Sabrina menait joyeusement Jughead et Betty à travers la forêt avec une familiarité qui montrait sa connaissance des lieux. De temps en temps, l'œil de Jughead s'accrochait à l'un de ses fameux gris-gris ou une inscription grave dans un arbre mais ils ne semblaient pas placés de manière suffisamment cohérente pour servir d'indication. Le chat trottina près d'eux sans la moindre peur.
-Ton chat, tu l'as trouvé ici ou tu l'avais déjà? Demanda Betty en regardant l'animal.
-Oh, Salem? Je l'ai depuis que je suis toute petite. C'est…mon meilleur ami, finit par dire la jeune fille.
-Il est si vieux? Demanda surprise Betty. –On ne dirait pas à le voir.
Le chat ralentît pour marcher la même vitesse que Betty et commença à ronronner.
-Il nous enterra tous, crois-moi.
Soudain, elle s'arrêta et se retourna vers les deux autres :
-Chers invités, mi casa! Présentant Sabrina fièrement.
Devant eux se dressait une tente familiale. Proche de celui-ci, une sorte de corde à linge, un espace pour un feu de camps et une glacière à moitié enterrée dans le sol. Si l'on oublie les gris-gris terrifiants, on aurait pu croire qu'une famille ou un groupe d'amis faisaient un camping sauvage tout ce qu'il y a de plus normal.
-Venez, on sera plus confortable à l'intérieur. Enfin, ça sent un peu le renfermer à cause de que je dois laisser la tente fermer avec de la température qui descend mais c'est propre et agréable sinon! Continua la jeune fille en dézippant la tente.
-Tu vis dans le bois et tu viens de nous aider. Je crois qu'on peut gérer, dit Jughead.
Il avait vécu dans un ciné-parc pendant des semaines avant de se retrouver à squatter l'école, il n'allait faire la fine bouche pour si peu.
La tente était effectivement propre si ce n'est un peu encombrée. Un sac de couchage et quelques couvertures reposait dans un coin. Plusieurs sacs reposaient, certains laissant des objets échappés de ceux-ci. Dans un autre, une sorte de nappe avait été installée avec dessus plusieurs objets : livres, un petit chaudron, plusieurs petit couteaux, bocaux et plantes séchés. Ce dernier élément attira le regard de Betty. A quoi cela lui servait-t-il? Si elle se fit au regard de Jughead, il se posait aussi des questions.
Pendant ce temps. Sabrina tira quelques vêtements qu'elle assembla dans un semblant de coussins et ouvrit le sac de couchage pour l'étaler sur le long.
-Vous devriez être confortables comme ça. Donc, vous vous doutez que mes réserves sont limitées mais je peux vous offrir de l'eau, du thé et quelques canettes de boisson gazeuse. Pour quelque chose de plus consistants, j'ai de la viande sèche, des conserves, quelques légumes sauvages, des pommes, des barres aux noix, du riz, de la soupe, des trucs déshydratés et bons paquets de chip, chocolats et bonbons pris dans des machines distributrices.
-Heu…le thé sonne bien, dit Betty.
-Pour la nourriture ce qui t'arrange, continua Jughead malgré le regard de Betty.
-Ok, je reviens, dit Sabrina avec enthousiaste avant de se rendre à l'extérieur.
Betty se tourna vers Jughead.
-On ne peut pas la laisser la! Il faut qu'on l'amène à Riverdale!
-Betty, je crois qu'elle est là par choix. Je suis d'accord que ce n'est pas idéal mais elle a probablement ses raisons. Tu ne vas pas la convaincre de te suivre facilement. Et c'est peut-être pour le mieux. Elle cache quelque chose…, dit Jughead continuant à observer les objets du fond. – Son histoire à propos de ses décorations est louche et elle était un trop confortable de son attaque. Ce n'est pas sa première fois.
-Je sais mais je crois que ce n'est peut-être pas motiver par de mauvaises intentions. Toi et Polly vous avez aussi étaient sans domiciles. Et aucun de vous deux ne faisaient confiance à qui que ce soit pour demander de l'aide avec raison. Tout ce que je vois c'est une fille de notre âge qui vit dans les bois quand la température n'arrête pas de descendre, qu'un tueur est en liberté et qui est assez désespérée pour y rester quand même. Plus, elle nous a aidé en mettant sa vie en jeu et elle partage ses ressources qui sont probablement peu nombreuses.
Avant que Jughead ne puisse répliquer, le chat entra dans la tente suivi de près par sa maitresse. Elle déposa une plaque de métal entre eux avant de poser une théière dessus et de leur tendre des tasses.
-Heureusement que vous n'êtes que deux, sinon j'en aurai manqué.
-Tu as fait vite, dit surpris Jughead.
-Ben quand tu es coincée dans le bois, tu apprends à faire un feu rapide et important sans te blesser. J'ai aussi une super plaque chauffante, dit Sabrina fièrement.
Elle déposa une assiette remplie avec plusieurs pommes, des chips, barres, friandises et carottes.
-Merci, c'est très gentil de ta part, continua Betty.
-Oh ce n'est rien. Je suis très contente d'avoir de la compagnie autre que celle de Salem.
Le chat comme pour montrer sa colère devant le commentaire de sa maitresse, monta sur les genoux de Betty et s'y coucha.
-Tu n'es pas allergique, j'espère?
-Non, j'avais même un chat quand j'étais plus jeune, dit Betty en caressant l'animal qui commença aussitôt à ronronner.
-Tant mieux, il est très social!
-Ce sont des carottes sauvages? Demanda Jughead.
-Oui, pas de la ciguë, je te rassure, dit amusée Sabrina. –Ces deux plantes sont très semblables, il est vrai mais quelques différences clés peuvent vous éviter de finir comme Socrate ou l'idiot de Sur la Route. Un, il y a une belle couronne de feuilles sous les fleurs comme des épines chez la carotte sauvage. Deux, ses fleurs sont blanches ou roses palles exceptées en son centre ou pousse une unique fleur d'un rouge parfois presque noir. Et finalement, trois, l'odeur est très différente. Celle de la ciguë ne peut même pas passer de loin pour celle d'une carotte.
Elle rit en voyant le regard surpris des deux autres.
-J'aime les bois et ce n'est pas ma première fois en camping sauvage. Je savais ce que je faisais quand je me suis installer ici, continua-t-elle en prenant l'une des carottes pour prouver son point.
-Tu as été jeannette? Demanda Betty.
-Oh dieu, non. Ma famille est juste… très porter sur le naturel. Je viens d'une longue lignée de sage-femme, d'apothicaires, guérisseurs et vendeurs d'huile de serpent. Ce n'est plus nécessaire de nos jours, mais le vieux savoir peut être utile parfois. On sait comment se nourrir, se soigner et se protéger. La nature est pleine de cadeaux à qui sait les voir. D'où mon matériel là-bas, continua-t-elle en pointant la nappe et son contenu.
-Mes guides, mes couteaux et autres instruments pour préparer ma nourriture, mes remèdes et des pièges. Je suis obligé de me suffire à moi-même si vous voulez savoir.
- Oh, c'est pour cela? Demanda Betty.
-Heu…ouais. Vous pensez que c'était quoi?
-Juste curieux, les coupa Jughead. -Les barres de chocolat viennent d'où?
-Oh ça, promette moi de ne pas être fâches. Il y a un genre de terrains pour campings à quelques kilomètres d'ici. C'est vide et la serrure laisse à désirer. L'électricité est coupée mais pas l'eau. Je fais ma lessive et prend ma douche là-bas.
-Mais ça doit être glacé! Dit Betty.
-C'est pas si mal et je te l'ai dit, je suis plutôt résistante au froid. Je me réchauffe habituellement après avec un feu dans les emplacements approprié. Mais j'ai besoin d'économiser mes pièces pour la laveuse et la sécheuse, mais il y avait cette machine distributrice qui me faisait les yeux doux. Je peux ou non avoir tapé dessus jusqu'à ce qu'elle me donne son contenu. Mais la vitre est intacte!
-Donc toi aussi tu as découvert les points faibles qui leur a fait lâcher leur butin, dit Jughead amusé.
-Dois-je deviner que tu les connais aussi? Demanda Sabrina rassurée.
-J'ai peut-être une certaine expérience là-dedans, céda le jeune homme.
Betty fut surprise que Jughead semble prêt à laisser glisser des informations du genre dans une situation semblable. Contente…elle croyait.
-D'ailleurs si jamais vous voulez utiliser votre téléphone, je vous amènerai au camp. Je crois qu'il a du réseau parce que c'était écrit sur l'un des panneaux.
-Bonne idée, j'ai hâte de voir ce que tu vas dire à ta mère, Bet.
-La vérité. Juste lui dire que j'étais dans une voiture plutôt qu'une moto, ne pas parler des Ghoulies et dire simplement qu'on ne trouvait pas de réseau, dit Betty.
-Ghoulies? C'est quoi? Demanda Sabrina.
-Les membres d'un gang, expliqua Betty. –Les garçons qui nous poursuivaient en faisaient partie.
-Tu es sérieuse? Ghoulies, c'est leurs noms de gang? On dirait le nom d'une marque de costumes d'Halloween de seconde zone! Se moqua Sabrina. –Je veux dire, je suis sûre qu'ils sont dangereux mais ils auraient pu se forcer pour le nom! Pourquoi, ils vous courent après?
-Pourquoi tu vis dans les bois? Lui rétorqua Jughead.
-Bonne répartie, concilia Sabrina.
Betty décida de revenir à la charge.
-Je ne sais pas si tu sais mais il y a un tueur en série en liberté.
-J'ai peut-être entendu ca entre branches sans mauvais jeu de mots, confirma Sabrina. –Mais les détails sont flous : c'est quoi son type et de quoi a l'air son tableau de chasse?
Elle aurait pu leur demander s'ils voulaient plus de thé que son ton n'aurait pas semblé plus dérangé par la question.
-Il…il se fait appeler le Black Hood, commença Betty. –Il a blessé trois personnes et en a tué une. Il prétend qu'il se débarrasse des pécheurs.
Betty garda les appels pour elle.
-Je vois. Un maniaque avec un sens de la morale aussi tordu que personnel, le plus vieux fléau du monde. Mais sa moyenne n'est pas terrible, à moins que les survivants aient été des gens particulièrement doués et chanceux. Ou alors seuls certains sont importants et le reste est une diversion, continua à réfléchir à haute voix Sabrina. –En tout, c'est gentil de prévenir. Je ferai attention, promit, sourit-elle.
-Il y a un tueur en série en liberté et tu vas faire attention? Demanda Betty en répétant ses mots comme pour se convaincre elle-même de ce qu'elle entendait.
-Quelles sont mes autres options?
-Venir en ville, répondit Betty. –Tu serras plus en sécurité.
Sabrina la regarde comme si elle était folle avant de réponde :
-Non. Je vais être foutue si je me rends en ville! Autant me dessiner une cible géante dans le dos!
-Je…
-Votre tueur en série traine probablement davantage en ville qu'en plein milieu des bois! Tout ce qui va se passer, c'est que les gens vont poser des questions et ça va me retomber dessus!
-Tu n'as pas à …
-A quoi? J'ai un peu d'argent mais il n'y a personne qui louera à un mineur! Je n'ai pas de téléphone et si je dois me trouver un emploi, qui voudras m'engager sans références? Je vais me faire remarquer et après ils vont me renvoyer …
Elle ne put même pas terminer sa phrase, la terreur s'affichant sur ses traits.
-Je ne peux pas y retourne, je ne peux pas!
Le chat s'était levé des genoux de Betty pour monter sur ceux de Sabrina et celle-ci serra consulvissement l'animal, qui plutôt que de tenter de se dégager, se laissa faire sans résistance. Betty regarda horrifiée la jeune fille. Elle n'avait pas voulu provoquer une telle panique.
-Je suis désolée, calme-toi! Écoute, je suis sûr qu'on peut trouver quelque chose…
-Tes parents seraient confortables de laisser dormir sur leur canapé une fille et son chat que tu connais depuis moins d'une heure? Demanda moqueusement celle-ci. –J'apprécie ce que tu essais de faire mais je n'ai pas d'autres options. Et entre devoir rentrer là-bas ou prendre le 0,01 de chance qu'un tueur en série m'attaque, je prends le tueur sans hésitation et en connaissance de cause.
-C'est mauvais à ce point-là? Demanda Betty.
Sabrina hocha la tête, le visage hanté.
Betty regarda Sabrina déconfit ne sachant que dire. Jughead pour sa part combatte ce que son cœur et sa tête lui disait. Et pour une rare fois, son esprit ne fut pas le vainqueur.
-Je vis seul, déclara-il. –Je suis supposé vivre avec une famille d'accueil mais je me suis arrangé pour retourner vivre dans la caravane de mon père. C'est petit mais il y a du chauffage, de l'eau chaude et même internet. Tu pourras dormir dans la chambre et c'est moi qui prendrais le canapé.
-Tu es sérieux? Demandaient en cœur les deux filles.
-Oui, dit Jughead regrettant déjà. –Je vais te trouver un cadenas pour la chambre mais je me réserve le droit de te mettre à la porte si tu colles des charognes aux murs.
Sabrina regarde avec une expression de choc qui se mua en joie.
-Merci! Merci milles fois. Et ne t'inquiète pas, je compte bien rembourser cette gentillesse. Je peux te donner un petit loyer avec qui me reste et payer le reste en cuisine, ménage, lessives, remède maison contre la gueule de bois, fait ton choix!
-Juste essaye de respecte mon intimité et garder l'endroit propre! Dit Jughead se demande à quelle vitesse il allait regretter ses paroles.
-Promit! Mais j'insiste pour participe d'une manière ou d'une autre! Salem peut venir?
-Tu peux lui faire faire ses besoins dehors comme un chien?
Sabrina hocha la tête.
-Il est la bienvenue.
-Et si jamais c'est trop dur, je suis sûr que je peux surement convaincre ma mère de me laisser prendre un chat. Surtout un gentil comme celui-là, dit Betty en caressant l'animal.
-Oh te laisse pas berner, il peut être une petite peste quand il veut, se moqua Sabrina. –Je te rendrais ta gentillesse aussi Betty, dit-elle cette fois si sérieusement.
-Tu n'as pas besoin de faire cela, assura Betty.
-Mais bien sûr que si. La bonté doit être récompensée dans un monde comme le nôtre, question qu'on l'encourage!
-En parlant de cela, j'ai peut-être une autre condition, dit Jughead.
-Fais-moi une offre, dit Sabrina.
Betty eu soudain un frisson. Son expression avait changé, plus une gamine panique a sa place, elle avait impression de voir quelque chose d'autre totalement diffèrent. Froid et en contrôle.
-Tu fuis quoi? Je ne veux pas de détails, juste savoir si je dois m'attendre à voir la police frapper à ma porte, dit Jughead.
Sabrina l'observa un long moment sans parler avant de finalement parler.
-J'ai des problèmes familiaux graves. Et si tu as peur que je t'attire des indésirables, sache que j'attends le signe d'une autre branche de mon arbre généalogique. Je partirai avec elle si tout se passe bien sinon je me débrouillerai autrement. Si tu en veux plus, alors il va falloir t'ouvrir pour moi. Un échange équivalent.
Le choix de mots troubla Betty et elle savait que son petit ami s'arracherai une dent a vif avant de livré des informations personnelles a une inconnue. Bien joué.
-Très bien. Je ne sais pas s'il y a de la place pour tout, dit Jughead en regardant le contenu de la tente.
-Je peux en enterrer une partie et revenir le chercher plus tard.
-Ou on pourrait demander à Veronica ou Archie s'ils peuvent les mettre dans leurs garages, continua Betty.
-Je saurais les remercier si c'est le cas. Toi aussi Betty.
-Alors je crois que la question est régler. Crois-tu que tu peux te faire un sac tout de suite et être prêt à partir ce soir? Si ça marche aussi pour toi, Jug, bien sûr!
-Ça ira, dit Jughead.
-Je ne sais pas trop, j'aimerais ne rien laisser à l'abandon. J'ai des pièges et d'autres trucs qu'il serait une mauvaise idée de laisser ça comme ça, continua Sabrina mal à l'aise.
-Amène nous au camp pour qu'on puisse téléphoner et essaie de voir si tu peux le faire, sinon on reviendra demain chercher le reste, proposa Betty.
Sabrina hocha la tête et pointa vers une direction :
-Marche par-là, le réseau devrait apparaitre éventuellement. Pas la peine de se rendre jusqu'au camp pour cela. Moi, je commence à ranger mes affaires. Je peux vous passer une boussole ou Salem si vous avez peur de vous perdre.
- Je ne crois pas que le chat soit un animal qui peut guider les gens, au mieux, ils mangent le corps des gens perdus, fit remarque Jughead.
-Oh, il est brillant et il m'écoute à l'occasion, rassura Sabrina. –Montre leurs Salem à quel point tu es génial.
Salem avança vers eux et à la surprise de Jughead se mit à marcher devant eux mais a un rythme lent comme pour qu'ils le suivent.
-Il est vraiment dressé, continua surpris Jughead. –Tu savais que c'était possible?
-Non, on m'a toujours dit que les chats comprennent mais n'écoute pas. Remarque, c'est peut-être une race particulière. Je ne connais pas de chat qui aurait plus de dix ans et aurait encore cette allure non plus.
Betty regarda son téléphone et sourit :
-J'ai du réseau! Je vais pourvoir appeler Archie et ma mère après!
-Parfait. Bet, est-ce que ça t'embêterait si j'allais jusqu'au bout pour voir ce camp dont elle parle? Continua le jeune homme.
-Heu…non mais pourquoi?
-J'aimerais juste savoir pourquoi elle ne s'est pas installée là-bas. Un camp de vacances semble une meilleurs alternative qu'au milieu de foret.
-D'accord je te suis, dit Betty en composant le numéro et prenant ensuite sa main.
Le camp avait l'air tout droit sorti d'un film d'horreur et Jughead aurait pu considérer cela comme une raison crédible de le délaisser si Sabrina n'avait pas entouré son propre campement de décoration qui auraient été à leurs place dans American Horror Story. Autre détail était le lourd cadenas qui bloquait l'entrée principale. Elle avait dit qu'elle l'avait forcé mais pas qu'elle l'avait replacé ensuite. C'était beaucoup de mal pour peu. A moins, qu'elle ait escaladé la clôture? Aussi faisable mais repassé avec du matériel? Surtout que le contenu risque de s'abimer si elle le lancer simplement au-dessus de clôture et cela en admettant qu'elle en ait la force.
En arrière-plan, il pouvait entendre la conversation de Betty. Archie ne fut pas difficile à convaincre de venir les chercher eux et leur nouvelle connaissance. La conversation avec sa mère fut d'une toute autre nature. Jughead pouvait entendre le son du ton des Coopers montait dans un niveau hystériques. Il semble qu'il faudrait probablement qu'il monte à la fenêtre de Betty s'il voulait la revoir cette année.
-Ça va? Demanda-t-il malgré qu'il se doute de la réponse.
-Ça ira, dit Betty essayant de reprendre son calme. –Tu as trouvé quelque chose?
-Plus de questions.
-Si tu as changé d'avis…
-Non, ça va. Je ne vais pas prétendre que je suis excité par l'idée d'avoir une colocataire mais c'est la meilleure solution pour l'instant.
-Je me demande ce qu'elle fuit, dit Betty. – Je ne crois pas qu'elle exagérait. Elle a l'air d'avoir vraiment peur.
-Moi non plus. Je doute un peu plus de la partie sur un membre de sa famille qui doit venir la chercher. Elle a peut-être juste dit cela pour que je lui fiche la paix.
(Ou alors, elle espère qu'il va venir la chercher) pensa Jughead en se rappelant sa propre mère. Si c'était vrai, il allait lui souhaiter que sa marche.
-Retournant voir si elle a fini, décida celui-ci ne voulant plus penser à Gladys Jones.
A leur retour, Sabrina avait défait la tente et réunit ses possessions en trois sacs. Elle s'était aussi changée, étant maintenant vêtue d'un jean, bottes d'armée, un pull rose mais avait conservé son kangourou.
-J'ai enterré une partie dans une trappe camouflée. J'amène le reste avec moi à moins que ce soit trop imposant. Dans ce cas, je peux peut-être en laisser un ici.
-Tu as une cage pour le chat? Demanda Betty.
-Pas besoin. Il peut être sur mes genoux ou alors je le mettrais dans un sac avec une ouverture pour l'air, il est habitué, dit fièrement Sabrina.
-C'est un chat ou une peluche? Demanda Jughead en regardant le félin.
-Parfois, je me le demande, reconnu Sabrina alors que le chat revenait vers elle.
-Tu veux qu'on aide? Demanda Betty.
-Je…ouais, si ça vous gêne pas.
Sabrina tendit son balai à Betty et l'un de ses sacs à Jughead, gardant le sac à dos ainsi qu'une grosse valise à roues.
- Quel route? Demanda Sabrina.
-669, répondit Betty.
Sans hésitation Sabrina marcha dans la direction de celle-ci alors que les deux suivaient.
Une fois sortie des bois, Jughead prit sa moto et la traina vers eux, espérant qu'il pourrait la ramenait en ville. Heureusement leur attend ne fut pas trop long a peine une quinzaine de minutes avant que la veille voiture d'Archie n'apparaisse.
-Salut Bet, Jug, commença Archie.
- Hey Archie, merci encore de nous dépanné! Dit Betty contente de voir un visage familier.
-Hey, Arch. Tu penses que je peux l'attacher après ta voiture? Demanda Jughead en montrant sa moto.
-Je suppose, dit Archie hésitant.
Il n'aimait aucun signe des serpents auprès de son ami, même aussi simple que son moyen de transport. Il sortit malgré pour l'aide à charger la moto.
-Bonjour, tu dois être Sabrina? Dit Archie en souriant a la nouvelle venue.
Sabrina hocha la tête et s'approcha d'Archie avec prudence.
-Bonjour, qui es-tu?
-Archie Andrew, pour te servir, lui répondit celui-ci amusé en lui tendant la main.
Sabrina la prit et la serra.
-Enchanté Archie.
-Et toi? Demanda Archie.
-Moi quoi?
-Ton nom de famille?
- Betty et Jugheand ne m'ont pas donné leur nom de famille, rétorqua Sabrina
-C'est Cooper pour moi et Jones pour Jughead, dit Betty.
-Spellman. Ce m'appelle Sabrina Spellman.
-Comme le chanteur? Demanda Archie.
-Je ne pense pas crois pas qu'on soit lié mais ont l'écrit pareil. Et lui, c'est Salem, continua la blonde en tenant le chat.
-Ah oui, ton chat! Tu n'as pas de cage, remarqua Archie.
-Il sera tranquille, je le jure, promit Sabrina.
-Son chat est assez obéissant, dit Betty pour le rassurer.
-Et il ira se coucher sur le plancher au premier signe de sirène, promit Sabrina. –Il est habitué.
-Dans ce cas, céda Archie.
Archie ouvrit le coffre mais plutôt que le tendre la valise, Sabrina la plaça elle-même, prenant le sac de sport des mains de Jughead pour le placer aussi. Elle alla prendre le balai des mains de Betty quand celle-ci lui posa la question :
-Tu es sûr qu'il va rentrer?
-Mais bien sûr, il faut juste le placer dans le bon angle, sourit Sabrina.
A la surprise de Betty, elle réussit effectivement à la faire rentrer sans la moindre difficulté.
-Je m'assoie dans quel siège? Demanda-t-elle.
-Les garçons pourraient s'assoir à l'avant et nous deux à l'arrière. Ça te convient?
Sabrina hocha la tête et s'installa avec l'animal se couchant sur ses genoux à côté de son sac qu'elle posa entre Betty et elle.
-Donc, tu étais depuis longtemps dans les bois? Demanda Betty.
-Peut-être un mois. Je n'ai pas vraiment compté, avoua Sabrina.
-Tu sais qu'il y a …commença Archie.
-Un tueur en série? Oui. Betty et Jughead me l'ont dit. Il n'a pas encore la trempe du loup-garou des autoroutes mais quand même.
-Du quoi? Demanda Jughead.
-Le loup-garou des autoroutes, je sais, le nom est nul mais lui, il a au moins l'excuse de pas l'avoir choisi. Il y a eu un tueur en série durant les années soixante dans le coin. Il ramasse des femmes sur l'autoroute toujours dans le même ordre près des autoroutes de villes de la région dont Riverdale. Tout était bon, de la gamine a la vielle dame, de la femme de pasteur à la prostituée. Violée, torturé et éventuellement tuée. Ils ne l'ont jamais attrapé mais le consensus est que c'était probablement un routier. Et il doit être mort parce que les gars comme lui ne s'arrêtent pas comme ça. Avec un peu chance, il a souffert.
-J'ai jamais entendu cette histoire, dit Jughead surpris.
-Oh, malgré sa violence, il n'a pas fait trop de vague à l'époque. Les gens ont cru à des incidents isolés et les villes n'ont communiqué que bien trop tard entre elle. Mais si tu le google, tu devrais trouver quelque chose. Les gens pensent qu'il a eu au moins 29 victimes même si certains pensent qu'il en a plus de 47 mais même là, c'est difficile d'être sûr.
Sabrina eut alors un rire nerveux.
-Je suis désolée d'être aussi morbide. Parlons de trucs plus légers. Vous aimez les pâtisseries? Je pourrais vous faire un petit quelque chose pour vous remercier! Ce que vous voulez : cupcake, muffin, pain perdu, tarte…
-Mon amie Veronica adore cuisiner, dit Betty. –Personnellement, je ne connais que les trucs de bases.
- Je suis sûr que tu as d'autres talents tout aussi utiles, dit Sabrina.
-Betty est une excellente mécanicienne, dit Jughead.
-Ouah, c'est impressionnant! Continua Sabrina. – Moi je ne peux pas y arriver sans aide.
-Pas tant que cela voyons! Et je crois que question impressionnant, tu es assez toi-même. Survivre toute seule dans les bois, ça n'a pas dû être facile. Sans parler des Ghoulies.
-C'est mon milieux naturel. J'étais plutôt bien, je me sentais juste un peu seule. Et les Ghoulies n'avaient aucune chance sur mon terrain. Je ne serais pas aussi confiante en ville.
-Mais tu n'es pas seule en ville, continua Betty.
-Je suppose…dit Sabrina l'air hésitante.
Betty tenta de la faire continuais de parler.
- Tu fais du sport?
-Un peu comme tout le monde a l'école. Ma meilleur amie était cheerleader alors j'ai essais pour lui faire plaisir mais ce n'était pas pour moi. J'aime bien les arts par exemple! J'ai fait du chant, de la danse, du piano et du théâtre.
-Archie est un musicien et un chanteur aussi, dit Betty.
-Ah oui? Dit soudain intéressée Sabrina. ¸
-Il a même écrit des chansons, se surpris a précisé Jughead.
-J'aimerai bien faire carrière dans la musique, reconnu Archie.
-C'est cool! Vous êtes aussi des musiciens?
-Non, j'aime mieux écrire et même chose pour Betty, continua Jughead.
-Veronica chante par exemple, continua Betty.
-C'est ta meilleur amie? Demanda Sabrina avec candeur.
-Oui mais à égalité avec Kevin.
Le cœur de Betty sera alors en se rappelant leur dispute. Elle comprenait sa colère mais elle n'avait jamais voulu le blessé. Kevin pouvait avoir un copain ou douze qu'il change à chaque semaine, elle s'en foutait, tout ce qu'elle voulait c'est qu'il soit en sécurité.
-Veronica essaie de le calmer, tenta maladroitement Archie
Betty se força à sourire et hoche la tête.
-Il a besoin de temps, je comprends. D'ailleurs, je ne pourrai probablement pas voir grand monde avec ma mère.
-Elle est fâchée? Demanda Sabrina une expression anxieuse sur le visage.
-Oui mais ça va allez, ne t'inquiète pas. D'ailleurs nous sommes arrivées!
Jughead descendit de la voiture avec Archie sortant les bagages de Sabrina du coffre.
-Vous allez bon pour tout transporter? Demanda Archie.
-Bien sûr. Toi, va ramener Betty avant sa mère n'envoie le Shérif après nous.
-Bon point.
Les deux amis se saluèrent et Betty sortit la tête de la fenêtre pour partager un baiser avec Jughead. La voiture quitta alors le parc de maison mobile. Jughead ramassa le sac de sport et le balai pendant que Sabrina remettait son sac à dos et trainait sa valise. Le chat les suivit en trottinant.
-Viens, je vais te montrer c'est laquelle.
-Mer-merci encore. Je sais que tu n'as pas trop envie de m'avoir dans les pattes mais que tu le fais par générosité. Je ne vais pas te le faire regretter.
-Si tu veux ne pas me le faire regretter, arrête d'en parler.
-Okidoki.
Alors qu'ils avancent vers la caravane, Jughead reconnut plusieurs silhouettes qui l'attendaient devant de l'entrée. Sabrina voyant son expression change, posa une question :
-Tu vas me les présenter ou devrais-je récupérer mon balai?
Donc peut-etre j'aurai mon premier commentaire après ce chapitre surtout que j'ai une question pour mes quelques lecteurs : Préférerai vous que ce soit le père de Sabrina qui soit un Spellman (comme dans d'habitude) ou sa mère comme dans le spin off annonce? Je vais aussi essayer de travail plus vite!
