Bonjour tout le monde !

Je tiens à vous présenter mes excuse pour ce long laps de temps avant de poster ce chapitre... J'avais vraiment beaucoup de travail au lycée, et pas mal d'autres problèmes aussi...

Enfin bon, me voilà donc avec le chapitre 3 de "Je cours", qui j'espère vous plaira !

Avant de commencer la lecture, je vais répondre aux reviews, comme promis.


RAR

Chloe : Ha ha, patience, tu verras ! ;-) Je vais essayer de faire le plus vite possible, mais je ne garantis rien... Merci, c'est trop d'honneurs ! :-)

: Merci beaucoup !

ofo : Merci, encore une fois ! x) Et justement, voici la suite !

rheonasys : Merciiii merci merci ! Tu le penses vraiment ? J'ai effectivement prévu de faire des flash-back, et bien sûr que l'on va les revoir ! Encore merci !

Maryon70 : Merci à toi ! Comme je l'ai dit à rheonasys, je compte en effet faire des flash-back pour voir, par exemple, leur mise en couple, et surtout ce qui leur est arrivé... ! Eh bien, concernant le plan de Sev', il est déjà en marche... Comme, là encore, je l'ai déjà dit à quelques uns, je fais le plus vite que je peux, mais je ne peux pas faire très vite. Bisous à toi aussi ! ^^

Kurosaki-Shiba Mitsuki : Merci, vraiment ! (J'ai du le dire mille fois au moins ! xD) Et, euh... les parents de qui ? On connait déjà tout le monde...

caence : Salut à toi aussi ! Ah, c'est la première fois que quelqu'un m'écrit ça ! Par contre, si tu es adepte des Sad-End, ce n'est pas ici qu'il faut frapper...


Voilà voilà...

Bonne lecture !


La nouvelle recrue des Gryffondors était exténuée. La veille, durant le repas, elle avait été assaillie de questions sur sa vie par ses camarades de maison. Et à peine étaient-ils rentrés dans leur dortoir qu'ils avaient commencé une fête mémorable, ne partant se coucher que vers une heure, le lendemain. On pouvait, de ce fait, aisément comprendre l'origine des valises qu'elle portait douloureusement sous ses yeux vert d'eau. Enfin… les élèves comprenaient. Malheureusement, pas les professeurs. Surtout les « Gryffophobes » comme les élèves aimaient appeler les professeurs anti-Gryffondors ; qui étaient, au grand damne desdits élèves, assez nombreux. Et le lendemain, on était lundi.

Aussi, lorsqu'elle arriva, ce matin-là, en retard à son cours de Défense Combattive Contre les Ennemis – ou DCCE –, elle fut sévèrement réprimandée. Comme elle était la seule Gryffondor de première année, elle avait cours avec les Serdaigles et les Poufsouffles. Elle remarqua Linda qui, du fond de la salle où elle était assise entre deux garçons, lui faisait signe avec une petite moue désolée ; Tom n'était pas dans cette classe. Elle prit finalement place à côté de deux jumelles de Serdaigle aux cheveux couleur chocolat au lait légèrement frisottés, répondant aux noms de Leila et Milka Londubat, et aux yeux respectivement bleu clair et marron clair ; ne relevant pas la remarque du professeur – un certain Renay, cheveux noirs et yeux identiques, à l'air coincé –, ce qui l'agaça prodigieusement. Elle fut alors, dès le début de l'an, « cataloguée » parmi les élèves négligents.

Ce fut donc sans surprise aucune que son professeur se retrouva pris de court en découvrant ses talents insoupçonnés dans sa matière. Elle s'en amusa un temps, puis se concentra sur le cours, qui durait deux heures. Ses voisines s'étaient révélées très gentilles bien qu'un peu à côté de la plaque, et elles avaient vite fait ami-ami. Après une bonne demi-heure de théorie qui l'avait vue somnolant quelque peu sur ses feuillets de cours éparpillés, ils étaient passés à la pratique. Ils avaient eu à neutraliser un épouvantard puis à maîtriser des lutins de Cornouailles. Le programme, après la guerre, s'était intensifié, à cause de Voldemort qui craignait tout-de-même un minimum de réaction de la part de ses ennemis, et qui avait décidé de former le plus rapidement possible ses futurs soldats ; si bien que même les élèves de première année pratiquaient les sortilèges et la DCCE, au lieu de seulement les étudier. On apprenait également les Impardonnables comme des sorts normaux, à partir de la troisième année. Cela avait gêné plus d'un professeur, mais on ne discutait pas les ordres de Voldemort. Il fallait former la nouvelle génération de Mangemorts, et ceux qui refusaient – professeurs et élèves – étaient torturés et/ou tués.

Lily avait impressionné la plupart des élèves ainsi que le professeur en exécutant à la perfection le sortilège permettant de repousser les épouvantards, le Riddikulus, transformant ainsi les cadavres de sa mère, son frère et ses amis, soit sa plus grande peur, en marionnettes de théâtre pour enfants vêtues comiquement ; puis en trouvant la première comment discipliner et capturer les lutins de Cornouailles, donnant ensuite ses instructions aux autres. Elle parvint également, plus tard durant le cours, à repérer un détraqueur, qui était dans une armoire de la salle ; là encore sans grandes difficultés, contrairement à d'autres élèves qui n'y arrivèrent simplement pas.

Le cours se termina sans encombres et elle eut par la suite Potions, avec les Serpentards. A son grand désespoir, elle n'était pas dans la classe de son frère et de Loren qui, eux, étaient ensemble. Elle se rendit jusqu'à sa salle de classe, pas anxieuse pour un sou, et arriva, encore une fois, en bonne dernière. La professeure de Potions, Mme Olin, la gratifia d'un regard vert-jaune dédaigneux et froid, avant de secouer sa chevelure lisse brun-roux aux reflets violets et de la délaisser, commençant son cours. C'était, remarqua-t-elle, cette professeure qui les avait menés jusqu'à la Grande Salle la veille. La châtaigne avait, fort heureusement, appris les bases des potions avec sa mère et son frère, qui les adoraient ; elle avait même finit par y trouver de l'intérêt alors qu'elle les exécrait, au début. Ils préparèrent durant une heure une potion sensée soigner les furoncles, et pendant l'heure suivante, son homologue contre les verrues. Elle les exécuta presque à la perfection, mis à part le dernier ingrédient de la première, qu'elle n'avait pas dosé correctement ; ce qui, en fait, n'avait pas de grande incidence sur la préparation, mais la rendait un peu moins efficace.

Après ce cours, il était l'heure de manger et, se fichant éperdument du regard des autres, elle rejoignit Scorpius et Loren à la table des Serpentards. Ils la virent arriver et, complaisants, lui firent signe pour qu'elle les trouve. Elle s'assit rapidement à côté de son frère avec un soupir de lassitude, ce qui ne lui ressemblait pas du tout. Le blond la regarda comme si elle s'était transformée en Scroutt à pétard – ou peut-être en Ronflak cornu ? cette espèce jusque-là inconnue lui avait été présentée par Milka et Leila lors de son premier cours – depuis la veille. Elle engagea la conversation avant qu'il puisse ouvrir la bouche :

« Alors, Cory, Lor', cette première matinée de cours ? »

Elle reçut deux soupirs identiques au sien en réponse, avant que son jumeau prenne la parole à son tour :

« Ça va, ça va… Monsieur Vince, en Vol, nous a bien fait comprendre que nous étions tous des asticots sans cervelle et que nous n'aurions aucune chance de savoir contrôler un balai avant des années, mais la Botanique s'est passée sans incidents ; le Professeur Londubat est plutôt sympa, en fait. Et toi ? Tu as l'air exténuée. Et déprimée. Et…

- C'est bon, n'en dis pas plus ! J'ai compris ! ... Je suis plutôt fatiguée, oui, vu qu'on a fait la fête jusqu'à une heure du mat', hier, avec les Gryffondors. Et les cours se sont passés… eh bien, ils se sont passés. »

Après cela, elle se tut, et le repas se déroula dans le mutisme des serpents.

L'après-midi, elle avait cours de Vol, comme son frère le matin, pendant une heure, puis deux heures de Sortilèges et une heure d'Histoire des Mangemorts et de la Magie Noire – ou HMMN.

Quand elle arriva sur le terrain d'entraînement, pour une fois, il n'y avait que trois élèves. Grand exploit, elle était à l'heure quelque part ! Loren aurait sans doute plaisanté en disant qu'il allait pleuvoir des chocogrenouilles… Elle avait cours cette fois-ci avec les Poufsouffles uniquement, étant en petites classes plus faciles à gérer pour le Vol. Elle se plaça donc à côté d'un des balais fournis et attendit les autres, qui arrivèrent au son de la sonnerie de début des classes. Puis le Professeur Vince, un grand homme à la peau bronzée, aux cheveux brun clair en bataille et aux yeux cuivre teintés de dédain, qui devait avoir dans la quarantaine, prit la parole :

« Bien, pour commencer, bonjour chers élèves. Vous allez ici apprendre à vous servir d'un balai, bien que je n'attend pas de la part de petits asticots sans cervelle tels que vous de savoir en contrôler un au bout de ne serais-ce qu'une année. »

Son ton était condescendant, et Lily eut immédiatement envie de lui faire ravaler son sourire suffisant. Elle ne bougea cependant pas, et se moqua intérieurement de lui en pensant qu'il disait visiblement la même chose à tous ses élèves, ce qui prouvait son dramatique manque d'imagination. Elle laissa échapper de ses lèvres un léger ricanement, s'attirant un regard noir du Professeur. Celui-ci se désintéressa d'elle au bout de quelques secondes, commençant ses explications aux première année :

« Tout d'abord, placez votre main droite au-dessus de votre balai, et dites « debout ». »

Il y eut, suite à cette phrase, un concert de « Debout ! » plus ou moins forts. La jeune Gryffondor, quant à elle, reçut le balai en main dès sa première injonction, déterminée à tout faire parfaitement pour rabattre le caquet de ce prétentieux de quarantenaire trop arrogant. Ce dernier lui jeta d'ailleurs un œil suspicieux à cela, puisqu'elle était la seule à avoir réussi du premier coup. Une fois que tous eurent leur balai bien serré dans leur main droite, il continua :

« Bon, maintenant, vous allez enfourcher votre balai… »

Puis, une fois son ordre appliqué :

« …et à mon coup de sifflet, vous allez frapper fort du pied contre le sol pour décoller, vous élever d'un ou deux mètres pour commencer, et vous reposer en inclinant légèrement le manche vers l'avant. Ceux qui se sentent d'aller plus haut, libre à eux, mais à leurs risques et périls, je ne prendrai aucune responsabilité pour accident. A mon signal. Un… deux… TRIIIII ! » (« TRIIIII » est le bruit du sifflet)

La châtaigne décolla immédiatement et monta en flèche jusqu'à une trentaine de mètres du sol, euphorique, avant de piquer à toute vitesse vers la terre sous les exclamations horrifiées de ses camarades. Arrivée à quelques vingt centimètres du sol, elle redressa de justesse et remonta vers les cieux plus doucement, s'offrant le luxe de faire un looping et trois tours sur elle-même avant de prendre un virage serré en descendant lentement vers le groupe au sol qui la regardait éberlué, en particulier son enseignant. Elle se mit en amazone sur son balai et s'arrêta à côté de lui en sur-place à un demi-mètre du sol, un petit sourire satisfait au coin des lèvres. L'homme se reprit rapidement et claqua sa mâchoire restée jusque-là béante, serrant les dents. Puis il dit d'une voix grinçante :

« Ah, il semblerait que Mlle Merry veuille faire son intéressante ?! Très bien, dans ce cas, voyons voir comment vous vous débrouillerez avec cela ! »

Il avait sorti une balle de la poche de sa cape de mi-saison beige, une simple balle en mousse d'environ cinq centimètres de diamètre, et il la lança en l'air le plus loin possible en direction du château, jetant à Lily :

« Essayez donc de l'attraper avant qu'elle ne touche le sol ou un quelconque autre objet ! »

La jeune adolescente partit au quart de tour. Elle filait à pleine vitesse, entendant à peine les encouragements des Poufsouffles tant le vent soufflait fort à ses oreilles, et se mit à la poursuite de la balle. En dix secondes à peine, elle l'avait à sa portée, et elle la saisit au moment où l'objet allait passer entre les épées croisées au-dessus de la tête d'une statue ; obliquant au dernier instant et faisant le tour de ladite statue pour revenir aux côtés de son professeur dans la même position qu'auparavant, sans une égratignure et la balle en main. M. Vince et ses camarades de classe semblaient participer au concours du meilleur imitateur de grenouilles : ils avaient tous les yeux écarquillés et la bouche béante, et le Professeur de Vol avait, en plus, le teint presque aussi blafard que celui du batracien. Une telle humiliation, par une élève, de Gryffondor qui plus est !

La jumelle Merry repéra, du coin de l'œil, le directeur de Poudlard qui la regardait depuis sa fenêtre, avec son éternelle expression amusée. Elle commençait sérieusement à se poser des questions… Surtout que, quelques secondes plus tard, le sous-directeur apparut à ses côtés, les yeux écarquillés tournés vers elle. Non, vraiment, il se passait quelque chose de louche avec ces deux-là, et elle se devait de découvrir quoi.

Elle se perdit dans ce genre de pensées et ne vit pas la fin du cours passer, de toute façon le professeur l'avait sommée de se mettre sur le côté, puisqu'elle semblait déjà bien maîtriser un balai, et de ne pas perturber son cours. Elle tergiversa également durant les deux heures de Sortilèges qui suivirent, avec les Serpentards, et où elle apprit tout-de-même à lancer les sorts Wingardium Leviosa (de lévitation) et Accio (d'attraction) à la perfection ; et arrivée en HMMN, son dernier cours de la journée, elle avait prit la décision d'espionner le directeur et le sous-directeur pour découvrir ce qu'ils cachaient et la raison de leurs échanges bizarres en présence d'elle ou de son frère. Elle en parlerait demain à celui-ci et à leurs amis, et ils découvriraient les secrets de ces énigmatiques personnages.

HPDM

Cela faisait maintenant deux semaines qu'ils filaient les dirigeants de Poudlard dans la plus grande discrétion, et rien. Pas un indice, pas une découverte, rien. Le néant, le vide intersidéral. Scorpius commençait à épuiser sa réserve d'idées Serpentardement inventives et sournoises pour les surprendre dans une situation compromettante. Il en venait même à déprimer : c'était la première fois qu'un des plans conçus avec sa sœur et leurs amis n'aboutissait pas. Et cela se ressentait sur ses résultats scolaires, forcément… Il dormait peu, stressait, oubliait de réviser pour les interrogations ou de faire ses devoirs écrits. Lui qui était d'habitude un élève assidu et apprécié des professeur, contrairement à sa sœur plus turbulente, était maintenant réduit à avoir des E (Effort exceptionnel) ou des A (Acceptable) et des « Peut mieux faire » des enseignants qui le regardaient sévèrement en fronçant les sourcils. Ce qui était d'autant plus déprimant. Et l'enquête n'avançait pas.

Jusqu'à ce jour.

Il marchait tranquillement dans les couloirs, réfléchissant à cette affaire justement, pour retourner dans son dortoir, puisque le couvre-feu était dans cinq minutes. Il se dépêchait d'ailleurs, il était encore assez loin des cachots de Serpentard.

Puis soudainement, si soudainement qu'il se demanda quelques instants s'il n'avait pas rêvé, il vit son directeur passer dans un couloir latéral peu fréquenté, marchant d'un pas vif et se retournant toutes les trente secondes environ, vérifiant qu'il n'était pas suivi ; avant de… disparaître. Sans préavis.

Scorpius fronça les sourcils. C'était une attitude sérieusement étrange, et s'il n'avait pas su que quelque chose se tramait avec le sombre ancien Serpentard, il aurait juré que le Directeur Snape était paranoïaque, voire dérangé. Mais là, cela lui donnait, peut-être, enfin une piste sérieuse… et toute tracée.

Il bifurqua en direction du couloir qu'avait emprunté l'homme brun peu avant lui et se dirigea vers l'endroit où il avait disparu. Il se retrouva alors face à une tapisserie immense représentant un majestueux phénix de feu, de couleur rouge-orangée et dorée. Le tissu était usé et les couleurs avaient perdu de leur brillance, mais l'animal trônait toujours fièrement au centre de la tenture rongée par le temps, clairement identifiable.

Il resta interdit quelques instants avant de se frapper le front avec sa main, se morigénant pour sa stupidité. Bien sûr, un passage secret ! C'était évident... pourquoi n'y avait-il pas pensé plus tôt ? Il écarta doucement les pans de la tapisserie, révélant un passage sombre s'enfonçant dans la roche. Il poussa un soupir résigné puis s'enfonça dans les ténèbres du conduit. Au bout d'une minute à peine, il vit une tâche de lumière au loin, devant lui, et commença à entendre des voix, qui discutaient. Il fut étonné en distinguant une bonne dizaine de voix différentes.

Lorsqu'il fut à une dizaine de mètres de l'embouchure du tunnel, taillée grossièrement dans la roche, il s'arrêta. De là, caché et invisible dans l'ombre, il pouvait entendre tout ce qui se disait, et il voyait le dos de trois personnes, deux hommes et une femme.

Le premier était le Directeur Snape, ce qui confirma ses doutes, quelque chose se tramait.

Le second était le Sous-Directeur et Professeur de Botanique Londubat. Ses soupçons se renforcèrent encore.

Enfin, la jeune femme était blonde, avait les cheveux longs légèrement frisés, et se tenait dans les bras du Professeur Londubat. Il ne fallait pas être un génie pour additionner deux et deux – la description, même s'il ne pouvait voir son visage de là où il se trouvait, et la position – et en déduire qu'elle était la femme de ce dernier, Luna Londubat née Lovegood. Tous disaient d'elle qu'elle était folle… bonjour les fréquentations du directeur, déjà.

Il se concentra sur la conversation animée de la – correctement estimée – dizaine de personnes présente. Ils étaient visiblement en train de mettre quelque chose au point. Et pas n'importe quoi. Un plan d'attaque sur Askaban !

« Bien, donc, nous sommes sûrs cette fois que c'est ok ? », demandait le Professeur Londubat.

« Absolument certains. », répondit une voix appartenant à quelqu'un que Scorpius ne voyait pas. Puis l'homme – car c'était bien un homme – continua :

« Théo s'est occupé de leurs protections anti-transplanage, ça a été un jeu d'enfant, ils n'ont rien remarqué. Pansy a – et on peut la remercier chaleureusement pour ça, elle s'est presque tuée à la tâche ! *légère exclamation outrée du fond de la salle* – réussi à créer des illusions de trente des prisonniers, avec une trace magique repérable, ainsi les détraqueurs partiront à leur poursuite et laisseront Askaban aux mains des Mangemorts. Ils ont trop confiance en leurs protections et en la soi-disant inviolabilité de leur prison, c'est ce qui les perdra... Et nous sommes prêts pour lancer l'attaque, on n'attend plus que vos ordres, chef ! », termina l'homme sur un ton légèrement amusé.

Le Directeur Snape grogna, et remercia un certain Blaise pour son compte-rendu. Puis il s'adressa à une autre personne que Scorpius ne distinguait toujours pas :

« Et toi Seamus, es-tu prêt ? », s'enquit-il.

« Parfaitement ! », répliqua ledit Seamus, avant de ricaner :

« Mes explosifs sont prêts pour détourner l'attention des Croquemorts. »

Tous pouffèrent à cette appellation.

L'ex-directeur de Serpentard se tourna vers une troisième personne, encore cachée, et poursuivit :

« Colin, Ginny, les Portoloins vers l'île sont prêts ? »

« Affirmatif ! », s'exclamèrent deux voix en chœur. Puis la voix masculine enchaîna :

« Je me suis occupé de les subtiliser dans les locaux du Ministère durant ma pause déjeuner, après avoir publié un dernier article, et Gin' leur a donné leur nouvelle destination ! »

Il fut presque coupé par la voix féminine qui termina par :

« Et j'ai masqué leur trace magique et leur destination, bien que l'île soit sous Fidelitas… »

« Bien. », trancha le sombre ancien Maître des Potions de Poudlard, puis il soupira :

« J'ai de bonnes raisons d'espérer, puisque Lucius et moi n'avons rien entendu sur des protections défectueuses ou une tentative d'attaque sur Askaban aux réunions du Conseil d'État, que Voldemort n'est au courant de rien. »

L'homme mûr embrassa toute l'assemblée d'un coup d'œil circulaire avant de statuer :

« L'Opération Phénix aura donc lieu demain matin à l'aube. Rendez-vous à la Cabane Hurlante, en tenue et équipés pour ceux qui doivent apporter quelque chose, à cinq heures sonnantes. Merci à tous, cette assemblée est close. »

Scorpius était stupéfait et horrifié. Ils voulaient attaquer Askaban pour –vraisemblablement – libérer les prisonniers de l'Ordre du Phénix et se révolter contre le pouvoir en place ?! Par Merlin, mais ils étaient complètement suicidaires !

Il était tellement sonné qu'il ne remarqua même pas qu'il avait vacillé, sous le choc… et il s'écrasa par terre avec un « BOUM » sourd et sonore à la fois.

Le temps sembla se figer et le jeune blond vit les personnes devant lui se tendre brusquement. Puis une voix glaciale et menaçante lança :

« Qui est là ?! »

Là, il était dans la bouse de dragon jusqu'au cou…


Et voilà la fin de ce troisième chapitre !

J'espère que vous l'avez aimé... ?

N'hésitez pas, reviews, favorite, follow, questions... anything...

Good bye !

Shugi