Bonjour. Le couple centrale est Harry et Draco donc pour ceux que cela dérange passé votre chemin.

Les personnages ne sont pas à moi, mais à J. K. Rowling.

Je remercie toutes les personnes qui ont reviewer, mis en favoris ou suive cette fiction.

Pour suivre l'état d'évolution de la fiction, allez sur mon profil.

RAR :

briottet : Je te remercie pour ta review et j'espère que tu aimeras la suite.

J'espère que vous aimerez.

Bonne lecture.

Repère, une lune environs 28 jours.

Donc un an est environs 13 lunes.

CHAPITRE 2 : l'humain le plus têtu de la création.

Le lendemain, alors qu'il revenait de la cueillette, la chasse ayant été bonne la veille, il croisa le calamar géant qui râlait contre les stupides sorciers. Curieux, il retourna dans sa grotte se demandant ce qu'un ''saurcier'' pouvait être. Sans réellement y penser, il déposa sa récolte tout en prenant le bout de bois de l'humain. Il remonta alors à la surface et replongea rapidement. Là, sur le rocher, l'humain de la veille fixait l'eau avec désespoir. Il l'entendit à travers l'eau crier :

« Je sais que tu es là ! Je t'ai vu ! Reviens ! »

Draco n'étant pas stupide fit la sourde oreille, cependant, l'humain ne sembla pas en décider ainsi puisque peu de temps après, il sauta dans l'eau glaciale. Le blond affolé préféra ne pas se diriger vers sa grotte, si jamais l'humain revenait, qu'il ne sache pas où il habitait, et partit donc à une allure folle vers le rivage. Paniqué, il ne remarqua pas qu'il se dirigeait vers la rive et donc, se fracassa, de nouveau, le crâne contre la paroi. Sa rencontre fortuite avec la terre, le déstabilisa un moment et il sentit un poigne de fer lui enserré le bras. Encore assommé, il se sentit hisser vers le haut et se retrouva assis sur son rocher, l'humain brun à côté de lui, ne le lâchant pas.

Il mit quelques instants à recouvrer la raison et lorsque cela fut fait, s'élança avec force vers l'eau. Cependant, l'humain avait dû anticiper sa réaction puisqu'il tira sur son bras fortement. Ainsi, Draco se retrouva allongé sur le brun. Ce dernier ne semblait cependant pas avoir prévu son poids car il retint un cri en relâchant tout l'air présent dans ses poumons.

Le blond se releva alors légèrement inquiet et tomba de nouveau devant ses yeux verts, dont la couleur était caché par l'objet étrange. Il l'enleva donc et le brun, aveuglé, lui demanda de se retirer :

« Pousse-toi. » le supplia-t-il. « Je n'ai parlé de toi à personne et ne le ferai pas alors arrête de te débattre. » lui expliqua-t-il alors qu'il ne faisait toujours rien. « Tu comprends ce que je te dis ? Rassure-moi. »

Le blond hocha la tête alors que le brun soupirait de soulagement et s'enleva rapidement mais continua d'essayer de plonger, la main de l'homme toujours enroulée autour de son bras. Il vissa son regard dans celui étonnant de son vis-à-vis, admirant leur couleur. Il aurait voulu lui rétorquer quelque chose, mais cela aurait signifié lui donner une quelconque importance.

« Hum…Bonjour. » engagea l'humain alors qu'il tentait de récupérer ses lunettes dans les mains du Sirein et claquait fortement des dents.

Draco remarqua le froid de l'homme et le frictionna un instant, le prenant dans ses bras. Il ne pouvait pas le laisser mourir de froid après l'avoir sauvé. Cependant, il refusa de lui rendre son accessoire. Il n'avait jamais vu cette couleur auparavant et la trouvait vraiment magnifique. Pourtant, ce n'était pas au gout de l'homme qui continua, maintenant réchauffé, gardant un bras autour de la taille du blond pour conserver la chaleur et le retenir de s'enfuir :

« J'en ai besoin pour voir, rends moi mes lunettes ! »

Le Sirein s'exécuta avec réticence –on ne lui donnait pas d'ordre- en levant tout de même un sourcil curieux. Fait étonnant, le brun sembla comprendre son interrogation car il dit :

« Des lunettes, avec un monture en métal et des verres pour corriger la vue. Pour y voir plus claire. »

Draco lui retira d'autorité l'objet du nez et le posa sur le sien. Il observa aux alentours et ne vit pas grand-chose, tout étant floue. Il fronça le nez et les lunettes furent récupérées par l'humain qui les remit.

« Tu ne devais pas y voir grand-chose, c'est adapté à ma vue. »

Le Sirein pensa alors qu'il ne devait pas y voir grand-chose et un petit rire moqueur passa le mur de ses lèvres. Le garçon sembla s'en vexer car il le foudroya du regard, mais ne le lâcha pas. Ce fut alors au tour du blond de foudroyer du regard la main de l'homme entourant toujours sa hanche, le tenant collé contre son torse. L'humain desserra sa prise, pour mieux la resserrer sur son avant-bras. Cela fit pousser un soupir désespéré au blond.

« Non, je ne te lâcherais pas. J'ai besoin de ma baguette et je sais que tu l'as. Comme j'étais à l'infirmerie hier et aujourd'hui, personne n'a remarqué que je l'avais perdu. Cependant, ils s'en rendront compte si je ne l'ai toujours pas, demain, en retournant en cours ! » s'expliqua-t-il tout en pointant son autre bras du doigt.

Alors c'était une ''baguette''. Le blond l'observa un moment curieusement et la tendit au brun heureux de la retrouver. Pourtant, alors que l'humain tirait dessus, il ne la lâcha pas.

« Rend-là moi… » supplia l'homme.

Le blond désigna de la tête l'objet tout en le regardant avec curiosité. L'homme fronça les sourcils avant de soupirer et de sa passer une main agacée dans les cheveux.

« Je ne suis pas devin. Tu peux me parler si tu veux me poser une question ! » s'agaça-t-il alors que le froid semblait de nouveau faire son effet sur lui.

Le blond le regarda avec dédain et tourna son visage vers le lac tout en levant le nez. Cependant, il ne lâcha toujours pas la baguette. Le brun soupira de nouveau. Il lâcha sa baguette, le blond la tenant toujours, et il se frictionna les bras et les jambes pour se réchauffer un peu. Puis il se frotta fortement la tête tentant, il semblerait, de comprendre le Sirein. Ce dernier, généreux, reposa son regard sur l'humain et vu qu'il était assez dévêtu. Il était torse nu, des muscles saillants commençant à se dessiner sous sa peau. Il avait une carrure un peu plus large que le blond, même s'il restait frêle. Il compara la couleur de leur peau, constatant, avec peu de surprise que la peau de l'humain était plus sombre que la sienne. Cependant, ce qui attira sa curiosité fut ses jambes. Chez les elfes, leurs jambes étaient fines et douces alors que là, elles étaient plus musclées et recouvertes d'un fin duvet de cheveux. Il passa sa main sur le mollet du brun qui sursauta et le dévisagea.

Il apprécia la sensation de chaleur et de douceur. Cependant, il déglutit face à la réaction de l'homme et retira sa main. Les autres créatures de forme humanoïdes qu'il avait rencontré étaient les vampires, toujours vêtus de la tête aux pieds de noir ne laissant en aucun cas leurs peaux exposées, et les loup-garous, mais ils ne les avaient vu que sous formes de loup. Le brun lui fit un sourire et posa sa propre main libre sur la queue du Sirein. Ce dernier, bien que réticent le laissa faire, après tout, il l'avait lui-même observé.

Quelques minutes plus tard, après que le brun se soit émerveillé de la douceur des écailles du blond et réchauffer en l'ayant pris dans ses bras, Draco lui mit sa baguette devant les yeux, repoussant l'humain qui loucha un moment devant l'objet. Le brun sembla enfin comprendre et s'exclama :

« Tu te demandes ce que c'est ! » Le blond hocha la tête et l'humain reprit : « C'est ma baguette magique. Je suis sorcier, et j'en ai besoin pour faire de la magie. »

La tête du blond se pencha vers la gauche, le nez froncé, se rappelant des paroles du calamar. Alors les humains étaient aussi appelés ''Sorcier''. Le brun interpréta mal ses réactions et fit voltiger ses vêtements vers lui pour lui faire une démonstration. Le blond fut un peu surpris. Sur la terre, les objets ne flottaient pas. Il assimila donc le concept de magie selon les humains et hocha de nouveau la tête. Le brun lui dévoila alors un immense sourire et se jeta alors un sortilège :

« Pour me réchauffer, il ne fait pas très chaud. » lui expliqua-t-il tandis qu'il se rhabillait. « Bien que t'avoir dans les bras marche bien aussi, tu dégages beaucoup de chaleur ! » s'amusa-t-il.

Le blond tourna rapidement sa tête sur le côté, ses longs cheveux restant de l'autre côté de son cou, laissant ainsi ses branchies à la vue du sorcier, montrant qu'il n'appréciait pas la deuxième option. Le brun, intrigué, approcha sa main de ses branchies disposées juste devant ses oreilles. Il les toucha, mais le blond se recula vite, foudroyant le brun du regard. Il ne supportait pas qu'on palpe ses branchies.

Le brun s'excusa et passa une main dans les cheveux du Sirein afin de dévoiler de nouveau ses caractéristiques aquatiques, ainsi que les petites écailles qui recouvrait sa nuque. Il le détailla un instant et demanda :

« Si je te lâche, tu resteras en place ou… »

Cependant, il n'eut pas à finir sa question car le regard du blond lui répondit. Ce dernier semblait être la curiosité incarné. Il relâcha donc sa prise, sa main caressant les deux cercles d'écailles qui entouraient son bras gauche, prêt de l'épaule. Le blond frissonna et le brun se rhabilla. Il se réinstalla à côté du Sirein et s'enquit :

« Tu ne veux toujours pas me parler ? »

Le blond pour toute réponse plongea son regard dans le paysage qui s'offrait à lui du rocher, le snobant ouvertement. Il trouvait l'endroit magnifique et apaisant. Le décor était bien différent le jour de la nuit. Le brun sembla comprendre et ils restèrent ainsi, à observer le paysage durant de longues minutes. Finalement, l'humain soupira et se tourna vers le Sirein qui ne bougeait toujours pas, sa queue battant paresseusement dans l'eau. Il l'admira un instant avant de passer de nouveau sa main dans ses doux cheveux. Il les porta à son nez et huma leur odeur. Ce geste, offusqua le blond qui reprit ses cheveux avec vigueur.

« Je… Non, tu ne sens pas mauvais. C'est juste que… je suis curieux, tu sens la mer. » se défendit l'humain devant le regard peu amène que lui lançait le blond.

Le Sirein garda un visage impassible mais acquiesça à ses paroles.

« Tu viens de l'océan ? »

Le blond lui lança un regard significatif et le brun lui sourit.

« J'ai toujours rêvé de voir la mer ou l'océan. Ce doit être magnifique. »

La créature aquatique acquiesça. Le brun soupira et observa son poignet. Il se leva alors, s'étirant les bras.

« Je vais y aller. Je reviendrai demain. »

Le blond lui lança un regard atterré. Lui ne voulait pas le revoir ! L'humain lui sourit cependant, amusé et sauta sur la rive.

« A demain ! » et alors qu'il s'éloignait, il cria : « Au fait, je m'appelle Harry ! »

Draco observa le sorcier s'éloigner rapidement avec un air exaspéré. L'humain semblait têtu, mais personne ne pouvait le surpasser. Il ne le reverrait jamais. Sur cette pensée, il plongea dans le lac et se dirigea dans sa grotte afin de se nourrir de sa cueillette.

Le lendemain, il fut curieux de voir si le brun avait oui ou non tenu sa parole. Il n'avait, de toute manière, rien à faire et s'ennuyait un peu. Il n'allait pas lui parler, mais voulait voir si l'humain mentait. Il se décida donc à aller un peu plus loin, là où de hautes herbes se tenaient, et remonta à la surface. Il devait se situer à une dizaine de mètres du rocher. Sur ce dernier, le brun était emmitouflé dans un manteau noir, fixant avec insistance l'eau. Le blond eut un pincement au cœur de le laisser attendre là, dans le froid. Cependant, il replongea et alla vaquer à ses occupations. Lorsqu'il revint, quelques heures plus tard, la nuit était tombée et, sur le rocher, le brun avait laissé un morceau de parchemin.

Le Sirein le prit et l'observa avec curiosité. Il n'avait pas l'habitude de lire l'écriture des hommes, mais elle ressemblait à celle des elfes. Ainsi, il tenta de déchiffrer les étranges écritures. Il s'agaça un instant trouvant que les pattes de mouche sur le papier étaient incompréhensibles. Lorsqu'enfin, il comprit, il fut surpris par sa lecture :

Je reviendrai demain. Je te promets de ne parler de toi à personne alors vient.

Harry

Draco se demanda ce qu'était une promesse un instant et se laissa glisser dans le lac, prenant avec lui le morceau de parchemin serré dans sa main, pour le protéger de l'eau. Il se dépêcha de gagner le Férïara afin de l'y déposer. Cela fait, il se dirigea vers sa grotte pour se reposer.

Le lendemain, il alla rencontrer le calamar géant. Ce dernier était au point le plus profond du lac. Draco se positionna devant lui et s'enquit :

« Aroua Maître du Lac. Comment allez-vous ? »

« Aroua petit prince. Je ne supporte plus ces humains. Ces satanés sorciers se croient supérieurs et attaquent les créatures de l'eau sans aucune considération pour nous. Il en va de même pour les créatures de la terre et de l'air. »

« En avez-vous parlez avec les hommes ? » s'enquit le Sirein diplomate.

« Ils ne pourraient me comprendre. Leurs actes font du mal au lac et donc me font du mal. »

« Quel est votre nom ? »

« Je me nomme Criaji, petit prince. »

« Connaissez-vous les coutumes des hommes ? » demanda le blond préférant dévier le sujet.

« Je connais assez de celle de ces sorciers ! » s'énerva le calamar tout en battant fortement de ses tentacules.

« Que signifie la formulation ''Je te promets'' ? » tenta poliment Draco esquivant les coups.

« Es-tu en contact avec les hommes ? » s'agaça le maître du lac.

« Un homme me rend visite. Vous ne pouvez me le reprocher, il peut devenir un prétendant. » se défendit le Sirein outré.

« Soit. » accepta le Criaji. « Pour les hommes, le mensonge est grand. La promesse est l'assurance de l'acte. Lorsqu'un homme promet, il doit tenir la promesse qu'il a faite. »

« Je vous remercie. J'aimerai rencontrer les créatures de la terre peuplant la montagne, serait-il possible que vous m'accordiez cette requête. »

« Dans environs quatre lunes, la réunion des créatures de la région se tiendra sur la terre. Petit prince pourra se joindre à nous. »

« Que votre règne soit long et que votre lac soit sain. » le remercia-t-il.

« Au revoir Petit Prince. » le salua le calamar tout en le regardant partir.

Le Sirein repartit alors et se dirigea vers sa grotte. De nouveau, il ressortit la tête à une dizaine de mètre du rocher et découvrit l'humain sur la rive. Cette fois-ci il ne fixait pas l'eau mais des papiers devant lui. Il était assis contre le rocher concentré dans sa lecture. Draco décida de s'amuser un peu, il plongea, récupérant aux passages des algues, et il alla, silencieusement, se hisser sur le rocher. Il surplomba alors le brun absorbé dans son activité. Il tenta de déchiffrer les écrits par-dessus l'épaule de l'humain, mais abandonna.

Quelques secondes plus tard, il lâcha les algues sur la tête du brun. Ce dernier poussa un cri avant de sursauter et de relever la tête pour découvrir le sourire moqueur du blond. Il se releva alors rapidement, apparemment heureux de revoir le Sirein. Cependant, ce dernier ne l'entendait pas de cette oreille et replongea dans l'eau, allant se cacher dans sa grotte. Il n'en ressortit que plusieurs heures plus tard, la nuit étant tombée depuis longtemps.

Il alla alors s'installer sur le rocher comme tous les soirs et y découvrit comme la veille, un parchemin. De nouveau, il prit un certain temps pour décrypter l'écriture et lut :

Les algues ne sont pas mes mets préférés mais j'apprécie l'effort. J'aimerai avoir l'honneur de pouvoir te parler la prochaine fois. Je reviendrai demain.

Harry.

Draco fut surpris que le brun prenne les algues pour une offrande, ces dernières n'étant pas comestibles. Il se vexa alors. Il n'était pas un sauvage ! S'il voulait lui offrir un présent, il lui aurait donné une perle. Cependant, l'humain l'amusait. Il avait un raisonnement assez amusant. Il ne connaissait rien des sirènes. Cependant, il se demandait pourquoi l'humain s'évertuait à venir le voir tous les jours. Il resta à penser au brun avec la cicatrice en forme d'éclaire un certain temps avant de plonger pour rejoindre sa grotte.

Le lendemain, il alla rendre visite aux êtres l'eau. Ces dernières restèrent le plus polies qu'elles le pouvaient, ainsi, elles ne lui parlèrent pas. Ce monde de silence pesa sur le moral de Draco qui se demandait s'il avait vraiment besoin d'attendre des prétendants qui ne viendraient certainement jamais. Il soupira alors et alla chasser. Il captura de nombreux poissons ainsi qu'un Strangulo. Il se nourrit de quelques algues.

Il repartit se promener dans le lac et, lorsqu'il revint à sa grotte il s'approcha du rocher et se hissa dessus silencieusement, le Strangulo dans la main. De nouveau, le brun était adossé au rocher, la tête plongé dans sa lecture. Le blond laissa alors tomber le Strangulo sur sa tignasse brune. L'humain cria de nouveau, mais cette fois-ci se leva en un bon et menaça la créature morte de son bâton. Le spectacle fut hilarant et le Sirein ne put s'empêcher de rire. L'humain releva alors une tête stupéfaite vers lui. Le blond alla pour partir lorsqu'il sentit un lien l'entourer et le retenir sur le rocher.

Il foudroya alors du regard le brun qui pointait sa baguette vers lui. Ce dernier lui fit un sourire victorieux et supérieur.

« Tu ne t'échapperas pas cette fois ! » s'exclama-t-il tout en le rejoignant sur le rocher. « Tu t'amusais en me lançant tes affreuses bestioles ou c'était pour me faire fuir ? »

Le blond se souvenant de sa blague pouffa face au regard énervé du brun. Ce dernier le dévisagea et finalement souffla semblant soulagé.

« Apparemment ton humour n'est pas le même que le mien. » constata le brun. « Tu viens souvent ici. » remarqua-t-il alors que le blond lui jetait un regard blasé. « Je ne suis pas stupide ! » se défendit le brun.

Le blond sourit alors. Il n'y avait que Jazz qui arrivait à comprendre ses mimiques à Atlanta. L'humain ne sembla pas comprendre mais lui sourit en retour. Le Sirein l'observa curieusement.

« Tu ne veux toujours pas me parler ? » s'enquit le brun.

Le blond ne répondit rien et l'humain sourit : « Ce n'est pas grave, je suis têtu. J'entendrais ta voix un jour où l'autre. »

Ils restèrent ainsi en silence. Puis le brun commença à parler de nouveau.

« Je pense que je peux t'en parler, non ? Tu ne diras rien à personne, tu ne veux pas parler de toute manière. » rit-il.

Draco lui lança un regard curieux et le brun lui retira ses liens, prenant ses cheveux dans sa main. De nouveau, il amena à son nez ses cheveux couleurs argent.

« Tu portes l'odeur de l'océan, c'est si bon. » lui déclara-t-il en plantant son regard dans celui du blond qui rougit à ses paroles. « Tes cheveux sont d'une couleur peu commune. Ils sont magnifiques. » enchaîna-t-il un petit sourire rêveur aux lèvres alors que le blond baissait la tête, peu habitué à ce genre de compliment. « Je te remercie de m'avoir sauvé. »

Le brun rendit ses cheveux aux blonds. « Tu n'en avais aucune raison, mais tu l'as fait. Même si tu semblais ne pas vouloir approcher les humains. » A cette remarque, le concerné acquiesça alors le sorcier reprit : « C'est pourquoi j'aimerai apprendre à te connaître. En plus du fait qu'être avec toi me détends, ce dont j'ai besoin en ce moment. »

Draco comprit l'humain et posa sa tête sur son épaule lui signifiant qu'il pouvait rester avec lui. Il se trouvait très généreux. Cependant, il avait lui aussi besoin de penser à autre chose que sa transformation prochaine, il ne pensait plus qu'un prétendant puisse le trouver. Le brun semblait un bon divertissement. Le sorcier fut surpris de son geste, mais ne le repoussa pas. Ils restèrent ainsi un long moment avant que l'humain ne reprenne la parole. Le Sirein se demanda un instant s'il lui était possible de rester silencieux plus de dix minutes, mais l'écouta.

« Nous sommes dimanche, je n'ai rien à faire aujourd'hui, c'est pourquoi j'ai pu t'attendre toute la journée. Cependant, demain je ne pourrais sûrement pas venir te voir. Il faudra attendre trois jours avant que je ne revienne. » débuta-t-il semblant chercher un moyen de dire ce qu'il voulait avouer. « Vous…Ton peuple…Est-ce qu'il… » bégaya-t-il alors que le blond posait son regard sur le visage du brun tourner vers le lac. « Est-ce que tu t'intéresses aux histoires des sorciers ? »

Le blond hocha négativement la tête, la frottant contre le cou de l'humain. Ce dernier inspira un grand coup et commença : « Moi non-plus, avant je n'y connaissais rien. Tu sais, j'ai vécu chez les moldus…enfin les humains sans pouvoir magique, durant dix ans. Mes parents étaient tous deux de grands sorciers. Mais lorsque j'avais un an, un mage noir du nom de Voldemort les a assassinés et a aussi voulu me tuer. Cependant, le sortilège n'a pas fonctionné et il est mort. Alors, le jour où je devins orphelin, je devins le héros du monde sorcier. Pourtant, on m'a envoyé chez ma tante moldu. Ma tante, mon oncle et mon cousin ne m'aiment pas. Et, depuis que je vis chez eux, je suis l'homme à tout faire. J'ai même subi des maltraitances. Tu comprends ? » s'enquit le brun, espérant que son explication soit compréhensible.

Draco acquiesça. Certaines zones restaient floues, mais il avait assimilé l'ensemble. Alors le brun continua : « Ce n'est qu'à mes onze ans qu'Hagrid, un autre sorcier, est venu me chercher, me délivrer, pour me révéler la vérité, pour m'emmener à Poudlard, notre école. J'ai appris qui j'étais vraiment. Moi qui pensait que mes parents étaient ivrognes et morts dans un accident de voiture, j'ai découvert qu'ils étaient sorciers et héros. J'ai crus être sauvé dans ce monde de magie. J'avais enfin des amis, Ron et Hermione, une sorte de famille, les Weasley. Pourtant, une menace planait au-dessus de ma tête. Lors de ma première année, j'ai dus, avec Ron et Hermione, protéger la pierre Philosophale de Voldemort, l'affrontant directement, alors qu'il s'agissait là du rôle des professeurs. Cette pierre lui aurait permis de revenir à la vie. » précisa-t-il. « Puis en seconde année, on a découvert que je parlais au Serpent et on m'a pris pour le successeur de Voldemort. On m'a accusé de différentes agressions, dont celle de ma meilleure amie. A la fin de cette année, après avoir affronté des acromentules, nous avons dû, avec Ron, contraindre notre professeur de Défense contre les forces du mal à nous accompagner arrêter le Basilique qui agressait les élèves. Là, je me suis retrouvé seul en face de lui, qui était contrôlé par nul autre que Tom Jédusor, alias Voldemort, qui tentait, une fois de plus de revenir à la vie. Puis l'année dernière, j'ai appris que j'avais un parrain qui s'était évadé de prison pour venir me tuer, afin de finir sa mission pour Voldemort. Pourtant, il s'était évadé pour se venger du rat de Ron qui était en réalité le vrai coupable du meurtre de mes parents. Le rat étant un homme ayant la capacité de se transformé en rat, Peter Pettigrew, alias Queudever. Sirius, mon parrain, et Remus, le nouveau professeur de DCFM qui était en fait un loup-garou et un ami de mes parents, m'ont aidé à arrêter Pettigrew. Cependant nous étions une nuit de pleine lune et Remus s'est transformé, forçant Sirius à aller près du lac. Là des détraqueurs sont arrivés. Tu sais ce que sont les détraqueurs ? »

Le blond acquiesça un peu perdu par le flot de parole du brun de plus en plus rapide et ce dernier reprit : « Les détraqueurs nous ont attaqué et j'ai dû remonter le temps avec Hermione afin de nous sauver, Ron, Hermione, le professeur Rogue, Sirius, Buck et moi. Et cette année, où je pensais pouvoir enfin me reposer. Je me retrouve à participer à ce stupide tournois des trois sorciers, contenant maintenant quatre sorciers, contre ma volonté. Je dois subir les dragons, Skeeters, une journaliste folle à lier avec sa plume à papote, les stupidité des autres élèves de l'école, les problèmes d'Hagrid, la jalousie de mon meilleur ami, envers moi et pour Hermione, le rejet de Cho, la SALE, les algues folles, les Strangulos, les sirè…je veux dire les êtres de l'eau et le bal de Noël. Bal que je devais ouvrir alors que je ne savais pas danser ! Alors j'ai besoin de décompresser, ne sachant pas quelle terrible épreuve il va me falloir encore affronter. »

Quand même, fut la pensée du prince. Il posa alors sa main sur son dos et y fit des cercles circulaires en signe de soutien. Le brun inspira et expira fortement un certain temps avant de réussir à se calmer et ainsi reprendre la parole : « Merci et désolé de cet éclat. »

Le blond pour toute réponse haussa les épaules et passa une main affectueuse dans les cheveux indisciplinés de son vis-à-vis. Il releva alors la tête et donna un baiser sur le front au brun, comme le faisait l'écume lorsqu'il allait mal. Il se repositionna alors ne se rendant pas compte de la réaction du brun face à ses gestes.

L'humain, apaisé, reprit : « Ils ne voient tous qu'Harry Potter, le héros, le survivant. Même Ron, il me l'a montré au début de l'année. Je ne peux pas le renier, c'est une part de moi-même, mais j'aimerai qu'il voie que je suis juste Harry avant tout. » finit-il dans ses pensées.

Draco aurait voulu lui dire quelque chose, mais se retint. Il attendit un peu et de sa main libre, subtilisa au brun de quoi écrire dans son sac. Ce dernier ne s'en rendit pas compte, secoua la tête et continua : « Je suis navré. Je désire apprendre à te connaître, je veux te dévoiler qui je suis pour te pousser à flancher mais j'en viens à me plaindre ! Je dois t'ennuyer. » constata-t-il triste.

Le Sirein se retira et haussa les épaules alors que le brun riait de sa réponse. Il s'allongea alors sur le rocher et quelques minutes plus tard s'endormit. Le blond profita alors de ce moment pour écrire la réponse du brun. Il s'appliqua du mieux qu'il put, remerciant Aracha d'avoir insisté pour lui apprendre à écrire. Cela fait, il déposa le papier sur le torse du brun et s'allongea à ses côtés, mais voyant le soleil décliner de plus en plus, il décida de réveiller Harry.

Ce dernier papillonna des yeux l'air hagard et, lorsqu'il le vit, lui sourit. Draco le lui rendit et désigna le morceau de papier. Le sorcier s'en saisit et commenta : « Tu aurais pu écrire de manière plus lisible. » tout en tournant la tête vers le blond qui le frappa à l'épaule tout en le fusillant du regard.

« J'ai compris, je n'ai aucunement le droit de faire des remarques ! »

Fier que le brun ait bien analysé ses actes, le blond lui fit un sourire moqueur et Harry préféra lire la note.

« Alors : ''C'est pourtant Harry qui a réalisé tous les exploits dont tu viens de parler, pas juste Harry Potter le bébé. Tu devrais arrêter de te plaindre et penser de manière impartiale à l'image que tu renvoies aux autres. Juste Harry n'est pas que l'adolescent, c'est aussi le personnage héroïquement stupide. On ne peut être juste Harry, l'adolescent, lorsque le Harry en question décide d'aller affronter un Basilique sciemment. D'ailleurs, seul un crétin le ferait.'' Finalement je ne sais pas si je ne préférerai pas que tu restes muet jusqu'à la fin. Mais comme on dit, il n'y a que la vérité qui blesse » se rattrapa-t-il alors qu'il voyait la main du blond se diriger de manière assez rapide vers sa joue. « Ensuite, ''Tu peux bien sûr espérer que l'on voit plus l'adolescent que le héros. Dans tous les cas, tu peux revenir. Ce n'est pas pour autant que je te parlerais, mais j'aimerais assez découvrir le monde sorcier.'' Je le savais. La curiosité est le plus magnifique de tous les défauts. »

Finalement, le brun observa de nouveau sa montre et soupira : « Je vais devoir y aller. Je reviendrais mercredi. » expliqua-t-il, puis voyant l'air perdu du blond il enchaîna : « Dans trois jours. »

Le blond acquiesça et Harry se leva, récupérant son sac au passage. Il passa sa main dans les cheveux du blond tout en disant : « Au revoir. »

Draco lui sourit et l'humain repartit le laissant seul. Il devait vraiment se sentir seul pour accepter la compagnie de cet être étrange. Cependant, il relégua cette pensée loin et plongea dans le lac.

A SUIVRE…


J'espère que vous avez aimé et que vous me direz ce que vous en pensez.

A bientôt !