Be Still My Beating Heart

Auteur: Darkfangz13

Traductrice : Akarisnape

Beta : Katsuura

note : avec un peu d'avance voila le chapitre 3!

RAR chapitre 2

Jim's the best : comment te répondre sans spoiler? Déjà oui les ennuis s'annoncent et ça commence vraiment dans ce chapitre (euh non en fait ce sera surtout dans le prochain). Sherlock sera-t-il au courant ? héhéhé…tu verras.

Edit : les erreurs sur le prénom de Sebastien ont été modifié.


Chapitre 3

Le lendemain de la nuit où il avait dû ramener Sherlock à Baker street, Lestrade fut tiré de son sommeil par un bruit à ses côtés. Il se redressa, complètement éveillé avant de réaliser que le bruit provenait de son téléphone portable. Il gémit, se frotta les yeux de sommeil et le décrocha.

« Ouais ? répondit-il, la voix rauque de sommeil.

-DI Lestrade ? lui demanda une voix de femme à l'autre extrémité.

-Euh ouais. Qui est-ce ? demanda-t-il en allumant sa lampe de chevet.

-Je voudrais vous demander une faveur très importante, continua la femme en ignorant sa question.

-Euh non, fut la réponse immédiate de Lestrade.

Se familiariser avec les Holmes lui avait appris, assez rapidement, à ne pas accepter les demandes des étrangers anonymes qui vous appelaient en pleine nuit. C'était le genre de personne que vous souhaitiez éviter.

-Cela concerne Sherlock Holmes.

Lestrade couvrit le microphone de son téléphone pour maudire avec véhémence Sherlock avec toutes les mauvaises choses qui pouvaient sortir de son cerveau ensommeillé.

Une fois qu'il eut finit sa diatribe, il reprit la conversation.

-Impossible de promettre quoi que ce soit, ça dépend ce que vous voulez, dit-il rapidement et de façon professionnelle.

-Il n'y a rien de dangereux. J'ai quelque chose que Sherlock m'a prêté et que j'aimerais lui rendre, expliqua la femme.

-Et alors ? Vous attendez quoi ? Ma permission ? demanda sournoisement Lestrade.

Elle laissa échapper un petit rire.

-Vous êtes amusant. Non. Sherlock et moi, nous nous sommes quittés dans de mauvais termes. Ce ne serait pas sûr pour moi de livrer l'objet moi-même.

-Pourquoi ne pas le livrer par la poste ?

D'abord Mycroft Holmes qui n'avait aucune considération pour un simple appel téléphonique voulait ''parler'' et maintenant une mystérieuse femme qui avait en horreur l'envoi d'objet de façon normale. Une partie, petite et fatigué, de son cerveau ricana.

-Cela ruine le dramatique de la situation. Ne blâmez donc pas une femme de vouloir instaurer un peu de mystère dans sa romance.

Lestrade renifla.

-Puis-je faire une supposition éclairée ? demanda-t-il attrapant son calepin sur sa table de chevet et en l'ouvrant.

- Je vous en prie, ronronna la voix à l'autre bout.

-Irène Adler ? dit-il en relisant ses notes.

-Oh vous êtes très bon ! Je voispourquoi Jim Moriarty vous aime.

Irène se mit à rire, c'était un chant musical très doux. Lestrade roula des yeux et posa jeta son calepin sur la table de chevet.

-J'aurais dû deviner, murmura-t-il. Qu'est-ce que c'est ?

-Un manteau, il est accroché au réverbère juste en face de votre appartement. Livrez-le à Baker Street discrètement, s'il vous plait. » Puis le téléphone annonça la fin de la conversation.

Lestrade soupira mais couru tout de même pour prendre le manteau. Il se fit une note mentale de le déposer quand il visiterait Baker Street la prochaine fois, qui serait sûrement le lendemain matin.

Distraitement, il se demanda quel genre de femme pouvait bien être Irène Adler.


Lestrade était tranquillement assis sur le sofa du salon en train de regarder la télévision, une bouteille de bière à la main quand il entendit du bruit derrière la porte d'entrée. Il tourna la tête vers celle-ci, écoutant le bruit du métal se frottant contre la serrure.

« Sherlock ! cria-t-il d'exaspération. Arrêtes d'essayer de crocheter ma serrure et décroche ton foutu téléphone de temps en temps comme une personne normale !

Le verrou cliqueta et la porte s'ouvrit.

-Chériii ! Je suis ren-tréééééé ! annonça Moriarty en se jetant dans l'appartement en étendant les bras.

-Jésus-Christ !

Lestrade sauta du canapé et lâcha sa bière dans le processus.

-Sebastien ! Tiens-moi ça un instant! Moriarty s'écarta pour que Sebastien puisse entrer dans l'appartement.

Sebastien entra, saisit Lestrade et le manœuvra facilement de façon à l'étrangler de manière plutôt douloureuse.

-Lâche-moi ! Connard ! haleta Lestrade, s'agitant d'indignation.

-Vite ! Vite ! fit Moriarty en débordant d'énergie, caracolant jusqu'à la porte d'entrée et la maintenant ouvert pour Sebastien et Lestrade. Nous ne devons pas trainer ! L'ennuyeux grand frère de Sherlock ne nous laissera pas plus de cinq minutes avant de rappliquer, rit-il avec impatience.

Moriarty sauta hors de l'appartement tandis que Sebastien manipula rudement Lestrade jusqu'à la voiture avant de le poser à côté de Moriarty et de prendre la place du conducteur.

-Désolé pour tout ça. Moriarty tapota le bras de Lestrade pour s'excuser tandis que celui-ci, tout ébouriffé, avait du mal à reprendre son souffle. Nous avons dû mettre en place ce spectacle pour Mycroft Holmes. Il a mis des micros et des caméras partout dans votre appartement même là où vous ne voulez pas le savoir !

Il lui sourit avec chaleur.

Lestrade le regarda en se frottant le cou.

-Très bien, la prochaine fois que vous souhaitez me rencontrer, vous vous arrêtez à la station de métro! Il lissa sa chemise froissée. Et qu'est-il arrivé au fait de m'appeler quand vous désirez quelque chose ?

Moriarty lui lança un regard méprisant : « En-nui-yeux ! »

-Oh génial ! Maintenant vous allez imiter Sherlock, marmonna Lestrade dans sa barbe. Je vais continuer à vous enlever des points.

-Oh? Quel est le décompte maintenant ? sourit Moriarty en haussant les sourcils.

Lestrade ignora la question.

-Que voulez-vous ?

-Juste parler, fit Moriarty en haussant les épaules. Est-ce un crime ? ajouta-t-il en souriant.

-Vous kidnappez un officier de police, je pense que c'est un crime, fit Lestrade de façon impassible. Et depuis quand vous kidnappez les associés de Sherlock pour juste parler ?

Moriarty haussa une épaule et pinça ses lèvres.

-Et bien, je peux vous mettre dans un gilet explosif si c'est pour vous rendre heureux.

-Je ne dis pas que je suis à plaindre. Lestrade souleva ses mains défensivement.

-Non je m'ennuie.

Moriarty donna un coup de pied contre l'appui-tête de Sebastien au grand agacement de l'autre homme. Il fit un geste vague de la main :

-Moi, je fais un peu de planification, je construis mon prochain duel avec Sherlock. Et puisque mes jeux vont certainement concerner Johnnyboy, Sherlock et Mycroft, je n'avais personne d'autre avec qui jouer pendant ce temps.

Il fit une moue comique. Puis la mimique se transforma en un sourire de gamin :

-Et puis j'ai pensé à vous !

Lestrade gémit intérieurement. Pourquoi c'était toujours lui qui tirait la courte paille ? Il serra les lèvres.

-Je ne pense pas que je n'ai rien à dire face à ça ?

Moriarty secoua la tête. « Non ! » sourit-il.

-Puis-je demander où on va ? Lestrade tentait d'autres questions.

-Non ! Mais c'est parce que je ne sais pas non plus où nous allons !

Moriarty rit de bon cœur. Lestrade leva un sourcil, incrédule.

-Là où nous allons…C'est plus du style de Sebastien, tu vois ? tenta d'expliquer Moriarty.

-Bon, qu'allons-nous faire là-bas ? demanda avec curiosité Lestrade.

-Tu verras quand nous y serons ! C'est une surprise ! » sourit énigmatiquement Moriarty.


Mycroft fronça les sourcils en voyant les images de vidéosurveillance de Lestrade attaqué et enlevé de son appartement par Moriarty et Sebastien. Il se demanda brièvement s'il devait informer Sherlock de la situation. Il effaça la pensée. Sherlock était occupé avec l'affaire concernant Irène Adler et les photos compromettantes, il ne serait même pas intéressé de toute façon.

« Où sont-ils maintenant ? demanda Mycroft à son assistante.

Anthéa ne leva même pas les yeux de son blackberry.

- La dernière fois qu'on les a vus ils se dirigeaient hors de Londres. Nous avons quelqu'un qui les suit. Nous devrions avoir des nouvelles lorsqu'ils cesseront de bouger. Mycroft hocha la tête. C'était tout ce qu'ils pouvaient faire pour le moment.

-Merci, ce sera tout. »

Il renvoya la femme. Anthéa hocha la tête et sortit.

Il fronça les sourcils. Moriarty avait un grand intérêt pour le DI Lestrade. Ça ne présageait rien de bon, n'est-ce pas ?


et suspense! Lestrade est-il en danger? rendez-vous au prochain chapitre!