*Prend la voix de De Gaulle* Lecteurs...Lectrices... je vous entendus. Et je vous compris ! *reprend sa vrai voix*

Ok, trêve de plaisanterie. Donc, la fiction continue (Hourra !) sauf que... je vais pas faire une histoire vraiment... linéaire ? Peu importe. Ceci est une Song Fic. Chaque chapitre sera tourné sur une ou plusieurs chansons. Si vous voulez savoir ce qu'il se passe entre, je vous renvoie vers Misstykata (que je remercie d'ailleurs pour l'image de couverture). Cela ne restera pas forcément des titres de One Ok Rock, mais ils seront majoritaire.

Donc, merci à tous et à toutes pour votre accueil du dernier chapitre un peu... inattendu, et je vous souhaite une bonne lecture de celui-ci. Le titre est de UVERworld, et c'est Fight for the Liberty !

*S'arme d'une guitare électrique* en avant la musique !


Ace était satisfait de son concert.

Plus encore de cette rencontre avec la Corbeau. Il restait inquiet néanmoins de la présence de ce damphir à ses côtés. Même s'il n'était pas ouvertement hostile, et outre prendre ombrage à être pris pour cible durant Karasu, il n'avait rien laissé paraître.

Ace savait très bien que la menace pouvait venir de partout, néanmoins.

Il tourna la tête en souriant quand Marco le retrouva juste avant la sortie. Ils échangèrent un bref, discret et chaste baiser avant que Hiken n'échange son inimitable fedora orange contre sa version noir, le rendant plus anonyme.

Même si son image était ensorcelée pour qu'elle ne puisse jamais être diffusé, et donc lui laisser un semblant d'anonymat, son succès devenait plus important, et de plus en plus de gens connaissaient son visage… de loin, au minimum.

Donc, le fedora noir éloignait les groupies qui ne reconnaissait pas leur idole.

Utilisant une sortie de secours et non pas la sortie officielle (point de rendez-vous des fans, donc zone à esquiver quand on est un Corbeau, donc, quelqu'un à abattre ou convertir), ils mirent les pieds dans la rue.

Tout juste eurent-ils mis un pied dehors, Marco se dressa, la tête tournée vers la sortie officielle des coulisses, les sourcils froncés, le corps tendu comme un arc.

Ace connaissait la posture.

- Me demande pas de retourner à l'hôtel sans toi, refusa Ace avant que son compagnon ne le lui demande.

- Ace…

- Que dalle. Combien et quoi ?

Marco se massa le nez. De ce qu'il percevait, il avait trop peu de temps pour se permettre de se disputer avec Ace, s'il voulait intervenir.

- Nâga. Six.

- J'ai du feu, pointa Ace avec un sourire carnassier

- Ace…

- Et je suis agile. Et souple. Trèèèèèèèès souple…

En accentuant sur le très, il se colla à Marco, s'accrochant à son manteau, un regard langoureux et un sourire taquin pour faire céder son amant.

Le phénix eu un soupir, roula des yeux dans ses orbites et en une fraction de seconde, l'oiseau de feu bleuté prenait le ciel, le Corbeau sur son dos.


Comme Marco l'avait senti, les femmes au corps de serpent (auparavant cacher par des jupes très certainement), attaquaient sans relâche l'intriguant demi-vampire qui avait accompagné la Corbeau.

La demoiselle était déjà à terre, inconsciente.

Le jeune suceur de sang était grièvement blessé.

Compréhensible.

Il était tombé sur une faction normalement destiné à Ace.

Niveau au-dessus. Des guerrières, des assassins, en bref, des habituées au combat.

Pour des créatures 'blanches', elles étaient bien agressives.

C'était déjà bien que le jeune demi-vampire ait réussi à en tuer une, au vu du corps pissant du sang gisant plus loin. Mais il ne tiendrait pas longtemps. Son bras gauche pendait sur le côté, ensanglanté. Ses vêtements étaient déchirés et en sang. Sang coulant aussi sur son menton, tachant ses crocs blancs de carmin.

Il restait obstinément entre les ennemis et la demoiselle.

Il ne tiendrait pas longtemps, Marco le savait.

Ace sauta de son dos entre le vampire et les cinq Nâgas encore en vie et plus que remonté qui communiquèrent rapidement entre elles dans leur langage sifflant en reconnaissant leur cible d'origine.

- C'est moi que vous cherchiez, onee-san-tachi ? demanda en souriant Ace.

- Toi… souffla l'une d'elle.

- Enjomo.

Le mur de feu sépara immédiatement le demi-vampire sur les nerfs et paranoïaque du chanteur, le faisant reculer d'un pas sous la surprise.

Marco se laissa tomber sur l'une des Nâga avec aisance, la saisie entre ses serres et remonta vers le ciel, donnant à Ace une fenêtre de tir pour un fulgurant Hiken.

- Ne bouge pas. Elles sont là pour moi à l'origine. On prend la relève, demanda Ace au damphir.

- On ? souffla le vampire.

- Le phénix n'est pas un oiseau banal.

Il jeta sa guitare dans son étui à l'autre noiraud au travers les flammes qui la récupéra avec quelques difficultés, avant de revenir vers les femmes et à l'attaque, enchaînant attaque sur attaque, usant d'agilité pour se mettre hors de portée de leur magie ou de leurs armes, voir se dématérialisé dans une gerbe de flamme quand il n'y arrivait pas.

Marco n'avait pas réussi à en chopper une autre par le ciel, mais ses attaques éclairs mettaient les femmes-reptiles sur leur garde.

Les erreurs se multiplièrent de la part des tas d'écailles, et bientôt, elles finirent morte.

- Je m'occupe de lui, fait le nettoyage, yoi, demanda Marco en reprenant forme humaine.

Ace hocha la tête et commença à rassembler les cadavres.

La règle restait la même malgré le fait qu'il soit une simple proie ou cible.

Leur lutte, leur monde, devait rester secret un maximum.

Marco passa les flammes mourantes qui avaient isolés les deux jeunes du combat. Le damphir était bloqué en un 'wtf' silencieux, ses jambes tremblants sous le manque de sang qui se faisait enfin sentir.

Il récupéra la guitare qu'il passa machinalement dans son dos et aida le jeune à s'asseoir contre un mur.

- Qu'est-ce que vous êtes… ? demanda le vampire.

- Les questions seront pour plus tard. Garde les yeux ouverts le temps que je puisse voir l'état de la gamine et je reviens vers toi.

Le suceur de sang montra ses dents en un geste menaçant.

- J'en ai rien à faire que ce soit une Corbeau ou autre. Elle est inconsciente et je veux savoir si son état est grave, yoi.

Un grincement métallique les alerta. En se retournant, Marco vit qu'Ace avait soulevé une plaque dégoût.

- Offrande pour les ghoules de la ville, répondit d'une voix absente Ace en poussant les cadavres dans les égouts.

Marco haussa des sourcils, mais se leva pour voir la jeune fille.

La trace de piqure dans son cou l'inquiéta.

- Oi, l'artiste, t'as trouvé quoi dans leurs poches ? demanda Marco à Ace.

- Tu cherches quoi en particulier ?

- Fléchette.

- Narcotique. Rien de nocif. Je pense qu'on devait me kidnapper. Je croyais que mon immunité aux poisons étaient connus dans le milieu. La victime dormira jusqu'à demain soir maximum, suivant sa résistance.

Marco eu un reniflement narquois.

Au moins, il était certain que la demoiselle n'était pas en danger et qu'elle se réveillerait seule.

Il retourna donc au demi-vampire qui aller y rester s'il n'intervenait pas. Il tira un canif de sa poche de pantalon et s'entailla le poignet, retenant ses flammes régénératrices avec aisance. C'était presque drôle comment l'instinct prit le dessus sur la curiosité et la méfiance du vampire. Il reniflait presque frénétiquement l'air, bavant et grognant, et se jeta avidement sur le poignet du blond. Les propriétés magiques de son sang entrèrent en action, aidant le jeune dans sa régénération, l'écartant à grand pas d'une mort définitive.

Sentant sa limite, Marco donna une pichenette de son autre main dans une oreille du jeune, le dérangeant dans son repas, le faisant se détacher du poignet du Phénix.

Il respirait déjà plus librement et facilement.

La fatigue le gagnait, Marco le voyait clairement.

Les yeux du jeune se fermèrent, faisant sourire Marco.

- Bébé, on va avoir des invités, yoi, finit par dire le blond quand Ace ressortit des égouts.

Ace referma la bouche d'égout et se tourna vers la Corbeau. Il alla s'accroupir auprès d'elle toujours sans rien dire et l'observa en silence, avant de lever les yeux vers le plus vieux.

- Vous êtes trois maintenant, yoi. Assurons-nous qu'elle puisse survivre encore un peu, sourit tendrement Marco. Rentrons, nous n'avons plus rien à faire ici.


L'hôtel n'avait pas posé de question quand ils leur avaient demandé un lit en plus.

Ils n'avaient pas non plus vu les deux invités en trop quand ils étaient venus monté le futon. Marco avait séparé les lits jumeaux (réuni pour en faire un lit double par habitude), afin d'y installer leurs invités, pendant qu'Ace installait le futon dans le salon pour lui et son amant.

Si cette nuit-là, ils s'étaient couchés et endormis rapidement, le lendemain matin les esprits tournés à cent à l'heure.

Normalement, suite à une attaque, ils devraient fuir.

Ils agissaient toujours comme ça. Les rare fois où ils restaient sur place, ils se faisaient toujours attaquer de nouveau dans la foulée.

Sauf que là, ils n'étaient plus seul. Du moins, temporairement.

Ils ne pouvaient pas laisser comme ça les deux jeunes en proies à des possibles ennemis.

Ace sortit de sous la douche et s'embrasa pour se sécher, avant de se mettre de dos au miroir et regarder par-dessus son épaule pour voir le reflet de son dos.

Les plumes formaient toujours les mêmes arabesques, sauf au milieu du dos, au niveau de son cœur, là où l'énorme cicatrice s'étalait. Il soupira et regarda sa poitrine. Sur le bas, à la limite de sa ceinture, d'autres plumes étaient apparus, descendant jusqu'à mi-cuisse.

Il n'était tout de même pas sur la mauvaise pente ?

Un baiser sur son front lui fit relever la tête pour tomber sur deux yeux bleu océan à moitié fermés par le sommeil.

- C'est quoi cette petite mine de bon matin, yoi ?

Ace lui répondit pas et se contenta de fondre sur lui pour se blottir dans ses bras.

- Dis… si… si je deviens un corbeau…

- Je t'en fou une, je te garde à l'œil et je trouverai un moyen de briser le sort, yoi. C'est pas tes plumes qui me feront fuir. Tu pourras te vanter de savoir voler.

Un sourire rassuré étira faiblement les lèvres d'Ace, fermant les yeux sous les caresses que lui offrait Marco sur ses cheveux. Le blond l'embrassa de nouveau sur le crâne et se défit de son étreinte.

- Va t'habiller. Reste sur tes gardes, je vais aller leur cherche des vêtements. Surtout pour le damphir, les siens sont imbibés de sang. S'il se réveil avant mon retour, dis-lui de patienter avant de mordre qui que ce soit, je lui donnerais de nouveau de mon sang. Ne lui dit pas comment j'ai remis son bras en place, yoi.

- C'est notre secret, promis Ace. Et la gamine ?

- On verra ça. Tu restes prudent en mon absence ? Je te fais confiance ?

- Je vais surfer un peu sur le net, un poignard sous la main.

Nouveau baiser sur le front.

- Tu reviendras vite ? s'enquit Ace avec son regard de chiot.

- Tu as ma promesse.


Marco venait de partir, permettant à Ace de finir de s'habiller. Il s'assit sur le canapé du salon de la mini suite de l'hôtel. Il s'assura que son poignard soit à porter de main et se mit tranquillement dans les coussins, ses pieds nus sur la table basse, son ordinateur portable sur les cuisses.

Rapidement, il se retrouva sur le net et ouvrit son lecteur de musique. Il connecta les écouteurs sans fil pour lancer la musique, avant de commencer son surf internet.

Comme de coutume, il se rendit sur son 'site de fan'… merci Haruta.

Il déposa un remerciement pour tous ceux ayant était présent au concert d'hier soir et laissa un petit message pour cette chère Haruta, pour qu'elle affiche le compte à rebours qui disait quand son prochain album serait dispo. Il regarda l'heure sur son ordinateur, calcula dans son crâne le décalage horaire et donc l'heure probable à laquelle sa chère amie verrait sa demande.

Il passa un petit moment à lire des commentaires sur le site de fan, avant d'aller voir ses mails. Il grimaça quand la chanteuse américaine (auprès de qui Marco s'était rapproché pour la version limité et international d'un titre de son nouvel album) se décommandait.

Il devrait trouver une autre femme.

Il sourit quand il remarqua un message de Sabo. En voyant le contenu, il sourit deux fois plus.

Nouveau bouquin pour son ange déchu favori. Il lui répondit immédiatement, réclamant les dates et les lieux des séances de dédicace. Il voulait son exemplaire dédicacer.

Il retira un écouteur, et regarda derrière lui, plissant ses yeux d'argents. Il avait l'impression d'entendre du bruit dans la chambre.

Le calme lui répondit.

Il haussa les sourcils et se retourna de nouveau vers son pc en remettant son écouteur et fixa son message inachevé. Il se caressa pensivement le menton, puis rajouta un rapide post-scriptum disant un cryptique « on est désormais trois ».

Il lut avec ennuis le reste des mails, avant de soupirer.

Des notes de guitares électriques bien reconnaissables raisonnèrent dans ses oreilles, le faisant immédiatement sourire et fermer les yeux.

Posant son PC à côté, il suivi les accords de la musique en faisant du « air guitare ».

Les premières paroles raisonnées à peine qu'il n'avait même pas conscience qu'il s'était levé du canapé, continuant sur sa lancé.

Il adorait tellement ce groupe, il espérait pouvoir assister de nouveau à un de leur concert… ou avoir la chance d'une collaboration. L'un n'empêchant pas l'autre, UVERworld était juste mythique dans son opinion.

Just WAR
Fight for... liberty.

Oh yeah!

Ces gars étaient des génies de musique, et doués pour donner envie aux gens de se lever et d'arrêter de subir.

Tu t'y es mis sérieusement

Et toutes ces silhouettes que tu poursuivais imprudemment ont mal fini.

Mais tu appréciais. Tu as douloureusement grommelé « il fait froid »

Mais en réalité, cela t'excitait, et tout te donnait envie.

Si je défie encore et encore les autres à me combattre, c'est parce que

J'ai eu beau les poursuivre, me frayer un chemin et m'en satisfaire,

Je n'ai vu dans les yeux de quiconque la réponse à tout, qui est de vivre.

Dommage que sa gratte électrique ne puisse pas être branché, c'était bien l'une des rares partition qu'il connaissait sur le bout des doigts et qui n'était pas de ses propres chansons.

Je suis resté bien trop longtemps trempé sous la pluie.

Mon rêve naïf et tes idéaux sont des karmas qui me trahissent.

Ce que je souhaite et ce qui ne peut se réaliser semblent s'entrecroiser.

Si je pouvais revivre ma vie, je ne choisirais pas un chemin aussi difficile,

Mais si l'occasion se présente cette fois-ci, et juste cette fois-ci,

Alors je n'ai pas l'intention de continuer à vivre en laissant tout tomber.

Il n'y a pas de lendemain derrière. Prêtes-nous ta force pour cette guerre.

Certains textes, comme celui-ci, raisonner particulièrement avec lui.

Cela lui rappelait sa lutte quotidienne, sa vie, ses rêves, ses espoirs.

Toujours dans son petit monde, il monta sur la table basse, les paupières closes, tenant son casque Bluetooth contre son crâne, toujours entraîné par le rythme.

Tu t'y es mis sérieusement,

Et le jour s'est levé en même temps que la nuit est tombée.

Même si tu cherches à t'échapper, nous ne sommes pas dans un monde

Qui tend gentiment la main à ceux qui avouent la défaite et qui fuient.

.

Rien n'a encore commencé, mais cette fois-ci,

Tous ceux qui comptaient se battre sans avoir de raison rationnelle

Sont justement ceux à qui je ne peux rien pardonner.

Il savait qu'il devrait se foutre des claques pour ses fuites constantes, alors qu'il devrait se lever et se battre, mais chacun ses champs de batailles.

A deux, ils ne pouvaient pas résister à des assauts d'ennemies trop nombreux et puissants.

Mais ce n'était pas pour autant qu'il eût l'intention de rester assis à laisser la vie se faire sans lui. Il avait choisi le micro et la guitare comme ses armes, et les scènes comme ses champs de batailles.

Je suis resté bien trop longtemps trempé sous la pluie.

L'espoir absolu et le futur silencieux sont des karmas qui me trahissent.

Durant ces jours que j'ai passés en ayant même oublié comment vivre,

Je m'en voulais toujours lorsque je me tenais devant un miroir,

Mais si je pense à toi, il n'y a rien que je ne puisse surmonter.

Je n'ai pas l'intention de continuer à vivre en abandonnant quoi que ce soit

Tout en m'efforçant de tenir debout. Prêtes-nous ta force pour cette guerre.

Et bien heureusement qu'il les avait. Ses frères, même si le sang n'y était pas. Ses amis, aussi éclatés soient-ils dans le monde (il devait absolument convaincre Marco qu'ils fassent un détour à Ocracoke, la cuisine de Thatch valait la peine du voyage jusqu'à ce loup-garou) et surtout Marco.

Sans lui, il ne serait pas là aujourd'hui, espérant qu'un jour, quelque part, ceux qu'il voulait toucher l'entendrait et appliqueraient ses propres paroles d'espoirs et de luttes.

Sans lui, il aurait oublié que lui aussi, malgré ce que disait ce monde, avait le droit de vivre. Et d'apprécier cette vie.

Et Marco n'aurait jamais obtenu sa forme humaine si Ace n'était pas entré dans sa vie.

Allons à un rythme plus élevé que ce qu'il faut pour combattre

Vers un monde où il n'est pas nécessaire de flatter quiconque.

Au milieu de la vie et de la mort,

Il n'y a que des gens qui ont oublié comment vivre.

Et à chaque fois, je souhaite toujours

Pouvoir montrer dans un futur incertain

La réponse absolue à tout, qui est de vivre.

Il prit la pose, les bras en croix, et presque à l'aveuglette, cherche dans le salon sa guitare classique.

La vie.

Ce cadeau si inestimable et si court…qu'on ne réalisait pas sa valeur avant qu'il ne soit trop tard et qu'elle nous ait filé entre les doigts.

Lui-même, à un pied de la mort, avait réalisé qu'il était heureux de vivre.

Il avait réchappé à ça de justesse et avait bien l'intention de vivre pleinement, aujourd'hui et d'apprécier chaque jour, comme si c'était le dernier.

Il avait l'intention d'être heureux.

Ses doigts trouvèrent seuls les cordes de sa première guitare, reproduisant dessus les quelques mesures qui n'était pas à la guitare électrique du morceau qu'il avait dans les oreilles.

C'est peut-être parce que je suis resté trop longtemps trempé sous la pluie

Mais je ne m'inquiète même plus de mes blessures.

Je ne voudrais juste pas devenir insensible aux souffrances des autres.

Si je pouvais revivre ma vie, je ne choisirais pas un chemin aussi difficile,

Mais si l'occasion se présente cette fois-ci, et juste cette fois-ci,

Je le ferai même si je dois blesser quelqu'un ou être blessé.

Il n'y a pas de lendemain derrière. Prêtes-nous ta force pour cette guerre.

Il reposa sa guitare et retourna délirer sur la gratte électrique qu'il avait dans les oreilles, un doigt levé vers le plafond, comme pour montrer sa détermination à participer à cette guerre invisible.

En ces jours où il n'y a plus rien, prêtes-nous ta force pour cette guerre.

Il y a certainement des choses que nous ne pouvons faire que maintenant.

.

Lorsque nous combattons, nous sommes toujours seuls.

Mais tu as également compris que tu n'étais pas seul, n'est-ce pas ?

Que chacun d'entre nous prête sa force pour cette guerre.

.

Battons-nous pour la liberté...

Il se battrait pour sa liberté. Pour son droit de vivre.

Mais aussi pour celle de ceux comme lui, victime d'une erreur de parentage qui les laissaient seul au milieu du champ de bataille.

Presque à regret, il redescendit de son nuage.

Il se prendrait bien un café.

Il ouvrit les yeux et remarqua qu'il avait sacrément bougé.

Mais surtout, qu'il n'était plus seul.

La fille de l'autre soir était là, le fixant avec un air assez perplexe, curieux et pourtant… absorbé, juste devant la porte de la chambre.

- J'ai chanté tout fort ? demanda avec hésitation Ace, en faisait glissé son casque autour de son cou.

Hochement de tête de la demoiselle aux yeux mauves.

- Oups ? Désolé de t'avoir réveillé…

Il savait pas quelle tête il devait faire, mais au moins, la fille ne devait pas être en colère si elle avait l'air de lutter contre son rire. Il alla mettre en pause sa musique sur l'ordinateur.

- Eh bien, je dois dire qu'entendre une chanson certainement inédite d'un artiste tel que vous… y'a pas de quoi s'en vouloir.

Ace eu un pauvre rire en secouant la tête.

- Nan, celle-ci, elle n'est pas de moi. Fight for liberty est la propriété de UVERworld.

Il posa son casque sur le clavier et proposa à la demoiselle un café, lui indiquant de la main la cafetière dans un coin de la suite hôtelière.

- Avec plaisir, Hiken-san.

Ace lui tendit une main, la surprenant légèrement.

- Portgas. Portgas D. Ace. Pas besoin de protocole et autres formalités entre Corbeaux. Appelle-moi Ace.

- Tamashi.

Et elle lui serra la main.

- Enchanté, demoiselle.