Bonjour, voilà un nouveau chapitre, un peu long et il s'y passe pas grand chose mais j'avais besoin de préparer les enjeux. (et surtout j'arrivais pas à couper ou je veux, désolée) J'espère qu'il vous plaira quand même, bonne journée. :)


Après avoir prit congé de ses amis, Lucy c'était rendu dans sa chambre pour se changer. Sans s'en rendre compte elle avait beaucoup transpiré, probablement pendant l'opération, cette mâtiné avait été éprouvante pour ses nerfs. Elle enfila une tenue plus légère et plus adapter aux activité physique, un caleçon long noir et pardessus un débardeur rose et gris prêt du corps, avant d'attacher ses long cheveux blond en queue de cheval. Elle n'avait pas l'habitude de portait des vêtement normaux, mais depuis qu'Erza et Gray étaient entré à son service, son père lui laissait plus de liberté. Une fois prête, elle s'assit devant sa coiffeuse et sortit tous ses bijoux. La jeune héritière avait décidé de se renfloué en vendant ses vieux accessoires qu'elle ne mettait plus, les modèles étaient un peu vétuste mais ils restaient fait de métaux et de pierres précieux.

Lucy-sama! appela sa gouvernante derrière sa porte. Le déjeuner est servis.

Très bien, j'arrive.

Elle descendit dans la salle à manger, c'était une grande pièce très lumineuse, où les murs étaient couverts de portrait de famille. Au centre une immense table en bois ciré recouvert d'une nappe blanche étaient encadrer d'une dizaine de sièges, très confortables avec leurs cousins. Au bout de la table trois couverts étaient dressés, là l'attendait un bon repas chaud, elle n'avait rien avalé depuis qu'elle s'était levée et après toutes ses émotions, elle était affamée. "Au moins, il paye toujours mes repas." pensa t-elle en souriant. Elle s'assit à sa place, à sa droite Erza et à sa gauche Gray, l'attendaient pour commencer.

Bon appetit, tous le monde. dit-elle chaleureusement.

Merci toi aussi.

Merci.

Elle dévora son entrée, avant d'attaque le plat principal, des nouilles sautées aux crevettes. Le repas se passa dans la bonne humeur.

Ne mange pas trop Lucy. dit doucement Gray. Avec ce qui nous attend cet après-midi...

La blonde avala une dernière bouchée avant de poser sa fourchette, il avait raison. Les entrainements d'Erza étaient si éprouvant qu'il lui était déjà arrivée de rendre son repas.

Je me suis arranger avec tes professeurs pour libérer ton après midi.

Oui, j'imagine bien. dit-elle avec rictus nerveux

Après qu'Erza eu finit son fraisier, moment sacré à ne jamais interrompre, nos trois amis sortirent de table pour débuter leur entrainement. Erza en tant que maître de Gray poursuivait ce que Ur avait commencé, même si Gray était raisonnablement doué à l'épée, il préférait parfaire sa magie de glace. Il combinait très bien les deux d'ailleurs, et était en passe de devenir un grand chevalier et un grand mage, mais la validation de ces deux compétences prenait du même coût deux fois plus de temps. Et puis il lui restait pas mal de manières à acquérir, et d'autres à perdre, comme celle de ce déshabiller à toute heure et n'importe où. Lucy avait finit par s'habituer à Gray, bien qu'au départ elle l'ai prit pour un pervers. Le plus dur fut de convaincre son père qu'avoir un nudiste dans les couloir était tout à fais normal. Aujourd'hui encore les deux hommes s'évitent, il faut dire que leur première rencontre leur à laisser un douloureux souvenir. Ils sortirent du manoir et marchèrent vers le nord pendant un longs moment, le domaine était grand et il avait eu le temps de se développer au fil des siècles comme la notoriété des Heartfilia. Bien que ce ne fut pas toujours le cas, quand Jude était jeune, les affaires étaient mauvaise et les membres se déchiraient entre-eux, les créanciers venaient frapper à la porte tous les jours, et ils avaient dû hypothéquer une grande partie des terrains. Heureusement Jude et sa femme, Layla, avaient repris les choses en mains. Grâce à leur efforts, ils remontèrent la pente et redorèrent le blason de la famille.

"Enfin, tant que j'ai un toit et deux repas par jour, je survivrai. Si tant est que je survive à l'entrainement." pensa Lucy.
Aujourd'hui, il possédait plusieurs bâtiments, pour préserver la beauté des lieux le Duc leur avait demandé "d'aller faire leur exercices le plus loin possible". Les voilà au bout du chemin au abord de la forêt des Heartfilia, plus au loin les terre n'étaient pas défraichit et le terrain était escarpé. La famille de Lucy n'exploitait pas cette partie, et donc la laissait très sauvage, parfois on y voit des animaux comme des biches ou des renards, mais il y a aussi des sangliers et même des ours plus loin, inutile de dire que personne ne s'y promène. Ici Erza et Gray peuvent se lâcher et utiliser tout leur pouvoir sans rien abimés.

Bon, on va commencer par un échauffement. elle réfléchit un instant. On va faire un tour complet du domaine.

Quoi?! T'es sérieuse?! avait presque crier Lucy.

Erza le domaine des Heartfilia fait plus de trente hectares.

Je ne tiendrais jamais!

Bon,bon, j'ai compris. On vas courir autour de cette zone...trente fois.

Trente?!

Ça revient un peu au même... soupira Gray.

Aller, arrêtez un peu de vous plaindre et suivez moi.

Erza démarra au pas de course, suivit de ses deux élèves, puis prit doucement un rythme de croisière plus modéré, comme un footing. La terre meuble était agréable pour la course, c'est aussi pour ça qu'ils avaient choisit l'endroit, l'odeur de l'herbe fraiche emplit les poumons de Lucy qui trottait tranquillement au coté de Gray. Devant elle Erza menait la danse, elle était gracieuse même quand elle courrait, c'est là que Lucy réalisa qu'elle portait encore son armure, "Elle ne l'enlève jamais?"

C'est pour s'habituer au poids. répondit Gray à sa question silencieuse

A-ah?

Un chevalier n'enlève jamais son armure, alors il doit savoir courir et bouger avec.

Lucy lui lança un regard incrédule. Et donc, toi tu fais comment M. caleçon?

Hey! Je porte des poids! tenta t-il de se défendre en montrant ses poignets, sur lesquels il y avait fixé des brassard lestés ainsi qu'à sa ceinture et à ses chevilles.
Lucy se contenta de rire pour toute réponse.

Au bout d'une vingtaine de tours, la blonde s'arrêta à bout de souffle. Elle se pencha pour s'appuyer sur ses genoux, en sueur, des mèches de ses cheveux lui collaient au visage rougit.

Aller, courage Lucy! l'encouragea Erza.

Je...plus...stop... articula t-elle entre deux respirations.

Très bien, alors commence les étirements, on arrive.

Elle commença par le bassin avec des mouvement circulaire, puis s'assit pour étirer ses jambes, l'herbe verte était agréable, elle avait envie de s'y allongé pour dormir mais ce n'était pas le poursuivit avec les épaules et les bras tandis que ses camarades la rejoignirent quelques minutes après et l'imitèrent. Ils enchainèrent avec des exercices de musculation, des pompes, des abdos et des squats. Les exercices étaient un peu différent pour les autres mais le concepts restait le même. Pour deux milles pompes de Gray, Lucy en fessait deux cents. Pas de quoi la complexé, elle n'avait pas pour but d'être chevalier comme eux.
"En faite, je ne sais même pas ce que je veux devenir." réfléchit-elle. "Je n'avais jamais réfléchit à ça avant."

Elle avait deux choix, reprendre les affaires de son père, ou bien épouser l'héritier d'une famille fortunée. Aucun des deux ne la satisfait.
"Comme ça ne concernait que moi, je me contentais de vivre au jour le jour, mais maintenant il y a Pinkie. Qu'est-ce que je vais faire de lui? Une fois qu'il sera sur pied, devrais-je le relâcher? Mais il risque de ce faire reprendre, et tout ceci n'aura servit à rien. En plus je ne peux pas laisser un tel trou dans le budget, mon père ferait une syncope. Ou alors l'envoyer dans l'arène? Non, ce serait trop cruel."

Plongée dans ses pensées, Lucy n'entendit pas la voix d'Erza qui l'appelait, jusqu'à ce qu'elle frappe dans ses mains.

Lucy! Réveilles-toi!

Comment?

Ça fais trois fois que je t'appelle. Tu dors? demanda la rousse sur un ton menaçant.

Non non! fit elle en secouant la tête. Je réfléchissait juste.

Concentres toi. On passe à la pratique.

Bien que Lucy refuse d'apprendre l'escrime, Erza l'avait convaincue , elle et son père, d'apprendre au moins à manier un dague. "Ne la voit pas comme une arme mais comme un outil. On a toujours besoin d'un objet tranchant sur soi." c'était ses enseignements. Lucy avait accepté, mais elle détestait s'en servir et lui préférait de loin son fouet magique offert par ses amis les esprits célestes. Enfin elle apprenait surtout à voir les feintes et à esquiver les coups. Elles se battaient avec des armes en fer mais émoussées pour ne pas risquer de se blesser, bien que la mage aux épées frappaient si fort que Lucy en doutait.

Bien, on fait une pause. Tu te débrouille bien Lucy, tu as fait beaucoup de progrès. la félicita Erza.

Merci, c'est grâce à vous.

Au faite, à quoi tu pensais tout à l'heure?

Euh, rien. Je méditais sur mon avenir.

Tien, c'est nouveau ça? Alors à quoi te destines-tu plus tard? demanda Gray.

Peut être...que je devrais devenir chevalière.

Les yeux d'Erza s'illuminèrent. Ah oui? demanda t-elle avec un grand sourire. Je suis si fière, mais enseignements ont porté leur fruits.

Attends un peu toi! dit Gray choqué,avant de se tourner vers Lucy plus sérieux. Pourquoi veux-tu devenir chevalière Lucy?

Hum...pour vivre des aventures, voyager, découvrir le monde et rencontrer des gens.

Les étoiles autour de la rousse disparurent et elle lâcha un petit soupir de déception. Je vois, mais dans ce cas ce n'est pas chevalière que tu dois devenir.

C'est vrai, regarde nous. Nous sommes à ton service depuis un an et nous n'avons pas vraiment voyagé. ajouta l'écuyer.

Mais vous avez vécu quelques aventure quand même. rétorqua la blonde.

Je comprends ton raisonnement, mais je ne pense pas que la chevalerie soit faite pour un esprit aussi libre et indépendant que toi. conclu Erza sur un ton chaleureux en posant sa main sur l'épaule de Lucy.

Cette dernière baissa la tête. Que vais-je faire alors?

Ce que tu veux. Si tu en as envie, donne t-en les moyens et va au bout de tes rêves.

Je suis d'accord, et si aucune profession ne te convient, tu n'as cas l'inventer.

Sur c'est mots d'encouragement, Lucy releva la tête et leur rendit leur sourire.

Vous avez raison, merci les amis. Bon il se fait tard, je vous laisse, je dois aller en ville.

Tu veux qu'on t'accompagne? demanda le brun.

Non merci, ça ira.

Une jeune fille de ton rang ne devrait pas se promener seul dans les rues.

Je ne suis jamais seule. Répondit Lucy avec un grand sourire en montrant ses clefs à sa ceinture.

Erza sourit tendrement, elle était heureuse de voir Lucy ainsi. Bien loin de celle qu'elle avait rencontrer la première fois. Une jeune fille renfermée sur elle-même, qui parlait peu et souriait tristement. C'est aussi pour ça qu'elle avait tant insisté pour l'entrainer.

D'accord, fait attention à toi. Bien, Gray on reprend l'entrainement.

Gasp! Lâcha le jeune homme dans une grimace d'appréhension.

Tandis que la jeune mage aux clefs s'éloignait, elle entendit les cris de douleur du pauvre Gray. "J'ai de la peine pour lui." pensa t-elle, une larme à l'œil, en l'abandonnant à son sort. Elle rentra au manoir et monta dans sa chambre pour éponger la sueur dans son cou et sur son visage. Plutôt que de se changer, elle enfila une jupe patineuse blanche pardessus son caleçon long, elle se recoiffa un peu puis empoignât le sac à dos dans lequel elle avait glisser ses bijoux.

Yosh! C'est parti.

Elle prit le train pour se rendre dans la ville la plus proche, Magnolia. C'était une ville tranquille, des bâtiments en pierre pas trop haut et des routes pavées larges et droites. Un canal traversait la ville, et elle était également bordée par un golfe au Nord. Après 15 minutes de trajet, Lucy descendit du train et traversa la gare. Arrivée dans les rues claires et fleuries, elle huma le doux parfum de l'air du soir et se dirigea vers une joaillerie. Les négociations furent laborieuses mais Lucy réussi à revendre tous ses vieux bijoux pour un prix raisonnable, avant de rentrer chez elle, elle décida de passer voir son amie à la bibliothèque de la rue principale. C'était une large avenue à double sens, bordé de grands magasins des deux cotés, les plus cher de la ville. Entre deux boutiques de vêtements, ce trouve une immense bibliothèque,mais où l'on vendait des livres également. Lucy entra ce qui fit sonner la petite cloche de la porte. Un homme grand et robuste sortit de sous le comptoir, il avait une grande moustache brune bien peigné et le sommet de son crane était partiellement dégarnie, il portait une chemise blanche sous sa veste en velours marron et un pantalon en tissu noir.

Bienvenue! Oh c'est vous mademoiselle. C'est un plaisir de vous revoir. Le gérant la salua avec un grand sourire forcé en se frottant les mains.

Qu'est-ce que je peux faire pour vous?

Je suis venue voir Levy, et puis j'ai ouïe dire que vous aviez reçus le dernier Zaleon?

C'est exact! Je me doutais qu'il vous intéresserait, j'en ai mis un exemplaire de coté pour vous. Je vais le chercher.

Il s'éloigna du comptoir pour se diriger dans l'arrière boutique, pendant ce temps Lucy inspectait les rayons à la recherche de son amie Levy. C'était une grande bâtisse avec un plafond cathédrale où les étagères s'étalaient du sol au plafond, de long en large. Des escaliers et des mezzanines serpentaient le long des bibliothèques remplies de livre. La pièce n'était éclairée que par deux immenses vitraux dont la douce lumière du soir fessait danser les couleurs sur le parquet usée et poussiéreux de la boutique. C'est là qu'elle l'aperçu perchée sur une rambarde.

Ohé~! Levy! l'appela t-elle en lui fessant de grand signe.

La jeune fille releva la tête de son livre en sursaut, mais se détendit en apercevant son amie. Ah, c'est toi.

Elle posa son livre et décolla de la barrière, déployant ses grandes ailes de papillon bleuté. Elle voleta gracieusement et se posa devant Lucy qui la prise dans ses bras chaleureusement, mais la petite fée ne lui rendit pas son étreinte.

Hum? Quelque chose ne va pas?

Levy ne répondit pas, la tête basse figé dans une expression de tristesse et de doute. Elle finit par planter son regard dans celui de la blonde.

C'est vrai? Tu as acheté un dragon?

Que..? Et bien... Lucy détourna le regard, gênée par la question. Oui, mais-

Pourquoi? l'interrompit-elle,une lueur d'angoisse et de reproche dans les yeux.

Lucy ne savait pas quoi répondre, et le regard de son amie la troubla. Devant son mutisme, la petite fée baissa les yeux et murmura dans un souffle presque inaudible.

Je pensais...que tu me sortirais de là...

Levy...

La jeune femme prit conscience de la situation dans laquelle se trouvait son amie, esclave d'un homme cupide et brutal.

Je suis désolée. Je n'avait pas réalisé...Je ne t'ai jamais vu comme... Le mot resta bloqué dans sa gorge. "une esclave". Mais je peux encore le faire!

Comment? En exploitant ton dragon? En l'envoyant dans l'arène?! Je ne veux pas ça au détriment de quelqu'un d'autre. En dépit de sa petite taille, elle avait craché ces mots sur un ton acerbe qui fessait froid dans le dos.

Excuses-moi Lucy,je ne...oublie ce que j'ai dit d'accord? Dit-elle avec un sourire triste.

Voilà,voilà! résonna la voix du propriétaire. Désolé pour l'attente, je ne me souvenais plus où je l'avais mis. A mon âge la mémoire flanche, oh oh oh!

Son regard passa de la blonde à la bleu. Tout va bien? Elle ne vous importune pas, j'espère? Finit-il sa phrase en jetant un coup d'œil à la fée qui se figea d'effrois.

Non! Absolument pas! La défendit Lucy.

Bon tant mieux, voilà votre livre. Il reprit son sourire de commerçant en tendant l'ouvrage à la jeune fille.

Merci. Elle régla son achat, et avant de sortir de la boutique, lança un dernier regard inquiet à son amie. Au revoir.

Au plaisir de vous revoir. Répondit-il toujours sur un ton mielleux.

La porte se referma sur eux et Lucy sentit un frisson lui parcourir l'échine. Des larmes perlèrent aux coins de ses yeux, en pensant qu'elle venait de laisser derrière elle sa meilleur amie et son bourreau.
"Je ne suis qu'une idiote!" se gifla t-elle mentalement." Je n'avais jamais réalisé à quel point Levy était malheureuse. Comme elle sourit tout le temps et qu'elle ne porte pas de chaines...J'étais dans le déni." Perdue dans ses pensées, elle marcha d'un pas rapide jusqu'à la gare. "Quel genre d'amie suis-je?! Idiote! Je suis la pire!" Elle monta à bord du train avec une dernière pensé en tête. "C'est décidé! Attends moi Levy, je vais te sortir de là!"