Titre: Notre secret
Genre: Aventure et romance
Rating: Tout public. (K+)
Personnages: Tous
Résumé: "Voilà, Granger ! Tu es contente, tu connais mon secret", pesta le serpentard. "Non, Malefoy. Non, je ne le suis pas, répondit-elle, blême. Je possède le même."
Disclamer: Et non, grosse désillusion, Harry Potter ne m'appartient pas. XD
Spoiler: Partons du principe que tous mes lecteurs ont vu ou lu tous les livres. Pour l'info, mon histoire commence à la fin de la sixième année. Aussi, les horcruxes ne sont plus d'actualité, Dumbledore n'est donc pas mort...

Réponse aux reviews :

Keiitaroo : Merci et merci pour ta review trop mignonne. Elle a été postée après le chapitre un donc je réponds ici. ^^

Chesca-Shan : Ouh ! Alors je n'ai qu'une chose à dire : tu as un bon odorat XD et puis pour la raclée XD je ne dirais pas ça enfin tu vas voir. Bonne lecture et merci pour ta review ! :)

Chocolaify : J'ai adoré ta review ! Et oui, j'avais même que ça aille trop vite, mais vu que ça te plait, c'est bon. Oufff :) et bien voici la suite et merci, merci ! ^^

Magoo : Merci et ça me rassure parce que repérer mes fautes toutes seules j'ai énormément de mal donc je demande à ma gentille coloc' de m'aider ^^ Merci !

Paatmol : Bouh, je suis trop contente ! Merci pour ta review et je suis honorée ^^ et oui, comme tu t'en doutes, il est au courant en même temps, on ne peut rien lui cacher ;) et voici le chapitre deux. Merci, merci ! :D

stnijoma : Oh merci ! J'espère que tu continueras à lire ma fic. Je ferais de mon mieux pour la régularité des chapitres (prions !) Merci beaucoup !

Anabetha : J'adore ta philosophie de vie, si seulement je pouvais faire ça XD Ta review m'a plié en deux. Et oui, je suis consciente que je poste pas très régulièrement et je m'en excuse (même si ça ne change rien) Merci pour tous ces compliments, ça me fait super plaisir. ^^ moi aussi je t'embrasse (et effectivement, goulument ça fait bizarre ;) Bisous, bisous !

Sabiiinou Valdez DiAngelo : Merci ! Je l'espère aussi et je ferais de mon mieux :)

Trivia.O : Oui, je me suis aussi dit qu'ils aillaient trop vite. C'est que je veux avancer rapidement dans l'intrigue et voilà, désolée. Sinon, ta review m'a énormément plu ! Merci beaucoup ! (J'en rougis) Merci, merci, merci ! Je vais devoir assurer alors. Je le ferais, merci encore ! ^^

Maintenant, place au chapitre ! Et bonne lecture ! ^^


"Alors mes enfants, comment se passent vos cours ?" interrogea Dumbledore les mains dans le dos tout en contournant son bureau.

Seule Hermione prit la peine de lui répondre, tout deux sachant très bien qu'il ne les avait pas fait venir pour s'enquérir de leur études, surtout qu'il ne restait qu'une semaine de cours.

"J'aurais aimé savoir ce que vous pensiez de notre belle forêt", déclara le vieux sorcier d'un air malicieux.

Les deux jeunes se regardèrent. De quelle forêt parlait-il ? Il n'y avait qu'une forêt dans les alentours, en tout cas dans l'enceinte du château et c'était la forêt interdite. Ils ne répondirent donc pas tandis que Dumbledore leur souriait allègrement. Ils eurent l'impression d'être pris au piège et Hermione ouvrit la bouche, cherchant quelque chose de plausible à dire.

"Je ne vais pas vous juger, intervint le directeur. D'autres l'ont fait avant vous et d'autres le feront après vous ! s'exclama-t-il joyeusement.

Drago lança un coup d'œil à Hermione et il vit qu'elle était aussi décontenancée que lui. Qu'arrivait-il à leur directeur ?

"Voyez-vous les chers enfants, je suis comme vous vous en doutez pleinement au courant de certaines de vos activités qui d'ailleurs, ne regarde que vous. Simplement, avec les temps sombres qui approchent, vous aurez besoin de savoir maîtriser vos capacités. Ce que vous êtes capable de faire n'est pas donné à tout le monde. Or, j'ai un ami qui me doit un service. Il vous accueillera pendant les vacances d'été. J'ai déjà envoyé une lettre à vos parents Miss Granger et je les ai par ailleurs, mis en sûreté. Quant aux vôtres Monsieur Malefoy je crains de ne pas pouvoir vous trouver d'excuse valable.
- Comment ça ?! lâcha subitement le blond. Je ne compte pas passer l'été avec Granger et encore moins pour m'amuser ! s'écria-t-il visiblement hors de lui.
- Je comprends monsieur Malefoy, tempera Dumbledore tandis qu'Hermione restait interdite à côté d'eux. Je comprends, si je vous demandais le nom de la capacité à laquelle je faisait référence tout à l'heure, comment l'appeleriez-vous ?" demanda-t-il en regardant le jeune Drago Malefoy par dessus ses lunettes en demi-lune.

Hermione se tourna alors vers Malefoy. Oui, peut-être n'était-il pas au courant finalement et alors il pensait qu'ils étaient juste des...

"Un animagus, répondit précipitamment Malefoy.
- Mais, Malefoy, tu... commença Hermione avec stupeur.
- Avez-vous déjà entendu parlé des Animas, monsieur Malefoy ? questionna Dumbledore.
- Des Ani... quoi ?! Non et je ne vois pas ce que ça vient faire la dedans.
- Si vous étiez un animagus, vous ne pourriez pas vous transformer partiellement comme le fait si bien Miss Granger. Les animagus ne peuvent que choisir de se transformer en animal. Or, vous pouvez faire bien plus que ça. Pourriez-vous nous montrer Miss Granger ?"

Hermione se trouva désarçonnée un moment, puis sortit sa cape de son sac et enleva sa robe de sorcier qu'elle posa sur une chaise. Elle était en jean et en débardeur. La jeune fille inspira profondément et amorça une transformation partielle. Ses oreilles de louve sortirent et elle sentit son jean se déchirer lorsque sa queue apparue. Ses cheveux s'allongèrent de quelques centimètres et un air profondément sauvage gagna son visage. Ses dents se transformèrent en croc et elle resta un moment ainsi. Puis, sur un signe de tête de Dumbledore, prit forme animale. Elle fit de son mieux pour ne pas hurler. La louve brune se matérialisa sous les yeux de Malefoy qui recula. Il n'était pas transformé et se rendait à présent compte de la taille qu'elle faisait. Elle était beaucoup plus imposante qu'un véritable loup. Soudainement, sa taille baissa et quelques secondes plus tard, un petit loup, presque un louveteau se matérialisa devant eux.

"Vous voyez à présent l'étendu de vos pouvoirs, de votre don, mais il va au delà de ça et pour le développer il faut que vous ayez un professeur. Je sais par ailleurs Monsieur Malefoy que vous êtes en situation précaire, je ne veux pas influer dans votre décision, mais...
- Je ne comptais pas retourner chez moi cette été, lâcha-t-il de but en blanc.
- Et vous pensez vraiment qu'il ne vous retrouvera pas chez Monsieur Zabini ? J'en doute fort."

Malefoy grogna et tourna les talons brusquement. Il sortit sans demander son reste ce que Dumbledore sembla trouver normal. Hermione se glissa sous sa cape, retrouva forme humaine et ramassa ses vêtements.

"J'irai professeur", assura la jeune fille avant de sortit à son tour.

Si elle pouvait servir à quelque chose lors de cette guerre, elle ferait de son mieux.


Hermione ferma sa valise du mieux qu'elle pût et la tira sur le sol dans un grand fracas. Il faisait chaud et même lourd quand elle dépassa les grandes portes du château. Quelque chose la chiffonnait. Depuis leur entretien avec Dumbledore, il ne la traitait plus de tous les noms lorsqu'il la croisait. Il ne lui parlait même pas, ne l'interrogeait pas sur les pouvoirs des Animas, mais elle s'en doutait. Il était trop fier pour oser reconnaître qu'il était ignorant. Non, à present, il l'ignorait et même royalement. Elle n'existait plus. Hermione soupira et appela Pattenrond qui finit par arriver sans se presser. Elle le prit dans ses bras pour lui éviter la cage au moins jusqu'à la gare. Tous les élèves de Poudlard étaient là. C'était l'effervescence. Elle rejoignit Harry et Ron. Ils étaient déjà montés dans le Poudlard Express'. Aussi, elle laissa sa valise sur le quai et monta dans le train. Elle les trouva installés dans un compartiment en train de déguster des bonbons. Ils ne changeraient jamais et ça la rassurait de les voir s'amuser.

"Alors, tu es sûre de vouloir passer toutes tes vacances chez tes parents ? On peut t'accueillir au Square Grimmaud tu sais", proposa Harry.

Elle ne leur avait pas dit qu'elle retournait pas chez elle, ni même qu'elle passerait ses vacances avec Malefoy. Elle avait déjà du mal à y croire.

"Non, merci Harry. Par contre, je ne prends pas le Poudlard Express' aujourd'hui, déclara-t-elle après un silence.
- Comment ça ? interrogea Ron, une chocogrenouille dans la bouche.
- Ils ont été mis en sûreté et je ne les retrouverais pas à Londres. Je vous souhaite de bonnes vacances."

Elle les embrassa tous les deux et prit Harry dans ses bras.

"Veillez bien l'un sur l'autre. On se revoit à la rentrée. Je pense que je ne pourrais pas vous écrire."

Elle partit en courant après avoir murmuré ces mots à l'oreille du survivant et sortit du train juste à temps. Tous passèrent la tête par les fenêtres ouvertes, faisant de grands signes. Dumbledore et McGonagall leur répondirent sur le quai tandis qu'elle allait chercher sa valise. Puis McGonagall vint vers elle.

"On m'a expliqué la situation. Vous allez attendre ici. On viendra vous chercher. Bon courage Miss Granger", lui dit-elle d'un air grave.

Hermione se contenta d'hocher la tête. Elle promena son regard vers le château et fut surprise de voir Malefoy arriver, un sac sur l'épaule. Il lui lança un regard blasé et Hermione se souvint à ce moment qu'elle devait mettre Pattenrond dans sa cage. Elle rentra le chat et Dumbledore lui fit un signe de la main, son sourire amusé aux lèvres. La jeune fille retint un soupir d'exaspération et s'assit en tailleur sur le quai désert. Elle sentit Malefoy s'appuyer contre un poteau de bois et ils attendirent. Hermione finit par sortir un livre sur les Animas, le seul qu'elle ait trouvée et encore, c'était Dumbledore qui lui avait donné. Elle l'avait déjà lu, mais le relire ne lui ferait pas de mal. Elle priait pour qu'il y ait des livres là où ils iraient. Enfin, au bout d'une bonne heure d'attente, une bruit assez particulier raisonna dans l'air. C'était un klaxon. Bien vite, une vieille voiture verte vola jusqu'à eux. Elle s'arrêta dans un freinage cahoteux. Une vieille femme leur fit signe alors de monter. Elle garda la voiture en route et ils mirent rapidement leur valise dans le coffre. Alors qu'Hermione et Drago s'installaient à l'arrière, la conductrice arrêta la jeune fille.

"Oh non ! Hermione vient à côté de moi ! supplia une voix qu'elle connaissait bien.
- Tonks ! s'exclama-t-elle tandis que la vielle femme lui faisait un clin d'œil.
- En chair et en os, Hermione, rit la métamorphage en reprenant un aspect plus habituel sous les yeux ébahis de Drago. Allez ! On n'a pas toute la soirée !"

Hermione s'installa sur le siège avant et la prit dans ses bras.

"Je suis tellement contente de te voir ! Moi qui pensait ne revoir personne avant un bon moment.
- Oh tu sais, je suis la seule au courant, enfin avec Remus, rougit Tonks après avoir prononcé le nom du loup-garou.
- Pourquoi j'ai l'impression qu'il ne devrait pas être au courant ? se moqua gentiment Hermione avant de rire.
- Tu ne me présentes pas ? fit Tonks en changeant de sujet.
- Tonks, je te présente Drago Malefoy, marmonna Hermione de mauvaise grâce. Malefoy, voici Nymphadora Tonks."

Tonks lui fit un signe de tête accompagné d'un sourire. Drago qui commençait à peine à s'habituer aux cheveux roses de la jeune fille lui rendit difficilement son signe de tête et passa tout le trajet à regarder le paysage tandis que les filles discutaient avec enthousiasme à l'avant. Hermione savait qu'elle n'avait plus rien à craindre de Drago. Un Anima est toujours animé de bons sentiments et même s'il ne le savait pas encore, il ne pouvait pas aller rapporter ce qu'elles diraient au Seigneur des ténèbres. La voiture survola des plaines et des lacs splendides, tout ça en étant invisible évidemment.

Deux heures plus tard, ils arrivèrent dans un petit village où Tonks les expédia dans une charette conduite par deux sombrals. Drago et Hermione se dévisagèrent. Oui, ils les voyaient tous les deux. Les sombrals s'élancèrent aussitôt en direction de la montagne. Tonks était déjà repartie et il faisait nuit depuis un bon moment. Hermione s'emmitoufla dans l'épaisse couverture et laissa un pan de couverture libre à côté d'elle. Une dizaine de minute plus tard, Drago se glissa à côté d'elle, à l'avant de la charette. Ils commençait à s'endormir lorsque les sombrals s'arrêtèrent brusquement. Ils avaient une vue impressionnante sur la vallée et le village. Hermione descendit, cherchant une habitation dans le coin, mais ils étaient à l'orée d'une forêt de sapins gigantesque. Elle avait l'impression de ne plus être en Écosse, s'en était déboussolant. Drago la rejoignit toujours aussi silencieux et se tint en retrait derrière elle tandis qu'elle s'avançait vers les sombrals.

"Et bien alors, où allons-nous à présent ?" interrogea-t-elle doucement.

Elle n'attendait pas de réponse pourtant, l'air se rafraîchit d'un coup et l'un d'eux plongea son regard sanglant dans celui de la jeune fille. Un coup de vent violent la fit fermer les yeux et un hennissement retentit soudainement. L'air se réchauffa d'un coup et Hermione se tourna vers la forêt. Deux chevaux se tenaient là, majestueux. L'un était d'un blanc lumineux, l'autre d'un gris souris avec le bout des jambes entièrement noire. Le blanc était plus petit que le gris et c'est lui qui s'avança vers Drago. Il portait une selle et les deux sorciers comprirent qu'ils feraient le reste du chemin à cheval.

"Reducto !" lança Hermione en direction de sa valise.

Elle la glissa dans sa poche et Drago fit de même. Le cheval gris se précipita vers Hermione et elle mît un pied à l'étrier. Elle n'avait plus froid à présent. La jeune fille se hissa en selle et fut bien heureuse d'être monté à cheval quand elle était petite. Elle attrapa les rênes et jeta un œil à Drago. Il était juché sur ce qui s'avérait être une jument. Elle hennît doucement signe qu'elle était prête, le serpentard fièrement installé sur son dos. Le gris arrondit l'encolure et Hermione pressa ses talons le faisant partir au galop. Du galop assis, elle accéléra et se mît en équilibre. Derrière elle, la jument accéléra comme si c'était d'une simplicité déconcertante. Ils galopèrent un moment à travers l'épaisse forêt. Puis enfin, le terrain fut en pente et ils durent ralentir. Au loin, à travers les branches des sapins, un reflet immense étonna la jeune fille. La lune brillait de mille feux et elle eut l'impression qu'il y en avait deux. Elle comprit en sortant de la forêt qu'il s'agissait de la mer. La mer s'étandait, immense devant eux. Non loin, au bout de la clairière, une maison illuminait les environs. Les chevaux s'y rendirent sans hésiter et s'arrêtèrent à quelques mètres de l'immense batisse.

De près, elle était énorme et bouchait la vue sur la mer. De la lumière sortait des fenêtres biscornues du rez-de-chaussé. Hermione sauta à terre et flatta l'encolure du cheval, le laissant libre. Elle avança prudemment vers la maison et leva la tête. Elle ne ressemblait à rien à vrai dire et semblait même pire que le Terrier. C'était un agencement de plusieurs maisons, partant dans tous les sens et elle tremblait effroyablement sous les assauts du vent. Drago attrapa le bout de la cloche devant la grande porte d'entrée et le secoua. Un tintement assourdissant retentit et le silence retomba, rude et implacable. Brusquement, la porte s'ouvrit et ils se rendirent compte qu'elle s'était ouverte toute seule. Personne ne se trouvait dans le hall pour les accueillir. Ils entrèrent et observèrent. La pièce était plutôt grande et deservait deux pièces. Hermione aperçut ce qui semblait être le salon ainsi que la cuisine de l'autre côté. En face, un imposant escalier tourbillonnait sur lui-même. Il était de bois massif et dans la rampe, des toiles d'araignées se trouvaient comme greffées à jamais. Le hall était encombré, mais lumineux. Deux lampes immenses encadraient la pièce, l'une derrière la porte et l'autre au pied de l'escalier. À côté de la première lampe, elle aussi couverte de poussière, se tenait une commode qui penchait bizarrement vers la porte du salon, sur la droite, barrant un peu le passage.

Soudain, un vieux chien se présenta devant eux. Il leva son museau gris vers les deux inconnus et aboya doucement puis fit demi-tour, retournant dans le salon d'où il venait. Hermione resta stoïque et Drago, les mains dans les poches, soupira tout en suivant le chien. La jeune fille leva les yeux au ciel et se dirigea vers le salon. Il était aussi voire plus emcombré que le hall, mais était en revanche plus lumineux. Deux grands canapés trônaient au milieu de la pièce, face à une gigantesque cheminée. Elle crachait un feu rouge vif et Hermione comprit vite pourquoi le chien se trouvait couché sur le tapis devant elle. On était pourtant en été, mais cela n'empêcha pas les deux jeunes gens de frissonner. La jeune fille se plaça à son tour devant la cheminée. Bientôt, Drago vint la rejoindre. La maison était agréable, chaleureuse, mais ils étaient morts de froid. Sur un vaisselier longeant tout le mur de gauche s'étalaient des statuettes de toutes sortes d'animaux. Tout au bout, il n'y avait rien, le dernier mètre était vide. Au dessus de chaque statuette était accroché un tableau. Hermione, après avoir mis un pull, s'avança vers le premier cadre. Dedans se trouvait un homme d'une trentaine d'année, un livre à la main. Il leva les yeux de son livre et se leva en apercevant la jeune fille.

"Milady", salua-t-il en s'inclinant.

Il semblait sortir d'un autre siècle, mais ce qui était le plus surprenant était le chapeau qu'il portait, rivalisant sans peine avec le lion de Luna. C'était une méduse, elle bougeait ses tentacules, les mélangeant avec les cheveux du jeune homme.

"Bonjour, sourit Hermione. Je me nomme Hermione Granger.
- Enchanté, on m'appelait Uric le Follingue. Vous semblez nouvelle ici ?
- Oui, je viens d'arriver.
- Bienvenue alors. Vous vous plairez. Ceci est ma maison, Milady.
- Je n'en doute pas, sourit la jeune fille. Et qui est l'actuel propriétaire de cette maison ?
- Émile Dusen. Il est très gentil et saura vous accueillir comme il le faut. Que vous envoie ici ?
- Le professeur Dumbledore.
- Ah oui, j'ai du le croiser une ou deux fois. Dans un de mes tableaux j'entends", spécifia Uric. Excusez-moi, on m'appelle d'ailleurs. Je reviendrai."

Puis, il sortit du cadre et la jeune fille épousseta distraitement la statuette : un caméléon. Elle haussa les épaules et se tourna vers Drago. Il semblait déterminé à l'ignorer et était posté à une des larges fenêtres. Les insultes lui manquait presque. Elle examina, rêveuse, les autres statuettes. Elle était toutes magnifiquement sculptées et devaient être faites en marbre ou en tout cas une très belle matière. Elles représentaient tous un animal différent et parfois dès auxquelles on aurait pas pensé en terme de sujet de sculpture. Il y avait un poisson, un cheval, un renard et même un moineau. Elle porta son regard sur le cheminée et remarqua qu'elle s'éteignait peu à peu. Elle sortit aussitôt sa baguette et lança un incendio dans l'âtre. À sa grande surprise, le sort ne fonctionna pas.

"Alors, on ne sait plus pratiquer la magie", se moqua Drago en approchant.

Elle le dévisagea surprise. Il n'avait pas dit ça sur un ton froid et cinglant comme il avait l'habitude de le faire, mais presque avec amusement. Il lança le sort à son tour et se trouva désarçonné quand celui ne fonctionna pas également. Inquiète, Hermione tenta un autre sort, mais rien. Cette maison lui sembla soudainement menaçante. Les ombres projetaient sur les murs semblaient grandir à vue d'œil et ils se sentirent oppressés. Ils se rapprochèrent imperceptiblement et même le chien se leva d'un bond pour les rejoindre, grognant. Hermione leva sa baguette et un coup de vent la fit voltiger dans un coin sombre de la pièce. La luminosité baissa encore et la jeune fille sentit une main encercler son poignet. Elle ne bougea pas, mais sentait Malefoy dans son dos. Soudain, un rire strident résonna dans toute la maison et Hermione ne pût retenir un sursaut de frayeur. Elle s'apprêtait à s'enfuir lorsque la porte d'entrée claqua. Le chien aboya aussitôt joyeusement et le feu dans le cheminée grossit, réchauffant la pièce glacée. Les ombres disparurent et les deux jeunes sorciers se sentirent soudain beaucoup mieux.

"Alors, Natz. Bien dormi", commença une voix chaude tandis que la chien se précipitait dans la pièce voisine.

Un homme d'un certain âge et aussi grand que robuste vint à leur rencontre. Il portait un sac remplit de dizaine de buches qu'il balança comme si ce n'était qu'un vulgaire paquet.

"Alors les enfants. Vous avez fait bon voyage ?" questionna l'homme en rageant les buches.

Aucun des deux ne répondit. Ils étaient encore sous le choc. Si bien que le propriétaire des lieux se trouva vers eux, inquiet.

"Et bien ? Ça c'est si mal passé ?" s'étonna-t-il.

Puis, une lumière s'alluma dans ses yeux.

"Oh, vous avez essayé de pratiquer la magie ici ? interrogea-t-il tout en sachant la réponse.
- Oui", répondit Hermione, penaude.

À leur grande surprise, l'homme éclata de rire.

"Cette maison a été créé par Uric le Follingue, expliqua-t-il en désignant le tableau. Il était à ce moment dans sa période moldu et seules les personnes reconnues par cette maison peuvent pratiquer la magie. Elle a une âme propre. Vous verrez, elle change en fonction de ses occupants et n'accepte pas les étrangers. Inscrivez vos noms dans le registre de l'entrée. Si elle vous accepte vous aurez une chambre, sinon, je ne peux rien pour vous."

Drago soupira et se rendit dans l'entrée. Il inscrivit son nom et laissa Hermione inscrire le sien. Leur deux noms brillèrent puis s'effacèrent progressivement pour se ré-inscrire en lettres dorées en dessous d'autres. Ils lâchèrent tout deux un soupir de soulagement. Émile Dusen le rejoignit en souriant.

"Elle a un faible pour les Animas, avoua-t-il. Non, en fait, elle n'accepte qu'eux. Je vais vous laisser vous installer. Pour trouver vos chambres, il vous suffit de suivre la chaleur. À présent, elle ne recherchera plus à vous attaquer et vous sera agréable. Votre nom sera écrit sur la porte de votre chambre. Tout ce qui se trouvera derrière vous appartiendra. Bon courage !" s'esclama-t-il dans un grand rire.

Drago soupira pour la énième fois de la soirée et monta le grand escalier. Hermione le suivit, un peu perdue et dût courir pour rattraper le serpentard. Non pas qu'elle veuille sa compagnie, mais elle se méfiait de cette maison. Au premier étage, un froid glacial les accueillit et ils ne cherchèrent même pas à visiter. En revanche, le deuxième étage leur sembla doux et agréable. Aussi, ils s'arrêtèrent ici et longèrent un vaste couloir parcouru de bibliothèques d'un côté et de fenêtres donnant sur la mer de l'autre. Ils lurent en silence les plaques de chaque porte et furent étonnées de trouver le plus grand nombre vide. Ils croisèrent plusieurs plaques au nom d'Uric le Follingue. Si même les noms des morts restaient, il ne devait pas y avoir grand monde de reconnus par cette maison. Au détour d'un couloir, ils virent une grande porte vitrée donnant sur un jardin surplombant l'océan. L'endroit était chaud et agréable, ils ne purent s'empêcher de s'arrêter un moment. Puis Drago dévisagea Hermione et lui lança un regard remplit de dédain. Reprenait-il ses anciennes habitudes ? Elle haussa les épaules, mais le suivit.

Enfin, après avoir traversé un dédale de couloir, Drago s'arrêta devant une belle porte de grande taille où trônait son nom. Fier, il entra sans un mot pour Hermione et claqua la dite porte. La jeune fille se tourna machinalement vers l'autre pan de mur et sourit en apercevant une petite porte dans un coin, à l'abri des regards avec son nom. Elle posa la main sur la poignée et entra. Une aura chaude l'enveloppa aussitôt et elle se sentit chez elle. Elle longea un moment un sombre couloir rempli de tapisseries rappelant étrangement la salle commune des gryffondors. Il déboucha sur une pièce de grandeur respectable et dont un pan de mur était parcemé de fenêtres avec vue sur la clairière et les bois de la montagne. Pour le plus grand bonheur d'Hermione, la pièce contenait une dizaine de bibliothèques contenant des centaines de livres. De vieux fauteuils ainsi que des canapés aux airs confortables se trouvaient au centre.

S'arrachant à sa contemplation, la jeune fille repéra un escalier en colimaçon dans un coin et monta. Elle se retrouva dans un autre couloir sombre et hésita à lancer un lumos puis réussit à se convaincre qu'à présent, la maison les avait accepté et qu'ils ne risquaient plus rien. Elle pût ainsi observer les différents tableaux et comprit qu'il s'agissait en fait des anciens propriétaires de cette chambre. Pourquoi en était-elle sûre ? Elle ne savait pas, mais ne pouvait en douter. Par ailleurs, certains cadres étaient figés, d'autres non. Elle croisa également un couple enlacé et souriant, puis le même couple, mais un bébé dans les bras. Enfin, elle arriva dans une toute petite pièce possédant une fenêtre donnant sur la mer. Elle pouvait s'asseoir tout au creux de la fenêtre sur un cousin posé là et se retint de le faire. Elle sentait qu'elle allait avoir besoin de toute son énergie pour affronter la journée du lendemain.

Avisant une échelle sur la gauche, elle monta et ouvrit la trappe. Un vent frais, mais bienvenue la surprit. Hermione se retrouva enfin dans sa chambre. Elle possédait un grand lit à baldaquin, mais à la place des habituels rideaux rouges, étaient de légers voilages blancs. Il volait au vent et elle nota alors que le mur du fond n'était que baies vitrées. Seule une colonne coupait le mur en deux et sur celle-ci était posée une petite étagère de fortune. Derrière le lit, le mur s'ouvrait pour donner sur des rangements de toutes formes et tailles. Toute à droite de la trappe, à l'opposée du lit, se trouvait un paravent. Elle le contourna et observa avec délice, l'immense baignoire qui s'offrait à elle. Ce côté-ci était destiné à la salle de bain. Soupirant de bien-être, Hermione redonna sa taille réelle à sa valise et rangea ses affaires façon moldu. Puis, elle se dévêtît et se glissa dans le grand lit tiède, laissant le vent du soir la bercer doucement.