Bon, je m'excuse, avec Nowel et tout ça, j'ai oublié de poster...
Voilà donc le chapitre que vous attendiez tous: le yaoi!
Le monde t'attend
Mais en se réveillant, Lelouch fut pris d'une sorte de crise de panique. Nous ne pouvions le laisser seul et il ne nous lâchait pas ; s'il n'était pas contre moi, il était dans les bras de C.C.
Pourtant, moi aussi j'avais envie de me laisser aller ainsi, mais je ne pouvais me le permettre. Ainsi, nous avons pu quitter le territoire japonais et nous sommes allés en Britannia. Car c'était probablement le dernier endroit où on aurait pu soupçonner que Zero aurait choisi pour se cacher.
Et dans cette maisonnette perdue au milieu des rochers, nous nous occupions de soigner Lelouch. Sa fièvre durait depuis quelques jours déjà, et ne diminuait pas malgré nos soins. Moi et C.C. nous en occupions à tour de rôle, et nous prenions des nouvelles du monde, qui semblait de plus en plus lointain, grâce à un ordinateur portable que nous avions emmené.
Et le monde semblait en suspens.
OoOoO
-Le monde t'attend, Lelouch.
Sa fièvre avait commencé à descendre, et il semblait prendre conscience de la situation actuelle, et aussi à accepter ce qui s'était passé dans le monde de C. En l'entendant délirer, j'ai appris quelques unes des choses que son père lui avait dites, et de ses autres obsessions. Sa crise n'était pas surprenante.
Mais il était temps qu'il se reprenne.
-Le monde ne veut plus de Zero, ça ne sert à rien…
-Ce n'est pas de Zero que je parle, coupai-je, mais de toi, Lelouch Lamperouge, non, Lelouch vi Britannia !
-Lelouch… Britannia…
Il s'accrocha à moi en fermant les yeux. En soupirant, je le rejoignis dans son lit et je le laissai faire. J'ai posé ma main dans ses cheveux d'ébène, ses cheveux si lisses, si soyeux, les caressant doucement pour tenter de le rassurer.
-Tu vaux bien plus que le Zero que tu as créé, Lelouch.
-Je suis déjà mort deux fois, murmura-t-il. Ma vie est un mensonge. Zero est le mensonge d'un mensonge. Je veux en finir…
Je le saisis par les épaules et je le secouai violemment – la colère m'envahissait rapidement. Le regard vide qu'il posa sur moi me fit bouillir de rage, si bien que je le gifflai. Il porta lentement sa main à sa joue.
-Suzaku… ?
-Ne parle pas comme si tu étais déjà mort ! m'écriai-je. Tu es bien là, non ? Et le monde t'attends, tu dois agir !
-Le monde aurait pu se passer de moi…
-Trop tard ! Tu es venu, tu as fait éclater cette guerre, et maintenant que tu as tué l'empereur, tu dois en assumer les conséquences ! Personne ne peut le faire à ta place ! Alors prends tes responsabilités en main et achève de bâtir ce monde que tu voulais tant !
-Ce monde sera trop beau pour un être tel que moi.
Bouillant de rage, je le saisis par les cheveux et j'écrasai son visage contre le matelas. Il lâcha un cri de douleur et de surprise.
-Alors tu n'as qu'à mourir pour ce monde-à ! C'est ce que tu veux de toute manière, non ? Meurs pour Euphie, meurs pour Nunnally, meurs pour tous les esclaves sacrifiés à ton Geass, meurs ! Crève !
Je le sentais sangloter sous moi, et même cela ne faisait qu'approfondir ma rage. Je voulais le briser, le déchirer, le lacérer.
-Ne m'abandonne pas, Suzaku ! lâcha-t-il entre deux sanglots étouffés par les draps.
-Tu serais déjà mort si je t'avais laissé là, c'est ce que tu aurais voulu, non ?
Je le lâchai au bout d'un moment, mais il lui fallut du temps avant de se redresser enfin. Et à ma grande surprise, il tenta de me frapper au visage. Je le bloquai aisément et le retins par les poignets.
-Tu n'as qu'à me tuer, alors… moi je veux bien mourir par ta main, alors tue-moi maintenant…
-Oh non, tu dois finir ce que tu sa commencé avant.
-Tue-moi !
-Tais-toi !
Je posai mes lèvres sur les siennes, les mordant, les dévorant. Et il se laissa faire, soumis sous moi, sous ma volonté. Il n'y avait que moi qui se reflétais dans ses yeux. Ma rage devenait possessive, devenait désir, passion.
-Suzaku, je…
Je défis le haut de mon pantalon en quelques instants, avant de saisir à nouveau Lelouch par les cheveux pour baisser sa tête jusqu'à mon sexe qui commençait à se tendre. Sans opposer de résistance, il commença à le lécher. Des vagues de plaisir m'envahirent, à sentir sa langue et sa bouche chaude, à le voir si soumis entre mes jambes.
Je n'aurais jamais imaginé que le fier Lelouch puisse se briser au point de me sucer sans aucune résistance, sans aucune plainte. Le Lelouch que j'avais toujours connu avait ses manières princières, distantes, qui m'empêchaient de davantage m'approcher de lui-même si j'étais son meilleur ami. Ainsi je l'avais souvent désiré de loin, mais jamais je n'aurais pensé céder dans ces circonstances, dans la colère, et je pensais encore moins qu'il se laisserait faire…
Avant de m'abandonner à la jouissance, je tirai Lelouch et je le plaquai dos contre le lit. Je le désirais, je voulais éteindre ma rage… je baissai sans grande cérémonie ses pantalons et sous-vêtements, avant de le pénétrer directement. Cette fois, il lâcha un véritable hurlement de souffrance. Et, me disant qu'il méritait cette souffrance, je commençai un brusque va-et-vient. Il enfonça ses ongles dans mon dos, mais il ne chercha même pas à me repousser.
Il était à moi ; même ses cris, ses larmes et son sang étaient les miens.
Je vins en lui rapidement – à bout de forces, Lelouch s'effondra, inconscient. Incapable de réfléchir davantage, je m'installai à côté de lui pour dormir. La lassitude m'avait complètement envahi.
