Coucou tout le monde
Il ne neige plus, mais il pleut. Et moi, j'ai tournage de magasine demain, en extérieur. Je ne le sens pas du tout du tout.
Voici donc le deuxième chapitre... Merci pour les quelques reviews, et aux lecteurs beaucoup plus nombreux...
Bonne lecture
McKay hurla soudain en se protégeant le visage avec ces bras. Sheppard fronça les sourcils et regarda derrière lui, mais il n'y avait rien. Il rejoignit vite le scientifique et le secoua par le bras.
- Eh oh ! McKay ? Rodney !
- Au secours ! Sheppard ? Mais…que…quoi…comment… Où est-elle ?
- Qui ça, elle ?
- La baleine, évidemment ! Qui voulez-vous que ce soit d'autres ?
- Il n'y a jamais eu que nous deux ici. S'il y avait eu une baleine, je crois que je l'aurais quand même remarqué.
- Mais je l'ai vu. Elle était juste là, devant moi, flottant dans le vide et elle s'apprêtait à me manger. Pourquoi vous ne l'avez pas vu ?
- Je ne sais pas, moi. Je peux y toucher ?
- Euh, je ne sais pas si c'est recommandé.
- Vous ferez comme moi. Si je commence à faire des trucs bizarres, n'hésitez pas. Et tenez ça !
- Et vous voulez que je fasse quoi avec votre arme ?
- Vous, rien, mais il ne faudrait pas que je vous tire dessus.
McKay acquiesça mais recula un peu du module. Sheppard prit une inspiration et posa sa main dessus. Il la retira presque immédiatement et regarda autour de lui. Le scientifique avait les yeux pleins d'interrogations et le militaire se contenta de secouer la tête pour montrer qu'il ne voyait rien. Il se retourna une nouvelle fois pour regarder le module et tomba alors nez-à-nez avec un clown. Il eu un léger sursaut et il ne se rendit pas compte que McKay l'appelait. Cependant, alors qu'il baissait légèrement sa main pour récupérer le 9mm qu'il avait toujours sur lui, il sentit très bien le coup de pied du scientifique dans son tibia.
- Oh ! J'avais dit qu'il fallait me secouer, pas me briser une jambe, s'écria Sheppard alors que le clown s'évaporait.
- Je sais, mais vous êtes soudain devenu étrange et j'avais beau vous crier dessus, vous ne me répondiez pas.
- Je déteste les clowns !
- Pardon ?
- Il y avait un clown, là.
- Non, il n'y avait personne. Vous avez peur des clowns ? Ria McKay.
- Et alors ? Ce sont des êtres fourbes et mesquins. Vous, vous avez bien peur des baleines. On voit bien plus souvent des clowns que des baleines. Et puis d'abord, pourquoi vous me demandez si j'ai peur des clowns ?
- Je pense savoir ce que fait cette machine.
- Oui, et ?
- Elle cristallise nos peurs et je pense qu'on ne pourra pas sortir tant qu'on n'aura pas vaincu nos peurs.
- J'ai dit que je détestais les clowns, pas que j'en avais peur.
- Je pense qu'il s'agit simplement de la première étape. Une simple bousculade n'est pas censée pouvoir nous sortir de notre léthargie quand on est véritablement effrayé.
- Il va falloir que vous révisiez les mots « simple » et « bousculade ». Et combien il y a d'étapes ?
- Il y a trois écrans différents sur le module, alors je dirais trois.
- Quelque chose a bougé quand j'ai vu le clown ?
- Je n'ai pas regardé.
- Eh bien, il va falloir réessayer.
- Pardon ?
- Vous voulez sortir d'ici, oui ou non ? Vous avez dit vous-même que pour sortir, il faut vaincre nos peurs, alors on réessaie.
- Vous d'abord, alors !
- Évidemment, moi d'abord. Je serais incapable de déchiffrer ce qu'il y a d'écrit et il faudra m'expliquer quand ça sera votre tour. On y va ?
- Deux minutes, il faut que je prenne mon ordinateur.
Sheppard soupira, mais patienta. Il regarda McKay pianoter sur son ordinateur, puis ce dernier finit par lui faire un signe. Sans perdre une seconde, il posa la main sur le module et la retira. Le clown lui apparu immédiatement, et il constata par la même occasion qu'il ne voyait plus McKay. Il ressentait toujours sa présence, et voyait vaguement quelque chose là où il était censé se trouver. Son instinct lui dictait de prendre son 9mm et de tirer dans le tas, enfin, dans le clown. Mais il n'avait pas une conscience précise d'où se trouvait son ami et il préférait réfléchir plutôt que le blesser involontairement. Il fixa intensément le clown, qui avait un sourire assez sinistre sur les lèvres. Le militaire ne bougeant pas, l'illusion s'approcha de lui. Instinctivement, Sheppard recula. McKay leva le nez de son ordinateur au même moment. De part les graphiques qui dansaient sur l'ordinateur, il savait que le colonel ne le voyait plus. Il regarda d'un air inquiet la main qui tremblait et qui hésitait entre rester à sa place et prendre le 9mm accroché au dessus du genou. Voyant le militaire se retourner brusquement, il retourna à son ordinateur.
Le clown frôla le colonel qui sentit vaguement quelque chose sur son visage. Résistant à l'envie de plus en plus irrépressible de prendre son arme, il ferma les yeux et se concentra sur le clown. Il l'imagina en train de fondre. Il ne savait pas d'où lui venait cette idée saugrenue mais il resta concentré dessus. Sentant soudain un changement, il rouvrit les yeux et découvrit le clown réellement en train de fondre. Il resta bloqué sur cette vision jusqu'à ce qu'elle disparaisse complètement. Il se retourna alors et découvrit McKay en train de l'interroger du regard.
- Il a fondu !
- Il a fondu ?
- Oui. Je l'ai simplement imaginé en train de fondre et il a fondu.
- Mais vous êtes blessé.
- Pardon ? Comment une illusion pourrait-elle me blesser ?
- Je ne sais pas, mais vous êtes blesser à la joue et vous n'aviez rien en rentrant ici.
Sheppard porta sa main au visage et constata qu'effectivement il était blessé. Il se dit que les deux prochaines étapes ne seraient sans doute pas aussi simples, surtout s'ils pouvaient être blessés. Il expliqua au scientifique comment il avait fait pour se débarrasser de son clown. Mais McKay n'était pas très attiré par l'idée de faire fondre une baleine. Il expliqua rapidement au militaire les graphiques et Sheppard décida de garder deux choses en tête : les graphiques rouge et bleu montraient l'état physique général et quand tout s'éteindrait, c'est qu'il se serait débarrassé du cétacé. McKay mit plus de temps que Sheppard à se décider à toucher la machine. Pas qu'il ne voulait pas sortir, mais il se pensait moins courageux que son ami. Finalement, il posa sa main lorsque Sheppard souffla un peu plus bruyamment que d'habitude. Il retira sa main presqu'immédiatement mais la baleine lui faisait déjà face. Elle avait carrément pris la place de Sheppard, ce dernier n'ayant conscience de ça que par les étranges graphiques qu'il voyait. Il s'étonna lui-même de comprendre une partie de ce qu'il voyait. Notamment le joli graphique très rouge vif qui montrait que McKay était particulièrement stressé. Il aurait voulu l'aider, mais s'il le faisait, il ne vaincrait pas la baleine. Il jeta un coup d'œil à son ami et le découvrit en train de le pointer avec son P90. Pourquoi avait-il fallu qu'il oublie de lui reprendre son arme ?
De son côté, McKay savait qu'il prenait des risques à pointer ainsi l'arme sur une illusion mais c'était plus fort que lui. Quelque chose lui dictait ses mouvements et il ne parvenait plus à contrôler ses bras. Quand la baleine ouvrit la gueule, il ferma brusquement les yeux en se concentrant pour ne pas tirer. Croyant qu'il allait mourir, il repensa à toutes les bêtises qu'ils avaient faites, la plus grande étant l'explosion des trois-quarts d'un système solaire. Entendant alors un bruit étrange, il se risqua à ouvrir un œil, et il découvrit la baleine en train de grossir. Comprenant soudain ce qu'il allait se passer, il plongea subitement derrière le module, sous le regard ahuri de Sheppard qui comprit que quelque chose se passait parce que la courbe bleue faisait des trucs étranges. Les graphiques disparurent soudain sans faire le moindre bruit, alors que pour le scientifique, un magnifique big bang retentit. Il resta là jusqu'à ce que Sheppard vienne le voir.
- Rodney ?
- Sheppard ?
- Que s'est-il passé ?
- Elle a explosé. La baleine a littéralement explosé.
- Vous l'avez fait exploser ? Vous n'aviez pas moins dangereux ? Mon clown m'a à peine frôlé et j'ai une coupure sur la joue et vous, vous faîtes exploser une baleine. Vous le faite exprès ou vous voulez vraiment y rester ?
- Oh ça va ! Je ne m'attendais pas à ce que ça fasse ça. Et je n'ai rien, je me suis caché derrière le module. Maintenant, deuxième étape.
- Ne soyez pas trop enthousiaste. Je doute que ce soit aussi facile. Ni même pareil. Est-ce qu'il faut seulement retoucher la machine ?
- Je ne sais pas. Et pour le moment, j'ai faim.
- Rodney !
- Je sais. Mais je ne pourrais pas réfléchir tant que je n'aurais pas mangé. Je peux ?
- Une seule barre. Elles sont toutes aux chocolats, ça vous ira ?
- C'est parfait. Ce sont mes préférées.
- Je sais. C'est pour ça que j'ai pris celles-là. J'ai gardé celles aux fruits.
- C'est gentil d'avoir penser à moi, colonel.
- Eh bien sinon, vous auriez été infect.
McKay fit la moue et ne vit pas le petit sourire de Sheppard. Il ne lui avait pas vraiment laissé les barres aux chocolats pour la raison qu'il lui avait donné, mais si le scientifique apprenait qu'il l'avait fait juste parce qu'il savait que ce simple fait le rendrait heureux, il aurait vraiment été infernal. Et pour sortir, il avait besoin d'un McKay suffisamment content pour comprendre ce qu'il faisait, pas faisant des sous-entendus fallacieux. Le militaire sortit de sa rêverie lorsqu'il vit l'astrophysicien se remettre au travail.
- Alors, c'est quoi la suite du programme ?
- Je n'ai pas tout compris mais j'en sais suffisamment en langue ancienne pour savoir qu'il faut attendre la prochaine illusion. J'ai aussi compris que la machine ne se serait pas mise en route si un seul d'entre nous avait été dans cette pièce.
- Il faut faire attention. Donnez-moi mon arme, je vous donne mon 9mm.
- Pourquoi ?
- Il faut qu'on se protège et je sais que vous tirez mieux avec une arme plus petite.
- Je ne tire pas mieux. Je crois même que c'est pire.
- Justement, si c'est moi que vous visez, je suis à peu près sûr que vous me raterez.
- Et vous ?
- Les reines Wraiths ont du mal à me contrôler, alors je ne me laisserais pas faire avec une simple illusion. Il faut donc attendre ?
- Oui.
- Alors attendons.
Sheppard se retourna et alla s'asseoir contre un des murs. McKay regarda autour de lui et fini lui aussi par s'asseoir au pied du mur, non loin du militaire.
Alors, verdict ?
Prochain chapitre vendredi
