Je m'excuse vraiment pour la maigreur de mes chapitres, les prochains ne seront pas plus épais...Mais dès le chapitre 7 je vais mettre beaucoup, beaucoup plus de volume. Voilà, c'est tout ce que j'avais à dire. Hope U like it =)
Chapitre 3- Réactions chimiques et expériences scientifiques. La haine engendre-t-elle l'amour?
Ikebukuro, 12 décembre, 22h07
-Mmh…Hein…Où est-ce que…Je suis ?
-Ferme-là, idiot, et ne bouge pas.
-Shizu-chan ?
Le barman soupira. Pourquoi, avait-il fallu qu'il ramène ce crétin d'asticot à Shinra ? Et pourquoi surtout, était-il obligé de l'héberger chez lui jusqu'à ce qu'il soit de nouveau en état de marcher ? C'était injuste ! Totalement injuste ! Alors qu'il ne pouvait pas supporter sa présence, son odeur si étrange, propre à lui seul, et son visage qui l'irritait tant…Ces yeux grenat qui le regardaient toujours avec un air hautain, et ces sourires mesquins ! Et ces petits rires semblables à des couinements de souris…Non, décidément, pas moyen, Izaya était le pire être au monde, et Shizuo ne pourrait décemment pas le supporter aussi longtemps. Il le tuerai avant…D'ailleurs…Pourquoi ne pas le faire maintenant ! C'est vrai, son pire ennemi était dans l'incapacité de bouger, il ne pourrait donc pas s'enfuir ! Pas besoin de faire gicler le sang, l'étrangler suffirait…Oui, une mort lente et douloureuse, une agonie insoutenable ! Le brun deviendrait rouge écrevisse, ses yeux s'injecteraient de sang avant de se révulser, il commencerait à convulser, avant de mourir pour de bon, sans avoir rien pu faire !
-Oi, Shizu-chan…Pourquoi est-ce que je suis chez to-
Les mains du blond étaient plaquées sur la bouche de l'informateur. Il le regardait, le visage rempli de haine, mais respirait calmement. Doucement, il attrapa le cou fin et blanchâtre d'Izaya, et serra. Il devait mesurer sa force, pour ne pas lui briser la nuque, et l'achever si vite…
-Gghh…Shi..zu-cha…n…Qu'est-ce qu…tu f..ais ?
-La ferme.
Il serra plus fort. Le brun tenta de se débattre, mais chaque mouvement lui faisait horriblement mal. Il essaya de desserrer les mains de Shizuo, mais en vain. Plus il bougeait, plus l'autre renforçait son étreinte.
-Rr..rrête…Peux plus…Res…pirer…
-La ferme, la ferme !
-Je…vais…
-LA FERME !
Son cœur palpitait d'un rythme effréné. Alors qu'il était si bien parti, il s'arrêta. Il regarda Izaya reprendre son souffle, de grosses larmes roulant sur ses joues. Il n'avait pas pu…Il n'avait pas réussi à le tuer. Alors que l'occasion lui était donnée, une si belle occasion, il avait réussi à la gâcher. Pourquoi ?
-Pourquoi tu as fais ça, Shizu-chan ? Tu es malade !
L'informateur tremblait comme une feuille. Il était à peu près redevenu normal, mais les larmes continuaient à s'écouler de ses yeux rouges. Il ne pleurait pas pourtant…Shizuo baissa la tête. Il enfoui son visage dans ses mains, celles qui avaient contracté si fort la gorge de son ennemi quelques secondes plus tôt. Elles avaient l'odeur de sa peau…Odeur qu'il se surpris lui-même, de trouver agréable. Un parfum très boisé, avec une légère note d'épices, très…Attractive. Il resta quelques instants comme cela, respirant cette odeur si enivrante. Sa tête commençait à tourner, bientôt suivie d'une impression de nausée. Le blond se releva soudainement, et partit dans la cuisine.
-Tu n'es pas très causant…Je sens qu'on va s'amuser !
-Tu n'es pas en position de dire quoi que ce soit. Si tu tiens à rester vivant, je te conseille de te tenir à carreaux…
Izaya rigola. Comment pourrait-il craindre pour sa vie, alors que le barman n'avait même pas réussi à le tuer ? C'était vraiment ironique. Malgré tout, il ferait en sorte de ne pas trop énerver ce dernier, car il était déjà assez mal en point comme ça…Les récents événements avaient modifié quelque peu sa façon d'être, et le brun n'aimait pas du tout ça. Il était devenu faible…
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Akihabara, 12 décembre, 22h22
-Butterflies, butterflies…Où êtes-vous, mes papillons adorés ?
A Akihabara, rien ne surprend personne. C'est pourquoi cette jolie jeune fille aux cheveux et yeux roses, entourée d'une dizaine de papillons bleus, passa quasiment inaperçue dans la rue. Elle était souriante, empreinte d'un air rêveur, et baladait son regard un peu partout. Elle entra dans un salon de thé, et commanda un repas.
-Butterflies, butterflies…Où êtes-vous, mes papillons adorés ?
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Shinjuku, 12 décembre, 22h31
Namie soupira. Izaya était de plus en plus souvent absent, et il ne disait jamais pourquoi. Elle n'était pas inquiète, mais elle ne supportait pas qu'on ne la mette pas au courant de ce qu'il se passait. Bien sûr, L'informateur avait sa propre vie, ses affaires à lui, mais jusque là il l'avait toujours prévenue quand il serait absent…Elle appela Shinra. Il lui expliqua brièvement que ce dernier était venu le voir pour soigner une blessure, ni plus ni moins. Déçue, elle le remercia tout de même et raccrocha. « Mais où est-ce qu'il peut bien être, ce crétin… » Pensa-t-elle en soupirant de nouveau.
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Ikebukuro, 12 décembre, 22h26
Le brun regardait Shizuo faire des allers-retours dans la cuisine, et commençait à avoir faim. Au bout d'un moment, le barman revint dans le salon, et déposa un plat de nouilles au boeuf sur le guéridon à côté du canapé. « Tiens, débrouille-toi avec ça. » Dit-il d'un ton sec. Puis il retourna dans la cuisine et mangea de son côté. L'informateur regarda son assiette d'un air presque dépité, mais il avait trop faim pour ne pas le goûter, au moins. Il s'avéra, dès la première bouchée et contre ses propres pensées, que c'était bon. Même très bon. Alors il mangea. Les nouilles étaient cuites à point, le bœuf fondait dans la bouche, et la sauce était juste un régal pour les papilles. Izaya finit son assiette en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire. Shizuo le constata avec surprise, mais ne dis rien. « C'était…pas trop mal. » Avoua le premier, en détournant le regard. Malgré tout, le barman avait vu qu'il rougissait…
