour Hayate."

" Il s'en remettra. Mais tâchez de vous contrôler, surtout quand je vous apporte votre travail."

" Pardon pour ça aussi. Mais j'y peux rien si cette foutue paperasse m'énerve !"

Riza soupira et ferma les yeux.

" Vous me pardonnez sinon ?" demanda Roy avec une mine de chaton mouillé.

Comment ne pas craquer devant tant de charme ?

" Vous m'avez sauvée aujourd'hui, je pense que c'est le moins que je puisse faire." répondit-elle en haussant les épaules.

" Meeerciiii !" fit-il avec un sourire éclatant.

Riza sourit à son tour, en plus de rosir. Roy lui rendit son verre, et annonça qu'il allait la laisser se reposer. Avant de partir, il lui planta un baiser sur la joue, et lui souhaita bonsoir, laissant une Riza flotter sur un nuage.