[Aucun commentaire ?] (Non, aucun.) [T'avais pourtant dis que ce chapitre paraîtrait plus vite...] (Oui, ben écoute, y a des imprévus que j'avais pas prévu qui se sont imposés !) [Des imprévus que t'avais pas prévus, hein... ?] (J'ai dis NO COMMENT ! è_é)

Bref... Je vais arrêter de m'excuser à chaque début de chapitre pour mon retard, et je vais même arrêter de faire des pronostics sur le délai de parution de mes chapitres, ça va soulager tout le monde x) Sachez juste que si je n'ai pas beaucoup écrit ces derniers temps, ce n'est pas par flemme ou par manque de motivation, mais simplement par manque d'inspiration, et pour d'autres "menus problèmes" que je ne détaillerais pas ici. Certains sont au courant, ils verront de quoi je veux parler.

Par contre, je veux m'excuser platement pour ne pas avoir répondu à vos reviews ._. Et ça vaut aussi pour ceux qui suivent RPRE. Je n'ai vraiment pas eu le temps, et j'avoue manquer de courage en voyant l'accumulation des réponses que j'ai à faire, et le peu de temps qu'il me reste. Si ça vous va, j'aimerais me concentrer sur les textes que j'ai à écrire, et je ne répondrais aux reviews que dans un second temps, s'il m'est possible de le faire. Mais... Serais-ce hypocrite de ma part que de vous encourager à en laisser quand même ? :3 Nan parce que je les lis quoiqu'il arrive, et j'adore ça ! Les reviews sont une drogue, et je suis accro ! XD J'assume !

J'ai aussi remarqué qu'il y avait beaaauuucoup de fautes d'orthographes ou d'erreur d'écritures dans le chapitre 2... Je les corrigerais. Sûrement. Un jour x)

Bien ! Troisième chapitre ! Enfin ! XD
Que dire... ? Oui ! Beaucoup de personnages différents entrent en scène ici. J'ai essayé à chaque fois de concilier le caractère du personnage de Alice Au Pays des Merveilles avec celui du personnage de One Piece... et ça a pas été de la tarte. Donc désolée pour les OOC. Et... J'ai peur que la folie de certains personnages ne soit pas bien passée à l'écrit. Je m'en remets à vous pour me dire ce que vous en avez pensé.
Oh, et avant que je me prenne des réflexions narquoises de certaines d'entre vous, OUI, j'ai réalisé un ÉNORME fantasme caché dans ce chapitre et je vous EMMER-/SBAAAAFF/ [Les gros mots ! è_é] (Oh ça va !). Bref, je suis une faible femme, et j'assume ! T'façon, on est toutes pareilles ! u_u

Je rappelle que cette fiction est entièrement dédiée à Harlem ! Bisous ma grande ! Et merci pour ton soutien ! ;)

Sur ce, et comme d'habitude, bonne lecture !

Bisous cramés,

Pyro.


[Salazen-Grum, château de la Reine Rouge]

-QUI EST LE MISÉRABLE QUI S'EST INTRODUIT DANS MES CUISINES ?!

L'immense porte qui séparait la Salle du Trône du Grand Couloir s'ouvrit dans un claquement sonore, et la Reine en sortit d'un pas furieux, ses talons résonnant sur le carrelage de marbre. Les pages présents dans la grande allée se raidirent et se mirent au garde à vous sur les côtés. Il y avait là une dizaine de grenouilles, habillées en costumes rouges, toutes raidies et tremblantes de peur, attendant de voir ce qui leur valait cette crise de la part de leur souveraine.

-C'est vous le voleur ?! demanda cette dernière en s'arrêtant devant une grenouille verte.

-Non, Votre Majesté.

-Alors c'est vous ?!

-Non, Votre Majesté.

-Vous ?!

-Non, Votre Majesté.

La Reine regarda tour à tour chacun de ses sujets, et tous se rétractèrent sous son regard noir. À la fois magnifique et terrifiante, celle que l'on surnommait la Reine Rouge était impitoyable. Les animaux qu'elle avait asservit étaient arrachés à leurs familles et réduits en esclavage, condamnés à rester à son service jusqu'à ce qu'elle se lasse d'eux... ou jusqu'à leur mort. En sachant que l'un et l'autre étaient souvent liés.

Être dans les bonnes grâces de la Reine n'était pourtant pas bien compliqué... Il suffisait d'être une femme. Avec une silhouette irréprochable, de préférence. Le seul homme qu'elle gardait à son service était son Valet de Cœur.

Elle rejeta ses longs cheveux noirs dans son dos, et claqua des doigts d'un geste péremptoire. Immédiatement, un immense serpent blanc aux yeux rougeoyants vint s'enrouler autour de sa jambe, puis de son bras. Elle caressa sa tête, avant de lui désigner une grenouille d'apparence banale parmi toutes les autres. Obéissant, le reptile glissa le long de son corps, et s'approcha en sifflant de sa cible.

La Reine s'accroupit devant le batracien, qui tremblait de peur, et sourit doucement.

-Est-ce vous qui vous êtes introduit dans mes cuisines pour voler mon dessert ? susurra-t-elle.

-... N-non, Votre Majesté.

La peur lui donna la nausée, et il ferma les yeux lorsque le goût de son dernier repas lui remonta dans la bouche. Le sourire de la Reine s'élargit, et elle passa son doigt au coin de la bouche de la grenouille, avant de le porter à ses lèvres.

-... Miel d'amandes, confirma-t-elle doucement, avant de se relever.

-Votre Majesté, je suis désolé ! s'affola-t-il soudain. J'étais affamé, j'ai perdu la raison !

-Qu'on lui coupe la tête !

-Pitié ! J'ai une grenouillette et des têtards !

Elle fit la sourde oreille, et le serpent blanc qu'elle avait appelé s'enroula autour du coupable, avant de l'entraîner avec lui dans les couloirs du château pour l'emmener dans les cachots, où il attendrait son châtiment en compagnie du bourreau et des autres condamnés. Lorsque les hurlements se furent éteints, la Reine retourna s'asseoir sur son trône, hautaine et majestueuse. Elle sortit un miroir de son décolleté et entreprit de se recoiffer, claquant des doigts pour qu'un autre page – un petit ouistiti, cette fois – lui apporte une brosse en or, rehaussée de rubis écarlates.

Une porte dérobée sur le côté de la salle s'ouvrit au moment où elle rangeait ses ustensiles de beauté, et elle eut un sourire charmeur en voyant qui se présentait devant elle.

-Illosovic Lucci Stayne, très cher Valet, ronronna-t-elle, alors que l'homme s'agenouillait à ses pieds pour baiser le dos de sa main. M'apportez-vous de bonnes nouvelles ?

Lucci se redressa et esquissa un sourire en coin. Il était entièrement vêtu de noir, dans une armure de cuir qui paraissait aussi résistante que souple, et une longue cape drapait ses épaules. Seule touche de couleur : le cache-œil rouge en forme de cœur qui couvrait son œil gauche.

-Votre Majesté, dit-il d'un ton doucereux. J'ai le regret de vous annoncer qu'Alice demeure introuvable. Mais j'ai néanmoins assisté à quelque chose de troublant dans la clairière du vieux Rayleigh...

-Racontez.

-Si vous me le permettez, j'aimerais plutôt vous montrer.

Sur ces paroles, il sortit de sous sa cape le rouleau doré qui abritait l'Oraculum, et le déroula d'un geste fluide sur les genoux de la Reine, qui haussa un sourcil surpris.

-Qu'est-ce que ceci ?

-Ceci, ma Reine, est un épitomée, qui raconte l'Histoire. Regardez, ici... Le jour Frabieux.

Il désigna le dessin correspondant d'un doigt ganté de cuir, et la Reine Rouge se pencha pour le détailler. Elle fronça les sourcils, le jeune homme gravé sur le parchemin lui était inconnu. En revanche, l'immense dragon noir qu'il s'efforçait de combattre, lui, était bien reconnaissable.

-Qui est-ce ? demanda-t-elle en levant les yeux vers Lucci.

-Je dois avouer que je n'en ai aucune idée, Majesté, répondit-il en se redressant. Un intrus, apparemment, mais nos ennemis semblent avoir fait de lui leur nouveau champion. Les gravures représentaient Alice auparavant... jusqu'à ce qu'il s'en approche. J'ai entendu le Lapin l'appeler... Ace, je crois.

-Que fait-il à mon cher Jabberwock ?

-Apparemment, il le tue, déclara le Valet en regardant distraitement la pointe d'une dague qu'il venait de sortir de sa ceinture.

-QUOI ?! Il va tuer mon Jabberwock ?!

-Allons, allons, Majesté, sourit Lucci en faisant tourner sa dague entre ses doigts. Ce n'est qu'un gamin, n'ayez crainte. Nous l'auront retrouvé avant qu'il ait le temps de s'approcher du palais.

-Parfait ! Utilise le chien ! Et qu'on lui coupe la tête !

[Tulgey Woods]

Bon... Ben mon vieux... t'es complètement perdu.

Ace grogna en formulant intérieurement cette évidence, et s'arrêta une énième fois au milieu du chemin qu'il suivait. Enfin, un chemin... C'était vite dit. Il s'agissait plutôt d'une piste tracée par des animaux quelconques, peut-être une harde de cerfs. Il priait juste pour que ce soit en effet des cerfs, et non une meute de loup.

Cela faisait une heure qu'il utilisait l'application Lampe Torche de son portable pour s'éclairer – il avait noté au passage que le réseau était désespérément absent, dans le coin – et il commençait à craindre de tomber en panne de batterie et de se retrouver dans le noir. Même si la lune offrait un éclairage suffisant pour qu'il puisse marcher sans trop craindre de se prendre les pieds dans une racine vicieuse, il préférait de loin le confortable halo de lumière que lui offrait son téléphone. Son plan était simple, pourtant. Aller tout droit jusqu'à sortir de l'autre côté de la forêt, si possible en trouvant un endroit où se reposer au passage. Raté.

Il soupira et grimaça quand son estomac se manifesta, gargouillant son mécontentement de ne pas avoir eu sa dose de nourriture quotidienne. Il résolut de s'asseoir au pied d'un arbre, face à la piste, et de manger un morceau. Son père disait toujours qu'il ne fallait jamais réfléchir le ventre vide, et Ace était plus qu'heureux de suivre son conseil, à cet instant.

Il fouilla dans son sac, serrant les dents lorsque son bras blessé protesta, et sortit un sandwich, qu'il s'efforça de manger lentement tout en scrutant les alentours. Ce qui ne l'empêcha pas de sursauter quand un léger rire, grave et mesuré, résonna quelque part dans la forêt. Il sauta sur ses pieds et se tendit, se préparant à ce que quelqu'un lui tombe dessus. Quelqu'un... ou quelque chose.

Le même rire se fit entendre plusieurs fois, tantôt sur sa droite, tantôt sur sa gauche, parfois derrière lui, mais il ne voyait absolument rien. Il hésita à attraper son couteau dans son sac, mais une voix l'interrompit avant qu'il ait pu prendre sa décision.

-Tu devrais lever la tête, suggéra-t-elle d'un ton moqueur.

Nerveux, Ace obtempéra et écarquilla les yeux en avisant un homme assit sur une branche, adossé au tronc de l'arbre, sa silhouette à moitié cachée par l'ombre du feuillage. L'une de ses jambes pendait dans le vide, l'autre était fléchie sur la branche, et il avait passé ses bras derrière sa tête, incarnation parfaite de la décontraction. Il ne portait qu'un jean, ses pieds et son torse étaient nus, et des tatouages sombres sillonnaient sa peau mate. Il était complètement impossible que ce type se soit perché dans l'arbre au dessus de lui sans qu'Ace l'ait vu... alors quoi ? Il était là dès le début, et il ne l'avait absolument pas remarqué ?

L'inconnu tourna son regard vers lui, et le jeune homme frissonna. Des yeux gris, brillants comme des perles, trop perçants pour être humains. Un sourire fourbe d'un blanc éclatant étira les lèvres du métis, qui prit le temps de s'étirer longuement, avant de se laisser glisser au sol, souple et silencieux. Le vent agita les branches, et la lumière de la lune perça enfin entre les feuillages, éclairant un peu mieux sa silhouette. Ace hoqueta et fit un pas en arrière.

-Bordel, toi aussi ?! s'exclama-t-il, abasourdi.

L'inconnu haussa un sourcil et pencha la tête sur le côté, intrigué par son comportement, ses oreilles de chat pointées vers lui. Il s'approcha d'Ace à pas lents, fluides comme de l'eau, et le jeune homme remarqua enfin la longue queue recouverte de fourrure grise qui se balançait derrière lui.

-... Moi aussi ? répéta le métis.

-Ouais... Toi aussi t'as des oreilles et une queue... genre... comme Luffy quoi.

L'hybride sourit une nouvelle fois, et Ace frissonna lorsque les rayons de la lune se reflétèrent sur ses crocs, un peu trop pointus à son goût. Il fit vivement passer sa queue devant lui, de sa tête à ses pieds, et disparut dans une volute de fumée argentée. Ace sursauta et regarda frénétiquement autour de lui, cherchant le félin du regard. Bordel de merde... comment j'fais s'il décide de m'attaquer et que j'peux pas le voir, hein ?!

-Je te prie de croire que je n'ai rien à voir avec McTwist... Nous sommes très différents l'un de l'autre, fit-il soudain dans son dos, nonchalamment adossé à un tronc d'arbre.

-J'te crois sur parole..., marmonna le jeune homme en lui faisant face. Et t'es qui au juste ?

L'homme sourit, et s'évanouit dans la brume encore une fois, au grand malheur d'Ace, qui n'arrivait pas à déterminer si ce type étrange était un ami ou un ennemi. Il réapparut dans son dos, et s'avança contre lui jusqu'à coller sa bouche à son oreille, sa queue s'enroulant autour de sa taille, dans un effleurement léger qui le fit frissonner.

-Je suis Trafalgar Chess Law, susurra-t-il en émettant une sorte de ronronnement discret sur les « r ». Et je trouve très peu courtois de ta part de me demander mon nom, alors que tu es chez moi...

Ace rougit, et se dégagea, rompant leur proximité, bien trop gênante pour son confort. Il se gratta la nuque, hésitant, avant de soupirer.

-Je m'appelle Ace.

-Ace, hein... ? Je comprends mieux... Serais-tu ici pour remplacer Alice ?

Trafalgar le gratifia d'un autre sourire tordu, et le jeune homme haussa les épaules.

-Il y a un gros débat sur cette question.

-Navré, je ne fais pas de politique.

Il ricana et s'approcha à nouveau d'Ace, effleurant de ses doigts tatoués la blessure qu'il avait au bras. Il haussa un sourcil, et pencha la tête sur le côté en regardant le jeune homme dans les yeux, sa queue se balançant vivement dans l'air derrière lui trahissant son intérêt.

-Un altercation avec une créature trop grosse pour toi... ?

-Ouais... Le Ban... Danb...

-Le Bandersnatch ? Hé bien on dirait que la Reine a lancé l'une de ses cartes maîtresses dès ton arrivée... C'est vraiment regrettable...

-Et alors, qu'est-ce que tu peux y faire ? grogna Ace en retirant son bras, méfiant.

-La plaie a besoin d'être purifiée par une créature magique, sinon, elle va s'enflammer et devenir purulente, sourit Trafalgar en ronronnant le dernier mot, faisant frissonner le blessé.

-Euuuh... Nan, merci, j'verrais ça plus tard.

-À ta guise... Mais bande au moins ton bras avec ça.

Il claqua des doigts et une bande de tissu argenté apparut dans sa main, qu'il attacha au bras d'Ace, protégeant ainsi les marques de griffures du Bandersnatch d'une quelconque agression extérieure. Le jeune homme frissonna lorsque les longs doigts du félin effleurèrent sa peau, et sentit ses joues chauffer. Il détourna le regard pour ne rien laisser paraître, et retira son bras dès qu'il le put.

-... Merci, marmonna-t-il.

Trafalgar sourit, l'un de ses crocs pointant de sa lèvre, et disparut à nouveau. Lorsque Ace le repéra, il était retourné s'asseoir sur sa branche, et regardait nonchalamment le ciel, sa queue oscillant lentement dans le vide.

-Alors... Où vas-tu, Ace ? demanda-t-il d'une voix traînante.

-Je rentre chez moi.

-Vraiment ? C'est amusant, tu n'es pas vraiment sur la bonne route.

-Qu'est-ce que t'en sais ? T'sais même pas où j'habite, grommela-t-il. J'sais parfaitement où j'vais, t'en fais pas pour moi !

-Oh... Dans ce cas, tu n'as pas besoin de moi.

La silhouette de Law devint progressivement floue, et son corps commença à disparaître lentement dans l'air. Seuls ses yeux et son sourire restaient clairement visibles, tranchant de luminosité sur l'obscurité de la forêt. Ace sentit soudain son cœur s'accélérer sous la panique. À faire le fier, il laissait peut-être passer la seule chance qu'il avait de retrouver sa route. Après tout, il n'avait croisé personne d'autre que le félin dans les bois, et même s'il ne lui faisait pas confiance, sa situation ne lui laissait pas beaucoup d'alternatives.

-Attends ! le retint-il.

-Mmmn ? Un souci peut-être ?

La bouche et les yeux pivotèrent à quarante-cinq degrés dans le vide, comme si Law penchait la tête sur le côté, et Ace refréna un mouvement de recul. Glauque...

-D'accord, t'as gagné, j'suis un peu paumé...

-Un peu... ?

-OK, j'suis complètement paumé, grogna-t-il.

Le corps de Trafalgar finit par se rematérialiser, et il se lécha la lèvre, amusé. Il se laissa de nouveau tomber devant Ace, et s'appuya sur le même arbre que précédemment, laissant nonchalamment traîner ses griffes sur l'écorce. Ace frissonna en voyant les cinq stries parallèles qu'il y laissa.

-D'accord, je te conduirais jusqu'au Lièvre et au Chapelier, mais je n'irais pas plus loin, sourit Law en regardant lesdites griffes.

Il les examina un instant, avant de les rétracter et de tourner les talons. Ace eut un sourire étrange, entre inquiétude et reconnaissance, et suivit son nouveau guide à pas prudents, s'assurant toujours de marcher légèrement en retrait et non à ses côtés. Histoire de l'avoir dans son champ de vision, juste au cas où, et de ménager son ego, par la même occasion. Trafalgar avait une démarche silencieuse et souple qui lui donnait l'impression d'être un lourdaud, comparé à lui. Il grogna intérieurement en détaillant le métis, et ses yeux furent rapidement attirés par une chose en particulier.

Sans réfléchir, Ace tendit lentement la main pour essayer d'attraper la queue argentée qui se balançait devant lui au rythme de la démarche de Law.

La seconde suivante, il se retrouvait avec une griffe plus acérée qu'une lame de rasoir contre la gorge, alors qu'un grondement sourd, animal, résonnait à son oreille. Il se retint de déglutir, et tourna légèrement la tête sur le côté, pour se retrouver face à deux pupilles fendues brillantes de colère.

-N'y pense. Même pas, siffla Law, menaçant.

Ace releva lentement les mains, et Trafalgar le relâcha brusquement pour se remettre en marche d'un pas vif, les oreilles encore plaquées sur son crâne, et les poils de la queue ébouriffés de rage. Le jeune homme se frotta la gorge avec une grimace, et le suivit en prenant bien soin de rester à une bonne distance derrière le félin.

Pays de dingues...

Malgré quelques heures de pause pour qu'Ace puisse dormir, ils réussirent à sortir de la forêt peu après l'aube. Les arbres au feuillage dense laissèrent brusquement place à une petite colline surplombant une prairie verdoyante entrecoupée de champs, et dans laquelle trônaient quelques moulins fissurés par le temps. L'herbe était comme figée, et les rares arbres qui avaient poussé là semblaient faux, tant ils étaient immobiles. Le vent ne soufflait pas, aucun oiseau ne chantait, il n'y avait en fait aucun bruit... aucun si ce n'était des éclats de voix, des rires et des tintements de vaisselles qui venaient d'un peu plus loin. Ace s'avança un peu plus au bord de la colline, et baissa les yeux. Il haussa un sourcil surpris.

Dressée là de façon complètement irréaliste, se trouvait une grande table de bois qui menaçait de s'écrouler sous les monceaux de vaisselle qui y étaient disposés. Une douzaine de chaises étaient alignées tout autour, et aucune d'elles ne se ressemblaient. Cela donnait un assemblage de meubles loufoques et totalement incongrus qui laissa Ace perplexe.

Il jeta un regard en biais à Trafalgar, qui ne s'en aperçut absolument pas et se contenta de pousser un soupir las. Il semblait fatigué d'avance par ce qui allait leur arriver, mais il se remit en marche et entreprit de descendre la colline avec la même grâce que précédemment. Ace le suivit en silence, à pas prudents, pestant entre ses dents lorsque ses chaussures glissaient un peu trop sur l'herbe encore humide de rosée matinale.

Ils finirent par arriver en bas de la pente, et furent accueillis par une tasse à thé volant dans leur direction. Trafalgar disparut, et Ace baissa la tête juste à temps pour éviter le projectile, qui explosa sur le sol derrière lui dans un cling sonore.

-Raté ! clama joyeusement une voix grave inconnue avant de se mettre à rire. PFAHAHAHAHA !

-... Tasse ! cria une autre, aux accents hystériques. C'était ma tasse ! Ma tasse à moi !

-Joli tir, apprécia une troisième voix qu'Ace reconnut.

-Cavendish ?

Debout sur la table, une tasse minuscule à la main, le Loir se tourna vers lui et lui lança une œillade méprisante, avant d'exploser de rire sans explication. Il roula entre les assiettes en se tenant le ventre, sous les yeux ronds du jeune homme qui finit par se détourner de lui, abasourdi. Ace regarda les deux autres personnes attablées non loin, un lièvre brun au pelage ébouriffé, et un homme avec un chapeau de paille terni sur la tête. L'homme en question était roux, et ses yeux noirs brillaient de malice. Trois cicatrices parallèles lui barraient l'œil gauche, et il affichait un sourire éclatant qui lui donnait un air enfantin dont Ace se méfia tout de suite.

L'homme grimpa sur la table et marcha vers lui en envoyant voler la vaisselle aux alentours, s'attirant les reproches de ses compagnons.

-Shanks ! Fais un peu attention ou tu mets les pieds ! couina Cavendish.

-Attention ! Attention ! Attentiooon ! renchérit le Lièvre, toujours aussi hystérique.

Ace eut un mouvement de recul quand Shanks descendit de la table et s'arrêta en face de lui pour l'examiner longuement. Le roux le regarda pendant un instant dans les yeux, sourcils froncés, avant de sourire comme s'il venait de découvrir le soleil.

-C'est lui, constata-t-il avec un soupir de satisfaction.

-Mais non ! grogna le Loir. McTwist a fait une bourde, il a ramené ce mec au lieu de ramener Alice ! C'est la mauvaise personne !

-La mauvaise personne ?! cria le Lièvre en tirant sur ses longues oreilles, paniqué.

-C'est toi qui nous sauvera, je le sais ! marmonna Shanks. J'en suis sûr, c'est elle qui nous sauvera ! clama-t-il plus fort à l'intention des autres, qui explosèrent de rire.

Ace s'apprêtait à protester, lorsque le Chapelier le prit par la main et l'entraîna à table avec lui, coupant court à sa tirade. Il faillit se casser la figure lorsqu'il passa à nouveau par dessus la table mais parvint à s'asseoir sur une chaise sain et sauf. Immédiatement, Shanks lui mit une tasse devant le nez.

-Bien, comme tu peux le voir, on en est encore à l'apéro, tout ça parce que j'ai dû arrêter le temps en t'attendant. T'es très en retard ! D'ailleurs, le temps a été vexé et a décidé de tout arrêter ! Depuis, plus un tic-tac !

-... C'est pas du thé, j'me trompe ? demanda Ace, méfiant, en avisant le liquide ambré que le Chapelier versait dans sa tasse.

Le roux se contenta de sourire, et le jeune homme identifia sa boisson lorsqu'il la porta à son nez pour en sentir l'odeur.

-C'est... du rhum ! Vous êtes pas censés boire du thé normalement ?!

-Ouais... disons que c'est la version officielle qui veut ça, toussota Shanks. Pis bon... La dernière Alice qui est passée avait huit ans, alors...

Ace haussa un sourcil, et l'autre lui renvoya un grand sourire, avant de se servir à son tour dans sa tasse... et de la boire cul-sec.

-Et... vous buvez du rhum dans des tasses à thé... ?

-Bartholomeo a brisé tous les verres, déclara-t-il simplement en montrant le Lièvre du doigt.

-... Tasse..., fit celui-ci en regardant le fond brisé de l'un des récipients.

Trafalgar réapparut soudain au bout de la table, en face de Shanks, et se servit à son tour en croisant les jambes. Ace lui jeta un regard en coin, et eut droit au sourire fourbe habituel avant qu'il ne détourne les yeux.

-Attends... Si le temps s'est arrêté... ça veut dire qu'on est toujours hier ? réalisa-t-il soudain.

-Le jour Festigris, oui ! hurla Bartholomeo en se levant d'un bond et en lançant sa tasse encore pleine sur Cavendish.

Le Loir esquiva en riant, et la tasse éclata dans l'herbe à quelques mètres de là.

-Mais maintenant que tu es là, il faut qu'on passe au jour Frabieux le plus vite possible ! continua Shanks sans se soucier de l'interruption.

-Au jour Frabieux ! clamèrent les deux autres en levant leurs tasses comme s'ils célébraient quelque chose.

Ace regardait tout ce remue-ménage avec des yeux absents, un peu dépassé par tout ce qui se passait. Cavendish, bien loin d'être le rongeur acerbe qu'il avait rencontré auparavant, était mort de rire en permanence, et Bartholomeo était clairement névrosé et passait d'une humeur à l'autre sans arrêt, complètement hystérique. Il sentait un sérieux mal de tête monter en lui, et grimaça, avant de sursauter quand il s'aperçut que Shanks s'était rapproché jusqu'à ce que son visage ne soit plus qu'à quelques centimètres du sien.

-Je m'intéresse aux choses commençant par la lettre M, dit-il comme s'il s'agissait là d'une annonce d'une importance capitale.

Il s'approcha plus encore et Ace dut se retenir de détourner les yeux, tant ses prunelles noires étaient pénétrantes.

-Sais-tu pourquoi une corneille ressemble à une bouteille ? murmura-t-il sur le ton de la confidence.

-... 'mande pardon ?

-À bas les Maudonts Ballis ! s'exclama-t-il soudain, en chœur avec le Loir et le Lièvre.

Ace lui lança un regard entre effroi et incompréhension, et – une fois n'est pas coutume – ce fut Law qui vint à sa rescousse.

-À bas les Maudits Ballons, traduisit-il en passant le bout de son doigt sur le bord de sa tasse. Les Maudits Ballons désignent la Reine Rouge.

-... C'est qui celle-là ?

-La Reine Rouge est la femme qui domine ces terres, et qui contrôle les Cartes, le Bandersnatch et le Jabberwock, accessoirement, sourit le félin.

-Ouais, c'est la grosse méchante, quoi, marmonna Ace. Au fait, z'êtes bien mignons, hein ? Mais... j'le tue comment, moi le Jab-machin ?

-Avec l'Épée Vorpaline, déclara Shanks sur un ton triomphal, avant d'éclater de rire pour une raison que le jeune homme ne chercha pas à comprendre.

-... Une épée ?

-Pas une épée, imbécile ! s'offusqua Cavendish. L'Épée ! La Vorpaline est la seule arme qui puisse l'atteindre !

-... Z'auriez pas un gun, plutôt ? Nan parce que chez moi, les dragons, on s'les fait au bazooka, ça va plus vite...

-Bon, il est temps de passer au massacre et tout ce qui va avec, l'interrompit Shanks sur le ton de la conversation.

Bartholomeo sortit soudain une montre gousset de sa tasse de thé, et l'agita devant lui avec un grand sourire, sourire qui trouva son reflet sur le visage de Shanks quand il comprit ce qui l'agitait.

-Hé ! Hé ! Tic-tac ! Le tic-tac est repartit !

-Toutes ces histoires de massacres sanguinaires, moi, ce n'est vraiment pas ma tasse de thé, soupira Law en regardant ses griffes. Je préfère jouer en finesse.

-Ooooh... Voyez-vous ça, railla le Chapelier. Le monde entier tombe en ruine, et notre ami le chat n'a pas le cœur à l'ouvrage. C'est triste.

-Ce qui s'est passé ce Jour-Là n'était pas de ma faute, Shanks.

Le sourire de Shanks se figea, et il se leva lentement de son siège pour contourner la table, marchant à pas mesurés vers Law, qui coucha les oreilles en arrière et sortit ses griffes en sentant la menace. Bartholomeo se recroquevilla sur sa chaise, et même Ace sentit la tension grimper de deux crans dans l'air.

-Tu nous as tous abandonnés pour sauver ta peau... vieux mangeur de rats glueux crottant pouilleux baveux puceux churlant slurkeuxPARLANPOULE-*

-Chapelier ! l'arrêta fermement Cavendish comme une mère reprendrait un enfant s'apprêtant à dire une grossièreté.

-Merci..., fit celui-ci d'une voix étranglée en se tournant vers lui.

-Oouuuh... Miaooou..., murmura le Lièvre, le nez dans sa tasse.

-Que se passe-t-il, Chapelier ? susurra le félin. Toi qui étais toujours de si bonne humeur, autrefois. Je te revois encore danser la Gigue-en-Délire pendant des heures sans t'arrêter...

-La quoi ? intervint Ace.

-G-guigue-en-Délire ! s'exclama le Lièvre en tapant sur la table.

-C'est une danse, expliqua Cavendish. Et Shanks ici présent est le plus grand danseur de Gigue-en-Délire de tout le Comté de la Déraison.

-Quand viendra le jour Frabieux, fit le roux en retournant à sa place. Quand la Reine Blanche reprendra le trône... Ce jour-là, je vais Guigue-en-Délirer... comme jamais avant !

Bartholomeo et Cavendish éclatèrent de rire, et Ace eut un léger sourire malgré lui. Shanks avait l'air de vraiment tenir à cette danse, et il se demanda pendant un long moment ce à quoi elle ressemblait... Avant de se souvenir que s'il voulait la voir, il lui faudrait affronter un saurien de cent-vingt tonnes avec une épée en ferraille. Trop facile. Tous les matins au p'tit dèj'.

Il regarda les quatre étranges personnages attablés autour de lui, et soupira. Bon, ils étaient tous fous à lier – oui, même Trafalgar – et il était certain qu'il n'était pas au bout de ses surprises. Mais ce pays de dingues était sympa, dans l'ensemble... et il commençait à s'y sentir bien, et à l'apprécier.

Il en était là de ses réflexions quand un hennissement sonore venant de la forêt l'interrompit. Bartholomeo dressa l'oreille en direction du bruit, et se mit à trembler, apparemment effrayé. Il sauta sur la table et se cacha derrière Law, recroquevillé au milieu des tasses.

-Oh non..., souffla Cavendish. C'est le Valet.

-Ahem... Au revoir, ronronna Trafalgar avant de passer sa queue devant lui et de disparaître, au grand dam du Lièvre.

-Vite ! Bois-ça ! ordonna Shanks à Ace en lui collant une bouteille de verre sur les lèvres.

Il força le liquide transparent qu'elle contenait dans la gorge du jeune homme, qui en avala trois gorgées avant de repousser la main du roux en toussant.

-Ça va pas la tête ?! s'offusqua-t-il d'une voix étranglée.

À peine avait-il finit sa phrase qu'il se sentit rétrécir. Oh non, pas encore, gémi-t-il intérieurement. La potion Rikiki fit son effet, et il fut bientôt réduit à la taille d'un doigt humain. Shanks le prit dans sa main et le déposa dans une théière à toute vitesse, avant de refermer le couvercle.

-Pas un bruit, marmonna-t-il.

No shit, Sherlock, grogna le jeune homme en s'asseyant au milieu du récipient, les genoux sous le menton. Il ramena son sac contre lui et ferma les yeux, attentif à ce qui se passait au dehors.

-Tiens donc, fit Lucci en descendant de cheval. Mon trio de loufoques préféré...

-Vous prendrez bien une tasse de thé ? proposa Cavendish en souriant sous sa moustache.

-Vous êtes en retard pour le thé ! renchérit Bartholomeo en jetant une tasse au visage du Valet, qui évita le projectile de justesse.

La tasse explosa contre l'armure écarlate d'une Carte, derrière lui, et le Lièvre éclata de rire en se tenant le ventre sur sa chaise, vite rejoint par Cavendish. Lucci leva un doigt menaçant vers eux, avant de renoncer et de contourner la table pour s'approcher de Shanks, qui n'avait cessé d'arborer le même sourire éclatant depuis que le Valet était apparut.

-Nous sommes à la recherche du jeune homme qui se fait appeler Ace, déclara-t-il en enlevant distraitement ses gants de cuir.

-Oh ! s'exclama soudain le Chapelier. En parlant de la reine ! Il y a cette chanson que nous étions en train de chanter pour elle ! Scintille petite chauve-souris, que fais-tu en ces temps maudits ?

Ses deux compagnons chantèrent la comptine avec lui, et le Valet s'impatienta. Il fit un geste de la main, et quelques Cartes s'écartèrent pour laisser passer un jeune homme blond avec des oreilles et une queue de chien. Une cicatrice énorme entourait son œil gauche, et il reniflait l'air avec attention, à la recherche de quelque chose. Il fit le tour de la table à pas lent, et s'approcha petit à petit de Shanks.

Lucci passa soudain son bras autour du cou du Chapelier, l'interrompant dans sa chanson, et colla sa bouche à son oreille.

-Je vous préviens... Si vous l'aidez à se cacher, vous perdrez la tête, menaça-t-il avec un sourire méprisant.

-T'arrives trop tard, sourit Shanks. Ça fait longtemps que je l'ai perdue.

Il éclata de rire, vite rejoint par les deux autres, et Lucci le relâcha en grognant, déçu de ne pas avoir réussi à les effrayer. Il se servit une tasse de « thé » à son tour, et la sirota en observant le jeune homme blond fureter à droite à gauche.

-Tous ensemble ! clama le roux. Tu voles dans la vallée, telle une jolie tasse de thé !

Le blond aux oreilles de chien s'approcha soudain de lui, et s'accroupit près de sa chaise, le nez tout près de la théière où Ace était caché. Il se mit à grogner sourdement, et Shanks eut un clin d'œil à son adresse, sans se départir de son sourire.

-À bas les Maudonts Ballis, chuchota-t-il.

Le blond cessa de gronder, et le regarda pendant quelques secondes, avant de se rétracter pour s'en aller soudain dans la direction opposée, courant à toute allure comme s'il avait trouvé une piste.

-Dépêchez-vous de suivre le chien ! ordonna le Valet aux Cartes. Et amenez moi Hattori !

Une Carte lui amena son cheval, et il se saisit des rênes avant de se tourner vers les trois autres, toujours assis à table, et occupés à se lancer des morceaux de sucre et de brioche à la tête.

-Vous êtes tous fous à lier ! s'exclama-t-il, énervé de ne pas être prit plus au sérieux.

-Merci beaucoup ! répondit le Lièvre entre deux fous rires.

Le Valet eut un rictus agacé, mais monta à cheval, et galopa à la suite de sa troupe, pressé de quitter les lieux. Shanks soupira de soulagement quand il eut disparut, et ouvrit la théière pour en sortir Ace, toujours tranquillement assit en son milieu.

-C'est pas passé loin, marmonna le jeune homme.

-Heureusement que le chien est l'un des nôtres, autrement tu serais couic, lui dit Cavendish en passant son doigt sur sa gorge.

-Ouais, ben si j'pouvais rester en vie encore quelques années, ça m'arrangerait, marmonna Ace. Bon, et maintenant on fait quoi ?

-M-mieux vaut l'emmener chez la R-Reine Blanche, il y sera en-en sécurité ! intervint le Lièvre, qui parlait tellement vite qu'il en venait à bégayer.

Shanks sourit et enleva son chapeau de paille pour le poser devant Ace.

-En voiture !

-Euuh... Ça c'est pas une voiture, c'est un chapeau... Genre, ça bouge pas, quoi... Tu veux vraiment que je monte là-dessus ?

-Bien sûr ! Nous, on voyage tous à cheval ou en train, mais le mieux, c'est de voyager en chapeau ! Beaucoup plus sympa !

Comprenant qu'il ne servait à rien de chercher le pourquoi du comment de la chose, Ace renonça à discuter, et prit place sur le bord du chapeau de paille, s'accrochant à la bande de tissu rouge qui le ceignait. Shanks le souleva pour le mettre sur sa tête, et se tourna vers ses amis.

-Via Felicia à tous ! sourit-il avant de tourner les talons et de se mettre en marche.

Il se baissa juste assez pour laisser passer une tasse en porcelaine au dessus de sa tête, et s'engagea sur un sentier qui traversait la plaine, au milieu des champs et des fleurs. Ace avisa un nuage de fumée grise sur l'une des branches d'un petit arbre, et frissonna lorsque Trafalgar lui fit un sourire en coin, narquois et aguicheur à la fois. Il secoua la tête pour se forcer à se reprendre, et lorsqu'il regarda à nouveau la branche, le félin avait disparut.

-Du coup... On va où ?

-Je t'emmène là où il est écrit que tu dois aller, Ace. À Marmontréal.


*Ouais, bah regardez le film, et essayez de traduire c'qu'il dit ! Vous vous foutrez de moi après ! x)