Bonjour! Merci pour les reviews. Je suis de retour pour le troisième chapitre qui je l'espère vous plaira et que je vous laisse découvrir.

Mon défi consistait à placer les 5 mots suivants : courgettes-explosions-chamallows-embrasser-tableaux dans mon texte qui avait pour thème l'arrivée à l'improviste de Mrs Holmes à Baker Street et sa rencontre avec Mrs Hudson.

Merci à Sir Arthur Conan Doyle, Mark Gatiss, Steven Moffat de nous laisser jouer avec les personnages et à Erzebeth pour la relecture et les corrections. Enjoy!

L'impromptue du 221B Baker Street

Londres. Une ville-fourmilière toujours grouillante d'activités. Dans cette ville, il y a des rues et dans ces rues, il y a des gens, des points minuscules qui s'agitent sans cesse. L'un de ces petits points se tenait devant la porte du 221B Baker Street. Ce n'était pas n'importe qui. Il s'agissait de Mrs Wanda Holmes, mère du « Gouvernement Britannique » et du seul détective consultant au monde. La vieille dame attendait que quelqu'un vienne lui ouvrir. Après un troisième coup de sonnette, Mrs Hudson apparut sur le pas de la porte.

Wanda n'avait pas besoin qu'on lui présente la logeuse de son fils et son colocataire car Sherlock, le peu de fois où elle réussissait à l'avoir au téléphone, lui parlait d'elle. Mrs Hudson n'avait pas l'air très en forme. Les yeux rougis et les traits tirés, elle faisait peine à voir :

- Bonjour madame. Je suis désolée mais si vous désirez voir monsieur Holmes, il faudra revenir plus tard, il est absent pour le moment.

- Bonjour. En effet j'aimerais beaucoup le voir. Je me présente : Wanda Holmes, sa maman.

- Oh quel plaisir de vous rencontrer ! Comme je vous l'ai dit Sherlock et John ne sont pas là pour l'instant, ils sont sur une affaire, ajouta la logeuse sur un ton de confidence. Restez donc prendre le thé avec moi.

- Merci infiniment Mrs Hudson.

Wanda suivit Martha Hudson jusque dans sa cuisine et prit place sur une chaise. Sur la table, trônait un paquet de chamallows déjà bien entamé. Mrs Hudson, qui avait suivi le regard de la visiteuse, expliqua :

- Je ne connais rien de meilleur que la guimauve. Vous en voulez ?

- Non merci, je vous les laisse.

- Sherlock ne m'avait pas du tout prévenu de votre visite. Vraiment, c'est à se demander où il a la tête parfois ! C'est toujours pareil avec lui ! Il est constamment sur une affaire ou une expérience et il en oublie l'essentiel. Je ne sais vraiment pas comment vous faisiez quand il était plus jeune…

- Ma visite est une surprise en fait. Pour en revenir à Sherlock, c'était assez simple : lorsqu'il ne voulait pas manger, il suffisait de le menacer de le priver de l'épisode du jour de Doctor Who. Cette menace l'a toujours persuadé de finir ses courgettes, ajouta Wanda avec un sourire malicieux.

- Je ne sais pas de quoi je devrais le priver pour qu'il arrête de tirer sur les murs. C'est à se demander comment il a été élevé… Sans vouloir vous offenser bien sûr.

- Sachez, Mrs Hudson, que mon mari et moi avons élevé nos fils comme nous avons pu. Croyez-vous que cela ait toujours été une partie de plaisir ?

- Je suppose que non. Avoir des enfants comme Mycroft et Sherlock peut parfois devenir une vraie malédiction.

- Mes garçons, une malédiction ? Vous dépassez les bornes madame.

- Je commence à comprendre d'où ils tiennent leur caractère en tout cas. Reconnaissez tout de même qu'ils sont plutôt du genre invivable.

- Ça suffit ! Je vais aller attendre mon fils dans son appartement.

- Et sans clés, vous allez faire comment ?

- Je… Oh et puis zut, ajouta Mrs Holmes en se rasseyant.

- Je suis désolée que vous ayez mal pris ce que je vous ai dit. Vous savez, même s'il se conduit souvent comme un gamin mal élevé, Sherlock est tout de même un homme formidable. Il a juste une capacité extraordinaire à me mettre dans des colères folles. Vous connaissez sa dernière lubie ?

- Je crains le pire.

- La peinture. Sherlock peint des tableaux. Il va à la morgue et s'amuse à peindre le ventre d'un noyé, un foie cirrhosé… Bien sûr il nous ramène ensuite ses « œuvres »…

- Seigneur ! Mon Sherly a toujours eu des passions si étranges.

- Dites-moi, quand il était petit, il faisait déjà des expériences farfelues ?

- Oh oui. Mélanger des produits pour « voir ce que ça donne mis ensemble », disséquer des animaux… Un jour, il a pris le vieux doudou que Mycroft gardait dans son lit et l'a mis à tremper dans un bain de soude. Ça a été un véritable drame quand Mike l'a découvert.

- Mike ?

- C'est le surnom que je donne à Mycroft. Il l'a en horreur d'ailleurs. Je ne comprends pas pourquoi.

- En tout cas il faudra absolument que vous voyiez ces tableaux.

- Oui. Mike m'a raconté que son frère avait eu des problèmes avec les voisins. Rien de trop grave j'espère ?

- Disons qu'ils ont fini par capituler et s'habituer. De toute façon avec Sherlock je ne sais pas si on a un autre choix. Cependant, c'est vrai qu'au début, les explosions dues aux expériences et le violon en pleine nuit ont causés quelques « frictions » avec nos voisins.

- Et John Watson ? Parlez-moi un peu de lui. Que pense-t-il de tout cela ? Mycroft m'a un peu parlé de lui mais ce qu'il m'a dit était si impersonnel. On aurait dit un rapport d'autopsie !

- Oh John est un ange ! Il fait tout pour veiller sur Sherlock ! Bien sûr il le suit dans toutes ses enquêtes. Je suis parfois tellement inquiète ! C'est dangereux. Mais tant qu'ils sont là pour veiller l'un sur l'autre, je me dis que rien de mal ne peut leur arriver.

- J'ai tellement hâte de le connaître. Ce doit être un garçon charmant s'il arrive à vivre avec mon Sherly.

Les deux vieilles dames passèrent le reste de l'après-midi à discuter. Elles qui avaient commencé par se prendre le bec se trouvèrent de nombreux points communs et passèrent ensemble un bon moment. Wanda ne regrettait vraiment pas sa visite. Vers 20h30, les deux nouvelles amies entendirent la porte d'entrée s'ouvrirent puis se refermer précipitamment. Contrairement à ce qu'elles pensaient, les deux colocataires - elles avaient toutes deux reconnu la voix de Sherlock - ne montèrent pas l'escalier qui menait à leur appartement. Elles trouvèrent ce fait étrange et, intriguées, décidèrent d'aller voir ce qui se passait. Ce qu'elles découvrirent les figea sur place : John Watson, le même dont elles parlaient tout à l'heure, était en train d'embrasser Sherlock avec avidité. Le détective, se sentant sans doute observé rompit le baiser et avisant sa génitrice s'écria :

- Maman ! Mais qu'est-ce que tu fais là ?

- Je suis venue te rendre visite mon chéri. Ton père est parti en Ecosse pour sa partie de chasse annuelle et plutôt que de m'ennuyer seule à la maison, j'ai décidé de venir voir mes deux grands garçons. Et visiblement j'ai bien fait ! Mrs Hudson, je crois que nous allons bien nous amuser durant mon séjour !

Qu'en avez-vous pensé? Pensez-vous que le défi soit relevé? Rendez-vous le 15 août pour un quatrième chapitre concocté par Erzebeth. Il y sera question de grand ménage. Je vous retrouve le 1er septembre. Bisous.