Un grand Merci, Atchoum, pour ta review ! C'est la seule et l'unique mais elle est là, alors, je t'offre ce chapitre.

Pour Atchoum, je sais que j'écris beaucoup de bêtises, mais j'espère que ça te plaira quand même.

°°0ooOoo0°°

07:18 sur Atlantis (Heure inconnue)

Certains matins promettaient beaucoup, l'éclat joyeux du soleil à travers les vitraux majestueux de la chambre, le sourire des techniciens, comme un petit air de folie à travers la cité, et d'autres promettaient beaucoup moins. C'était ces matins là où le docteur Beckett se retrouvait avec le plus de clients. Elle ne pouvait que regretter que ce fut pas un matin comme cela, après tout, elle était une cliente assidue du docteur ces jours-là, il n'y avait pas de mal à rester frileusement pelotonnée dans les salons avec la dispense de ce bon vieux docteur au lieu de courir en vadrouille sur le continent par exemple, sous la pluie glaciale qui s'ingéniait à pénétrait sous la moindre couche de vêtements. Elle ne faisait que protéger sa santé, n'est-ce pas ? Vraiment, aujourd'hui, elle aurait aimé prétendre être souffrante, être indisposée, être enceinte, être stupide ou mourante, n'importe quoi plutôt que de se retouvrer là à écouter les lamentations effrénées du docteur Santos.

Ces mercenaires étaient efficaces, il n'y avait pas à dire. En quelques secondes, ils avaient été emmenés, les yeux bandés, sur une autre planète et installés dans ce qui correspondait le plus aux standards terriens d'une prison, avec quelques mètres carrés en plus. Rien ne manquait, ni les paillasses, ni les toilettes en inox, encore que là, c'était exagéré de parler d'inox. Bref, pour le moment, rien de rassurant.

De là où elle s'était étendue, elle observait Davis, le front haut, les yeux gris acier, et les deux rides qui encadraient les lèvres fines comme des parenthèses. Quel plan tordu leur concoctait-il dans les vapeurs de soufre de sa cervelle ? Quelques souvenirs d'évasions plus ou moins réussies lui revinrent en mémoire : la troupe de théâtre amateur pour tromper des Genii arrivés inopportunément sur la même planète, dommage que les choses aient dégénéré lorsqu'elle avait fait semblait de verser du poison dans l'oreille du sergent Harry, le pauvre en portait depuis une petite cicatrice ; la prestation de Santos en Gipsy Kings solitaire n'avait pas non plus eu un franc succès, ni les…

« Major, il est hors de question de rejouer le coup de la famille Pierre-à-Feu !!! » avertit-elle son supérieur. Mais ce dernier n'eut pas le temps de répondre.

La porte s'ouvrit brutalement et…

Déjà à l'est, le ciel devient moins sombre, le bâtiment est juste en face d'elle, la victoire et la sécurité à portée de la main, mais pour les autres. La porte vient de s'ouvrir, dessinant un rectangle sombre dans les murs clairs. Il ne reste que quelques minutes et l'aube sera là.

Un claquement sec la fit revenir à elle, claquement provoqué par le choc de deux mains l'une contre l'autre, mains qui, découvrit-elle, terminaient deux bras appartenant au lieutenant colonel Sheppard.

« … êtes avec nous ? Ce n'est pas le moment de rêver à votre couette, je voudrais votre version. »

« Euh, je… » et elle s'arrêta là. Il fallait reconnaître que les arrivants avaient de quoi étonner, tous étaient couverts d'une matière verdâtre et pâteuse à l'odeur piquante.

Le plus célèbre quatuor à problèmes de la cité d'Atlantis faisait vraiment piètre mine, surtout Ronon. Sa chevelure était entièrement recouverte de cette chose, il aurait fort à faire pour débarrasser ses dreads de cette horreur, estima-t-elle, il devrait probablement même jeter sa défroque au feu. Teyla était couverte, quant à elle, d'une quantité plus… raisonnable. Si Ronon était le plus à plaindre, le docteur McKay, même s'il avait eu le visage et les cheveux épargnés, semblait avoir mariné de longues heures dans un bain de... ce truc. Il se tenait d'un air digne et essuyait délicatement les plus paquets de ses vêtements, sans beaucoup de succès, elle devait l'avouer, et lui aussi. C'est le colonel Sheppard, qui se tenait devant elle, qui semblait avoir eu le plus de chance.

Puisque ni Davis, ni Harry et encore moins Santos n'allaient poser la question, elle releva les yeux vers ceux du colonel et demanda :

« Juste une question, qu'est-ce que cette chose, colonel ? »

« De la morve d'Uzak. » répondit Ronon presque sans bouger les lèvres.

« Ce n'est pas de la morve, Ronon !!! » le coupa précipitamment le docteur McKay, « c'est un système de défense très efficace mis au point par des créatures certes petites par la taille mais très malignes ! »

Teyla et le colonel Sheppard étouffèrent un sourire, le sujet devait déjà avoir été abordé. Ronon lui rétorqua :

« Les Uzak sont allergiques aux humains, McKay, ce n'est pas la première fois que j'en rencontre. Mais peut-être le savez-vous mieux que moi ? Hein ? »

« Ca ne peut pas être de la morve, Ronon, vous ne comprenez pas, CA NE PEUT PAS ETRRE DE LA MORVE !!! Je vais être malade si c'est de la morve !! Je n'ai jamais pu supporter de voir quelqu'un se moucher alors ne venez pas me dire que la chose dans laquelle je suis tombé est un amas de bactéries issus des bronches pourries de ces sales bestioles ! »

Le ton du docteur devenait suraigu, et il semblait urgent de calmer le jeu. Le visage sanguin du canadien tournait à l'aubergine. Elle pouvait comprendre la répugnance du pauvre homme, elle-même pouvait à peine poser les yeux sur eux maintenant. Du coin de l'œil, elle vit Santos retenir des hauts-le-cœur, elle n'était pas la seule à approuver de la répugnance pour les sécrétions nasales et bronchiales.

« C'EST DE LA MORVE ET CA VA RESTER INCRUSTE DANS NOS VETEMENTS ET NOS… »

« Suffit, Ronon !! Quoique ce soit, nous en avons déjà parlé, il y a plus urgent maintenant ! » Le colonel se retourna vers elle et lui demanda de nouveau sa version. Après s'être exécutée de bonne grâce, chacun s'installa du mieux qu'il pouvait, si la place ne manquait pas, le confort était spartiate.

°°0ooOoo0°°

La voix grave du colonel s'éleva quelques minutes plus tard.

« Nous devons reprendre contact à 08:00 avec Atlantis, les secours ne tarderont pas à partir à notre recherche. Radek va récupérer la dernière adresse programmée et nous sortirons bientôt d'ici. »

« Sheppard, j'aimerais avoir votre enthousiasme… C'était une planète très passante, le temps qu'ils partent à notre recherche, le nombre de planètes possibles va devenir trop important pour que notre libération se fasse dans la journée. »

« McKay, je n'aimerais pas avoir le vôtre ! »

Le militaire allait répondre lorsque ses yeux furent attiré par un spectacle étrange.

« Ronon, qu'est-ce que vous faîtes ? »

Le Satédien ne répondit pas, trop concentré sur sa tâche.

« Qu'est-ce que vous êtes en train de faire là ?? Ronon ? Vous aviez dit que ce n'était pas dangereux ! Ronon ?! Ronon ??! »

Tous les yeux se braquèrent vers la vigoureuse silhouette maintenant penchée au dessus des toilettes. Elle dut reconnaître que là, c'était encore chose qu'elle n'aurait jamais pu imaginer voir. Les dreads du jeune homme reposaient un peu partout autour de la cuvette et de grandes plaques de peau nue apparaissaient sous le couteau mené d'une main habile.

« Mais où avez-vous récupéré ce couteau ?! » s'écria Davis, plus terre à terre que les autres, après tout, ce n'était que des cheveux, il avait lui même coupé ceux de sa sœur, vingt ans auparavant, lorsque ses « amies » lui avaient collé leur chewing-gum dans ses tresses.

Mais avant que le Satédien consentisse à répondre, la porte s'ouvrit de nouveau et trois hommes entrèrent. Leurs visages visibles maintenant étaient couturés de cicatrices et indiquaient une vie de grand air et de dangers. Elle eut la désagréable impression qu'ils pouvaient trancher la gorge d'un homme aussi calmement qu'ils déchireraient une feuille en deux.

Le plus grand des trois s'avança et braqua son arme vers Ronon.

« Ton couteau, Satédien, ou je te tue. »

Une longue seconde passa, les yeux sans peur, Ronon ne fit aucun geste pour obéir.

« Ronon, donnez-lui votre couteau. Tout de suite. » Les yeux plissés du colonel Sheppard étaient assez explicites. Avec un grognement, Ronon jeta son couteau aux pieds du visiteur.

« Brave petit. »

Sur cette phrase, les trois ressortirent.

« Combien vous en restent-ils, Ronon ? », demanda précipitamment le docteur McKay.

« C'était le dernier, ils ont pris les autres en nous fouillant. »

« Mais qu'est-ce qui vous a pris de vous rasez la tête si c'est là que vous le cachiez ? » s'écria Teyla.

« Poison. »

« Quoi ? »

« Un poison ? »

« Comment ? »

Pour un cri du cœur, c'en était un. Elle regarda avec attention le Runner. Si c'était si dangereux, pourquoi ne pas en avoir averti ses équipiers ? Comme s'il avait entendu la question, Ronon répondit :

« Je ne vous l'ai pas dit plus tôt car ça ne vous concerne pas pour le moment, à moins que vous ayez déjà fait connaissance avec cette saleté ? » Signe de dénégation très prononcé des trois intéressés. « La première fois que le poison passe dans le sang ne fait rien, c'est la fois suivante, plus en a sur la peau, plus on a de chances d'être malade, mais ce n'est pas mortel. »

Le Satédien avait un visage très intéressant, une fois débarrassé de cette encombrante chevelure qui ne fleurait pas toujours la rose et le jasmin, décida-t-elle, les pommettes ressortaient beaucoup plus… Elle secoua la tête pour chasser ces idées importunes, ce n'était pas vraiment le moment de rêvasser, surtout que la compagnie revenait, chargés de vêtements et de victuailles.

« Changez-vous et mangez, vous allez en avoir besoin très bientôt. », grogna un de leurs geôliers en jetant le tout pêle-mêle sur un lit. Heureusement que le pain ne tachait pas.

Très bien, dans quelques minutes, ils sauraient enfin ce qui se passait et les choses sérieuses pourraient commencer. De cela, elle en était sûre, il suffisait de voir les visages déterminés de Davis et de Sheppard.

°°0ooOoo0°°

A votre avis, pourquoi ont-ils été enlevés ? Une minuscule petite review ? Ca vous dit ? Je tiens juste à rappeler que si l'histoire est si faiblarde, c'est que mes neurones ont été lessivés par mon école !!! Les survivants se marchent les uns sur les autres pour fuir le moindre travail de réflexion et je n'arrive pas à les discipliner !!