Voici le deuxième chapitre des Prodiges des Valar, je l'ai corriger du mieux que j'ai pu toute seule et j'espère vraiment qu'il vous plaira.
Les personnages ne m'appartiennent pas, ils sont tous au grand Tolkien, en dehors mes OC.
Bonne lecture ! ^^
Chapitre 2.
Un départ rapide qui aurait dû être discret.
Sous les conseils de Gandalf, Elërinna alla dans sa chambre préparer ses affaires de voyage. Elle avait pris un sac en bandoulière dans Cul-de-Sac puis avait commencer à ranger le peu d'affaire qu'elle avait dedans pour ensuite s'attacher les cheveux en une queue-de-cheval à l'aide d'une petite lanière en cuir. En réalité, elle n'était pas vraiment sûre à cent pour-cent de ce qu'elle faisait. Elle était consciente qu'il y aurait certainement du danger sur la route, mais l'envie de retrouver ses frères étaient beaucoup trop grande et puis, la jeune femme ne devait pas se mentir, même si elle était peureuse et angoissée des choses inconnus, elle aimait le voyage et l'aventure. Avant que ses parents meurent, elle était allée en Afrique avec eux et avec ses frères, ils avaient été en voyage en Amérique, en Corée et au Japon. Donc, le voyage ça la connaissait un peu et son sens de l'orientation n'était pas nul contrairement à celui de Fabian. Trop prise dans la préparation de son sac, Elërinna n'avait pas remarquer que le magicien avait éteint la quasi-totalité des bougies qui éclairait la maison et que maintenant cette dernière était plongée dans le noir complet. Ce n'est qu'après avoir posé son sac, son carquois et son arc près de l'entrée de la pièce qu'elle occupait depuis un peu plus d'une semaine que l'argentée se rendit compte des actions de Gandalf. Levant les yeux au ciel devant la mise en scène du vieil homme, Elërinna alla attendre dans la cuisine comme il lui avait demandé, pour patienter le temps que Frodon et lui parle de quelque chose d'important.
Quand le Hobbit rentra à Cul-de-Sac, quelques instants plus tard, elle l'entendit discuter avec Gandalf, d'une sorte d'anneaux qui révèle un message une fois plonger dans le feu. Le magicien avait l'air sur ses gardes au moindre bruit provenant de l'extérieur. Alors qu'il traduisait ce qui était écrit sur le soit disant anneau, Elërinna s'étouffa presque avec son thé alertant le Hobbit et le magicien qui se tournèrent vers elle.
- Désolée, mais ça fais flipper votre truc, articula-t-elle après avoir arrêté de tousser.
- Elërinna ça va ? Tu n'as pas eu trop peur ? demanda Frodon qui s'approcha d'elle.
- Non ça va mais éloigne ça de moi ! Je n'aime pas son odeur !
L'argentée fixa en grimaçant l'anneau que le maître de Cul-de-Sac posa au milieu de la table en bois, elle ne savait pas pourquoi ni comment, mais l'odeur que dégager le bijou lui donner envie de vomir. Peut-être que c'était grâce à son pouvoir et à l'odorat plus développé du félin qui vivait en quelque sorte en elle. Il faudrait peut-être qu'elle lui trouve un nom d'ailleurs...
- Voici l'anneau unique, déclara sombrement Gandalf qui s'était assis en face d'elle. Forgé par Sauron, le seigneur des ténèbres, dans les flammes de la montagne du destin. Il a été pris par Isildur, de la main de Sauron lui-même.
- C'est le seigneur des ténèbres dont tu m'as parlé quand tu m'expliquais un peu l'histoire de la Terre du Milieu ? fit l'argentée au Hobbit qui hocha la tête en servant deux tasses de thé de plus.
- Bilbon l'a trouvé, dans la caverne de Gollum, lâcha Frodon à voix haute.
- Oui, pendant soixante ans, l'anneau est resté tranquillement en possession de Bilbon. Prolongeant sa vie et retardant sa vieillesse, expliqua le magicien qui fixait l'anneau avec effroi. Mais c'est fini Frodon, le mal gronde dans le Mordor, l'anneau c'est réveiller, il a entendu son maître l'appeler.
- Mais il a été détruit ! Sauron a été détruit ! rétorqua le Hobbit, peu sûr de ses paroles.
- Non Frodon... répondit lentement Gandalf. L'esprit de Sauron a survécu, car sa force vitale et liée à l'anneau et l'anneau n'a pas été détruit. Sauron est de retour. Ses Orques se sont multipliés, sa forteresse à Barak-Dûr a été rebattit sur les terres du Mordor. Sauron n'a besoin que de cet anneau pour recouvrir les terres de ce monde de ténèbres. Il le cherche, il le cherche, toutes ses pensées sont fixées sur lui. Car l'anneau aspire plus que tout à retourner au doigt de son maître. L'anneau et le seigneur des ténèbres, ne font qu'un, Frodon. Il ne doit jamais le trouver.
En entendant cela, le Hobbit se leva d'un bon en prenant l'anneau dans sa main, faisant sursauter Elërinna qui, buvant les paroles du magicien, ne s'attendait pas à cela.
- Très bien, déclara alors le brun en partant de la cuisine, suivit de près par le magicien et la Cilmë. Mettons-le de côté, cachons-le et ne parlons plus jamais de lui. Personne ne sait qu'il est ici, n'est-ce pas ?
Face au mutisme de Gandalf, Frodon se retourna vers les deux plus grand qui avaient dû se baisser pour passer de la cuisine au salon. La Prodige s'écarta un peu dans la pièce pour aller se réchauffer près de la cheminée, elle sentait qu'en acceptant la proposition du magicien pour suivre Frodon dans son futur voyage, elle s'était mis dans une merde pas possible, mais elle n'arrivait pas à trouver la raison de ce pressentiment.
- Répondez Gandalf... demanda Frodon.
- Il y a quelqu'un d'autre qui savait que Bilbon avait l'anneau, répondit finalement le vieil homme. J'ai cherché partout cette créature, ce Gollum, mais l'ennemi l'a trouvé avant moi. J'ignore combien de temps ils l'ont torturé mais parmi les cris sans fin ils ont discerner deux mots. La Comté, Sacquet.
- « La Comté » « Sacquet » ... Mais ça pourrait les mener ici ! s'écria le hobbit. Prenez le Gandalf ! Prenez-le ! Je vous le donne.
- NON ! s'exclama Elërinna sans savoir pourquoi. Frodon, Gandalf ne doit pas le prendre.
- Elle a raison, ne me tentez pas Frodon, je n'ose le prendre, même pour le mettre en sûreté. Vous comprenez, Frodon, j'utiliserai cet anneau en souhaitant faire le bien, mais à travers moi, il pourrait atteindre un pouvoir trop grand et trop terrible à imaginer.
- Mais il ne peut rester dans la Comté !
- Non, en effet et Elërinna sera là pour vous aider.
C'est à cet instant, qu'Elërinna compris toute la dangerosité dans quoi elle s'était embarquée. Gandalf lui avait demandé de partir avec Frodon pour veiller sur lui, car certainement qu'il savait que sûr elle, l'anneau ne ferait rien, car elle avait sans le savoir, la protection de dieux de la Terre du Milieu, voilà pourquoi elle avait cette marque sur sa main. Quand elle disait qu'elle s'était mise dans la merde et toute seule en plus.
Après quelques recommandations de Gandalf, Frodon se précipita dans tout Cul-de-Sac pour prendre le nécessaire pour leur départ précipité. Elërinna de son côté, alla dans la chambre d'ami qu'elle occupait pour récupérer son sac qu'elle plaça en bandoulière sur ses épaules et pour s'équiper pour la première fois de son arc et de son carquois. En retournant dans la cuisine, prête, elle trouva Frodon qui emballer de la nourriture et Gandalf qui lui donner des indications de route.
- Vous devez quitter la Comté, rendez-vous au village de Bree.
- Bree ? Bon et vous ?
- Moi, je vous attendrai à l'auberge du Poney Fringuant, expliqua Gandalf alors que la Prodige ouvrait son sac pour que le Hobbit y mette également des vivres.
- L'anneau sera en sûreté là-bas ?
- Je l'ignore Frodon... avoua Gandalf. Je n'ai aucune réponse. Il faut que je voie le supérieur de mon ordre qui a la fois, sage et puissant. Croyez moi Frodon, il sera quoi faire.
- Et toi Elërinna, tu viens réellement ? Mais c'est bien trop dangereux ! s'exclama finalement Frodon en comprenant enfin que l'argentée avait préparé ses affaires.
- Frodon, dangereux ou pas, je n'ai nul par où aller et je préfère venir avec toi pour t'aider plutôt que de vivre sans avoir rien à faire, répondit-elle doucement avec un sourire doux.
Le Hobbit eu lui aussi un sourire avant de lui serrer brièvement la taille puisqu'il n'était pas plus haut que cela. Elërinna et lui allèrent ensuite dans l'entrée Cul-de-Sac pour prendre de quoi se couvrir.
- Vous devez abandonner le nom de Sacquet, car cela pourrait être dangereux hors de la Comté. Ne voyagez que de jour, et rester loin de la route, termina d'expliquer le magicien en donnant un bâton de marche au plus petit.
- Nous pouvons aisément couper à travers champs, fit Frodon en glissant l'anneau dans une des poches avant de son vêtement. Gandalf eu un sourire en le voyant ainsi prêt.
- Ah, mon cher Frodon, les Hobbits sont vraiment de surprenantes créatures. On peut apprendre tout ce qu'il y a savoir sur leur coutume en un mois et cependant, au bout de cent ans, ils peuvent encore vous surprendre.
La réflexion du magicien fit sourire Frodon alors cas côté de lui, Elërinna eu un petit rire amusé en sachant que même si elle n'était ici que depuis peu de temps, les Hobbits l'avaient particulièrement surprise avec leur coutume et leur joie de vivre quasiment constante. Gandalf allait leur dire quelque chose d'autre quand un craquement sous la fenêtre ouverte du salon les fit sursauter. Tous les trois se tournèrent vers la source du bruit et le magicien empoigna son bâton.
- Baissez-vous !
Sans ce le faire redire deux fois, le brun et l'argentée se couchèrent au sol tout en observant le vieil homme s'approcher de la fenêtre, son bâton devant lui et prêt à se défendre. Elërinna sentit les battements de son cœur s'accéléraient, pas vraiment prête à faire face maintenant à un quelconque ennemi. Gandalf frappa dans les fleurs sous la fenêtre à l'aide de son bâton et ils purent tous les trois entendre un gémissement de douleur. Elërinna arrêta même de respirer sans s'en rendre compte. Le magicien lâcha son bâton et passa ses deux bras par la fenêtre pour empoigner quelque chose dehors. C'est un Hobbit châtain et corpulent qu'il souleva pour le plaquer contre la table, soulageant la jeune femme qui, si la situation n'avait pas été aussi sérieuse, aurait pu dire que cette scène aurait pu être le début d'un Yaoi mettant en scène un couple assez particulier.
- Sam Gamegie ! Vous étiez aux écoutes à la fenêtre !
- Je n'étais pas à l'écoute de la fenêtre votre seigneurie, j'étais à la coupe de la pelouse, sous la fenêtre, se défendit le jardinier. Je vous jure.
Frodon et Elërinna se relevèrent, une expression soulager sur leurs visages qui étaient quelques secondes plutôt figés d'horreur à l'idée qu'un sbire de Sauron puisse déjà être là.
- N'est-il pas un peu tard pour entretenir la pelouse ? questionna Gandalf en se redressant, poing sur les hanches.
- J'ai entendu des voix...
- Qu'avez-vous entendu ? Parlez ! s'exclama-t-il menaçant.
- Rien d'important, s'empressa d'expliquer le Hobbit en bégayant. J'ai entendu des choses sur un anneau, un seigneur des ténèbres et un peu sur la fin du monde. Mais pitié votre seigneurie Gandalf, ne me faites pas de mal, ne me transformer en quelque chose de pas naturel.
- Non ! fit lentement le magicien amusé en échangeant un regard avec la Cilmë et le Hobbit qui souriaient d'indulgence. Peut-être... J'ai mieux en ce qui vous concerne.
oOoOoOoOo
oOoOo
oOoOoOoOo
C'est à l'aube qu'ils quittèrent Cul-de-Sac après que Sam ait été faire ses bagages pour suivre Frodon, Elërinna et Gandalf. Le magicien récupéra son cheval qu'il avait laissé à une écurie de Hobbitebourg, puis ils commencèrent à traverser une partie de la Comté tous les quatre, pour arriver dans une forêt encore dans les limites de la région. Ayant de plus grande jambe que les deux semi-homme, la Prodige était souvent devant avec le magicien, mais elle s'arrêtait régulièrement pour attendre les deux plus petits, qui malgré leurs petites jambes, avaient tout de même une marche rapide.
- Tous les trois, faite attention, les prévint Gandalf une fois bien enfoncé dans la forêt. L'ennemi à de nombreux espions à son service, des oiseaux, des bêtes. Est-il en sûreté ? demanda-t-il à Frodon qui plaça sa main sur l'une de ses poches. Ne le mettez pas au doigt, car les serviteurs du seigneur des ténèbres sont attirés par son pouvoir, surtout n'oubliez pas Frodon, l'anneau essaye de revenir à son maître. Il veut être retrouvé.
Sûr ces paroles, particulièrement rassurantes pour le trio, que la Cilmë et les deux Hobbits formaient, que le magicien monta sur son cheval pour partir au triple galop. À côté de ses deux nouveaux amis et compagnons de voyage, Elërinna avala difficilement sa salive, se demandant si elle n'aurait pas mieux fait de rester au Paradis. Une fois Gandalf assez loin pour disparaître de leurs champs de vision, le trio entendit des cris d'oiseaux et des craquements dans la forêt qui les firent frissonner. Ils s'échangèrent tous les trois des regards incertains.
- Bon et bien, c'est parti ?
L'argentée proposer ça sur un ton léger et sûre d'elle, mais au fond de son cœur, elle n'avait qu'une envie, c'était de partir en courant. Mais elle ne le ferait pas, pour Frodon et puis pour l'espoir de revoir ses frères un jour.
Ils marchèrent à travers la Comté d'un pas rapidement sans beaucoup parler, Frodon était devant car, c'est lui qui connaissait mieux la géographie de l'endroit et Elërinna marchait à l'arrière pour éviter de distancer les deux Hobbits et de se retrouver seule et paumée comme une idiote, car elle en serait encore bien capable. Ils croisèrent peu d'habitations Hobbits et de Hobbits même, puisque comme leur avait dit Gandalf, ils coupèrent toujours à travers champs se débrouillant pour ne pas aller sur la route et pour se trouver à bonne distance de ces dernières. La découverte des paysages de son nouveau monde, fit du bien, en quelque sorte, à Elërinna. Ça lui permettait d'une certaine manière, d'oublier qu'ils étaient certainement poursuivis par des monstres horribles travaillant pour le grand méchant de ce monde qui normalement aurait dû être mort et enterré depuis des années. Au grand étonnement de la jeune femme, elle ne ressentait ni ne fatigue et ni point de côté comme elle l'aurait ressenti normalement avec son ancien corps sur Terre. Était-ce là l'une des qualités que Nessa lui avait donner lorsque Oromë et elle lui avait donner son don de métamorphose ? Elërinna l'espérait, car dans sa vie d'avant, elle était totalement nul en sport. Cependant, ses nouvelles capacités d'endurance et d'agilité furent rapidement oubliées par l'argentée quand ils arrivèrent au début d'un champ à côté d'un épouvantail où trois corbeaux les observait et failli tomber quand Sam s'arrêta juste devant elle.
- Ça y est... déclara le Hobbit aux cheveux châtains faisant se retourner le brun et intriguant l'argentée.
- Ça y est quoi ? demanda Frodon.
- Encore un pas de plus et se sera l'endroit le plus éloigné de chez moi ou je n'ai jamais été.
Frodon rebroussa chemin jusqu'à son meilleur ami tandis que derrière eux, Elërinna avait un sourire compatissant pour le plus petit. D'une manière ou du autre, elle savait ce que ça faisait d'être vraiment loin de chez soi.
- Allez viens Sam, fit le brun en lui déposant une main sur l'épaule. Tu te rappelles ce que Bilbon nous disais ? « Il fort dangereux Frodon, de sortir de chez soi, on prend la route et s'il on ne regarde pas où l'on met les pieds, on ne sait pas jusqu'où cela peut non mener ». Pas vrai Elërinna ?
- Oh que oui ! répondit la jeune femme en recommença à marcher. Regarde-moi ! Je suis très, très, très loin de chez moi.
Les deux Hobbits lui firent un sourire gêné, mais le sourire, vrai et sans arrière-pensée de l'argentée, les apaisa. C'est donc avec le sourire, qu'ils reprirent leur route à travers les champs de blé et de maïs cultivés par les agriculteurs Hobbits.
Ce n'est qu'en fin d'après-midi qu'ils s'arrêtèrent pour préparer le dîner du soir. Sam, qui s'improvisait cuisinier, fumé sa pipe en même temps que Frodon qui était installer sur un arbre. Elërinna de son côté, était assise en tailleur, méditant pour essayer de se transformer en léopard, ses deux essaient avaient été bien trop court à son goût.
- Tu vas faire ça maintenant Elërinna ? demanda Frodon depuis son arbre.
- Oui pourquoi ? Comme ça, Sam pourra voir lui aussi un Léopard des Neige pour la première fois de sa vie.
- C'est un animal dangereux ? s'enquit le châtain inquiet.
- Pas tant que... C'est qui qui chante ? se coupa elle-même l'argentée.
Tout comme leur amie, les deux Hobbits tendirent l'oreille et effectivement, un chant s'élever à travers les arbres. Elërinna n'avait jamais entendu un tel chant et pourtant dieu seul sait à quel point elle était mélomane avant de mourir sur terre. Dans son ancienne maison, elle avait obligé ses frères à remplir une étagère de plein de CD de musique.
- Ce sont des Elfes des bois, fit Frodon heureux pour une raison que l'argentée ignorer.
Souriant et intrigués, les deux Hobbits se précipitèrent dans la direction du champ. Elërinna leva les yeux au ciel avec un sourire en coin, elle enleva la casserole en fonte d'un autre âge du feu et la recouvrir de tel manière pour que rien ne vienne dessus et c'est en courant qu'elle rejoignit les deux semi-hommes qui avaient déjà pris de l'avance. Elle les retrouva accroupie derrière un tronc d'arbre coucher sur le sol et recouvert de mousse. Se mettant à genoux près d'eux, l'argentée observa la route devant eux. Des personnes, habillaient de couleur froide, montant soit des chevaux blancs où allant à pied, se suivaient et portaient parfois un étendard flottant doucement grâce à la légère brise de vent présente.
- Ils s'en vont au Havre, bien au-delà des tours blanches, déclara Frodon en les regardant. Les Havres Gris.
- Pourquoi ? demanda Elërinna en murmurant, fixant elle aussi la race la plus belle physiquement de la Terre du Milieu.
- Ils quittent la Terre du Milieu... commença Sam.
- Pour ne jamais y revenir, termina Frodon.
- J'ignore pourquoi, mais ça me rend triste.
- Parce que c'est triste d'une certaine manière... du reconnaître l'argentée, même si elle ne savait pas pourquoi les Elfes quitter ce monde.
Ils regardèrent les Elfes encore un peu et Elërinna les compara à ceux dont elle se souvenait grâce aux jeux vidéo. Ceux de son jeu préféré, World of Warcraft avaient soit de longue oreilles pointues et des sourcils beaucoup trop longs, des yeux brillants et aussi pour les Elfes de Nuit, des couleurs de peau allant du gris aux mauves foncé. Les Elfes de la Terre du Milieu étaient totalement différents, ils étaient très semblables aux humains en dehors de leurs petites oreilles en pointes et de leur beauté irréelle. Elërinna les trouvaient magnifiques... En dehors d'une chose. La plupart d'entre eux étaient blonds platines. Et elle avait un gros problème avec les gens à la couleur de cheveux blond platine qu'elle ne trouvait pas du tout naturel. Bien que maintenant, avec ses cheveux couleur argent, elle n'avait pas vraiment son mot à dire. Ils retournèrent finalement à leur campement improvisé pour manger et se reposer. Elërinna, pas du tout habituée à marcher toute la journée et à dormir à la belle étoile, eu beaucoup de mal à trouver le sommeil. Enfin, elle l'aurait trouvé plus facilement, si l'ombre d'une menace grandissante ne planait pas sur eux depuis leur départ de Cul-de-Sac.
- N'importe comment que je me mette, y'a une racine qui me laboure le dos ! se plaignit le jardinier en se tournant non loin d'elle, à la recherche d'une position confortable.
- Tu n'as cas fermer les yeux et imaginer que tu es bien installé dans tout lit, murmura Frodon tourné sur le côté. Avec un oreiller en plume et un bon matelas moelleux.
Il y eu un moment de silence, pendant lequel Elërinna se pelotonna un peu plus dans sa couverture et priant pour que la nuit passe rapidement, avant que la voix de Sam s'élève un nouveau dans le campement, la faisant pouffer de rire.
- Ça ne marchera pas Monsieur Frodon. Je n'arriverai pas à m'endormir ici.
- Moi non plus Sam, répondit simplement le brun.
À nouveau, le silence se fit sur leur campement et l'argentée ferma les yeux, s'imaginant être dans un endroit différent quand pleine forêt, coucher sur le sol et en train de presque claquer des dents de froid. Les bras de Morphée l'accueillir plusieurs minutes plus tard, mais son sommeil fut agité par beaucoup de cauchemars dont elle ne se souvenait plus en se réveillant le lendemain matin à l'aube en étant secoué par Frodon.
oOoOoOoOo
oOoOo
oOoOoOoOo
Ils marchaient dans un champ de maïs depuis ce qui semblait être des heures, Elërinna n'était pas sûr à cent pour-cent puisque les montres et les téléphones, c'étaient pas encore ça ici, et franchement, elle se demandait si ces champs avaient une fin. Marchant toujours derrière Sam, elle bâilla à s'en décrocher la mâchoire, sa nuit avait été mauvaise, très mauvaise et elle n'avait pas beaucoup d'espoir sur le fait que les autres à venir soient meilleures. Sam et elle émergèrent des épis de maïs sur un chemin, toujours dans le champ, tracé par de nombreux passages d'objet agricole.
- C'est moi où Frodon est aux abonnés absents ? fit la jeune femme, voyant que sur le petit chemin de terre, ils n'étaient que tous les deux.
Une pierre tomba dans l'estomac de l'argentée alors que Sam, paniqué par sa remarque, se retourna vers elle pour regarder si Frodon n'était pas derrière eux sur l'autre parti du chemin.
- Monsieur Frodon ?
- FRODON ?! s'écria Elërinna.
Ne recevant aucune réponse de la part du Hobbit aux cheveux noirs, ils se mirent tous les deux à courir vers l'avant en espérant tomber sur Frodon. Ni Elërinna ni Sam n'avaient oublié la menace qui peser sur eux depuis qu'ils étaient partis et surtout, la Cilmë avait promis de veiller sur lui. Alors ne pas avoir Frodon, ça lui donner des cheveux blancs. Ironie, puisqu'elle avait déjà des cheveux de couleur argent...
- Frodon ?! s'exclama à nouveau Sam. Frodon ?!
C'est avec un soulagement sans nom que le Hobbit et la Prodige virent apparaître le brun dans un virage. Elërinna dépassa le châtain et se précipita vers Frodon, le cœur battant et les mains sur les hanches.
- Frodon par tous les dieux existant ne fait plus jamais ça ! Sam et moi, on a failli avoir une crise cardiaque !
- On a cru vous avoir perdu ! ajouta Sam avec soulagement.
- Qu'est-ce que vous racontez ?
- C'est juste que Monsieur Gandalf a dit une chose, répondit le jardinier légèrement gêné.
- Qu'a-t-il dit ? demanda Frodon.
- Surtout, ne le perdez pas, Sam Gamegie, alors je ne veux pas vous perdre.
- Et moi, j'ai promis de veiller sur toi.
- Mais nous sommes encore dans la Comté, que pourrait-il bien se passer ?
En même temps que le Hobbit disait cela, quelque chose les percuta violemment, lui et la Cilmë. Sous l'effet du choc, ils tombèrent sur le sol, écrasés pas une masse inconnue. Elërinna grogna de douleur en essayant de se redresser, mais c'est avec surprise qu'elle découvrit le visage de Merry qui la regarder tout aussi surpris qu'elle. À côté d'eux, c'est Pippin qui écrasait Frodon. Regardant brièvement autour d'eux, la jeune femme remarqua que plein de légume divers étaient éparpillés près deux.
- Je ne sais pas moi, fit Elërinna pour répondre à la question de son ami qui avait été posée juste avant qu'ils se retrouvent étalés sur le sol. Une attaque de cousins Hobbits voleurs de légumes ? proposa-t-elle hilare. Merry, je sais que je suis aussi confortable qu'un oreiller en plume, je n'en doute pas une seule seconde, mais tu m'écrases un peu.
- Frodon... Merry, c'est Frodon ! sembla comprendre Pippin.
- Désolée Elë... Bonjour Frodon ! s'exclama joyeusement Merry qui se relever et qui offrit sa main pour aider la jeune femme.
- Lâchez-le ! râla Sam qui attrapa Pippin par le col de ses vêtements pour l'éloigner de Frodon. Relevez-vous Frodon.
- Que veut dire tout ceci ? demanda le brun en voyant tous les légumes que les deux cousins avaient commencer à leur mettre dans les bras.
- Vous avez visité les cultures du Père Madote ! s'écria Sam abasourdi.
Derrière eux, un chien commença à aboyer alors qu'au-dessus des hauts épis de maïs ils purent tous voir le début d'une faux les menacer avec la voix d'un Hobbit qui leur hurler des choses qu'Elërinna ne pris même pas le temps d'écouter. Alors que Merry attrapé Frodon par l'épaule pour commencer à courir, l'argentée jeta en même temps que Sam les légumes voler que Pippin venait de leur mettre dans les bras pour partir en courant à leur suite.
- Pourquoi est-il si énervé ? se demanda Pippin alors qu'ils se frayaient un chemin à travers le champ. Il ne s'agit que d'une botte de carotte ou de quelques choux ! Et aussi les trois sacs de pomme de terre que nous avons emprunter la semaine passer ainsi que les champignons de la semaine d'avant.
- Oui Pippin, si tu veux mon avis ça réaction est démesurée ! approuva Merry.
- Démesurée ?! s'exclama Elërinna septique. Mais dans mon monde, c'est direct au trou !
Regardant derrière elle pour voir s'ils étaient toujours poursuivis, ce qui était le cas, la jeune femme percuta Frodon, qui s'était arrêter. Perdue, elle allait leur demander ce qu'ils faisaient quand Sam la percuta à son tour. Comme une réaction en chaîne, ils tombèrent tous les cinq en-avant.
Elle ne savait pas comment leur descente brutale s'était déroulé, mais dans tous les cas, et heureusement pour elle, Elërinna était au-dessus de quatre Hobbits. En fait, elle ne savait pas si elle devait s'estimer heureuse ou bien se pendre sur-le-champ... Alors qu'en dessous d'elle, les semi-hommes gémissaient de douleur, l'argentée roula sur le côté pour pouvoir se relever. S'appuyant sur sa main gauche pour se mettre debout, elle grimaça de douleur. Dans leur chute, son poignet avait dû se tordre... Elle n'était pas médecin, mais elle espérait que ce ne soit pas trop grave. Si Fabian ou Alexandre avaient été là, ils auraient pu lui dire tout de suite, puisqu'ils avaient tous les deux fait médecine et qu'ils allaient devenir médecins... Enfin, Fabian l'était déjà, dans la recherche plus précisément et Alexandre lui faisait sa troisième année, avant qu'ils ne meurent... Ses frères lui manquaient, plus que la technologie.
- Ouh... Ce n'est pas passé loin, fit la voix de Pippin.
- Je crois que je me suis cassé quelque chose...
Immédiatement, la jeune femme se tourna vers Merry, blanche comme un linge, mais elle se détendit en voyant que ce n'était qu'une carotte couper en deux qu'il sortait de sous son dos. Elle soupira de soulagement, ils étaient dans de beaux draps si quelqu'un avait sérieusement quelque chose de casser.
- Fiez-vous à un Brandebouc et un Touque ! marmonna fortement Sam en se relevant.
- Pardon ? s'insurgea Merry. Ce n'était qu'un détour, un raccourci.
- Un raccourci pour où ?
- Des champignons ! s'exclama Pippin toujours au sol en regardant droit devant lui.
Elërinna leva les yeux au ciel et se débarrassa de la terre présente sur ses vêtements tout en remettant correctement son arc et son carquois dans son dos, heureusement, ces derniers n'étaient pas esquintés. La jeune femme soupira puis fit tourner son poignet pour voir l'étendue des dégâts sur ce dernier. Elle grimaça une nouvelle fois, le moindre geste, un peu trop appuyé lui faisait mal. Par tous les dieux, faite qu'il n'enfle pas dans les prochaines heures.
- Nous devrions quitter la route, lâcha innocemment Frodon.
- Quitter la route... ?
En répétant ces trois mots, le sang de la Prodige se glaça dans ses veines. La route... Gandalf ne les avaient pas prévenus de ne SURTOUT PAS s'approcher de la route ?! Le visage d'Elërinna perdit à nouveau toute couleur alors qu'avec automatisme elle se tournait vers Frodon qui la fixa en retour. Ils avaient compris la même chose.
- Il faut quitter la route ! s'écria Elërinna, mais trop occuper avec leur champignon, les trois autres Hobbits ne l'écoutèrent pas.
- Faite ce qu'elle dit ! cria à son tour le brun. Quittez la route ! Vite !
Tous les cinq sautèrent dans le talus en contre bas de la route et se cachèrent sous les racines d'un arbre. L'argentée ne savait pas si s'était bien et si c'était propre, mais à cet instant elle s'en fichait comme de sa première culotte. Collée contre Frodon, elle ferma étroitement les paupières en se tassant sur elle-même. Plus grande que les Hobbits, on avait plus de chance de la voir. Son souffle se bloqua quand elle entendit au-dessus d'eux, les bruits particuliers de sabot claquant contre la terre sèche de la route. Un cheval s'arrêta juste à côté des racines de l'arbre, faisant se figer les quatre semi-hommes. Si la forêt avait été pleine de bruit provenant de divers animaux quelques minutes plus tôt, ce n'était plus le cas maintenant, il régnait maintenant un silence de mort. Le silence complet n'avait jamais plus à Elërinna. Certes, elle aimait être au calme, sans entendre un seul cri, mais... il lui fallait toujours un bruit de fond ou bien la présence d'un être vivant non loin d'elle pour ne pas devenir parano. Par exemple, quand ses deux frères aînés étaient à la fac ou à l'hôpital, que c'était les vacances scolaires, que son cadet partait jouer avec ses amis, Elërinna ne pouvait pas rester seule dans leur appartement. Le silence complet la rendait mal à l'aise, c'est pour ça que pour son quinzième anniversaire, ses frères sachant qu'elle aimait rester à la maison quand ils n'étaient pas là, lui avaient offert un chat. Ça lui avait permis d'être moins seule. Mais là, même la présence des quatre Hobbits près d'elle n'arrivait pas à la faire se sentir bien. La présence malfaisante qui était au-dessus d'eux, attendant le moindre bruit pour leur sauter dessus, lui donner envie de devenir une petite souris. Alors que la jeune femme avait toujours les paupières étroitement fermées en s'accrochant fermement au bras de son ami Hobbit, elle sentit quelque chose ramper sur son épaule et ses pieds, mais trop paralysée par la peur d'être découvert, elle n'osa pas ouvrir les yeux pour voir ce que c'était. À coup sûr, c'était un insecte immonde et elle ne voulait pas se griller en hurlant de dégoût. Contre-t-elle, elle sentit le bras de Frodon bouger puis une odeur horrible lui agressa les narines, ce qui lui permit de rouvrir les yeux, alarmé. Le Hobbit, allait mettre l'anneau à son doigt sans certainement s'en rendre compte en vue de ses paupières fermé. Sam, qui était entre Merry et Pippin fut plus rapide qu'elle et le secoua fermement.
- Frodon ! murmura-t-il tout bas en lui retenant son bras gauche.
Soupirant de soulagement Elërinna vit Frodon revenir à lui et cacher l'anneau alors cas côté d'eux, Pippin eu l'intelligence de faire diversion, comprenant que la chose au-dessus d'eux n'était pas amical. C'est le sac en toile rempli de champignon qui servit de diversion et qui leur permis de s'enfuir à travers la forêt alors que la chose qui les chercher lâcher un cri tellement perçant que cela failli crever les tympans de l'argentée.
- Qu'est-ce que c'était ?! demanda Merry alors qu'ils étaient plus enfoncés dans le bois.
Elërinna observa les alentours, particulièrement effraie par ce qu'il venait de passer, mais aussi par les bêtes qui avaient grouiller près de ses pieds tout à l'heure, elle en frissonnait encore d'horreur. La même odeur que tout à l'heure lui pris à nouveau les narines et, sa seule réaction fut de feuler comme l'aurait fait un félin.
- Range ça Frodon ! grogna-t-elle en fixant l'anneau dans la main du brun. L'odeur est tellement horrible que j'en ai la nausée.
C'était vrai, à chaque fois que le Hobbit avait sorti l'anneau, ça lui donner envie de vomir, comme si le bijou voulait l'éloigner de lui. Était-elle une menace pour Sauron pour que l'anneau lui donne autant envie de rendre son repas ? À cet instant, Elërinna n'en savait absolument rien et elle préféra mettre cette remarque dans un coin de son cerveau puisque ce n'était pas vraiment le moment de se poser des questions sur le pouvoir de l'objet maléfique.
La nuit tomba rapidement et ils ne s'arrêtèrent pas pour manger, ce qui ne gêna personne dans leur petit groupe de cinq qu'ils formaient. Au loin, ils entendaient encore les hurlements des choses qui les poursuivaient et ça leur donna assez peur pour ne pas se préoccuper de leur estomac, mais plutôt de la distance qu'ils devaient mettre entre eux et ces monstres montant des chevaux.
- Vous voyez quelque chose ? demanda Sam alors qu'ils se cacher derrière des arbres, surveillant les alentours.
- Non rien... répondit Frodon.
- Qu'est-ce qui se passe ? fit Pippin à bout de souffle.
- Ce cavalier noir est en train de chercher quelque chose ou quelqu'un, compris Merry, visiblement le plus vif des deux cousins de Frodon. Frodon ?
- Baissez-vous !
À l'alerte du jardinier, ils se couchèrent tous au sol, le cœur tambourinant dans leur poitrine. Au loin, ils purent discerner grâce au rayon de la lune, la silhouette d'un des cavaliers noirs les poursuivant. Elërinna eu un mouvement de recul, d'ici elle pouvait sentir l'odeur de ce monstre, cette dernière était presque identique à celle qu'avait l'anneau, en moins prononcée.
- Je dois quitter la Comté. Elërinna, Sam et moi, nous nous rendons à Bree, expliqua rapidement Frodon.
- Très bien, le bac de ChâteauBouc, suivez-moi ! leur ordonna Merry qui visiblement, connaissait mieux cette partie de la Comté que les autres.
Ils hochèrent tous de la tête et ce fut reparti pour une sprinte à travers les arbres de la forêt. Cependant à peine avaient-ils fait quelque mètre qu'Elërinna se figea sur place, le visage tordu dans une expression d'horreur. Elle s'entait à nouveau l'odeur des cavaliers noirs, mais cette fois, l'odeur était beaucoup plus proche et beaucoup plus horrible.
- Ils sont là… arriva-t-elle à articuler à l'adresse des Hobbits.
Au même moment, un chevalier noir sorti de derrière les arbres, devant Frodon et les autres, son cavalier poussant un cri suraigu. Alors que les Hobbits se mettaient à crier et à partir en suivant Merry, le premier réflexe que la jeune femme eue, fut de fermer les paupières et de pensée fortement à sa forme animale. Sans pouvoir s'en rendre compte tellement ce fut rapide, en mettant de côté la démangeaison et la légère douleur de la transformation, Elërinna se retrouva sous sa forme de Léopard des Neige. Tout de suite, sa vue se fit plus perçante, son ouïe plus fine et son odorat beaucoup plus développé. L'odeur de l'anneau et du cavalier la rendit quasiment malade, mais elle ignora son envie de vomir et en voyant Frodon et les autres se faire poursuivre, elle se mit à suivre le cheval. Elle ne savait pas comment encore bien utiliser son corps métamorphosé, mais la seule chose à laquelle l'argentée arriver à penser été qu'il fallait qu'elle aide ses amis. Sans y réfléchir à deux fois elle se mit à courir et une fois proche de la croupe de l'animal, elle lui sauta dessus, toutes griffes et crocs dehors. Elle mordit et griffa à tout-va alors que le cheval se cambrait et hennissait de douleur.
- Elërinna ! Attention ! lui hurla Frodon, mais avant qu'elle puisse comprendre, un violent choc contre un arbre la fit lâcher prise.
Reprenant le plus rapidement possible ses esprits, la jeune femme vit avec satisfaction la croupe du cheval en sang et ce dernier incapable d'avancer sans boiter. Avant que le cavalier ne comprenne et descende sa monture, elle se releva et couru vers les Hobbits en direction d'un grand lac.Être sous sa forme animale et courir à pleine vitesse étaient quelques choses de grisant, mais Elërinna n'en profita pas vraiment, les Hobbits étaient déjà arriver sur le pontons au bord du lac et commencer à détacher la corde qui retenait la petite embarcation sur laquelle ils allaient naviguer. Sa petite intervention sur la croupe du cheval du cavalier leur avait permis de prendre de l'avance à son grand soulagement. Les seuls qui n'étaient pas encore sur le radeau de bois étaient Frodon et elle.
- Frodon dépêche-toi ! lui hurla-t-elle en comprenant qu'il l'attendait le plus possible.
- Mais Elë...
Il fut coupé par l'arrivée d'un deuxième cavalier et l'argentée poussa un rugissement bestial, faisant sursauter le Hobbit qui repartit en courant, soit de peur à cause du coup de colère de la jeune femme sous son corps animal qui était particulièrement impressionnant ou soit à cause du cavalier, mais vraiment là, Elërinna se fichait un peu de la raison. Elle avait mal à sa patte gauche, à l'endroit où elle s'était foulé le poignet en tombant et, elle avait aussi mal aux côtes à cause de sa rencontre avec l'arbre de tout à l'heure, donc, savoir la raison pour laquelle son ami aux cheveux bruns s'était remis à courir était le cadet de ses soucis. Poussant sur ses pattes arrières, la jeune femme se remis à courir plus vite en direction du ponton. Frodon venait de sauter sur le radeau et elle était maintenant la dernière à ne pas y être encore.
- Elërinna ! Dépêche-toi ! Ils arrivent ! hurlèrent les Hobbits.
N'ayant pas vraiment le temps de savoir d'où venaient les autres cavaliers dont les semi-hommes parlaient, la Cilmë s'engagea enfin sur le ponton et sans laisser le temps au cavalier noir qui la séparait de l'eau de comprendre ce qu'elle faisait, Elërinna se ratatina sur ses pattes arrières juste derrière le cheval et elle sauta tout simplement au-dessus. Elle avait conscience que les Léopard des Neige sauter plus hauts que la plupart des autres félins peuplant la planète Terre, mais le fait qu'elle arrive à sauter au-dessus d'un cheval et de son cavalier la surprise. Bon, cependant, elle n'avait pas eu le temps de calculer la longueur de son saut et au lieu de retomber sur le radeau, qui aurait certainement couler, elle plongea tête la première dans le lac qui était glacé.
- Par Yavanna ! hoqueta Frodon en ne la voyant pas remonter. Sam, Merry, Pippin il faut plonger la chercher !
- Mais Frodon, on ne sait pas nager ! rétorqua Pippin en retenant le Hobbit.
- Et peut-être qu'elle non plus !
À peine avait-il dit ça, qu'Elërinna, toujours sous sa forme animale, remonter à la surface avec difficulté à cause de son épaisse fourrure qui malgré sa lourdeur une fois mouillée, le protégé du froid. Avec du mal, car elle n'était pas encore habituée, la jeune femme nagea jusqu'à la petite embarcation des Hobbits qui l'aidèrent à monter du mieux qu'ils purent.
- Whaouh, c'est ça un Léopard des Neige ? demanda Sam en voyant l'argentée.
- Ouép, mais là, je pense que je vais faire couler le radeau...
Sans attendre plus longtemps, Elërinna pensa fortement à reprendre sa forme humaine et en une fraction de seconde, elle se retrouva tremper jusqu'aux os et grelottante. Immédiatement, les Hobbits la couvrir de plusieurs couches de couverture qu'ils sortirent de leur sac alors que sur le bord du lac, quatre cavaliers noirs rejoignaient celui qui avait failli empêcher Elërinna de passer.
- Où peut-il bien aller traverser ? la voix de Frodon était hachée par la descente d'adrénaline.
- Au pont de Brandevin, à trente kilomètres, répondit Merry qui dirigeait leur moyen de transport.
- Hé bah, on n'est pas encore sorti du sable... ne put s'empêcher de commenter Elërinna avec ironie.
Chapitre terminé! J'espère qu'il vous a plus et n'hésitez pas à laisser une review!
Rendez- vous mercredi prochain ! ^^
