Bonjour tout le monde !
Voici le nouveau chapitre ! On espère qu'il vous plaira.
Bonne lecture !
Chapitre 3
Hermione finissait de faire la vaisselle quand Pansy referma doucement la porte de la chambre d'Emily derrière elle.
- Elle est épuisée, fit-elle en gagnant la cuisine. Je lui ai donné une potion de sommeil sans rêve pour ce soir.
- Tu as bien fait.
La Serpentard attrapa une crêpe dans l'assiette et mordit dedans.
- Tu peux m'expliquer ? demanda-t-elle.
- Le père de la gamine bossait pour les services, il était en sous-marin, sa couverture est tombée, il est mort. Les types se servaient d'Emily pour demander une rançon.
La brune soupira longuement et bailla.
- Je ne serai pas mécontente de retrouver mon bureau demain... ajouta-t-elle en s'essuyant les mains. Je ne suis plus faite pour ça.
- Hmm, fit Parkinson avec une moue dubitative, mâchonnant sa crêpe.
Le téléphone portable de la procureure sonna et cette dernière décrocha rapidement.
- Hermione ? Désolée de te déranger si tard…
- Gwendoline ? Ca va ? Tu as une drôle de voix… répondit la brune en fronçant les sourcils.
- C'est la merde… Foolish a été assassiné cet après-midi. M vient de me l'apprendre. Et j'ai l'impression d'être suivie. M pense que nos services sont attaqués.
- Tu es où ? demanda la procureure alors que Parkinson haussait un sourcil.
- Dans une rue animée de Soho…
- Ok. Je peux être là dans 20 minutes. Je vais venir à pied pour ne pas attirer l'attention. Mets-toi dans un café et envoie-moi le nom par texto. J'arrive au plus vite. Tu es armée ?
- Toujours.
- Excellent. A tout de suite.
La brune raccrocha, inquiète. Les paroles qu'avait prononcées le malfrat plus tôt dans la soirée faisaient écho à ce que lui avait révélé Gwendoline. Une organisation savait tout d'elle. Son ancienne collègue était suivie. Et Foolish était mort.
- C'est la merde... siffla-t-elle.
- Ca me rappelle vaguement quelque chose, fit posément la Serpentard en s'essuyant les doigts après avoir reposé sa crêpe, bien que la lueur dans ses yeux démente le ton de sa voix. Dépêche-toi d'aller lui prêter main forte, tu m'en diras plus à ton retour.
Hermione vérifia que son arme était facile d'accès et que sa baguette était bien accrochée à son poignet. Elle attrapa sa veste, la passa et commença à mettre ses chaussures.
- Je suis désolée... murmura-t-elle pour la Serpentard. Mais je n'ai pas vraiment...
- Le choix, je sais. File.
La rouge et or se pencha pour capturer brièvement les lèvres de son amante et quitta l'appartement.
Hermione pénétra dans un bar lesbien de la capitale et avisa aussitôt son ancienne collègue, attablée au fond de la salle en belle compagnie. Même si Gwendoline semblait parfaitement à son aise et détendue, la brune remarqua la lueur d'inquiétude dans son regard. Elle s'approcha de la table et retint un rictus alors qu'une jeune femme draguait la blonde, caressant langoureusement son bras.
- Ma chérie… Laisse tomber pour le plan à trois ce soir, j'ai une mycose vaginale et j'ai peur de te l'avoir refilée, lança Hermione en posant nonchalamment la main sur la table.
La jeune moldue eut un regard dégoûté, balbutia quelques excuses avant de s'éloigner rapidement. Gwendoline sourit à la procureure et finit son verre.
- Agent 0069, tu as perdu la main avec les dames… se moqua-t-elle.
- Je t'ai évité d'avoir à trouver une excuse pour virer la dame en question, tu devrais m'en être reconnaissante, répliqua Hermione, ironique. Et c'est Madame la procureure, je te prie.
Les deux sorcières quittèrent le bar et s'engagèrent dans les rues de Londres. Elles marchaient silencieusement, sur leur garde, observant les déplacements des passants, écoutant les rires, les conversations.
En longeant la Tamise, la circulation était dense, les badauds déambulaient dans les rues, des bouteilles d'alcool à la main. Hermione fronça les sourcils à la vue d'un petit groupe d'hommes qui marchaient dans leur direction, les mains dans les poches. Elle échangea un regard entendu avec Gwendoline et les deux femmes se préparèrent à dégainer leur baguette.
Cependant, trois personnes arrivèrent dans leur dos et, sentant un frisson dans sa nuque, Hermione se retourna vivement. Elle vit les mains qui voulurent saisir Gwendoline et s'interposa entre la blonde et les assaillants. Un bras se leva, tenant une mini matraque, et s'abattit sur elle. Une douleur aigue et brutale lui vrilla le crâne, sa vision se brouilla, puis elle se sentit soulever brusquement. Elle eut l'impression de voler, l'air froid lui giflant le visage puis elle tomba dans une eau glacée. Le noir se fit autour d'elle et elle fut emportée, inconsciente, par le courant du fleuve.
Gwendoline tira vivement sa baguette et lança un sort pour neutraliser l'homme qui se jetait sur elle. Ce dernier donna un coup dans la fine tige de bois et le trait de lumière ocre fut dévié. La blonde tenta un coup de pied atteignant le bas-ventre de son agresseur qui tomba à genoux sur le trottoir, le souffle coupé, les mains sur son service trois pièces. L'agent secret se tourna pour chercher son ancienne collègue du regard quand elle vit les deux autres malfrats la soulever et la jeter dans la Tamise.
- HERMIONE ! hurla Gwendoline en enjambant le parapet pour plonger dans le fleuve.
L'eau était tellement froide qu'elle avait l'impression que des milliers de lames la transperçaient. Elle n'y voyait rien dans l'obscurité du fleuve et agita sa baguette. Une petite boule de lumière apparut et Cameron remarqua un corps qui flottait à quelques mètres d'elle. Elle nagea rapidement pour le rejoindre et reconnut son ancienne collègue. Elle l'attrapa par les aisselles et se dépêcha de rejoindre la surface. Elle coinça de son bras la brune inconsciente contre elle et gagna au plus vite la rive pour allonger la procureure. Gwendoline remarqua que la Gryffondor ne respirait pas et entreprit de faire un bouche-à-bouche. Trente secondes plus tard, Hermione toussa de l'eau et l'agent secret la positionna sur le côté. Elle fouilla les poches de la rouge et or et en extirpa des clés et un téléphone portable. Une chance, ce dernier était de dernière génération, conçu pour résister à l'eau. L'agent secret navigua dans le répertoire et appela le Docteur Parkinson. Cette dernière décrocha à la deuxième sonnerie.
- Salut mon ange. Comment ça se passe de ton côté ? demanda de but en blanc la médicomage.
- Bonsoir Miss Parkinson, c'est Gwendoline Cameron. Désolée de vous déranger mais on a eu un… petit accident. On n'est pas très loin de chez vous. Pouvez-vous faire couler un bain bien chaud et préparer des vêtements secs ?
- Elle est dans quel état ? demanda froidement la médicomage, se réfugiant dans le professionnalisme pour éviter de paniquer.
- Disons qu'elle a eu l'idée saugrenue de vouloir apprendre à nager dans la Tamise...
- Autre chose que je doive savoir ? s'informa Parkinson, tandis que le bruit de l'eau remplissant la baignoire résonnait en arrière fond.
- Elle a une bosse en forme d'oeuf de Pâque sur le crâne. A tout de suite, répondit Gwendoline avant de raccrocher.
L'agent secret attrapa son ancienne collègue et la jeta en travers de ses épaules.
- Et bien Granger... On a pris du poids... ironisa la blonde avant de jeter un regard autour d'elle.
Elles étaient seules sur la rive et pas un passant ne faisait attention à elles. L'agent secret tourna les talons et disparut dans un craquement sonore.
Pansy bondit vers les deux femmes lorsqu'elles se matérialisèrent sur les restes de la table basse. Sans un mot, elle attrapa le bras de la Gryffondor pour le passer autour de son cou et l'aider à se rendre dans la salle de bain.
- Désolée ma chérie, marmonna la brune frissonnante en se laissant supporter.
- Pas grave, fit la médicomage. Gwendoline, si ça ne vous dérange pas, il y a aussi une douche dans la même pièce. Et vous en avez besoin, vu le beau bleu de vos lèvres.
- Pas de refus, renifla la blonde en suivant le mouvement.
Parkinson commença à déshabiller son amante qui claquait encore des dents, avant de l'aider à se plonger dans l'eau chaude du bain.
- Mais vous pensez à quoi ? La Tamise… à cette époque de l'année, grommelait la vert et argent, juste pour éviter de pleurer en nettoyant la plaie qui ornait le cuir chevelu de son amante. Et les sorts de réchauffement, c'est pour les moldus ?
- Y'avait urgence, fit Gwendoline en retirant ses vêtements. J'ai fait au plus pressé. Vous pourriez être contente que je ramène votre moitié... Enfin, vu son poids, votre éléphanteau.
- J't'emmerde... râla la procureure. La prochaine fois, tu te démerderas sans moi.
La sonnette de la porte retentit et Hermione et Pansy eurent un regard surpris.
- Je me suis permis d'appeler des amis, fit la blonde en entrant dans la douche. Dunkan et sa femme. Ne les faites pas patienter, ce ne sera pas courtois.
- C'est plus un appartement, c'est un moulin, grogna la Gryffondor.
- Mon appartement, ton moulin! persiffla la vert et argent. D'ailleurs, fais-moi penser à sortir la facture de la table basse, finit-elle en se levant pour rejoindre l'entrée.
Dunkan et Minerva étaient effectivement derrière la porte, l'air préoccupé.
- Ca va ? demanda aussitôt McGonagall en posant sa main sur l'avant-bras de son ancienne élève.
- Ca a l'air, soupira Pansy en les invitant à s'asseoir. Elles ont pris l'option bain de minuit dans le menu retrouvailles.
- Je reconnais bien là l'agent 0069... plaisanta Dunkan avant de se prendre un cou de coude dans les côtes par Minerva. Bref, vous avez quelque chose à boire de corsé ? La soirée n'a pas été de tout repos.
- Vous aussi ? s'enquit Pansy.
- Nous nous promenions dans Edimbourg quand nous avons été attaqués, expliqua l'ancienne Directrice de Poudlard en s'asseyant sur le canapé. Enfin, lui a été attaqué, dit-elle en désignant Dunkan. Nos agresseurs n'ont pas compris ce qui se passait. Deux secondes plus tard, nous les avions mis hors d'état de nuire.
- Je ne sais pas ce qui se passe, commença Pansy en attrapant une bouteille de pur feu et des verres qu'elle tendit au couple, mais je diagnostique une attaque en règle de certaines personnes appartenant à un groupe assez particulier.
- M pense à un complot, ajouta Gwendoline en apparaissant dans la pièce, enroulée dans une serviette.
- Je sais, répondit Dunkan. Elle a appelé Minerva il y a une heure. Elle doit être en train d'interroger Jack en ce moment.
- Je suis sûre que c'est cet immonde bâtard qui a lâché nos identités en zonzon. J'espère que M le dézinguera, grogna Gwen en se posant dans un fauteuil. Chouette, du whisky ! Je peux ? Hermione, t'es pas noyée ? Ca va ?
- Tout baigne... ironisa la Gryffondor dans l'autre pièce.
Parkinson soupira.
- Je vous laisse un instant. Par contre Minerva, si vous pouviez indiquer à cette jeune personne les sorts de base pour sécher ses vêtements, elle pourrait peut-être se rhabiller. En plus d'être une auberge espagnole, cet appartement est un centre d'hébergement pour enfant ayant vu leur père mourir sous leurs yeux ! Merci ! gronda-t-elle en tentant de ne pas perdre son calme avant de disparaître dans la salle de bain.
Puis de réapparaître pour lancer à la blonde un tas de vêtements trempés.
- Toujours aussi revêche et mère la vertu ! soupira Gwendoline.
Hermione sortait de la baignoire alors que Pansy fermait la porte de la pièce. En voyant l'air furieux de la médicomage, elle sut que les évènements de la soirée étaient allés trop loin. La Gryffondor était persuadée qu'elle allait se prendre sa bague de fiançailles dans la tronche avant de voir ses valises sur le palier de l'immeuble.
- Viens ici que je vérifie que tu n'as rien, grommela la Serpentard en attrapant sa baguette.
Docile, la rouge et or s'approcha de sa petite amie et baissa la tête, lui laissant accès à la zone blessée.
- Je suis vraiment désolée pour ce soir... Mais si le service est visé, tu peux être sûre que je suis sur la liste.
Elle se mordit la lèvre pour taire la douleur alors que les doigts de Parkinson touchaient sa blessure.
- Bref, vu le bordel, je pense que M nous demandera de garder Emily quelques jours. J'espère que ça ne t'ennuie pas. En tout cas, tu es douée avec les gosses, ma chérie, je suis sûre que tu sauras t'en occuper...
Pansy lança sa baguette dans le lavabo.
- Et tu sors ça d'où ? explosa-t-elle finalement. Qu'est-ce que tu connais de moi et des enfants ? Je les avorte la plupart du temps ! Et j'ai tué le mien !
La médicomage attrapa une serviette de bain et la balança sans ménagement à la brune avant d'ouvrir la porte.
- Va jouer à la guerre avec tes petits amis. Et n'oublie pas ton porte-bébé ! siffla-t-elle les larmes dans la voix avant de claquer la porte de la salle de bain derrière elle.
Hermione resta interdite quelques instants avant de se précipiter à la suite de sa femme. Elle traversa le salon, nue, et Gwendoline eut un sifflement admiratif.
- Ta gueule ! lança la rouge et or avant de frapper à la porte de la chambre.
Sans attendre de réponse, elle pénétra dans la pièce et trouva Pansy assise sur le lit. Elle vint s'asseoir à côté d'elle et passa un bras dans le dos de la Serpentard.
- Tu peux me dire ce qui ne va pas ? murmura la procureure.
Parkinson secoua la tête, laissant libre cours à ses larmes.
- Pansy... je sais que c'est difficile pour toi. Mais c'est pas le moment de flancher. Tu as toujours pu t'appuyer sur moi et ce soir ne fait pas exception. Alors parle-moi s'il te plait.
- Il n'y a rien à dire. Fais ce que tu as à faire. Je suppose qu'il faut que je mette des affaires dans un sac et que je ferme la clinique pour un temps, c'est ça ?
- Oui... non... En fait, j'en sais rien, fit doucement Hermione. Je pensais qu'on en avait fini avec tout ça et ça nous revient en pleine figure comme un boomerang. Ce n'est pas mon choix ma puce, tu le sais.
Pansy hocha la tête.
- Mais je sais que ça te manque, répondit la vert et argent en essuyant ses larmes. J'ai vu cette lueur dans tes yeux lorsque tu es revenue de ta mission et aussi lorsque tu es repartie pour venir en aide à Gwendoline. J'essaie de ne pas penser au pire, mais c'est difficile… surtout en n'étant au courant de rien et sans pouvoir être à tes côtés.
- J'avoue que ça m'a plu de renouer avec mon ancien job. Enfin, jusqu'à ce que je me fasse assommer et jeter dans la Tamise. Bon sang, j'pense qu'un bateau venait de dégazer à l'endroit où je suis tombée.
Elle caressa la joue de Pansy et lui sourit doucement.
- Mais dis-moi, quel est le problème avec Emily ? Ou plutôt, c'est quoi le problème avec les enfants en général ?
- Je ne sais pas. C'est… Je ne sais d'eux que l'angoisse, l'amertume, la peur que vivent les parents que je vois … et depuis que je me suis … avortée moi-même, je ne suis plus sure d'être capable d'aimer, de prendre soin d'un enfant.
- Tu n'as pas eu le choix à l'époque. Si tu avais eu ce bébé, tu aurais été prisonnière à jamais de Greengrass. Maintenant, la situation est complètement différente. Et ce n'est pas ton enfant. C'est juste une petite fille qui vient de perdre son père et qui est terrorisée. On va l'aider, toutes les deux. Je ne te laisserai pas seule avec elle. On sera juste deux nanas paumées sans aucune idée de comment s'occuper d'un gosse, vu mon instinct maternel qui est aussi fonctionnel que mon utérus.
- C'est sensé me rassurer ? sourit tristement Pansy.
- Ouais... Tu vas avoir deux insupportables gamines à la maison. La bonne nouvelle, c'est qu'il y en a une dans le lot qui adoooore tes fessées... susurra la rouge et or avec un sourire amusé.
- Je t'aime Hermione, souffla Parkinson en se penchant vers la brune, je mourrais de te perdre.
Le goût salé des larmes était encore sur les lèvres de la médicomage.
- Je ne compte pas mourir tout de suite. D'abord, on va se marier, faire une fête du feu de Merlin, partir en lune de miel ultra chaude. Après, on va vieillir ensemble, boire du thé le soir en regardant un film ou en jouant aux cartes et quand je serai ridée comme une pomme qu'on a oubliée sur un radiateur, seulement, je songerai à mourir. Mais j'aurai pas loin de 200 ans, donc on a le temps de voir venir.
La Serpentard sourit en laissant sa tête reposer sur l'épaule de son amante.
- De toute façon, je ne te laisserai pas sur le radiateur. Et tu devrais t'habiller avant que tes collègues n'apprennent que j'arrive à te faire crier.
Hermione l'embrassa doucement et alla prendre des vêtements dans un placard. Elle se contenta d'un short et d'un débardeur, histoire d'être à l'aise.
- On y va ? demanda-t-elle en tendant la main à Parkinson.
La Serpentard se leva et d'un geste sûr, replaça sa coiffure pour ensuite ouvrir la porte de la chambre.
- J'espère que vous excusez ma mauvaise humeur, commença-t-elle en rejoignant tout le monde dans le salon, il est bien évident que vous êtes et serez toujours tous les bienvenus ici, finit-elle en regardant Gwendoline.
- Je me suis habillée rien que pour vous plaire, Docteur Parkinson, susurra la blonde. Mais un mot de votre part et je... Hermione ! Je ne pensais pas te voir debout après le choc que tu as reçu. Est-ce bien sérieux ?
- Drague encore une fois Pansy et je te casserai les doigts un à un avant de te les arracher pour te les faire manger. Bon, qu'est-ce qu'on a ?
- J'viens d'avoir M. C'est bien Jack qui a balancé les infos à des types de la pègre. Et vu le trou qu'on a creusé dans leur business, on a du souci à se faire, répondit Dunkan. Elle vous demande si vous pouvez vous terrer quelques jours dans un endroit sûr avec la petite, poursuivit-il à l'intention de Granger et Parkinson.
- J'vois pas où on pourrait être en sécurité, murmura Hermione, songeuse.
- Chez vos parents ? proposa Minerva. Personne ne penserait à vous chercher là-bas.
- Rien n'est moins sûr, mais ils seraient surpris… fit la brune en baillant.
Elle réfléchit quelques instants, se grattant l'arrière du crâne.
- Pourquoi pas après tout. Ma chérie, tu en penses quoi ?
- Toutes les personnes auxquelles tu es susceptible d'être liée vont recevoir la visite de tes nouveaux amis, grimaça la Serpentard. Préviens Ron et sa famille. Et il vaut sans doute mieux être chez tes parents pour pouvoir les protéger au cas où.
- Ok. Demain, je préviens mon Ronron préféré et sa mégère de mère. Ensuite, j'appelle mes vieux et leur demande de préparer deux chambres. Gwendoline, Dunkan, Minerva, vous dormez où ce soir ?
- Ici, quelle question ! rétorqua Gwendoline, mutine. Vous me faites une place entre vous, les filles ?
- Les enfants vont dans la chambre d'amis, fit Parkinson avec un sourire goguenard avant que la rouge et or ne s'énerve. Minerva, Dunkan, je vous prépare le canapé.
Tandis que la médicomage gagnait leur chambre, Hermione sortit un sac de couchage d'un placard et le lança à la blonde avant de lui désigner la porte.
- Et ne fais pas de bruit, y'a une petite qui dort, gronda-t-elle.
- Oui maman, ironisa l'agent secret avant de quitter la pièce.
La Gryffondor haussa les épaules et se tourna vers Pansy qui réapparaissait dans le salon une paire de draps et des couvertures dans les bras.
- Ne va pas te coucher trop tard, ma chérie, dit-elle à la Serpentard. Et ne réveillez pas tout le monde en papotant, toutes les deux, ajouta-t-elle à l'intention de Minerva.
- J'arrive de suite, répondit Parkinson. Je t'ai mis une potion sur la table pour ta tête, conclut-elle en posant un baiser sur ses lèvres.
- Merci. Bonne nuit ! lança-t-elle à la cantonade.
Une fois dans la chambre, elle se glissa sous les draps et but d'une traite le contenu de la fiole, remerciant muettement sa femme. Elle se pencha pour allumer la lampe de chevet de la Serpentard, éteignit la sienne et posa sa tête sur l'oreiller. Pour la première fois depuis le début de la journée, elle avait le temps de réfléchir aux évènements et elle se rendit compte qu'elle avait peur.
- Je sens que ce n'est que le début des emmerdes...
Alors ? Ca vous a plu ?
D'ici jeudi, portez-vous bien,
Gros bisous,
Link9 et Sygui
