Bonjour à toutes et à tous avec un jour de retard sur mon planning originel!
Mais c'est pour une bonne nouvelle. J'ai maintenant une beta, la très efficace Sacha Hedwig Tonks. Alors grand merci à Sacha d'avoir été si rapide à corriger ce chapitre sans quoi vous auriez dû attendre vendredi pour le lire. :)
Je remercie aussi Laurie, Ange Lapuce et la fidèle Stormtrooper2 pour leurs reviews!
Et aussi, j'ai une bonne nouvelle pour vous, je viens de finir le chapitre 9 :)
Passez une bonne lecture et à la semaine prochaine!
Chapitre 3 :
"OK, OK, je récapitule, dit Hermione avec une belle teinte écrevisse. Ron t'a trompé, et tu as fini ivre morte dans les bras de ton parrain, et maintenant il vit depuis plus d'une semaine chez toi, c'est ça ?"
Holly encore plus rouge qu'Hermione acquiesça d'un air gêné.
"Whah ! T'es passée de Miss coincée en chef à la vamp du samedi soir !" s'exclama Ginny qui jusque là s'était tue.
Holly rougit encore plus si c'était possible et se cacha derrière un coussin qu'elle avait récupéré sur le lit d'Hermione.
"N'empêche que si j'avais mon débile de frère sous la main, je lui ferais passer un sale quart d'heure."
"A vrai dire moi aussi, dit doucement Hermione. Toutes ces belles paroles à propos de l'amitié, et cetera."
Holly grimaça. Hermione faisait référence au discours que Ron lui avait tenu au moment où ils avaient commencé à sortir ensemble pour la rassurer sur le fait que même si tous les deux formaient un couple, Hermione serait toujours leur amie. Holly avait découvert à cette occasion qu'Hermione craquait pour Ron depuis sa troisième année. Elle ne l'avait jamais dit à personne. Holly pour sa part pensait qu'elle était amoureuse de Viktor Krum, l'attrapeur Bulgare et Champion du tournoi des trois sorciers qui s'était tenu à Poudlard durant sa quatrième année, et avec qui Hermione avait rompu l'année dernière au moment où elle même se mettait en couple avec Ron.
"Non", les coupa Holly," je lui ferais payer au centuple en temps et en heure. Désolée Ginny, mais ton frère va en baver !"
"Tu veux de l'aide des jumeaux", demanda la jeune fille rousse nonchalamment.
Holly sourit et secoua la tête négativement.
"C'est bien beau tout ça", reprit Ginny, "mais tu nous as pas dit comment c'était !" finit elle malicieuse.
"Ginny !" s'outra Hermione.
"Fantastique, inimaginable, merveilleux", souffla Holly d'un seul trait.
Ses deux amies se tournèrent vers elle à la fois surprises et envieuses.
"A ce point là ?", souffla Hermione envieuse.
Holly hocha la tête frénétiquement avant de se cacher à nouveau derrière son oreiller.
"Et ça va se passer comment maintenant entre vous deux?", demanda la pragmatique Hermione.
"On va faire comme si rien ne s'était passé", répondit la jeune fille avec une moue. "Mais, rien qu'au bout d'une semaine j'ai déjà envie de lui."
Elle vit Ginny devenir rouge juste après sa déclaration, tandis qu'Hermione la regardait d'un air très stupide. Une première.
"J'aimerais encore le sentir en moi", chuchota-t-elle faiblement tandis qu'Hermione prenait à son tour une belle teinte écrevisse.
"Mais t'es pas bien de dire des trucs pareil", dit Ginny avec humeur en se ventilant d'une main. "Vous trouvez pas qu'il fait chaud d'un coup ici ?"
Elles éclatèrent toutes les trois de rire avant de se remettre à papoter comme des commères.
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Quelques heures plus tard Holly quitta la maison d'Hermione dans laquelle elle se trouvait avec ses deux meilleures amies, et prit la direction du métro Londonien. Les parents d'Hermione avait déménagés dans Londres durant leur troisième année pour se rapprocher du monde magique.
Holly regardait d'un air absent le nom des stations de métro qui défilaient devant ses yeux mornes. Cette semaine avait été très éprouvante moralement, surtout depuis que Rémus lui avait passé un savon monstre sur les dangers de l'alcool et du sexe non protégé. Rien que d'y repenser le rouge lui venait aux joues.
Elle descendit à la station la plus proche du Chaudron Baveur, et y entra d'un pas peu assuré. Holly traversa la salle du vieux bar et se dirigea vers la cheminée sans trop regarder la table qu'elle avait partagé avec Sirius une semaine auparavant.
Soudain, elle entendit une voix là héler. C'était Tom, le vieux barman. Il courait vers elle en claudiquant, tout en tenant un papier chiffonné dans une main.
"Mademoiselle ! Mademoiselle ! Votre ami de l'autre jour m'a chargé de vous remettre un message."
Il lui fourra le message dans la main avant de repartir vers son bar en claudiquant. Elle n'avait même pas eu le temps de lui dire merci.
Sans faire attention aux personnes qui l'entouraient, elle jeta une poignée de poudre de cheminette dans l'âtre et entra précipitamment dedans.
Holly n'arrivait pas à dormir. Elle tournait et retournait dans la cuisine se demandant si Sirius lui avait laissé ce mot avant ou après qu'il ait su qui elle était. Sûrement avant pensa-t-elle. Elle ouvrit le petit papier pour découvrir l'adresse hibou de Sirius accompagné d'un petit mot : 'J'attends ton hibou avec impatience, SB'.
Elle soupira un instant. Se demandant quand est ce que sa vie était devenue aussi compliquée. Que dit maman déjà. Un sou pour tes pensées, et si ça ne suffit pas à les faire partir, rien de tel qu'une bonne tisane.
Alors voilà où elle en était. Seule. Dans la cuisine. Alors qu'une pluie torrentielle s'abattait sur le cottage dans cette nuit d'été.
D'un regard, elle vit que l'eau pour sa tisane était enfin à la bonne température. Elle se brûla en se servant. Il n'y a pas à dire : sa vie craignait vraiment.
Holly s'installa sur le rebord de la fenêtre et regarda la pluie tomber songeant que malgré tout ça elle avait du mal à regretter sa nuit avec Sirius.
Elle s'endormit sur cette pensée, la tête reposant contre la vitre.
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Sirius se leva au milieu de la nuit. Il avait soif, et vraiment du mal à dormir. La petite ne cessait de l'obséder. Il n'arrivait pas à se la sortir de l'esprit. Sans doute le goût du risque qui la rendait si attrayante. Si jamais James apprenait qu'il avait couché avec sa petite princesse, il était un homme mort. Ou un chien euthanasié, pensa-t-il, tout dépendait de la forme qu'il aurait lorsque James le trouverait.
Il sortit prestement de son lit et passa rapidement un vêtement. Il ne vivait plus seul maintenant, et il ne voulait pas que Lily (ou quelqu'un d'autre) ait une attaque en le croisant nu dans la maison au beau milieu de la nuit.
Il se décida alors à descendre dans la cuisine dans le but de trouver quelque chose à boire. Alors qu'il s'approchait de la cuisine, il remarqua que celle-ci était éclairée. Automatiquement, il tenta de saisir sa baguette à sa ceinture avant de se rappeler qu'elle était restée dans sa chambre.
Il ouvrit prudemment la porte de la cuisine avant de s'immobiliser devant le charmant spectacle qu'il découvrit endormi contre la vitre d'une des fenêtres. Les cheveux collés à son front, Holly s'était endormie dans une position très inconfortable. Ses genoux étaient repliés contre sa poitrine, et sa tête était collée sur un des rebords de la fenêtre. Une tasse vide était posée juste à côté de son pied.
Avec beaucoup de douceur il passa une main sous ses genoux et l'autre au niveau de sa nuque. Puisqu'il n'avait pas sa baguette, il allait devoir la porter jusqu'à sa chambre si il ne voulait pas qu'elle attrape froid. Étrangement, cette situation lui plaisait bien.
Il s'arrangea pour que la tête de la jeune fille soit calée contre son épaule avant d'entreprendre de gravir les escaliers qui menaient à sa chambre.
Arrivé en haut, il la posa délicatement sur le lit et la borda avec soin avant d'hésiter, puis il finit par l'embrasser sur le front. Alors qu'il sortait de la pièce, il remarqua un petit papier froissé gisant sur le sol qu'elle avait laissé échappé de sa main.
Curieux par nature, Sirius le lissa avec attention avant de lire ce qu'il y avait d'écrit dessus. C'était le papier qu'il avait laissé à Tom, le barman du Chaudron Baveur.
Alors comme ça il lui avait transmis le message. Ce n'était pas franchement une bonne nouvelle. C'est alors qu'il l'entendit bouger derrière lui.
Il se retourna avec une certaine appréhension pour la découvrir en train de le fixer de ses grands yeux émeraude.
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Holly papillonna des yeux et s'étira voluptueusement entre ses draps. Et fronça les sourcilles en reconnaissant la silhouette de son ancien amant dans l'embrasure de sa porte. Aussitôt une chaleur lancinante saisit ses reins. A chaque fois qu'elle le voyait c'était la même chose.
Le désirer autant ne te mènera à rien Holly, se gronda-t-elle, il n'en à rien à faire de toi, tu l'a bien vu cette semaine il te prend pour une gamine. La dernière fois il était trop ivre pour faire attention à ce qu'il faisait, se dit-elle avec une pointe de tristesse.
A ce moment là il se retourna, et elle se perdit une nouvelle fois dans son regard d'acier.
Le temps ne semblait plus avoir d'importance, elle sortit de son lit sans même s'en rendre compte et s'approcha de lui tout doucement.
Elle approcha la main de son visage avec appréhension, et voyant qu'il n'avait aucun geste de recul elle entreprit de redessiner son visage du bout des doigts.
Ne résistant plus à cette douce torture Sirius happa doucement ses lèvres en un chaste baiser.
Peu importe les conséquences à cet instant là, seul comptait la douceur de ses lèvres.
Il laissa glisser ses lèvres le long de son visage jusqu'à son oreille avant de lui chuchoter comme une confession :
"J'ai envie de toi … de tes lèvres"
Il l'embrassa à nouveau sur les lèvres.
"De tes yeux qui me montrent tous le désir et le plaisir que tu peux avoir. Tu ne peux pas savoir à quel point ils étaient expressifs cette semaine, à se demander comment tes parents ne se sont rendus compte de rien."
Il embrassa ses paupières. Elle sourit.
"J'ai envie de tes seins", continua-t-il d'une voix rauque.
Il fit glisser une des bretelles du débardeur qu'elle portait pour dormir, et caressa doucement la pointe de ses seins de ses lèvres.
"Je te veux entièrement à moi…"
Avec douceur il la fit basculer sur le lit et enleva son bas. Il mordilla délicatement ses seins avant d'embrasser chaque parcelle de son ventre.
Il l'entendait gémir, et les petits bruits qu'elle produisait avaient un effet incroyablement aphrodisiaque sur lui.
Il écarta doucement ses cuisses tout en continuant à l'embrasser. Elle se cambra violemment et le repoussa d'une main.
"Pourquoi c'est toujours moi qui finit nue la première", dit elle avec une moue joueuse. Holly ne se reconnaissait pas en cet instant."Depuis quand était elle aussi entreprenante ?"
Il rigola doucement avant de s'allonger sur le lit permettant ainsi à la jeune fille de le déshabiller à son tour. Elle se mit à califourchon sur lui, et entreprit d'enlever sa chemise avec les dents. Il aurait aimé rire de ses difficultés, mais sentir le sexe de la jeune fille si prés du sien le rendait nerveux.
Les doigts d'Holly dénouèrent prestement sa ceinture, et il se retrouva aussi nu qu'elle quelques secondes après.
Avec un sourire joueur, elle frotta son bassin contre le sien, le rendant ainsi complètement fou.
Il allait inverser leur position quand il la sentit s'empaler sur son membre frémissant avec un petit cri.
Il lui saisit alors les hanches et imprima de lents mouvements de va et vient.
Il fixa Holly dans les yeux tandis qu'il accélérait le rythme, ils ne tardèrent pas à jouirent en criant le nom de l'autre.
Holly s'affaissa lentement sur le torse de Sirius avant de se caler dans ses bras.
Ils restèrent ainsi un moment avant que Sirius ne prenne la parole.
"Ça ne peut pas durer comme ça", dit il en se dégageant pour regarder Holly dans les yeux.
"Et que veux tu qu'on fasse ?" lui demanda-t-elle avec humeur.
"On doit arrêter ça", répondit il en détournant le regard.
"Quoi ! J'en reviens pas, tu viens dans ma chambre, tu t'envoies en l'air avec moi pour finir par me dire que … que c'est fini !"
Sirius se leva et récupéra ses vêtements éparpillés aux quatre coins de la pièce.
"Écoute Holly, c'était une erreur, on s'est laissé complètement emporter par la situation, ce n'était que du désir rien d'autre", dit il alors que son cœur s'était serré quand elle avait dit qu'ils 's'étaient envoyé en l'air'. Lui, il lui avait fait l'amour, disait une petite voix qu'il ignora bien vite dans sa tête.
"Oh si j'ai bien compris, la dernière fois tu étais trop ivre pour te rappeler si je valais le coup ou pas, et maintenant c'est clair", s'écria-t-elle fulminante.
"Non, ce n'est pas ça…"se défendit il en passant nerveusement une main dans ses cheveux.
"Dégage", siffla elle, sort de ma chambre, "et souvient toi à l'avenir que je ne suis pas une traînée qui écarte les jambes quand tu en as envie!" dit elle en le poussant à moitié nu hors de sa chambre.
Une fois seule, elle se laissa glisser le long de la porte en pleurant. De l'autre côté de cette même porte Sirius se demandait s'il n'avait pas fait une connerie. D'un côté il voulait la rejoindre, et de l'autre il savait qu'il ne fallait pas qu'il s'accroche.
Après tout, ce n'était qu'une fille parmi tant d'autres.
