Disclaimer : Les personnages de Mai Hime ne m'appartiennent pas. (Ni le Fanta, même si j'aimerai bien)

Note de l'auteur : Merci pour vos commentaires ! Désolée du retard... Pendant les vacances, je ne sais pas quand je peux aller derrière l'ordi, ça donne le temps de réfléchir à la suite ^_^. Tous les lieux cités sont réels.

Psycheforeros : J'ai fait un tour sur la fic que tu m'as conseillé, mais comme c'est en Anglais... J'ai absolument pas compris, mais merci tout de même !


Pression et sentiment

« - Nao, il y a eu un enlèvement au parc Yoyogi ! La police garde les témoins sur place pour nous les présenter. Dépêche ! Lança Natsuki après avoir raccrocher.

- Ouais, tiens prends ça aussi, sa collègue lui tendit un petit colt discret, la brunette le prit et le rangea dans son étuis, on ne l'utilise qu'en cas de danger, sinon, on ne le sort pas ni ne le révèle... On doit rester un minimum discret sur notre profession. Bref, tu sais comment fonctionne cette merveille, elle désigne l'arme, je n'ai rien à t'apprendre, alors. »

Sur ce, elles quittèrent leur bureau et se dirigèrent vers le parking du sous-sol pour prendre leur véhicule.

Après une vingtaine de minutes, elles arrivèrent sur le lieu où l'enlèvement d'une jeune femme s'était déroulé il y a quelques heures. Les témoins étaient toujours là et répondaient à quelques journalistes et policiers, nos deux agents entrèrent dans le parc, attirant les regards des policiers, l'un d'eux se pressait déjà à leur rencontre.

« - La jeune femme a été identifiée, elle s'appelle Tokiha Mai, la trentaine, elle était avec son fiancé, Yuuichi Tate, elle lui proposa s'il voulait boire quelque chose et quand elle partit, des hommes, 'vêtus de noir, lunettes noires, gants noirs, au nombre de trois, se sont jetés sur la jeune femme lui inhalant du chloroforme', d'après les témoins. Le tissu imbibé du produit a été retrouvé sur place.

- Les témoins n'ont pas tenté de l'aider ? Trois hommes contre une foule, ça ne fait pas le poids, lâcha Natsuki, intriguée.

- Et bien, l'un d'eux était armé et les menaçait de tirer quiconque les gênait... répondit le policier.

- Ils portaient des gants, alors il n'y aura pas d'empreintes... Essayons tout de même, pouvons-nous faire examiner le tissu ?

- Très certainement, il tendit une pochette plastique comportant un petit mouchoir humide, voilà. »

Nao le regarda attentivement puis le rangea dans une petite poche dissimulée sous sa veste. Ensuite, elles se dirigèrent vers un des témoins pour recueillir plus de détails concernant cet enlèvement. Natsuki ne put s'empêcher de laisser sa coéquipière seule, elle était attirée par un banc... un simple banc, mais il avait quelque chose de spécial. Une fois en face, elle le scruta, puis ne remarquant rien d'intéressant elle s'apprêtait à partir lorsque...

flashback :

Shizuru était assise sur ce même banc, un livre à la main occupant toute sa concentration. Il faisait beau, mais une ombre se forma au dessus de la châtaigne, quelque peu dérangée, elle leva la tête, mais à cette vue, elle ne put réprimer un sourire en voyant une ravissante Natsuki, un soda dans une main et un thé fumant dans l'autre.

« - Tiens, ta 'drogue', annonça-t-elle en tendant le gobelet et s'assit à ses côtés.

- Merci ! Dit-elle, s'empressant d'y poser les lèvres et d'avaler le breuvage comme si elle n'avait pas but depuis des millénaires. La louve n'eut même pas le temps de prendre une gorgée de son Fanta que son amie lui demandait déjà un autre verre, étonnée de la rapidité de celle-ci, elle gloussa légèrement et retourna au stand.

Fin flashback.

Une larme perla sur sa joue.

Shizuru, tu me manques tellement... sanglotait-elle.

Elle s'effondra sur le sol, laissant les larmes inonder son visage, étouffant cependant quelques sanglots. Elle restait comme ça peu de temps, avant qu'une main amicale vint se poser sur son épaule. Elle leva la tête, aperçut Nao, la regardant un air interrogatif, mais n'osait poser de question. La brunette sécha rapidement ses larmes du revers de la main et se redressa.

« - Je ne vais pas te demander ce qui te met dans cet état, la rassura-t-elle, j'ai interrogé plusieurs témoins, tous ont vu la même chose : Des hommes fringués gangsters à l'ancienne, chopant la femme, ensuite chloroforme, direction fourgon, ils ferment, se tire, fin. Coup classique, mais... argumentait-elle.

- Le coup est à la perfection, aucunes traces d'eux. Je vois, ça va pas être simple, finit sa collègue. »

Point positif : elles savent comment agissent les ennemis. Sur ce, elles décidèrent de rentrer au QG faire leur rapport. La partie était loin d'être finie, mais elles ne lâcheraient pas.

Une porte claque, des clefs qui volent sur la table basse, un bruit sourd, un soupir. Natsuki rentrait chez elle, affalée sur son canapé, elle jeta un rapide coup d'œil à l'horloge : 20H12. Rentrée tôt aujourd'hui, le rapport était rapide, et comme les criminels ne se manifestaient pas, Nao lui proposa de se reposer et qu'elles se retrouveraient demain. La brunette, au bout de dix minutes, se redressa et se dirigea vers la cuisine se faire un thé. Elle n'avait pas faim et voulait se coucher tôt, une boisson chaude était parfaite pour ce genre de situation, elle avait l'habitude de toute façon. Toi aussi tu bois ton thé, Shizuru ? Pensait-elle à chaque fois qu'elle sirotait ce breuvage, qui tenait tellement à cœur son amie.

Elle posa sa tasse, posa sa tête sur un oreiller de son sofa avant de sombrer dans les abysses du sommeil.

Bip... Bipp...bippp...BIP BIP BIP

« Putain ! »

BAM !

« merde... J'en rachèterai un...»

Réveil douloureux, comprenez-la, sortir brusquement d'un rêve remplit de mayonnaise, ça peut faire mal.

D'ailleurs, celle-ci lui avait fait comprendre son mécontentement en le réduisant en bouillie contre le mur.

Elle prit une douche rapidement, s'habilla à la même vitesse, prit ses clefs, avala un café et un pain au chocolat infecte du supermarché d'à côté, prit son casque avant de sortir de son appartement, le fermer, et dévaler les escaliers de l'immeuble menant au parking extérieur. Elle enfourcha son destrier métallique, le démarra puis s'engagea à une allure folle sur les routes menant à son travail.

« Salut Natsuki !

- Yo, Nao... ça va ?

- ouais, j'ai encore dormi au boulot, mais ça va... Et toi ? Ah au fait, y'a du nouveau sur l'enquête. »

Elle avala son croissant n'importe comment, et sortit un dossier de son bureau. Sur les images, une femme rousse accompagnée d'un vieil homme à moitié boiteux apparaissaient. Nao expliqua à notre louve que la jeune femme était Tokiha Mai, la disparue d'hier et l'homme, un retraité aisé, aucun casier, très respectable. La dénommée Mai fut rendue à sa famille après intervention du département C. Le vieillard était à présent dans une salle d'interrogatoire de leur secteur, mais celui-ci ne cracha ne serait-ce qu'un mot, sur les vendeurs de la pauvre Tokiha. Bien entendu c'était la SEARS car, la rouquine avait leur symbole marqué au fer rouge sur l'omoplate droite.

« Les chiens... Et je peux le voir ce vieux ?

- Ouais, ouais, il est dans la salle A...Bonne chance, évite de le frapper, aussi... »

Après une rapide fouille, elle trouva enfin la salle d'interrogatoire où se trouvait l'homme recherché. Elle s'identifia, bien évidemment et pénétra dans la pièce. Natsuki s'assit paisiblement avec un soda, achetait sur le chemin, et commença à dévisager l'homme. Celui-ci ne mit pas longtemps à réagir et déclara sur un ton neutre :

« Vous êtes Kuga Natsuki ? J'ai quelque chose pour vous de la part de la SE... Euh, ah oui, SEARS. »

Intriguée, la louve demanda ce qu'elle lui voulait. Le vieillard lui tendit une photo, qui n'avait pas été confisquée car, elle se trouvait dans une poche intérieure et trop fine pour être sentit lors de la fouille.

Elle la saisit, après une courte analyse, ses yeux émeraudes s'assombrirent, ses sourcils se froncèrent. Une goutte vint s'écraser sur la photo. Oui, car cette photo n'était autre que...

« Shizu...ru. »

Sa phrase ne fut qu'un murmure, son expression se décrispa, laissant d'autres larmes s'écouler sur ses joues et la photo. L'homme, gêné, se racla la gorge avant de continuer :

« Ils m'ont dit que vous devriez convaincre tous les départements de lâcher l'affaire de leur gang, sinon, beaucoup de personnes pourraient mourir, dont cette jeune femme. »

Elle resserra la photo avant de se lever brusquement. Elle débarqua violemment dans son bureau, frappa le bureau sous les yeux étonnés de sa coéquipière qui finissait son café.

« Les connards ! S'il faut je tuerai toute la SEARS de mes mains ! »


Merci tout le mooooooonde, prochain chapitre sur Shizuru, pour vous éclaircir un petit peu tout de même ^_^