Chapitre 2
Disclaimer : Le monde Harry Potter appartient à J.K. Rowling. Je ne tire pas d'argent de la publication de cette fiction.
À cette heure de la soirée, la majorité de la population magique savourait le fait rentrer chez elle après une longue, épuisante et parfois ennuyeuse journée de travail. Les retardataires étaient punis par la pluie qui s'abattait durement sur leurs épaules et maudissaient la météo capricieuse du Royaume Uni. La nuit était tombée et les artères remplies de vie la journée devenaient des allées grises et effrayantes. Les réverbères peinaient à éclairer plus de quelques mètres et offraient une allure de film d'horreur aux rues presque désertes. Les sorciers, qui trouvaient des moyens d'esquiver le mauvais temps grâce à la magie, n'utilisaient plus que des moyens de déplacement magiques.
Ce fut pour cette raison que lorsque Minerva McGonagall pénétra au huitième étage du Ministère de la Magie, dans l'atrium, elle fut surprise par le nombre d'individus arrivant par les cheminées en même temps qu'elle. L'Écossaise entendit un homme passer à côté d'elle jurer contre les sorciers encombrant le réseau des cheminées.
« Pourtant, on le répète à chaque fois. En cas d'intempéries, ne pas saturer le réseau pour éviter les accidents, s'écria une femme aux cheveux verts à l'intention d'un homme mince et petit. On dénombre déjà quatre cas de démembrement. Bien fait pour eux, si vous voulez mon avis. »
La directrice de Poudlard regarda l'homme acquiescer et, reconnaissant l'un de ses anciens élèves, soupira avant de se diriger vers des grandes portes en or situées au fond de l'atrium. Les murs étaient recouverts de lambris en bois sombre et vernis et le parquet sombre recouvrant le sol était ciré à la perfection. Elle parvint dans un second hall, plus petit, regroupant une vingtaine d'ascenseurs qui permettaient d'accéder aux différents étages du Ministère de la Magie.
Les ascenseurs étant tous occupés, elle se glissa dans celui semblait le moins rempli et appuya sur le bouton du Niveau 1. L'ascenseur s'élança violemment et quelques secondes plus tard, les portes s'ouvrirent alors qu'une voix féminine annonçait :
« Niveau 6, Département des transports magiques, Régie autonome des transports par cheminée, Service de régulation des balais, Office des Portoloins, Centre d'essai de transplanage. »
Quelques personnes se précipitèrent dans le couloir sans regard en arrière. L'ascenseur trembla et redescendit. Bientôt, on entendit :
« Niveau 3, Département des accidents et catastrophes magiques, Brigade de réparation des accidents de sorcellerie, Quartier Général des Oubliators, Comité des inventions d'excuses à l'usage des moldus. »
L'ancien professeur de métamorphose retrouve seule car les autres individus étaient tous descendus à ce niveau. L'ascenseur descendit deux étages et la voix féminine conclut :
« Niveau 1, Présidence, Ministre de la Magie et Cabinet du Ministre »
McGonagall s'avança et sentit les portes se refermer derrière elle, la faisant sursauter. Il s'agissait de la première fois qu'elle mettait les pieds dans cet endroit. Une salle ovale s'étendait devant elle. La décoration ressemblait à celle de l'atrium mais avec un plus grand soucis du détail et encore mieux entretenue. De nombreux sièges étaient positionnés dans la première moitié de l'ovale, témoignage des longues attentes nécessaires pour que le Ministre de la Magie ait enfin du temps à vous accorder. Ils étaient d'un bleu foncé et semblaient tellement confortables qu'on aurait pu s'y endormir, ce qui devait sûrement parfois arriver. Quelques mètres plus loin, deux bureaux étaient installés au milieu de la pièce, dans le sens de la longueur et légèrement inclinés pour surveiller du coin de l'oeil ceux qui pouvaient arriver. Les bureaux des sous-secrétaires du Ministre de la Magie. Et, à l'opposé de l'entrée du petit hall, là où l'ascenseur était situé, se situait une épaisse porte qui semblait être en bronze. Un écriteau affichait « Cabinet du Ministre de la Magie ».
La pièce était vide et Minerva avança avec détermination au fond de la pièce. Elle frappa et la porte s'ouvrit, la laissant voir le Ministre de la Magie assis derrière son bureau. Il posa la lettre qu'il lisait et leva les yeux vers la nouvelle venue en souriant :
« Ah ! Minerva ! Nous allons pouvoir nous mettre dès maintenant d'accord sur ce que nous allons faire concernant la scolarité de l'adolescente et la version à donner à la communauté magique, se réjouit le Ministre.
— Bonjour Kingsley. Je dois vous avouer que ce qui me préoccupe le plus pour l'instant est la scolarité et le futur de cette jeune fille, Chloé Allchurch, si je ne me trompe pas, fit elle en fronçant les sourcils.
— Effectivement. En fait, dans le cas où vous accepteriez, j'aurais aimé qu'elle soit scolarisée dans votre école, se risqua l'homme.
— Poudlard ? Si j'en crois la lettre que j'ai reçu plus tôt, vous remettez pourtant en cause son fonctionnement, précisa Minerva, l'air sévère.
— La sélection des élèves a été remise en cause. Pas son fonctionnement scolaire et pédagogique, corrigea Kingsley en tentant de ne pas énerver la Directrice.
— Le Livre des Admissions n'a jamais commis aucune erreur, que cette erreur soit de répertorier un cracmol ou d'oublier un sorcier. Si le nom de Chloé Allchurch n'apparaît que maintenant, c'est qu'aucun acte magique n'avait été effectué jusqu'ici, certifia Minerva. De plus, Poudlard ne s'est jamais opposé à ce que le ministère détecte les sorciers.
— Vous savez bien que le Ministère ne possède aucun moyen de rivaliser avec le Livre des Admissions. Mais il est vrai qu'aucun acte magique sur des moldus ou devant des moldus n'a jamais été reporté dans les écoles qu'elle a fréquenté ou à son domicile, concéda le Ministre.
— Je m'occuperai de la scolarité de Mlle Allchurch. Je ne sais pas comment nous allons nous y prendre mais je trouverai un moyen, ne vous inquiétez pas. Qu'allez vous décider pour la presse ?
— Je pensais dire la vérité. Pour être honnête, nous n'aurons peut être pas le choix. Une connaissance qui travaille en tant qu'Auror m'a informé que des rumeurs circuleraient déjà à propos de négligences sur une née moldue. Aucun nom n'a été cité mais cela risquerait d'arriver, prévint Kingsley.
— N'y a-t-il pas un moyen de permettre à cette jeune de fille de conserver l'anonymat ? demanda l'Écossaise. Si je me souviens bien, Harry Potter, qui a été beaucoup médiatisé à l'adolescence, a eu du mal à le supporter.
— Je le sais bien mais je n'ai aucun moyen d'empêcher cela. Nous pourrions tenter d'engager quelque chose mais Chloé sera majeure dans quelques jours. Or, nous savons vous et moi que si nous faisons cette demande, on nous rira au nez sans obtenir ce que nous voulons, déplora Mr Shacklebolt. Il faudra la soutenir au mieux. Et puis si vous avez besoin de quoi que ce soit, vous pouvez me le demander, vous le savez, sourit-il.
— J'aurais besoin de l'adresse de ma future élève. Je crois que cela sera tout pour l'instant, conclut l'ancien professeur de métamorphose.
Le Soleil se levait sur le Royaume Uni, apportant avec lui une nouvelle journée interminable. Un faux mouvement réveilla la douleur dans l'abdomen de Chloé Allchurch. Cette même douleur la fit faire un mouvement brusque ce qui propulsa durement sa tête contre le mur qui touchait son lit. Elle grogna et décréta que la vie était tout sauf bien faite. Elle se redressa sur son lit pour se retrouver en position assise, affichant une grimace caractéristique de son humeur, toujours les yeux fermés. La première chose qu'elle vit fut la moquette rose pale de très mauvais goût qui recouvrait le sol de sa chambre et de toutes les pièces de la maison, soit dit en passant, la salle de bain exceptée. Ce rose donnait mal à la tête et sa mère s'entêtait à le parfumer d'un parfum floral nauséabond. Elle se voyait très nettement descendre à la cuisine et attraper le plus gros couteau possible avant de remonter dans sa chambre pour y arracher la moquette sauvagement. Elle savait qu'elle n'était pas collée au sol et la tentation n'en était que plus grande.
Elle s'élança vers sa commode, attrapa le tee-shirt le plus large qu'elle puisse trouver, puis enfila un jean foncé qu'elle trouva dans son armoire. Elle enfila de vieilles converses noires, jeta un vague regard dans le miroir de la salle de bain et considéra que ses cheveux n'étaient pas assez hirsutes pour être coiffés. Ses cheveux bruns étaient très courts depuis des années. En effet, ses cheveux épais semblant vivre leur propre vie sur son crâne, elle avait décidé qu'il valait mieux privilégier le côté pratique.
L'adolescente descendit les escaliers sans aucune grâce pour prendre son petit-déjeuner lorsqu'on frappa à la porte. Elle pensa que ses parents auraient pu oublier leurs clés mais rien n'aurait justifié qu'ils rentrent plus tôt de l'Église. Elle ouvrit la porte doucement, et découvrit une femme aux cheveux gris tirés en un chignon sévère. Elle portait des lunettes et possédait un regard aussi sévère que sa coiffure. Ses vêtements étaient plutôt étranges mais Chloé respectait les goûts vestimentaires de chacun et n'y prêta pas plus d'attention. Cependant, ce qui la perturba davantage fut que les quelques moldus qui passaient alors pas là ne firent pas attention à elles. Elle s'étonna de ne pas voir la femme recevoir des regards moqueurs pour sa tenue originale. Lorsqu'elle posa son regard sur Chloé, elle demanda avec un fort accent écossais :
« Bonjour, je m'appelle Minerva McGonagall. Est ce que je suis bien au domicile de Theresa et Russell Allchurch ?
— Oui mais ils ne sont pas là pour l'instant. Si c'est important vous pouvez les attendre dans le salon, proposa Chloé, hésitante. Ils devraient rentrer dans une heure environ.
— Je veux bien, merci. Tu dois être Chloé ?
L'adolescente dévisagea l'inconnue qu'elle ne connaissait ni d'Eve, ni d'Adam, et qui semblait attendre une réponse.
— Oui. Je ne veux pas vous paraître impolie mais pourquoi êtes vous là ? lança franchement la brune.
— Je suppose que tu es assez âgée pour que je t'en parle sans la présence de tes parents. Pouvons nous nous asseoir ? J'ai peur que cela ne soit assez long et mes jambes ne sont plus ce qu'elles étaient.
Chloé conduisit la nouvelle venue dans le salon où elle la fit s'asseoir. Elle se glissa dans la cuisine et ramena un verre d'eau à la femme qui avait pris place dans le canapé.
— Je vous proposerais bien du thé mais, et ne vous vexez pas, si vous en buvez vous allez mettre beaucoup plus de temps à me raconter ce que vous faites là et comme je suis très curieuse, je ne suis pas sûre que je pourrai attendre jusque là.
Minerva McGonagall, étrangement, sourit devant l'impertinence de la jeune fille face à elle.
— Je commence dans ce cas. Je sais que tu vas probablement trouver ridicule ce que je vais te dire mais j'ai besoin que tu me laisses te dire tout ce que j'ai à dire. Je suis directrice d'une école plutôt prestigieuse appelée Poudlard, fit elle. Tu n'en as jamais entendu parler car son existence est tenue secrète.
— Quel est l'intérêt de garder son école secrète ? Si personne n'en a connaissance alors personne ne vient s'y inscrire, remarqua Chloé.
— Parce que les élèves ne peuvent pas s'inscrire. Ils sont sélectionnés selon un critère précis puis on leur propose d'intégrer notre école. Ils sont bien entendus libres de choisir s'ils veulent intégrer Poudlard, assura la veuve.
— Et quel est ce critère ? s'enquit l'adolescente, avide d'informations.
— Il faut que l'élève soit capable de faire de la magie, déclara son interlocutrice.
— Comme sortir un lapin de son chapeau ? plaisanta la plus jeune. Je veux bien que la magie soit quelque chose de très apprécié, mais est ce que vous arrivez à avoir beaucoup d'élèves ? Sans vouloir juger, rares sont ceux qui ont pour sérieuse ambition de devenir magiciens.
— Je ne parle pas de ce genre de magie, énonça la directrice.
Elle souleva la cape qu'elle portait et glissa sa main droite dans les plis de sa robe. Lorsque Chloé revit la main de son interlocutrice, cette dernière tenait un long bout de bois. La brune leva un sourcil, sceptique, et s'assit plus confortablement dans son fauteuil.
— Accroche toi au accoudoirs et ne fais pas de gestes brusques s'il te plaît.
L'adolescente eut à peine le temps d'acquiescer d'un signe bref de la tête. La vieille femme prononça une formule que Chloé ne comprit pas et qui semblait être du latin. Lentement, le brune se sentit monter dans les airs. Elle regarda le sol et constata avec un intérêt non dissimulé que ses pieds ne touchaient plus terre.
— Comment est-ce que vous faites ça ? interrogea la jeune fille, un sourire béat sur le visage.
Le fauteuil revint se poser délicatement sur le sol et intéressée, Chloé regarda fixement la directrice.
— Il est difficile d'expliquer d'où vient exactement la magie mais une chose est sûre, Chloé Allchurch, toi aussi tu peux l'utiliser.
— Je n'ai jamais soulevé d'objets comme vous l'avez fait, vous savez. Je pense que vous vous trompez, détrompa la fille de moldus.
— Tu te souviens sûrement de ce qui s'est passé hier soir, n'est ce pas ? L'une de tes camarades d'école a pris feu juste devant toi. Tu n'es plus une enfant, je suppose que tu t'es demandée ce qu'il s'était passé.
— Mon hypothèse la plus probable était qu'une crème cosmétique qu'elle se serait étalée sur les bras devait contenir un produit inflammable. Après tout, peut être qu'il y a eu une étincelle que je n'ai pas vu et qui a déclenché le feu, argumenta la jeune fille, fronçant les sourcils. Mais si j'en crois l'expression de votre visage, vous pensez qu'il s'agit de magie comme la vôtre, déduisit elle.
— J'en suis même certaine. Il a fallu modifier la mémoire des jeunes filles qui ont été témoins de la scène et soigner une certaine Mary, la jeune fille que vous avez … enflammée, à défaut de mot plus approprié. »
Dans le Sud-Ouest de l'Angleterre, dans le Wiltshire, se trouvait un grand manoir entouré d'un encore plus grand domaine. Un homme d'environ soixante ans entreprit de monter au premier étage. S'il avait été dépourvu de pouvoirs, il aurait sans doute peiner à gravir tant de marches. Mais les sorciers possédaient de nombreuses potions et une médecine suffisamment poussée pour offrir aux êtres pourvus de magie une vie plus longue et en meilleure santé que s'ils avaient été de simples moldus.
Lucius Malfoy ouvrit la première porte à gauche et trouva celle qu'il cherchait. Il s'agissait d'une grande femme femme mince et blonde. Elle était assise sur un lit aux couvertures noires. La pièce était plutôt sombre malgré la grande fenêtre qui donnait sur le Sud. Narcissa Malfoy se trouvait dos à la porte et l'on ne pouvait distinguer ce qu'elle faisait mais sa tête était baissée. Son mari, habitué, savait que sa femme tenait entre ses mains un cadre photo et une lettre qu'elle devait déjà connaître par coeur. L'homme s'approcha de Mme Malfoy et s'assit à côté d'elle :
« Tu ne devrais pas passer tout ton temps à ressasser de vieux souvenirs si cela te met dans cet état, Narcissa, commença Lucius.
— Je n'y passe pas tout mon temps. Mais je ne peux m'empêcher de penser que nous n'avons peut être pas bien cherché, avoua Narcissa, sans trace d'émotions dans la voix. »
Mais Lucius connaissait sa femme et savait que cela ne voulait pas dire qu'elle n'éprouvait rien. Il prit la photo et la lettre que tenait la femme et les posa sur le lit derrière lui. Il prit lui prit la main et l'emmena en dehors de la pièce, dans l'espoir vain de lui changer les idées. Il savait que la semaine suivante, cette humeur maussade disparaîtrait de l'esprit de se femme, comme chaque année. Cela faisait presque 17 ans que Narcissa avait perdu sa sœur et son souvenir lui était toujours aussi douloureux, particulièrement à cette époque de l'année, anniversaire de sa mort.
Pendant ce temps, Minerva McGonagall était toujours assise dans le canapé de la famille Allchurch avec, en face d'elle, sa future élève. Celle dernière demanda :
« J'ai une question. Vous dites que j'ai allumé ce feu par la magie. Imaginons que ce soit vrai. Je n'en ai fait qu'une seule fois si j'en crois ce que vous me dites. Comment avez vous su que j'avais pratiqué la magie ? Et surtout, comment pouvez vous être sûre que j'arriverai à en refaire ? Peut être qu'il s'agissait de la seule magie que j'arriverai à produire de toute vie, confia la jeune fille.
— Je ne vous cache pas que vote cas est unique. Pour commencer, sachez qu'il existe un Ministère de la Magie qui s'occupe de repérer les individus de moins de 17 ans exerçant la magie. Après cela, vous êtes libre d'utiliser vos pouvoirs plus ou mois comme vous l'entendez à condition de ne pas exercer la magie en présence de moldus ou pire, sur des moldus. Pardon, laissez moi vous préciser, devant votre air interrogatif, que le terme "moldu" désigne une personne dénuée de pouvoir magiques et née de parents sans pouvoirs. Cependant, les enfants sorciers manifestent des signes de magie dès leur plus jeune âge. Ainsi, à leurs 11 ans, il est possible de les inscrire dans une école de sorcellerie comme celle que je dirige. Cependant, et aucun cas n'a jamais été répertorié, vous n'aviez pas montré de signe de magie avant hier soir. Si vous aviez commencé votre scolarité comme les autres élèves, vous feriez votre dernière année à l'école de magie cette année.
— Attendez, coupa la plus jeune, si je suis inscrite dans votre école, je n'ai pas le niveau pour intégrer la classe des dernières années. Je suis désolée mais je ne pense pas me sentir à l'aise parmi de jeunes enfants, s'excusa Chloé.
Minerva McGonagall sourit :
— Je ne pensais pas vous faire intégrer la classe des plus jeunes. En fait je pensais vous faire suivre des cours particuliers mais dans l'enceinte de l'école. Après tout, il n'y a rien de mieux pour s'intégrer que d'étudier dans un lieu rempli de monde. De plus, vous dormirez avec les autres élèves.
— Il s'agit d'un internat ? Je n'ai pas pensé à demander mais, est ce que cette école se situe loin d'ici ? Et puis le prix ? Je n'ai peut être pas assez d'argent pour m'inscrire, s'inquiéta l'adolescente. Est ce que vous proposez des bourses d'études ? »
La plus âgée s'installa plus confortablement dans son fauteuil et tenta d'expliquer à la brune en face d'elle le fonctionnement de l'École de Sorcellerie Poudlard.
La chaleur écrasante du mois d'août n'avait pas épargné la ville de Londres. Lorsque l'on regardait au loin, la vue de la population devenait floue, signe de la haute température. En traversant la ville, on pouvait voir les commerçants installer des ventilateurs pour inciter les acheteurs à entrer, ce que ces derniers faisaient plus que volontiers. Les habitants, peu habitués à une telle chaleur, semblaient fondre comme neige au Soleil. Aucune tenue, aussi légère et courte soit elle, n'empêchait les Londonniens et les touristes de dégouliner de sueur, rendant désagréable chaque geste exécuté. Certaines rues avaient été désertées plus tôt dans la matinée afin de se rafraîchir dans des lieux climatisés. Heureusement, la localisation souterraine du Ministère de la Magie permettait de conserver une température décente. Les niveaux les plus élevés avaient été protégés grâce à des sorts. Ainsi, la chaleur étouffante ne vint pas déranger les employés du Ministère dans leur travail.
Le Ministre de la Magie, situé au niveau le plus bas du Ministère, n'était pas rentré chez lui pour dormir la nuit passée. Cependant, il ne montrait aucun signe de fatigue et continuait de s'occuper des dossiers qui arrivaient sur son bureau, généralement par besoin d'une signature. Il sursauta en entendant ses secrétaires contester. Lorsque cela arrivait, il savait que quelqu'un essayait de rentrer dans son bureau sans vouloir patienter. Ainsi, il ne fut pas vraiment surpris lorsque le fameux Harry Potter, directeur du Bureau des Aurors, pénétra dans son bureau. Kingsley Shacklebolt fit un signe à son cadet et l'invita à prendre place sur l'une des chaises en face de son bureau.
« Je sais que vous êtes occupés mais il faut que je vous informe d'un problème important. Je vous ai envoyé un rapport mais si j'en juge par toutes la paperasse sur votre bureau, le temps que vous le lisiez, je serai déjà grand-père, commença l'élu.
— Je vous l'accorde. Bonjour à toi aussi Harry. De quoi s'agit il ? demanda calmement et avec intérêt l'homme chauve.
— Désolé, s'excusa l'intéressé. Vous vous souvenez des enlèvements et meurtres en série qui ont eu lieu sur des familles de sang pur, n'est ce pas ? vérifia le plus jeune.
— Bien sûr, il est assez difficile d'oublier cette affaire une fois qu'on a vu l'état des corps retrouvés, se désola le Ministre de la Magie.
— Plus aucune disparition qui correspond au schéma habituel n'a été enregistrée depuis dix sept ans, informa le survivant. Je n'étais pas directeur du Bureau à l'époque et comme je venais juste d'intégrer le service je n'étais pas autorisé à participer à l'enquête. Cependant mon prédécesseur a laissé un dossier complet sur l'affaire parce qu'il n'avait pas réussi à l'élucider. Je l'ai trouvé par hasard et ça m'a rappelé quelque chose que j'avais lu lors de l'un de mes voyages en France il y a deux ans. De nombreux décès et enlèvements de sangs purs ont été observés depuis maintenant environ huit ans, annonça Harry. Et les corps étaient à chaque fois retrouvés dans des états vraiment horribles.
— Tu penses qu'il s'agit des mêmes personnes ? supposa le plus âgé. Peut être qu'il s'agit de copieurs. Après tout, il s'est écoulé environ cinq ans entre les deux séries.
— Justement non. J'ai envoyé un hibou aux Ministères des autres pays européens et l'Allemagne nous a renvoyé une réponse positive. En fait, la dernière personne tuée au Royaume Uni par cette organisation est Bellatrix Lestrange. Ensuite, environ deux mois plus tard, ce sont des sangs purs allemands qui ont été victimes, et ce durant un peu plus de huit ans. Ensuite, les attaques ont cessé et ont recommencé en France, résuma l'élu.
Le Ministre fronçait les sourcils et le fils de James Potter était incapable de dire si il croyait à ce qui lui semblait être une évidence.
— Je suis d'accord avec toi. Cela semble trop bien correspondre pour être une simple coïncidence, admit Kingsley. Je crois que le mieux serait de proposer de l'aide aux Français et de proposer à l'Allemagne de nous rejoindre …
— Je ne pense pas que ce sera utile, coupa Harry. Les meurtres en France ont cessé il y a deux mois. Nous avons déjà un nouvel enlèvement de sang pur chez nous. »
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