Disclaimer : L'Univers et les personnages d'Harry Potter appartiennent à JKR.
Paring : Draco/Harry
Rappel: Cette histoire est FINIE. Elle compte 1 prologue, 13 chapitres et 1 épilogue !
AVERTISSEMENT : LEMON EN FIN D'HISTOIRE.
RAR :
Kisis : C'est vrai que c'est quelque chose qu'ils réussissent vite à dompter… Mais je ne voulais pas particulièrement m'embêter à trainer partout des scènes gênées ou ce genre de choses, je les voyais très mal être mal-à-l'aise… Ils sont fiers, que diable ! x)
Shaddow Johnson : Heureuse que tu sois toujours en vie ! ^ ^ Eh oui, « pourquoi », that is the question… Tout le monde se la pose, celle-là ! Même la plupart de ceux qui ont lu jusque là, d'ailleurs x') Alors que la solution est si simple… C'est ça ! Tu as raison ! ILS SONT FOUS L'UN DE L'AUTRE ! xD Hum… Enfin… Peut-être pas vraiment, pour l'instant… ^ ^ Je te souhaite une bonne lecture ! :D (Eh, t'as vu ? On est vivants ! *_*)
Carotte : Salut Carotte ! Ça me fait très plaisir que mon style te plaise :D J'espère que ce chapitre te plaira tout autant ^ _ ^
Vous êtes de plus en plus à m'avoir ajoutée à vos favoris, ça me touche énormément !
Enjoy ! ;)
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- 2. Deuxième jour -
-POTTER !
Harry se réveilla en sursaut, c'était quoi ça ?
-Qu'est-ce que c'est !… Malfoy ? T'es devenu fou ou quoi ? Putain tu m'as fais peur…
-Ça fait je ne sais combien de temps que j'essaye de te réveiller, alors comme ça ne marchait pas j'ai décidé de changer de tactique, fit l'autre non sans agacement.
C'est alors qu'Harry se rendit compte que le Serpentard était toujours allongé à ses cotés, la tête soutenu par le bras prisonnier. Bien sûr, il ne pouvait aller nulle part sans lui.
-Et quoi ? T'as pas de réveil ? Continua-t-il tout de même, agacé à son tour.
-Bien sûr que si, c'est toi qu'entends rien. Après pas étonnant que t'arrives toujours aussi tard à la Grande Salle le matin…
Soupirant devant la situation à peine à sept heures trente, le Gryffondor se décida finalement à se lever, permettant au vert et argent se faire de même. Cependant au moment de s'habiller ils n'étaient pas aussi confiants que lorsque la veille ils avaient été mentalement épuisés, alors ils décidèrent d'un commun accord de se changer chacun leur tour pendant que l'autre regardait ailleurs. Alors qu'Harry finissait de lasser ses chaussures, un grognement sourd emplit la pièce.
-C'est ton ventre qui fait ce bruit là, Potter ?… Demanda Draco après quelques secondes.
-Heu… Oui… Fit l'autre, un peu gêné. Mais je ne sais pas si tu te rappelles mais tu ne m'as pas vraiment laissé le temps de manger hier.
Le Serpentard se contenta d'un regard particulièrement meurtrier, auquel Harry répondit en levant les yeux au ciel.
-C'est bon, on peut y aller ?
Pour réponse, Draco passa devant lui pour prendre la porte. Ils arrivèrent à la Grande Salle dans un silence relatif.
-Et évite d'insulter mais amis aussi, murmura Harry après avoir passé la grande porte.
-Mais voyons, pour qui tu me prends ? Fit l'autre, sarcastique.
-Je suis sérieux Malfoy, je ne pense pas qu'on ait besoin de problèmes supplémentaires.
-C'est pour eux ou pour moi que tu t'inquiètes Potty ? Se moqua le Serpentard.
-Tu vois, c'est ça le problème avec toi, on ne peut pas être sérieux deux minutes !
-Tu veux rire, j'espère ? T'as pas l'impression d'inverser les rôles, là ?
Ils s'assirent alors qu'Harry lui dégotait son meilleur regard noir. Tentant de se calmer, il décida d'oublier Malfoy pour les minutes qui allaient suivre.
-Salut tout le monde, fit-il avec un sourire pour ses amis. Je ne vous ai pas trop manqué ?
-Oh si, ton absence a été insupportable… Lui répondit Dean sur un air totalement désintéressé avant de lui sourire malicieusement.
-Bien dormi ? Continua, Seamus taquin.
-Laissez-le tranquille les gars ! Intervint Ron. Alors Harry, c'est pas trop insupportable ?
Insupportable ? Harry prit brièvement le temps d'y penser. Non, pas encore… Mais il était fatigué, c'était une certitude.
-Je survis, réussit-il à répondre avec un clin d'œil.
-Comme toujours…
-On t'a rien demandé Malfoy !
-Tu ne vas pas me dire que tu le prends mal ? Le Survivant, c'est pas comme ça qu'on t'appelle ? Continua-t-il sarcastique.
-Qu'on m'appelait…Répondit Harry entre ses dents.
-Ah oui c'est vrai que maintenant que t'as anéanti le plus grand mage noir de tout les temps tu…
Mais Draco se tut, il venait d'apercevoir Snape à l'entrée de la Salle qui le fixait avec insistance. Il fallait qu'il évite de s'aventurer sur ce sujet. Snape traversa la Salle et Draco se reporta sur les Gryffondor, il les fixa un instant puis fit mine de se ré-intéresser à son assiette.
Sur la table on ne parlait plus beaucoup. Harry se racla la gorge.
-Malfoy, fit-il en le regardant sérieusement. Je pense qu'il va falloir qu'on parle de certaines règles.
Le Serpentard ne répondit rien, ne le regarda pas, mais il était d'accord. Il y avait quelques trucs à éviter. La guerre, par exemple, devait être exclue des conversations. Il hocha doucement la tête, comme ailleurs.
-Bien, on est d'accord, conclut Harry.
-Hm… Harry ?
Le Gryffondor se reporta sur son ami. Ron avait l'air gêné.
-Je… je peux te parler en privé ? Enfin je veux dire…
Tous deux regardèrent Malfoy, mangeant avec désintérêt total le pain qui se trouvait devant lui.
-C'est très impoli de fixer les gens comme ça…
-D'accord, oui, bien sûr… Répondit Harry, faisant fi de la remarque amer.
Il se leva, obligeant Malfoy à le suivre. Dans le couloir, il s'isola phonétiquement de son colocataire forcé.
-Voilà… Tu sais, demain c'était prévu qu'on fasse ensemble la sortie à Pré-au-lard et… Enfin ça m'étonnerait que les gars acceptent de faire ça avec… enfin avec Malfoy, quoi.
Harry hocha la tête doucement, conscient que ça ne devait pas être facile pour Ron de lui dire ça.
-Et puis de toute façon ça m'étonnerait aussi que vous vouliez sortir comme ça, alors… alors on se disait avec les potes… enfin on se demandait…
-Laisse, coupa-t-il doucement, je ne viendrais pas. Je pense que ça sera plus simple pour tout le monde.
Il vit bien que Ron ne sut pas tout de suite quoi répondre, mais la sonnerie retentit alors ils se contentèrent de se sourire. Ils étaient embêtés, l'un comme l'autre, mais il n'y avait pas d'autre solution. Ils furent séparés par le flot d'élèves qui quittèrent la Grande Salle pour leurs salles de cours. De toute façon Harry et Draco marchaient seuls dans les couloirs, aucun n'ayant particulièrement envie de ramener l'autre près de ses amis. Ça avait le mérite d'être… silencieux. Du moins cette fois-ci.
.
-Un grand changement ! Je perçois un grand changement dans votre vie, mon enfant !
Harry soupira longuement, aussi discrètement qu'il put. Bien sûr que la vie de Malfoy subissait un grand changement, ils étaient attachés l'un à l'autre depuis hier, déjà ! La divination, des fois, ça laissait franchement à désirer. Et puis il suffisait qu'elle ajuste ses lunettes pour percevoir la chaine qui leur enclavait les poignets.
Malfoy n'avait pas l'air de réagir particulièrement face à la mystérieuse annonce, mais Trelawney n'en eut cure. Elle reprit tranquillement – si l'on pouvait vraiment parler de tranquillité – son explication de la lecture des marcs de thé.
-Regarde ça Potter, ta tasse dit que tu vas mourir dans d'horribles souffrances.
-Je t'emmerde, Malfoy… Fit-il entre ses dents.
Il n'avait vraiment pas envie de se battre maintenant.
-A moins que ça ne prédise ton mariage prochain avec Weasley… Difficile à dire…
-Je-t'em-merde, articula-t-il bien une seconde fois.
-Par contre ça ne précise pas le sexe de la mariée… Désolé.
Harry aurait voulu se retenir, mais c'est avant même qu'il ne puisse s'en rendre compte que son poing vola vers le visage jusque là trop sûr de lui de sa Némésis. Ça aurait pu lui faire un bien fou…
-Monsieur Potter !
…mais sorti d'il ne sut où un sort bloqua la chaine de son poignet alors que Trelawney les regardait avec effarement. Il se retourna vers Hermione, en fond de salle. Elle lui adressa un sourire désolée et rangea sa baguette. La pression autour de son bras se défit et il baissa le poing devant le regard bien trop satisfait de Malfoy.
-On dit que seule la vérité blesse… Murmura-t-il avec délectation. C'est vrai ? T'es gay, Potter ?
-Va te faire voir.
-Avec plaisir…
-Monsieur Potter, répéta leur professeur en s'approchant. Vous ne devriez pas extériorisé votre colère d'une façon si destructrice…
Et voilà, c'était parti pour un sermon « divinatoire ». C'était la journée la plus pourrie de sa vie. Enfin, à peu de choses près… Il ferma les yeux et tenta de penser que d'ici vingt minutes, tout au plus, il rejoindrait avec ses amis la table des Gryffondor pour un déjeuner en territoire connu et – il l'espérait – bien plus tranquille que celui de la matinée. Son ventre grogna, un peu. Il avait peut-être imaginé un peu fort.
Il eut l'impression que ça faisait une éternité que le sermon de Trelawney était passé quand la fin de l'heure retentit. Il se leva avec hâte et rangea ses affaires. Malfoy fut plus long et il faillit exploser de devoir l'attendre. Mais ce ne fut rien en comparaison à l'exaspération qui l'emplit quand le Serpentard, à peine sorti de leur salle de classe, prit la direction opposée à celle de la Grande Salle.
-Attend, tu vas où là ? S'étrangla-t-il.
-Il y a une lettre qu'il faut que j'envoie aujourd'hui, tu vas pas en mourir si on fait un petit détour, si ?
-Une lettre ?
Il faillit s'étrangler dans sa propre salive tant il trouva déplacé que Malfoy le prenne avec tant de légèreté.
-Tu te fous de moi Malfoy, t'aurais pu le faire ce matin !
-Ah oui ? Et quand ? Entre l'affaire urgente de ton rouquin et notre petit déjeuner express ?
Harry lui décocha son regard le plus rude. Mais le suivit tout de même. De toute façon, ce n'était pas comme s'il avait eu le choix… Ce fut donc dans le silence le plus total qu'ils marchèrent vers la sortie la plus proche. Mais c'était sans compter sur Snape qui les interpella au détour d'un couloir.
-Monsieur Malfoy, il faut absolument que je m'entretienne avec vous.
-Maintenant ? S'étrangla presque Harry qui imaginait déjà son déjeuner lui passer sous le nez.
-On ne vous a pas demandé votre avis, Potter… Fit le professeur entre ses dents.
-C'est bien ça, le problème…
Malfoy lui jeta un regard agacé suivi d'un sort de surdité quand Snape lui demanda si c'était bien là une lettre à Narcissa. La suite fut pour Harry bien silencieuse alors. Et la conversation qui se déroulait sous ses yeux ne lui en parut que plus longue. Il vit finalement Snape confier à Malfoy un second parchemin que le Serpentard enroula avec celui qu'il transportait déjà.
-Malfoy, fit-il quand ils reprirent leur route jusqu'aux serres à hiboux. Ça ne te viendrait pas à l'idée de me rendre mon ouïe, non ?
-Ouïe ? Fit Draco après une brève annulation de sort. Je ne savais pas que tu étais capable d'utiliser de tels mots, Potter…
-Arrête de te foutre de ma gueule et contente-toi de ne pas me faire rater le repas.
-Je me trompe où tu ne penses qu'avec ton ventre ?
-Je te jure que si je ne me retenais pas, je défoncerai à grands coups de poings ta petite gueule de prétentieux.
Malfoy s'arrêta brusquement, le regarda droit dans les yeux.
-Et ben vas-y Potty ! Pourquoi donc est-ce que tu te retiens comme ça ?
-Parce que j'ai la dalle ! Répondit-il, agressif. Alors tu vas me faire le plaisir d'aller envoyer ce putain de message qu'on puisse enfin aller manger !
Pressant, il eut un sourire des plus forcés en faisant signe à Malfoy de se remettre en route. Malfoy qui eut un reniflement dédaigneux avant de reprendre sa marche vers la sortie. Ils descendirent les escaliers sans trop se presser, pourtant, craignant même sans l'avouer qu'une course précipitée ne les fasse chuter tous les deux sur les marches de pierre. C'était du temps perdu, Harry le savait, mais c'était préférable à un séjour à l'infirmerie.
Quand enfin ils sortirent dans le parc, l'air frais lui fit du bien. Il inspira longuement.
-Je croyais que t'étais pressé, Potter ? Ironisa le Serpentard.
-Laisse-moi respirer, Malfoy…
-Tu pourrais tout aussi bien le faire en marchant. A moins que même pour ça tu ne sois pas capable de faire plus d'une chose à la fois ? Je te plains, Potter, les matchs de Quidditch doivent te paraître longs !
-Moi au moins je gagne, fit-il sarcastique en reprenant la direction des serres.
Il lui sembla que Malfoy rétorquait quelque chose, mais ses pensées le menèrent à ses amis. Il n'avait même pas pu les prévenir de ce qu'il faisait. Il maudit le Serpentard pour ça. Il avait comme un mauvais pressentiment… Comme s'il était sur le point… de perdre ses amis. Il eut un sourire, c'était stupide. Ce n'était pas Malfoy qui allait décider de ses amitiés. De toute façon cette situation ne pourrait pas durer éternellement, Dumbledore finirait bien par se rendre compte à quel point c'était inutile.
-C'est ce que je te dis qui te fait sourire aussi niaisement, Potter ?
-Je ne crois pas, non, fit-il en revenant à lui, le visage dur. Dépêche-toi d'envoyer ton message et finissons-en.
Ils étaient effectivement arrivés à destination. Avec un sourire dédaigneux Malfoy poussa la porte de la volière. Des dizaines de chouettes et hiboux s'envolèrent dans un bruissement d'ailes au bruit de l'intrusion. Draco tira Potter jusqu'à une porte proche de l'entrée qu'il referma derrière eux. Attendant paisiblement sur leurs perchoirs, les messagers des professeurs et ceux de l'école les regardèrent entrer sans réaction aucune. Le Serpentard accrocha ses parchemins à l'un d'eux et le prit dans ses bras. Ce fut Harry qui dut ouvrir et fermer les portes jusqu'à ce qu'ils se retrouvent à l'extérieur.
-Et maintenant, si tu veux bien, tu te grouilles et on va manger.
-Sois pas si pressé, Potter… Grinça le Serpentard entre ses dents.
Harry retint une grimace exaspérée. Il ne l'aurait jamais avoué mais Malfoy avait raison, leur petit déjeuner avait été rapide et son ventre ne se faisait pas prier pour le lui rappeler. Le Serpentard prononça clairement le nom de sa mère et lâcha le volatile qui partit à tire d'ailes.
-C'est bon, t'es toujours vivant ? Cracha-t-il à son codétenu.
Harry ne répondit que par un regard noir et obligea l'autre à avancer en reprenant la route vers le château. Ils parvinrent à ne pas s'adresser la parole pendant les minutes qui suivirent et passèrent même les portes du château sans avoir ouvert la bouche. Mais la tension devait être trop forte, car ça ne dura pas. Peut-être parce qu'il accélérait à chaque seconde sans même s'en rendre compte, ou parce que Malfoy n'était qu'un petit con, Harry ne réfléchit pas à la question…
-Ralentit un peu, tu veux, Potter. Ça devient presque pathétique.
…mais il réagit au quart de tour. Il fit volte face.
-Putain mais c'est quoi ton problème à la fin, Malfoy ?!
-De quoi tu parles, Potty ? Rétorqua le Serpentard en évitant tout juste de lui rentrer dedans.
-Tu tiens à tout prix à me rendre dingue, c'est ça ?
-Plus que tu ne l'es déjà ?
Harry aurait bien voulu lui faire bouffer son petit sourire arrogant…
-Déjà que je m'éloigne de mes amis par ta faute ! Maugréa-t-il. Alors si en plus je dois rater mes repas…
-Par ma faute ? Coupa Malfoy. Tu te fiches de moi, Potter ! J'ai pas été tout seul à l'accepter, cette chose ! S'emporta-t-il en levant leur deux bras prisonnier.
-D'ailleurs on se demande bien pourquoi ! Le monde serait tellement plus beau sans ta grande gueule, Malfoy…
-Parle pour toi, balafré ! Et puis… C'est seulement toi qui as décidé de me faire passer avant tes amis, répondit Draco avec sarcasme.
-Répète pour voir ?
-T'as très bien entendu. A moins que tu rouilles Potter ? C'est la chaine qui te fait cet effet là ?
Ledit Potter lui envoya son poing à la figure. Passée la surprise, Draco répliqua en empoignant la chaine, tirant le Griffon vers lui pour le frapper à l'estomac. Harry gémit de douleur, mais pas assez pour se laisser faire. Il balaya ses jambes et Draco tomba en arrière, amortissant du même coup la chute de son adversaire qui fit sur lui pleuvoir les coups. D'un coup de chaine encore il le fit tomber à terre et reprit sa place sur lui pour des coups vengeurs. Harry, entre deux attaques, lui mit son poing dans le ventre et Draco se recroquevilla le temps de quelques secondes à peine. Ce fut assez pour qu'Harry le force à se relever et le plaque contre un mur. Draco lui cracha à la figure. L'essuyant, le Gryffondor ne put se défendre contre un coup de genou dans la cuisse. Se reculant par réflex il laissa assez de place à Draco pour pouvoir le frapper de nouveau au visage. Tirant les menottes à lui Harry répondit par un méchant coup en plein sur le nez. Draco cria, brièvement. Ce fut sur un dernier coup au niveau de la tempe du Gryffondor que le professeur McGonagall les trouva.
-Messieurs ! Cessez immédiatement de vous battre !
Alors qu'Harry chancelait dangereusement, Draco tira un coup bref sur leur lien pour lui rendre son équilibre alors qu'il se retournait vers le professeur de métamorphose. Il pensa brièvement à dire que rien n'était de sa faute, mais ce genre de trucs bidons ne marchaient qu'avec l'appui de Severus… Alors il ne dit rien.
-Je pensais pourtant que vous finiriez par grandir un minimum, sermonna-t-elle en s'approchant. Veillez me suivre, je suis sûre que vous manquer au cours du professeur Snape.
-Quoi ?!
-Un problème, monsieur Potter ? Fit-elle, sèche.
Harry ne prit même pas la peine de répondre et son professeur ne l'attendit pas pour se retourner et les inciter à la suivre. Il avait… raté le repas. Il leva les yeux au ciel pour lui-même alors qu'il se laissait entrainer vers les cachots. C'était vraiment la plus pourrie de ses journées. Son ventre grogna de mécontentement. Il ignora comme il put le ricanement sarcastique de Malfoy près de lui.
Devant la porte de la classe de Potion, McGonagall frappa trois coups sonores contre la porte. Un court silence s'en suivit, et puis la porte s'ouvrit dans un souffle sur Severus Snape en personne.
-Je vous les ramène Severus, déclara calmement le professeur de métamorphose.
-Oui, je vois ça… Grinça Snape entre ses dents.
L'amour fou. Potter leva les yeux au ciel, c'était "quand ils voulaient". Minerva finit par tourner les talons et les garçons entrèrent sous le regard sombre de leur professeur. Ils s'assirent au premier rang et Harry fut comme soulager de s'asseoir. Il sortit ses affaires et porta la main à sa cuisse gauche. C'était qu'il n'y était pas allé de main morte, le crevard… Il la massa un instant. Son ventre grogna de plus belle, mais personne n'eut l'air de le remarquer. L'après-midi allait être longue… Il ferma doucement les yeux, histoire de se calmer un peu, et fut surpris de ne plus vouloir les rouvrir. Sa première nuit avec… lui, n'avait pas dû être optimale. Il se fit violence pour rouvrir les yeux et souffla. Il fit reposer sa tête sur ses mains, les coudes préalablement posés sur la paillasse. La fatigue le gagnait. A moins que ce ne fut autre chose ? Sa tempe lui fit mal. Saleté de Fouine…
-A quoi tu joues, Potter ?
Harry sembla se ressaisir un instant. Mais ses yeux ne semblaient pas de cet avis. Sa tête le lançait. A croire que Malfoy avait été plus violent qu'à son habitude. Il cligna des yeux, un peu, mais le monde se mit à tourner autour de lui.
-Monsieur, fit Draco en interrompant le cours. Je crois qu'on a un problème avec Potter.
Snape se tourna vers eux, ne sembla pas surpris de voir le Gryffondor ainsi.
-Et bien vous n'avez cas l'emmener à l'infirmerie, monsieur Malfoy. Et vous en profiterez pour voir madame Pomefresh au sujet de votre nez…
Par réflex, Draco porta la main à son visage. Quand il la regarda elle était couverte de sang.
-Merde… Laissa-t-il échapper tout bas. Bon, bouge Potter.
-Ça m'étonnerait grandement qu'il se déplace aussi aisément jusqu'à l'infirmerie, monsieur Malfoy.
-Je vais bien, je vais bien…
Harry se leva et Draco l'attendit pour se mettre en route. Il marcha plutôt résolument vers la sortie, mais dès que le Serpentard eut refermé la porte il s'effondra presque. Draco le rattrapa de justesse.
-Honneur à la con… On aurait tout aussi bien pu demander à quelqu'un de nous escorter, Potty… Fit-il entre ses dents.
Il passa son bras sous le sien pour mieux supporter son poids et ils marchèrent ainsi vers l'infirmerie. Ils marchèrent… longtemps. Tellement longtemps que Malfoy crut qu'ils n'y arriveraient jamais. Quand Potter lui parut plus lourd il s'arrêta et jura entre ses dents. Si le Gryffondor ne venait pas à l'instant de perdre connaissance, il jouait extrêmement bien la comédie. Il regarda un instant autour d'eux puis, quand il se fut assuré qu'ils étaient seuls, il le prit dans ses bras.
-J'arrive pas à croire que je te porte, Potter…
Arrivé dans l'antre de l'infirmière, il se sentait franchement vidé. C'est qu'il était pas léger, le Sauveur du monde sorcier.
-Oh Merlin ! Que lui est-il encore arrivé ?!
-Il… S'essouffla Draco. Je sais pas…
-Vous n'avez pas non plus l'air dans une forme olympique, monsieur Malfoy, sermonna-t-elle. Mais qu'est-il arrivé à votre nez ? Attendez, attendez ! Commençons par le coucher ! Posez-le là, monsieur Malfoy.
Elle indiqua un lit vide et il l'allongea là… avant de se retrouver prisonnier des menottes. Il grogna doucement. Ce n'était vraiment pas son jour. Pour supporter Potter il avait du passer les chaines par devant le corps du Gryffondor et, sans mentir, ça l'avait aidé au moment de le porter, mais maintenant qu'ils étaient arrivés… Il souffla un bon coup avant de se concentrer pour se libérer et se laissa tomber sur la chaise près du lit lorsqu'il y parvint.
-Qu'est-ce que c'est que ça… ? Demanda l'infirmière, dubitative devant l'attache.
-Ça ? Eh bien… C'est…
Mais enfin, dans quel monde vivait-elle ? Tout Poudlard était au courant, maintenant !
-Vous ne savez pas ? Dumbledore nous a consignés ensemble, on est comme ça depuis hier matin déjà…
-Vraiment ?
Elle avait commencé les examens magiques sur Potter, Draco ne prit pas la peine de répondre.
-Et alors, que s'est-il passé ? Continua-t-elle en faisant un signe vers le patient qu'elle examinait.
-Ah, ça… On s'est… peut-être… légèrement… battus.
Elle souffla d'exaspération mais Draco décida de ne pas y faire attention. Il commençait à avoir faim… Son ventre grogna à son tour et il ne put s'empêcher de rougir en pensant qu'il avait exactement la même réaction que ce rustre de Gryffondor…
-Rassurez-moi, monsieur Malfoy, commença suspicieusement l'infirmière. Vous avez mangé ?
-Non… Mais, se reprit-il rapidement, il y a une bonne raison à ça !
-Ce n'est pas étonnant qu'il n'ait pas tenu le choc ! Avec les nuits qu'il fait ces derniers temps, il ne doit pas dormir beaucoup, plus le manque de repas, plus votre altercation… Enfin, avec un peu de repos ça devrait aller…
-Qu'est-ce que vous entendez par… « les nuits qu'il fait » ?
-Et bien… je ne devrais surement pas vous le dire, mais vu que vous semblez partager son sommeil maintenant, autant que vous le sachiez. Monsieur Potter fait des cauchemars, c'est assez régulier… D'ailleurs je ne serais pas étonnée qu'il vous réveille, si ça ne s'est pas déjà produit.
-Ah oui ?… Fit doucement Draco alors qu'il assimilait l'information. Mais… il n'en n'a pas fait, cette nuit…
-Et bien je suppose que vous avez eu de la chance, mais je serais surprise que tout s'arrête subitement, même avec ce que je lui donne.
Harry grogna dans le lit blanc et l'infirmière alla chercher une fiole sur les étagères d'en face.
-Putain… Jura le Gryffondor en se réveillant.
-Tenez, monsieur Potter, buvez ça.
Il prit ce que lui tendait l'infirmière et grimaça au goût.
-Buvez-en aussi, monsieur Malfoy. Pour votre nez.
Draco avala cul-sec la deuxième fiole donnée par Pomefresh. Son nez fut pris de fourmillement et il gémit un peu à la sensation désagréable que ça lui procura.
-Levez-vous, dit-elle au Serpentard. Je vais vous rapprocher un lit, je dois le garder encore un peu. Et puis vous devez absolument manger ! Sauter ainsi les repas est tout sauf sain…
.
Draco, assit sur le rebord de son lit d'infirmerie, grimaça en retirant de son nez les deux petits bouts de papier qui avaient absorbé les restes de saignement. Il leva les yeux vers l'unique pendule de la pièce et souffla. C'était déjà l'heure du dîner, ils avaient dormi toute l'après-midi. C'en était presque ridicule. Il n'avait plus dormi ainsi depuis l'âge de ses cinq ans… Son regard dévia vers Potter, lui-même assis près de lui, sur son propre lit. Il passait énergiquement sa main libre dans la chose qui lui servait de cheveux, ne semblait pas dérangé par l'heure qu'il était. Draco se fit la remarque que tout le monde avait dû se demander où ils étaient passés… Pansy allait le bombarder de questions, inquiète pire qu'une mère. Puis il se rappela que c'était un « jour Gryffondor », il y avait peu de chance qu'il revoie ses amis ce soir. Il allait passer le repas chez les rouges et or et ensuite la journée serait finie pour lui, il était déjà fatigué rien qu'à penser à la route qu'ils devaient faire pour aller manger.
-Bouge Malfoy, j'ai faim.
-Encore ?
Le Gryffondor lui asséna un regard noir mais l'énergie n'y était pas, alors ils se turent jusqu'à destination. Draco crut que sa tête allait exploser quand, en plus du brouhaha ambiant de la Grande Salle, la Belette ajouta sa voix trop forte à l'équation.
-T'étais passé où, Harry ?! Fit-il alors qu'ils s'asseyaient à peine.
-On était vraiment inquiets ! Renchérit Granger.
-Est-ce que ça va ?
Seule la belette femelle semblait vraiment se préoccuper de son état, si Draco n'avait pas eu soudain si mal à la tête, il en aurait surement ri.
-Ouais, ouais… Pomefresh a voulut me garder à l'infirmerie, mais ça va…
-Mais qu'est-ce qu'il s'est passé pour tu te retrouves dans un état pareil ? Reprit Granger.
Draco souffla longuement et décida d'ignorer la suite de cette insupportable conversation. Il mangea ce qu'il put et suivit Potter sans la moindre hésitation quand il dit à ses amis qu'il allait se coucher. Ce qui était profondément stupide, c'aurait dû être lui, Draco Malfoy, qui aurait dû décider de retourner ou non à ses appartements, mais il ne releva pas. Cette journée l'avait vidé.
Ils se changèrent à peine et se laissèrent tomber sur le lit. Draco chercha à tâtons l'interrupteur au dessus d'eux puis, quand l'obscurité les engloba enfin, s'endormit presque aussitôt.
A suivre...
Vos avis ? Ça vaut toujours le coup de me suivre ? x)
J'espère vous retrouver le vendredi 28 décembre ! :)
Chip.
