Chapitre 2 :

Différence

- Quoi ?! Tu es sûre que tu vas bien au moins ?! s'exclama Lucina.

- Oui, oui ne t'inquiète pas ! répondis-je.

- Si ! J'ai de quoi m'inquiéter vu ta sensibilité ! Si tu veux, je peux passer chez toi ?

- Non, non ça ira !

J'étais chez moi, allongée tranquillement dans mon lit. J'étais en train de parler avec Lucina au téléphone de l'accident qui s'était déroulé un peu plus tôt. J'imagine que vous vous demandez pourquoi je suis chez moi alors que je devrais être au lycée ? Ok j'ai compris ! Je vais tout vous expliquer.

Après les douces paroles d'Armin, un surveillant arriva, alerté par le brouhaha, accompagnée de la principale. Comme vous devez vous en doutez, la principale était très furieuse ! Elle nous ordonna immédiatement d'aller dans son bureau. Évidemment, nos parents furent prévenus de toute l'histoire après en avoir parlé avec la principale. Cela dura tout l'après-midi !

Mélane et Armin eurent deux heures de colle pour violence envers un/des élève/s. Résultat : Lucina était restée toute seule durant tout l'après-midi, en train de se ronger les sangs, ne me voyant pas venir. Alors, dès qu'elle fut rentrée, elle se serait précipitée sur son portable pour me demander de mes nouvelles. Voilà ! Maintenant vous savez toute l'histoire.

Le lendemain matin, je revins à l'école, accompagnée de ma chère amie. J'avais bien l'intention d'aller voir Armin pour le remercier de m'avoir aidée et pour m'excuser de l'avoir impliqué dans toute cette histoire. Il ne restait plus qu'a espérer qu'il soit dans le lycée.

Les cours commencèrent normalement. Jusqu'à la pause déjeuner je ne pas vis l'ombre d'un Armin. S'il fallait, il était encore sur sa PSP dans la classe ? Et avec mon intelligence débordante, je ne l'avais même pas remarqué ? Pour justifier ma théorie, je me rendis dans la salle de classe après avoir déjeuner avec Lucina dans la cour. Elle m'avait prévenue qu'elle ne serait pas là car elle avait, soi-disant, des choses importantes à faire : de quoi me laisser bien seule mais bon.

Arrivée dans la fameuse salle, j'ouvris la porte doucement. Pourquoi ? Je ne savais pas vraiment. En tout cas, tout ce que je savais c'était que mon cœur battait de plus en plus fort à chaque instant. En regardant par le passage que j'avais réussi à ouvrir, je pus voir Armin, assis tranquillement sur la table en train de jouer à la PSP. Voilà que je me soulageais d'un poids. Il ne me restait plus qu'à tout lui dire concernant hier.
J'entrai dans la salle après plusieurs minutes de concentration. Comme à son aise, il ne me remarqua pas. Du moins, ce fus ce que je crus avant qu'il ne me dise :

- Tu fais quoi ?

Je pris une grande inspiration avant de sortir mes premiers mots :

- Je... je voulais m'excuser pour hier...

- Ne t'inquiète pas, c'est normal, répondit-il.

- Mais... Tu t'es fait quand même sanctionner par ma faute !

- Mais non ! Je te dis que ça va ! Ne t'inquiète pas pour moi. Si ça t'a rendu service, une heure ou deux c'est pas la mort.

Je restai bouche bée face à ses déclarations. C'est sûr qu'il était plus fort que moi physiquement mais aussi mentalement !

- Alors, merci beaucoup de ton aide !

- De rien.

Il retourna sur sa console sans dire un mot de plus.

Je me souvins l'instant de notre premières rencontre comme un flash back. Peut-être devrais-je lui demander s'il se souvenait de moi ?

Je restai pensive pendant un instant puis me décidai :

- A.. Armin ? Tu te souviens de moi ? En maternelle ?

- En maternelle ? Je ne me souviens absolument pas de toi. Je ne connais même pas ton nom !

Je restai pétrifiée sur place. Mes jambes flageolaient. Je n'arrivais plus à sortir un mot, ne serait-ce qu'un son de ma bouche. Je n'arrivais pas à y croire, dire qu'il m'avait oubliée si rapidement ! Vous devez vous dire « c'est normal après tout ! Ça fait plusieurs années que vous ne vous êtes pas vus ! » mais moi ça me fit mal.

Après ça, je partis en courant, sans un mot. Nous étions trop différents. Il aimait les jeux vidéos, il était fort, il était insouciant... Quant à moi, j'étais son parfait opposé. Pour la première fois de ma vie, je prenais dans un chemin qui m'était inconnu.