Bonjour à tous! Mes plus plates excuses pour ce retard! Les vacances, que voulez-vous.

J'ai continué ce que j'avais commencé; je n'en suis toutefois pas vraiment satisfaite. Si ce n'est pas terrible, s'il vous plaît, dites-le moi! C'est vraiment différent de ce que j'écris d'habitude, alors j'ai du mal.

Voilà!

Malgré tout, bonne lecture, et merci à tous ceux qui m'ont reviewés et suivis. Ca fait plaisir! :)


Tom et Sniffle restèrent longtemps en silence dans la Chambre. Tom, épuisé par son absorption d'énergie, finit par s'endormir. Sniffle attendit qu'une heure s'écoulât sans que le jeune homme ne bouge, puis s'éloigna un peu, vadrouillant dans les couloirs humides, passant devant le cadavre du Basilic qui était à présent aussi inoffensif qu'une paire de bottes. Il s'assura qu'il n'y avait aucun être vivant à part Tom et lui et s'ébroua. Se tenait à présent à la place du chien un homme, le visage mince, et les yeux noirs. Se tenait à présent à la place du chien un homme connu sous le nom de Sirius Black. Il était rare qu'il retrouve sa forme humaine, puisque, même onze ans après, il était encore l'ennemi public n°1 des services d'aurors. Il avait réussi à fuir après avoir vengé James et Lily, mais avait eu besoin de beaucoup de temps avant de retrouver la trace de Harry. Les quelques années où il était resté chez les Dursleys, il avait veillé sur son filleul sans attirer l'attention des Moldus. Son plus grand regret était de ne pas s'être montré véritablement à Harry. Mais le garçon grandissait, il serait bientôt capable de garder ce secret-là, et de le comprendre sans lui en vouloir. Sirius repensa à ce qu'il s'était passé au cours de la soirée. Il avait entednu parler de la Chambre des Secrets, bien sûr, comme tous les élèves quand il était lui-même sur les bancs de l'école. Mais comme d'une légende, pas d'un véritable fait. James et lui avaient plaisanté, disant que Sirius était peut-être l'héritier, et que Serpentard en serait probablement devenu vert si son héritier avait été placé à Gryffondor. Ils n'avaient jamais songé que Voldemort pourrait être le véritable propriétaire de la Chambre. Le jeune homme qui était sorti du journal n'avait rien à voir avec le Voldemort que chacun connaissait. Sirius sentait qu'il pouvait lui faire confiance, et qu'avec Harry, ils pourraient tous les trois mettre un terme à la guerre qui lentement, il en était sûr, se préparait.

Tom se réveilla seul dans la Chambre. Il eut un frisson. Il ne s'en était pas aperçu, mais il faisait vraiment froid. D'après ce qu'il avait lu, il se trouvait à présent sous le lac. Il regarda autour de lui. Le chien semblait être parti. Un drôle de chien, qui semblait comprendre tout ce qui disait et vouloir protéger à tout prix le jeune Harry. Le serpent qui avait servi à son retour gisait quelques mètres plus loin. La bête était véritablement énorme. Il se sentait un peu nauséeux à l'idée d'avoir tué le plus vieux serpent de l'Histoire. Mais il devait convenir qu'il était trop dangereux pour être laissé en liberté. Et pour rien au monde il n'aurait voulu tuer la petite Ginny pour revenir. Un autre fragment d'âme, peut-être, mais pas lui. Il secoua la tête et se demanda ce qu'il allait advenir de lui. Il n'avait pas de diplôme, il ne pourrait pas travailler. Et pour protéger Harry et lui enseigner le nécessaire pour vaincre Voldemort, il faudrait qu'il reste à Poudlard. Mais Dumbledore le reconnaîtrait sans doute. Il allait devoir utiliser du Polynectar en permanence, trouver un mensonge plausible et ériger des barrières mentales solides. Le Directeur allait sans doute vouloir vérifier la véracité de ses dires.

Sur ces réflexions, le chien fit son retour. Il se coucha à ses pieds et s'endormit, comme pour lui montrer qu'il savait ne rien avoir à craindre du jeune homme. Sans savoir véritablement pourquoi, Tom se sentit touché. Et il réitéra cette idée que le chien était plus qu'il n'y paraissait.

Réchauffé par la boule de poils, l'adolescent se rendormit rapidement.

Ils restèrent tous les deux quelques heures encore avant que trois jeunes sorciers n'arrivent dans la Chambre.

Harry était en tête, même s'il savait qu'il n'avait rien à craindre de Tom. Hermione semblait un peu suscpicieuse. Ron et Harry lui avaient raconté ce qui s'était déroulé sous le Château et elle avait insisté pour qu'ils redescendent tout de suite après le Banquet de fin d'année. Dumbledore avait cru tout ce que les deux jeunes sorciers lui avaient dit. Comme prévu, les parents Weasley avaient étouffé leurs enfants et Harry dans leurs bras, tant ils étaient soulagés de les voir sortis sains et saufs. Harry avait menti en disant que le journal avait été entièrement détruit avec un des crochets du Basilic. Il n'avait qu'une envie : redescendre aussi vite que possible pour parler à Tom et récupérer Sniffle.

C'est ainsi qu'ils se retrouvaient tous les trois devant le spectacle de Tom et Sniffle endormis l'un contre l'autre. Le chien les sentit arriver et se redressa doucement, réveillant l'adolescent au passage. Hermione eut un petit sursaut en voyant pour la première fois le visage de Voldemort dans sa jeunesse. Malgré les dires de ses amis, elle ne faisait pas totalement confiance à ce souvenir ramené d'un journal ayant pratiquement tué Ginny. Sniffle vint vers eux en remuant la queue et Tom le suivit avec un sourire un peu timide sur les lèvres. Ils se regardèrent tous les quatre en silence pendant un instant, puis Harry et Tom prirent la parole en même temps. Ils se turent et rirent doucement. Harry désigna Hermione de la main. ''Voici Hermione, Tom. Elle était à l'infirmerie jusqu'à il y a peu. Elle avait été pétrifiée par le Basilic. Les plants de Mandragore ont permis son réveil.'' Tom se pencha en une petite courbette pour saluer Hermione. ''Enchanté, Hermione. Je suis Tom. Je suppose que Harry et Ron ont dû tout te raconter.'' Sur ces présentations, Ron sortit de son sac ce qu'il avait réussi à prendre du buffet et le tendit à Tom avec un peu d'hésitation. Hermione lui donna un coup de coude et il acheva son geste en grogant. Oui, il avait déjà mangé, et alors ? Il avait le droit d'avoir encore faim, et ces tranches de Rosbeef étaient excellentes. D'ailleurs, Sniffle fut plus qu'heureux que Tom lui en tende une.

Harry regarda sa montre et se leva précipitamment. ''Merlin, nous devrions être en train de préparer nos baggages ! Le Poudlard Express part d'ici deux heures ! Tom, dépêche toi de boire le Polynectar et sortons d'ici ! Je ne veux pas devoir expliquer à Dumbledore pourquoi un nouvel élève reste à Poudlard pendant les vacances. ''

Tom avala le Polynectar en grimaçant, prenant l'apparence d'un garçon aux cheveux noirs. Il devait avoir à peu près l'âge des trois autres, c'était en tout cas ce qui était inscrit sur le tube contenant les cheveux qu'ils avaient volé chez Snape. Pourquoi Snape aurait besoin de devenir un garçon de cet âge-là, ils n'en savaient rien.

Ils remontèrent à la surface discrètement. Hermione, Harry et Ron récupérèrent leurs malles et ils rejoignirent tous quatre le flot d'élèves qui s'en allaient vers la gare. Une fois montés à bord, ils se trouvèrent un compartiment vide, dans lequel Sniffle s'arrangea pour prendre beaucoup trop de place en s'affalant sur une des banquettes. Aucun des quatre ne dit mot jusqu'à ce que le train ne démarre, craignant, peut-être ? d'attirer l'attention sur ce garçon inconnu de tous. Une fois le train parti, Hermione poussa un soupir de soulagement et se tourna vers Tom.

''Nous devons trouver une excuse plausible à ta présence l'année prochaine à Poudlard. Pour cet été, il n'y a pas de problème, mes parents seront enchantés à l'idée de rencontrer un camarade de classe. Je ne leur écris pas souvent pendant l'année, alors ils ne seront pas trop surpris que je ne leur aie jamais parlé de toi. Par contre, je pense qu'il vaut mieux te trouver une nouvelle apparence pour l'année prochaine. Un nouvel élève, qui reste en plus avec nous ? Rien de mieux pour attirer l'attention.''

''Je vais avoir 17 ans cet été, je serai en mesure d'utiliser la magie sans me soucier de la Trace. Je vais travailler sur un sort qui me permette d'afficher une apparence quelconque à Poudlard. Je n'aurai pas besoin de Polynectar. Et j'aimerais reprendre les cours de 7ème année. Il vaut mieux que je n'apparaisse pas trop doué, sans vantardise. J'ai toujours été le meilleur de mon année, et plus encore une fois qu'il m'a détaché. Il a toujours aimé être reconnu comme le plus grand, le plus doué, le meilleur. Lorsqu'il a fait tuer Mimi, ce qui l'a torturé, c'est de n'avoir pas pu le révéler. Mais je crois que Dumbledore a toujours su qu'il fallait se méfier de lui. D'ailleurs, Harry, tu devrais te méfier de Dumbledore. Il apparaît toujours comme bienveillant, mais au fond il est manipulateur. Peut-être pire encore que Voldemort, même s'il ne perpétrera jamais de massacre.''

A ces mots, ni Harry ni ses amis ne marquèrent leur surprise. Ceux-là ne faisaient qu'écho à ce que leur avait dit Hermione plus tôt dans l'année. Ils savaient vital pour leur entreprise d'agir sans la manipulation du directeur. Sniffle, quant à lui, était navré de se rendre compte un peu trop tard de la réalité des choses. Sans leur confiance aveugle, Lily et James seraient peut-être présents à la gare pour récupérer leur fils.

Ils arrivèrent bientôt à la gare. Le trajet, pour une fois, ne leur avait pas semblé long, tant ils avaient dû se pencher sur la logistique de l'année à venir. Tom avait commencé à établir leur plan de destruction des Horcruxes. Il leur faudrait sortir de l'école au cours de l'année pour aller les détruire, ce qui signifiait que sur un plan scolaire, ils allaient devoir plancher dur pour parvenir à maintenir le rythme et éviter des retenues qui les empêcheraient de venir à bout de Voldemort.

Ils arrivèrent donc à la gare, descendirent du train. Tom avait fait apparaître une malle pour ne pas avoir l'air complètement décalé. Ils saluèrent les parents d'Hermione qui avaient l'air surpris mais ravis, les Weasley qui leur montrèrent beaucoup de reconnaissance et Harry s'en alla vers les Dursleys, qui eux, à leur habitude, tiraient une tête qu'il aurait été difficile de faire passer pour l'expression d'un amour quelconque à l'égard de leur neveu.