Coucou!
J'ai décidé de publier mes chapitres le vendredi. Donc, je vous offre le chapitre 3, aujourd'hui, vous aurez le 4 ce vendredi puis les autres chaque vendredi jusqu'à la fin de l'histoire ;-)
Encore merci à tous pour vos commentaires, vos "follow" et mise en favori, ça me fait super plaisir ;-)
Merci également à Maud, Cocolita1804 et adenoide. Et, adenoide, c'est sûr que Rogue n'a pas des pensées très catholiques^^ Heureusement que c'est aussi la fille de Lily et pas uniquement celle de James! Sinon, je crois qu'on aurait même pas eu d'histoire!^^
Voici la suite pour vous ;-)
Bonne lecture!
Chapitre 3 : Le Chemin de Traverse
Severus lui avait brièvement résumé toute son histoire : le règne de la terreur avec les Mangemorts, l'Ordre du Phénix qui avait organisé la résistance, la guerre contre Voldemort, la prophétie qui n'était finalement qu'un simple délire de voyante puisque Dumbledore avait vaincu le Seigneur des Ténèbres à lui seul l'année précédente, l'assassinat de ses parents, le fait que tout le monde l'ait crue expatriée en France, …
Puis il lui expliqua ce qu'il n'avait compris qu'hier seulement : le mensonge de Dumbledore, ses manœuvres pour faire croire à tous qu'elle vivait tranquillement ailleurs, son désir de ne pas la voir arriver à Poudlard, la volonté du vieillard de la tenir écartée du monde des sorciers pour ne pas prendre le risque de voir se développer un nouveau mage noir et son abandon à son triste sort afin de soi-disant préserver le plus grand bien.
Holly, fascinée par son récit, l'avait sagement écouté sans l'interrompre une seule fois, trop occupée à enregistrer et intégrer tout ce qu'elle entendait pour vouloir poser une question et risquer de perdre le fil de cette histoire extraordinaire. Ensuite, lorsqu'elle constata qu'il avait fini et qu'il s'était tu, elle releva son regard vers lui et demanda :
« Et pour mes parents et les Dursley ? Vous ne m'avez pas dit comment vous les connaissiez.
- Lily, sa sœur Pétunia et moi-même habitions dans le même village lorsque nous étions enfants. C'est comme ça que je les ai rencontrées, répondit-il brièvement.
- Et mon père ?
- Il était à Poudlard, en même temps que moi, dit-il en faisant une légère grimace, agacé rien qu'à l'évocation de son géniteur. Nous étions tous du même âge mais votre père et votre mère ont été répartis à Gryffondor tandis que j'allais à Serpentard.
- Vous n'étiez pas amis, déclara-t-elle, clairvoyante.
- C'est le moins qu'on puisse dire…
- Mais bien avec ma mère ?
- Au début, oui.
- Vous ne voulez pas en parler.
- Non. »
Holly se tut, respectant son silence et son choix, puis elle lui demanda quelques secondes plus tard, intriguée :
« Pourquoi vous voulez m'aider alors ? Vous n'étiez pas un proche de mes parents, rien que de parler de mon père vous hérisse le poil et, moi aussi, on dirait que je vous embête… Vous ne me devez rien. Vous n'avez pas à vous préoccuper de moi.
- Je pense que vous méritez une vie meilleure que celle qu'était la vôtre jusqu'à présent. Et, à une époque, votre mère et moi étions amis, répondit-il simplement.
- Vous me promettez que vous n'allez pas me jeter dehors dans trois semaines parce que je vous saoule trop ? interrogea-t-elle, inquiète.
- Non, rassurez-vous. Je vous ai donné ma parole, dit-il fermement. Mais essayez de ne pas trop me pousser à bout non plus.
- Moi, je ne vous promets rien, répliqua-t-elle avec un sourire en coin.
- Je suppose qu'il faudra que je fasse avec… soupira-t-il, dépité.
- Par contre, je ne veux pas profiter de vous. Je veux vous payer un loyer ou partager les frais avec vous. J'ai un peu d'argent à la banque, déclara-t-elle, résolue.
- Non, c'est inutile. Je n'ai pas besoin de votre argent, refusa-t-il aussi sec. Gardez-le.
- Mais non ! Je ne vais pas vous parasiter comme ça ! rétorqua-t-elle vivement. Je veux faire quelque chose en échange !
- Si vous me faites encore une de vos propositions indécentes, je vous suspends en l'air par les pieds, la menaça-t-il en la fusillant du regard.
- Ça ne m'avait même pas effleuré l'esprit, répondit-elle, moqueuse. Je ne suis pas aussi stupide que j'en ai l'air, j'ai bien compris que vous ne vouliez pas bais…. heu… que vous ne vouliez rien de tout ça, se reprit-elle bien vite. Mais, alors, dites-moi ce que vous voulez que je fasse. S'il vous plaît, insista-t-elle.
- Vous voulez vraiment faire quelque chose pour moi en échange ? demanda-t-il en haussant un sourcil, incrédule.
- Oui, répliqua-t-elle fermement.
- Bon, dit-il en réfléchissant pendant quelques instants et en regardant autour de lui à la recherche d'une idée. Vous pourriez peut-être…
- Faire le ménage ? proposa-t-elle d'elle-même en l'interrompant après avoir suivi le même chemin que les yeux sombres de l'homme qui se trouvait face à elle.
- Si vous ne voulez pas, je peux trouver autre chose.
- Non, ça va, je vais le faire, répliqua-t-elle en secouant sa tête rousse de gauche à droite.
- Que dites-vous d'une heure par jour ?
- Je dis que ce n'est vraiment pas cher payé.
- Vous voulez plus d'heures ? interrogea-t-il en haussant un sourcil.
- Non ! rétorqua-t-elle immédiatement.
- Alors, acceptez et taisez-vous, Potter, répliqua-t-il en levant les yeux au ciel.
- D'accord ! Merci, Monsieur, déclara-t-elle en appuyant sur le Monsieur.
- Vous m'appelez Monsieur maintenant ? demanda-t-il, surpris.
- Ben, puisque je suis effectivement votre boniche, c'est dans la logique des choses… répondit-elle en rigolant.
- Vous êtes impossible… soupira-t-il.
- Vous l'avez déjà dit, répliqua-t-elle tout sourire.
- Eh bien, je le répète. »
La jeune fille éclata franchement de rire devant la mine dépitée de Rogue puis, lorsqu'elle eut retrouvé son sérieux, elle demanda :
« Vous voulez que je commence maintenant ?
- Non. Vous allez venir avec moi pour acheter des vêtements, décréta-t-il en se levant de sa chaise.
- Mais j'ai des vêtements, chez Carl, rétorqua-t-elle aussitôt.
- S'ils sont du même acabit que votre superbe robe en latex, je ne veux même pas les voir.
- OK, approuva-t-elle en hochant la tête, sachant qu'il n'y avait probablement aucune chance qu'il sauve un seul de ses vêtements parmi ceux qu'elle avait.
- Levez-vous alors, s'impatienta-t-il tout à coup.
- Oui ! Pardon, pardon ! répliqua-t-elle en se levant promptement et en le rejoignant. Dites, on n'y va pas en transplamachinchose quand même ? demanda-t-elle, inquiète.
- C'est le transplanage ou la poudre de cheminette. À vous de choisir, rétorqua-t-il alors.
- La poudre de cheminette, c'est quand le vieux s'est immolé par le feu dans votre cheminée ? interrogea-t-elle pour confirmer ses doutes.
- Absolument mais c'est tout à fait indolore.
- Vous n'avez pas une voiture ? demanda-t-elle encore en grimaçant.
- Non ! Maintenant, décidez-vous, Potter ! » la pressa-t-il, agacé.
La jeune fille fit une moue contrariée en fronçant son petit nez en trompette, pas franchement ravie de se voir obligée de choisir entre la peste et le choléra, puis subitement, décrétant qu'elle avait déjà pris trop de temps à tergiverser et à réfléchir, Severus se saisit de son poignet, la rapprocha de lui, entoura fermement sa taille de ses bras et déclara :
« Temps écoulé, Potter ! On transplane ! »
Ils atterrirent quelques secondes plus tard dans une ruelle déserte, à proximité du Chaudron Baveur, et Severus écarta aussitôt de lui la jeune fille qui vomit directement son petit-déjeuner, comme la dernière fois.
Lorsqu'elle se redressa en s'essuyant la bouche, blanche comme un linge, elle le fusilla du regard et déclara :
« Je déteste quand vous faites ça !
- La prochaine fois, peut-être vous déciderez-vous plus vite, rétorqua-t-il, sans le moindre remord.
- Ouais ben excusez-moi mais avoir le choix entre une cheminée en flammes et ça ce n'est pas vraiment très réjouissant ! répliqua-t-elle vivement.
- De quoi vous plaignez-vous ? Ça va bien plus vite que vos précieuses voitures moldues.
- Ouais, peut-être, mais on n'est pas malade en voiture, objecta-t-elle en croisant ses bras sur sa poitrine.
- Parlez pour vous, répondit-il en haussant brièvement les sourcils.
- Non, vous rigolez ? Vous êtes malade en voiture mais pas en faisant la transportation de la mort qui tue ? interrogea-t-elle, abasourdie.
- Transplanage, Potter, la corrigea-t-il. Apprenez et familiarisez-vous avec le lexique et la culture sorcière, conseilla-t-il, railleur, sans répondre à sa question.
- Et, en plus, vous vous foutez de ma gueule ? questionna-t-elle encore en levant un sourcil roux.
- Langage, Potter, la reprit-il immédiatement. Ici, nous risquons de croiser des gens que je connais, alors essayez de vous comporter comme une personne civilisée, si ce n'est pas trop vous demander… ajouta-t-il, pas très convaincu, en commençant à marcher d'un pas vif et déterminé vers le pub sorcier.
- D'accord, d'accord ! répliqua-t-elle en accourant vers lui pour ne pas se laisser distancer. Purée, vous n'êtes pas drôle !
- Personne ne prétendra le contraire… », répondit-il sombrement avant d'ajouter en se dégageant brusquement et en s'éloignant d'elle presque horrifié qu'elle ait voulu le prendre par le bras : « Mais, par Merlin, qu'est-ce que vous foutez encore ?
- Ben, rien ! Je voulais juste vous tenir le bras pour marcher à côté de vous ! se défendit-elle aussitôt, totalement larguée. Ça aussi c'est interdit ?
- Oui, personne n'a le droit de me toucher ! rétorqua-t-il directement en l'observant comme si elle était complètement folle.
- Personne à part Cannelle, fit-elle remarquer avant de lui offrir son plus beau sourire, ravie d'avoir trouvé de quoi l'embêter.
- Fermez-la, Potter, et suivez-moi à présent, répondit-il après avoir soufflé un bon coup en se pinçant l'arête du nez, irrité par cette satanée gamine de malheur. Je compte rentrer chez moi avant la nuit.
- OK, ça va, je ne vous touche pas, je la ferme et je vous suis », dit-elle en se plaçant à côté de lui sans être trop près.
Rogue l'examina durant quelques secondes, incertain, avant de l'entendre ajouter :
« Je suis sage comme une image. »
Les mains derrière son dos, balançant son buste de gauche à droite, elle lui fit encore un immense sourire niais et battit des cils pour le convaincre.
Il se contenta de soupirer une nouvelle fois et lui fit signe de le suivre jusqu'au Chaudron Baveur.
Arrivé à l'établissement sorcier, Rogue traversa la salle où quelques clients dégustaient un petit-déjeuner ou buvaient déjà une Bièraubeurre, il salua Tom, le barman, d'un mouvement sec de la tête sans se soucier des regards qui pesaient sur lui en le voyant se promener avec une jolie jeune fille comme Holly et il ressortit dans l'arrière-cour où étaient entreposés quelques caisses et tonneaux vides.
« Qu'est-ce qu'on fait ici ? demanda-t-elle en regardant autour d'elle. Il n'y a rien.
- Vous taire est apparemment un concept qui vous est totalement étranger », répondit-il en levant les yeux au ciel, sans prendre la peine de lui répondre.
Ensuite, il s'empara de sa baguette magique, tapota quatre briques bien précises à l'aide de sa pointe et s'écarta légèrement pour laisser le passage s'ouvrir devant eux.
Holly écarquilla les yeux de stupeur, vraiment pas habituée à ce genre d'événement magique, puis elle rattrapa vivement le sorcier qui s'était déjà avancé sur le Chemin de Traverse et saisit sa manche de peur de le perdre de vue dans toute cette foule.
Rogue lui lança un regard noir en voyant sa main agripper son vêtement, fronça les sourcils, puis l'entendit déclarer :
« Marchez moins vite alors ! Je ne connais rien, moi, ici et je ne veux pas me perdre ! Comment je fais pour ressortir après, si vous n'êtes pas avec moi ? »
Voyant ses grands yeux verts emplis d'inquiétude et d'angoisse face à cette situation nouvelle et tout ce monde qui se pressait autour d'elle, Severus défronça ses sourcils, détacha gentiment sa main de son vêtement et répondit :
« Marchez légèrement devant moi, si vous avez peur de vous perdre. Mais il n'y a aucun risque, je saurai toujours vous retrouver.
- Ouais mais si vous ne voulez pas me retrouver et que vous m'abandonnez là, je serai bien avancée… » marmonna-t-elle, défiante, en s'avançant un peu devant lui.
Rogue secoua la tête se disant que malgré ce qu'elle avait fait durant les trois dernières années de sa vie elle était aussi méfiante que lui envers les gens, voire plus, et il la mena vers le magasin de prêt-à-porter pour mages et sorciers de Madame Guipure.
La clochette tinta pour annoncer leur arrivée quand ils passèrent la porte de la petite boutique et une petite femme replète et souriante vint à leur rencontre pour s'enquérir de leurs souhaits.
« Professeur Rogue ! s'exclama-t-elle en le reconnaissant. Et mademoiselle ?
- Potter. Holly Potter, répondit-il simplement.
- Holly Potter ? répéta la sorcière en observant attentivement la jeune fille, sidérée. Mais je croyais que…
- Miss Potter a besoin de vêtements, la coupa-t-il directement, ne voulant pas entrer dans de longues explications.
- Oh, oui, bien sûr… approuva-t-elle en hochant la tête. Que vous faudrait-il précisément ? interrogea-t-elle ensuite, en retrouvant sa fibre commerciale.
- Trois robes d'été, trois d'hiver, assez simples, cela va sans dire, deux capes, quelques vêtements de nuit, des sous-vêtements, une paire de bottines et une de chaussures pour l'été, décréta-t-il.
- Peut-être Miss Potter voudrait-elle choisir elle-même ses vêtements ? proposa la vieille femme en regardant la jeune fille, qui ne disait rien pour le contredire.
- Non, elle a un goût épouvantable en ce qui concerne la mode, répliqua Rogue avec un rictus. Choisissez pour elle des choses qui conviennent à une jeune fille de son âge, décréta-t-il avant d'aller s'installer sur une chaise.
- J'ai quand même le droit de donner mon avis ? demanda Holly en se tournant vers lui.
- Oui mais c'est à moi qu'il revient d'approuver ou non vos choix, répliqua-t-il en l'observant, bras croisés.
- OK, chef ! » rétorqua-t-elle en faisant le salut militaire.
La couturière fut surprise que l'homme en noir ne lui fasse aucune remarque pour son dernier geste puis, après avoir rapidement pris ses mesures, elle commença à montrer différents modèles et couleurs de robes à la jeune fille et à les lui faire essayer magiquement.
Madame Guipure et Holly, après avoir reçu l'approbation de Rogue, optèrent pour une robe d'été vert d'eau, une rose pâle et une jaune clair avec une paire de sandales fermées de couleur beige avec un petit talon d'environ 5 cm, des robes hivernales émeraude, bleu foncé et bordeaux ainsi que des bottines noire et grise lacées sur le devant, une cape grise d'été et une noire pour l'hiver, de simples chemises de nuit blanches, l'une sans manche et l'autre avec, un pyjama chemise – pantalon rose en satin et un autre t-shirt – short violet.
Il ne leur restait plus que les sous-vêtements à acheter et la jeune fille se tourna alors vers le sorcier pour lui demander, espiègle :
« Vous voulez aussi voir ce que j'essaie ou je prends ce que je veux ?
- Prenez ce que vous voulez, petite insolente, mais restez simple. Je ne tiens pas à payer des fortunes pour des futilités pareilles, grinça-t-il entre ses dents, son regard noir fixé sur elle. Ne la laissez pas faire n'importe quoi et prévenez-moi quand vous aurez enfin terminé », ordonna-t-il à la couturière avant de se lever de sa chaise et de sortir du magasin.
Rogue disparut dans un tournoiement de cape, furieux des remarques désobligeantes que Potter avait faites devant Madame Guipure, et, une fois dehors, il se pinça l'arête du nez puis souffla pour tenter de reprendre le contrôle de ses nerfs.
Si cette gamine infernale ne faisait pas plus attention à ce qu'elle débitait comme âneries, elle se retrouverait bientôt suspendue dans les airs par un pied comme son charmant père s'amusait à le faire avec lui. Elle verrait bien ainsi ce que c'est de se faire humilier publiquement.
Il inspira encore de grandes bouffées d'air pour s'exhorter au calme puis il décida d'aller voir le nouveau modèle de chaudron qui venait de sortir en attendant que Princesse Potter ait terminé ses courses.
Il avait à peine fait deux pas dans la rue qu'il entendit la jeune fille le rappeler :
« Monsieur ! Revenez, s'il vous plaît. J'ai fini et je suis désolée…
- Vous rendez-vous seulement compte de ce que vous avez dit devant cette femme, pauvre idiote ? demanda-t-il en se tournant vivement vers elle, en colère.
- Oui, je… je voulais juste plaisanter mais ce n'était pas drôle… répondit-elle en se frottant le bras, mal à l'aise. Je suis vraiment désolée, répéta-t-elle, sincère, avant de mordiller sa lèvre inférieure.
- Vous me faites passer pour un pervers et vous croyez vous en tirer simplement avec vos pitoyables excuses ? » interrogea-t-il de sa voix doucereuse en s'approchant d'elle.
En le voyant s'avancer d'une façon aussi menaçante vers elle, la jeune fille eut un mouvement de recul, elle ferma ses yeux, détourna la tête et leva légèrement ses bras devant son visage.
Rogue s'arrêta net en constatant qu'elle se protégeait comme pour éviter de recevoir des coups et il lui demanda, estomaqué par sa réaction instinctive :
« Qu'est-ce que vous faites ?
- Je… heu… je… balbutia-t-elle, le souffle court, en relevant doucement son regard vers lui en entendant que sa voix s'était adoucie.
- Je n'ai pas la moindre intention de lever la main sur vous, déclara-t-il fermement en fixant ses yeux verts. Jamais je ne ferai une telle chose.
- Excusez-moi, s'il vous plaît, lui demanda-t-elle encore, les yeux brillants.
- Venez, décréta-t-il en désignant le magasin d'un signe de tête, après avoir poussé un soupir. Allons régler vos achats. »
Severus avait payé ce qu'il devait à Madame Guipure, il avait réduit la taille des paquets pour les mettre dans sa poche puis il était ressorti sur le Chemin de Traverse avec Holly qui le précédait silencieusement, n'osant plus rien dire depuis leur dernière altercation.
Alors qu'elle remontait l'allée marchande sorcière dans le sens contraire pour retourner au Chaudron Baveur, elle entendit soudain l'homme derrière elle lui ordonner en tapotant légèrement son épaule :
« À gauche, Potter. »
La jeune fille exécuta son ordre et se retrouva face à la devanture d'un magasin qui annonçait : « Ollivander – Fabricants de baguettes magiques depuis 382 avant J.-C. »
« Entrez là. »
Holly actionna la poignée et fit de nouveau tinter un petit carillon, ce qui provoqua l'arrivée immédiate du vendeur de la boutique, juché sur une échelle coulissante.
« Mademoiselle Potter ! s'exclama directement le vieil homme aux grands yeux pâles et aux cheveux gris, ravi.
- Vous me connaissez ? demanda-t-elle, surprise, en fronçant ses sourcils et en plissant son nez.
- Bien sûr. Vous ressemblez très fortement à votre mère. Elle aussi plissait son nez de cette façon lorsqu'elle était perplexe. N'est-ce pas, professeur Rogue ?
- Oui, c'est vrai, confirma ce dernier en hochant légèrement la tête.
- Quel plaisir pour moi de vous avoir dans ma boutique ! poursuivit-il en descendant de son échelle. Vous avez un problème avec votre baguette ? On dit que vous êtes inscrite à Beauxbâtons, c'est donc Madame Defrange qui a confectionné votre baguette ?
- Heu… hésita-t-elle, ne sachant pas quoi dire.
- Miss Potter a besoin d'une nouvelle baguette, Monsieur Ollivander, répondit Rogue à sa place. Elle a malencontreusement perdu la sienne.
- Oh, voilà qui est très fâcheux, répliqua-t-il en esquissant une grimace. Mais c'est une aubaine pour moi ! Je suis heureux de pouvoir vous proposer l'une de mes créations. Attendez que je prenne quelques mesures et je trouverai la baguette parfaite pour vous, Miss Potter », décréta le vendeur, tandis que des mètres rubans prenaient toutes sortes de mesures sur Holly, qui les observait, défiante.
Au bout de quelques minutes, Ollivander parut satisfait et il se dirigea à travers les sombres petites allées de sa boutique pour choisir de longues boîtes rectangulaires selon un logique que la jeune fille ne comprenait pas. Il revint ensuite vers elle, les déposa sur son comptoir et entreprit de les lui faire essayer une par une.
Holly répéta avec plusieurs baguettes le même mouvement de poignet que Severus lui avait discrètement montré jusqu'à ce qu'Ollivander décrète qu'il avait trouvé la bonne.
« Voilà ! C'est celle-ci ! s'exclama-t-il soudain. Très amusant…
- Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il y a d'amusant ? demanda la jeune fille en observant le bout de bois avant de le lui donner.
- C'est une excellente baguette pour les enchantements, en bois de saule, 25,6 cm, rapide et souple… Exactement la même que celle de votre mère, mis à part le cœur, expliqua le vieil homme en emballant soigneusement sa baguette.
- C'est vrai ?
- Oui. Je me souviens de chaque baguette que j'ai vendue ainsi que de chaque sorcière ou sorcier », répliqua-t-il.
Holly sourit, Rogue paya les sept Gallions, trois Noises et cinq Mornilles que coûtait sa baguette et ils sortirent de l'établissement ensemble.
« Pourquoi vous m'avez acheté une baguette ? Vous n'étiez pas obligé.
- Parce que vous êtes une sorcière, Potter, et que je vous ai promis de vous apprendre à en devenir une.
- Merci, Severus. »
Merci d'avoir lu! J'espère que ça vous a plu ;-)
A la prochaine!
Bisous ;-)
