Coucou à tous.
J'ai cru comprendre que les chapitres 1 et 2 avaient soulevé bien des interrogations. La plupart d'entre vous vont trouver des réponses ici sauf :
Qui est Damien… ça viendra mais pas tout de suite et même ma beta ne sait pas ! ^^ Que vient faire Pétunia ? La réponse est plus bas et je sens que vous n'allez vraiment pas aimer.
Qui est l'amant de Draco et Harry est-il au courant ? Pareil, c'est dans ce chapitre ! ^^
Non, Harry n'a pas eu de cours pour résister au doloris, il a suffisamment subit avec son oncle, je crois, pour avoir un seuil de tolérance à la douleur assez élevé... (Nan mais vous avez vu ce qu'il a subit aussi Oo) et puis n'oublions pas que c'est un sorcier puissant... ça aide.
Snape le hait à cause de son père, ça n'a rien à voir avec une hypothétique maison ou sang, c'est VISCERAL ! Ce qui explique que je ne les fais pas se rapprocher... mais qu'un certain respect va les lier sans plus.
Je dédie ce chapitre à ma kiki, ma muse. Et puis elle a fait impasse sur sa fic pour vous donner le chapitre en temps et en heure. (Dite lui merci au passage ^^ sa lui fera plaisir.)
Merci à tous pour vos reviews et je sais que je suis sadique mais je vous livre de gros chapitres à chaque fois alors vous me pardonnez ? Un petit message sur le bouton go en bas ?
Pour rappel -/R/ blablabla / c'est en Russe. Et -/J/ blablabla/ Japonais.
- Chapitre 3 -
« Je ne veux pas le savoir ! » Fit Harry les yeux plissés.
« Harry ! » Geignit Draco.
« Je ne veux plus en entendre parler et encore moins les voir ! C'était pourtant très clair entre nous, Père et Mère étaient au courant aussi ! JE. NE. VEUX. PLUS. RIEN. AVOIR. A. FAIRE. AVEC. EUX ! » Fit Harry de sa voix froide.
Draco fut, encore une fois, surpris d'entendre Harry appeler ses parents "Père" et "Mère". Il avait encore du mal à s'y faire mais il étira un petit sourire et prit son frère dans les bras.
« Aller, calmes-toi. »
« Je souhaite juste oublier ! C'est vraiment trop demander ? »
« Chut ! Calmes-toi petit frère. »
Draco ne voulait pas continuer sur cette voie-là. Harry avait été plus que clair : il ne voulait plus en entendre parler. Lucius avait bien eu l'idée de se venger des Dursley mais Narcissa lui avait fait justement remarquer que, s'il était enfermé à Azkaban pour le meurtre de ce moldu, Harry se sentirait coupable, le pauvre garçon avait déjà tendance à tout se mettre sur le dos…
Lucius avait aussi repensé qu'ils étaient étroitement surveillés : le ministre n'avait pas 'confiance' en lui à cette époque puisqu'il était présumé mangemort. Et, avec Harry chez lui, ce n'était vraiment pas le moment de faire de gaffe. Lucius en aurait bien mordu sa canne : laisser ce conard en vie ! Et puis Harry ne voulait pas porter plainte… il aurait dû revivre chaque détail, encore et encore. On allait lui poser des questions, on allait écrire des choses sur lui dans le journal, les gens allaient le regarder avec pitié… bref Lucius ne pouvait pas lui en vouloir de ne pas se jeter avec joie dans ce tunnel.
Ce fut avec soulagement que les deux garçons firent leurs devoirs dans la salle commune, avec leurs amis. Ce soir-là, avait lieu le cours tant attendu : le cours sur les animagi. Ce fut essentiellement de la méditation avec de l'encens et une ambiance propice aux rêves prémonitoires ou transes, mais personne ne fit de transe, ni même de rêves prémonitoires. Pansy fut enthousiaste et leur demanda de persévérer seuls, chacun de leur côté. Ron bougonnait : déjà qu'il devait faire ses devoirs, les matchs de quidditch, ensuite travailler le bouclier, la protection des organes en magie noire, méditer pour trouver son animagus, bosser sur les poisons, maintenant, en plus des réunions du cercle des ombres et former les soldas, il devait travailler son animagus. Harry le fixa.
« Tu veux avoir toutes les chances de vivre plus de 3 secondes face à un mangemort ? Alors mets toutes les chances de ton côté. Si tu meurs bêtement en laissant Hermione ici, je t'en voudrais. Elle a besoin de toi vivant ! Pas mort. »
Cette remarque fit rougir Hermione et eut l'effet d'un électrochoc à Ron qui rougit lui aussi avant de reprendre le chemin de la tour gryffondor. Harry lui salua tout le monde et imperceptiblement caressa la main de Zack pour lui souhaiter bonne nuit. Drago et lui se dépêchaient pour ne pas être en retard et traîner après le couvre-feu dans les couloirs. Ils s'arrangeaient toujours pour être rentré à 22h30 à leurs dortoirs. Ça leur laissait presque 2h pour les cours, après manger. Harry avait quitté l'équipe de quidditch mais continuait d'aller régulièrement sur le terrain, souvent le matin avant les cours pour être sûr de ne pas être dérangé. Il avait fini par se plier à faire ses devoirs et lui-même, qui n'était pas très organisé, arrivait à boucler ses devoirs de 17h à 19h, entre la fin des cours et le repas du soir. Il lui était arrivé de finir un devoir en cours de Binns par exemple, mais il arrivait à tout gérer, il savait qu'Hermione aiderait Ron à s'organiser correctement pour ne pas prendre de retard.
Ce fut après que tout le monde ait quitté la salle, qu'il regarda Draco.
« Je vais au manoir ce soir, je dois parler avec Père et Mère. Demain, je ne serais sûrement pas là non plus. »
« Où pars-tu comme ça de temps en temps ? » Demanda son grand frère, inquiet de voir Harry s'éclipser par moment. Même pendant leurs vacances, Harry avait filé quelques jours sans prévenir personne sur sa destination.
« Peu importe grand frère, ne t'en fais pas, je vais prendre l'air rien de plus. » Il lui fit un beau sourire et lui déposa un bisou sur la joue.
« Fais attention à toi Harry. » Draco n'aimait pas savoir son frère loin de lui ou de ses parents mais Harry avait bien besoin de souffler, seul, de temps en temps et Draco acceptait de le laisser à lui-même pour réfléchir.
Harry se faufila à la grille, simplement habillé de sa robe de sorcier. Il se fichait éperdument de se faire coincer. Il passa les grilles et, avant de transplaner, fixa la fenêtre de la tour directoriale et fit un magnifique doigt d'honneur. Harry ricanait, il était sûr que passer la grille avait déclenché une alarme et que le directeur l'avait vu, il lui faisait bien comprendre que, quoiqu'il fasse, il ne le garderait jamais enfermé dans ce château. Harry n'avait rien contre l'amas de pierre qu'il considérait comme maison, mais sa rancune envers le directeur était plus grande que son affection pour l'antique bâtisse.
Il se retrouva dans le hall du manoir où il fut accueillit par Dobby à grand renfort de couinements de joie. Harry le remercia et fila rejoindre ses parents adoptifs au salon. Il leur expliqua la venue de Pétunia et tout ce qui allait avec. Il passa un long moment à se calmer avec l'aide de Narcissa et Lucius. Celui-ci lui fit remarquer qu'ils devaient aller se coucher pour la réunion du lendemain matin au château où ils iraient ensemble.
Le dimanche matin s'était la réunion du cercle.
Toutes les ombres entrèrent dans la salle et s'installèrent autour de la grande table ronde. Une ombre de plus arriva, accompagnée par un membre de l'organisation.
Tout le monde, sauf le ou la nouvelle, montra son bracelet et Harry enleva sa capuche.
« Bien ! La réunion du cercle des ombres est ouverte. Zack, présentes-nous je te prie ! »
Zack fit signe à l'ombre d'enlever sa cape. Tout le monde fut étonné de voir Sévérus Snape.
« J'ai pris contact avec lui pour voir si on ne pouvait pas faire d'une pierre deux coups. Un membre du phénix et un mangemort est idéal. Je vous vois tous me questionner sur la dangerosité. Pas de réel soucis avec ça, il ne sera pas mis au courant de toutes les réunions du cercle. Le seul vrai lien qu'il aura, sera Pansy puisque c'est elle qui s'occupe des espions. »
Lucius regardait alternativement Snape et Harry qui lui-même fixait le maître de potion.
« Snape, êtes-vous prêt à fournir des informations sur les mangemorts et l'ordre du phénix à l'organisation de l'ombre ? »
« Oui. » Fut la réponse calme et froide de Sn ape.
« Êtes-vous prêt à vous soumettre au véritasérum pour nous le prouver ? Tout le monde y est passé, même moi. La devise de la maison est de ne faire confiance à personne. »
« Sage décision, M. Potter. Je veux bien me soumettre au véritasérum si Lucius, et seulement lui, me pose les questions. »
« Très bien ! Je ne sais pas par qui, ni comment, vous avez été convaincu de venir mais vous serez une aide précieuse, bienvenue dans le cercle des ombres. »
Snape fut questionné par Lucius qui ne lui laissa pas le temps d'éluder les réponses. Snape lui-même prouva sa bonne foi. Harry, comme aux autres, lui donna la cape et le bracelet.
« Le bracelet est indétectable par d'autres personnes, seuls ceux qui en portent eux-mêmes peuvent le voir. Et la cape, c'est cadeau même si votre attirail de mangemort doit être bien mieux. »
Snape admira le bracelet que Potter lui mettait.
« Je suppose que seul vous peut l'enlever, et qu'il détecte l'utilisation du polynectar, des métamorphoses, et même de l'imperium ou autres potions. Joli travail Potter ! »
Harry se rassit.
« Très bien alors, Snape s'occupera avec les jumeaux à fournir Ginny en potions. Nous allons pouvoir ainsi améliorer la liste que nous avons. Je tiens à rajouter que, dorénavant, les potions seront distribuées par Ginny, qui aura reçu l'accord de Draco, à Ron pour les soldats de l'ombre et à Pansy ou Luna pour les espions. Narcissa et elles seront les seules à savoir où se trouvent les stocks et à avoir l'autorisation de toucher au stock. Les soldats n'auront de contacts qu'avec Ron et les espions qu'avec Luna et Pansy. Celles-ci récupéreront les rapports de missions pour les donner à Maya. Cela sera moins voyant que de recevoir 20 hiboux au petit déjeuner. Snape ainsi que Lucius et Narcissa, donneront leurs informations à Pansy et les espions de Poudlard à Luna. Zack, où en es-tu avec les recrues ? »
« 5 nouvelles recrues sont aptes à rejoindre le rang des espions. 4 pour les soldats. »
« Parfait ! Ron les soldats et leurs formations avancent ? »
Ron prit une voix sûre de lui.
« Leur formation est en bonne voie, les sorts de défenses sont parfaitement sus et ils maîtrisent tous le stupéfix avec brio. La méthode accélérée donne de très bons résultats. Dans 10 jours, ils seront à niveau pour les misions. »
« Parfait, merci Ron. Neville tu en es où ? »
« Je maîtrise les sorts de soins de bases et quelques sorts avancés. J'ai donné encore quelques potions contre les sorts de magie noire à Ginny. »
« Seras-tu capable de soigner convenablement un sectusempra, par exemple ? »
« Nous avons en stock le baume et la potion, cela ne devrait pas poser de problème. Je ne suis pas au point sur les lésions cérébrales et nerveuses par contre. Bras, jambes cassée, plaies magiques, je sais bien les soigner et faire les bandages ou recoller les membres. »
« Parfait Neville. »
Harry fixait tout le monde.
« Dobby ? » L'elfe apparut dans un pop.
« Oui monsieur Harry Potter ? »
« Dobby, j'ai 3 missions très importantes à te donner et tu ne devras pas en parler. La première est de recruter le plus d'elfes qui se mettront à mon unique service. La seconde, de rassembler des elfes fiables pour capturer des mangemorts, donc des elfes qui n'auront pas peur et qui n'obéiront qu'à Ron ou moi. Et la dernière de rassembler des elfes qui espionneront les elfes des mangemorts, écouteront ce qui se dit entre elfes pour avoir un maximum d'informations sur les familles de mangemort et si possible Voldemort. Insistes bien sur le fait que ça ne les fait pas désobéir. On organisera tout ça quand tu auras trouvé quelques elfes prêts à t'aider. Pas un mot sur le pourquoi ni qui ni comment. »
« Bien monsieur Harry Potter, Dobby fera de son mieux. »
« Tu as bien tout compris ? »
« Parfaitement monsieur Harry Potter, si monsieur veut, je peux essayer avec d'autres créatures prêtes à vous prêter main forte, des créatures qui ont peur de disparaître. »
« Oui merci Dobby tu es vraiment génial. »
L'elfe devant tout le monde se mit à pleurer.
« C'est trop d'honneur monsieur ! »
« Ne pleures pas, je sais que tu es digne de cette mission. »
« Oui monsieur ! Dobby fera tout ce qu'il peut ! »
L'elfe partit dans un pop sonore. Et Snape prit son ton goguenard.
« Potter, vous allez utiliser ces choses pour la guerre ! » Mais contre toute attente ce n'est pas Ron, aussi rouge qu'une tomate bien mûre, qui coupa le professeur de potions.
« Severus, voyons, oses au moins reconnaître le génie quand tu le vois ! Dumbledore, tout aussi doué qu'il est, n'a jamais pensé à infiltrer les maisons des mangemorts par les elfes de maisons. » Lucius fut content de voir que sa tirade avait fait grogner Severus
« Ça ne marchera jamais, aucun elfe n'acceptera. » Narcissa eut un petit rire.
« Dobby étant un ancien elfe à nous, je sais qu'il est prêt à tout pour Harry. Il nous a bien trahi… alors persuader ses congénères, il y parviendra. »
Certains souriaient de voir le grand maître des potions, aussi sarcastique soit-il, se faire clouer le bec par la froide Mme Malfoy. D'autres semblaient surpris de savoir qu'un elfe avait trahi les Malfoy. Harry, la tête sur les épaules, reprit :
« Les formalités passées, nous allons rentrer dans le vif du sujet. Pansy, Luna, la liste des mangemort adultes et enfants a-t-elle changée ? »
Luna prit la liste.
« Pour les adultes non, pour les élèves, deux Serdaigles et 4 Serpentards ont été identifiés. »
« Parfait, merci. J'ai le rapport de Lucius et Narcissa sur les actions du ministère et la société sorcière. Je ne vous étonnerai pas en vous disant qu'il est très mauvais. Fudge est, comme tout le monde le sait, un incompétent notoire et nous ne pourrons pas avoir l'appui du ministère. À part Rockwood, nous ignorons si d'autres mangemorts sont infiltré, si Voldemort graisse la patte à ces bureaucrates ou s'il en a placé sous imperium. Pareil pour Ste Mangouste. Azkaban n'est qu'une grande passoire où les mangemorts rentrent et sortent comme si de rien n'était. On ne peut plus compter sur les détraqueurs, le bilan est mauvais, très mauvais. Récupérer les preuves plus vite, je veux la preuve de la culpabilité de tous les mangemorts sur la liste au plus vite. Dès que nous aurons les elfes, le plan est de renforcer Azkaban pour que les mangemorts ne puissent plus nuire une fois enfermés. Ensuite, dans l'ombre, nous commencerons à mettre hors d'état de nuire les mangemorts, un par un. Snape fournira à Pansy toutes les futures actions du lord, nous frapperons parallèlement à l'ordre du phénix, nous les laisserons agir sous les projecteurs. Maya avec les informations de Snape pourra donner les ordres de mission à Ron. Pour les plans plus subtils, elle verra avec les cerveaux. »
Harry regardait tout le monde qui semblait le regarder avec respect. Même Snape, après ce qu'il venait de voir et entendre, ne pouvait que respecter le brun. Certes, il était nul en potion, mais il savait gérer un groupe, son charisme en faisait un leader né. Les jumeaux posèrent une question.
« Harry, si on ne fait plus toutes les potions, pourrait-on être sur le terrain ? »
« Malheureusement non, je ne veux pas que vous vous embrouilliez avec l'ordre. Vous mettriez votre couverture en péril. Mais j'ai une mission particulière à vous fournir. Trouvez un plan pour que Grabbe et Goyle soient attrapés sans que personne ne se doute de rien. Puisez dans votre imagination et vos farces pour qu'ils se fassent attraper en tant que mangemorts. J'attends votre plan dans les mains de Draco dans une semaine. »
« Ok »
« Maya, Blaise, Théo, Draco, Lucius, Hermione, vous travaillez déjà sur différents plans pour faire attraper, mine de rien, les mangemorts adultes les moins influents. Vous avez un mois. Prenez en compte que nous aurons au moins Dobby pour nous aider. »
Tout le monde acquiesça.
« Plus de questions ? Pas d'autres choses ? »
« Si pour les cours, Harry on va peut-être être en retard jeudi. » Dit George.
« Si vous loupez les cours d'occlumencie de Théo, je me ferais un plaisir de demander un cours de rattrapage avec le professeur Snape. » Harry souriait d'un air carnassier.
« Heu... non, non, ça ira, nous serons présents, promis. » Fit Fred.
« Bon puisque ça, c'est réglé, je propose que nous allions déjeuner. »
Snape ne savait plus trop quoi penser et, avant que tout le monde ne sorte, il demanda à parler à Lucius. Il fut mis au courant pour les cours et d'autres petites choses.
« Il est stupéfiant comme enfant, n'est-ce pas ? »
« Je n'ai pas l'habitude de reconnaître les actions de Potter mais je dois bien admettre qu'il fait très fort. Et tu as pris en main les cours sur les impardonnables ? »
« Oui, pour le moment, seul Harry sait se défaire complètement du doloris et sait en lancer un. »
« Impressionnant. Je suppose que son doloris ne doit pas être bien virulent après tout c'est un gryffondor trop gentil. »
« Détrompes-toi, pour l'avoir testé, je peux t'affirmer qu'il n'a rien à envier à celui du maître. »
Snape écarquilla les yeux en soulevant son fin sourcil.
« Mais même toi tu n'en fais pas des si douloureux. »
« Si je continue à l'entraîner, ses doloris seront bien plus douloureux que ceux du lord. Il n'est pas comme toi ou moi qui pensons à faire souffrir à mort quand nous lançons le doloris. Lui imagine clairement la pire souffrance à la limite de la mort tout en te gardant bel et bien conscient. La souffrance à l'état brut, c'est vraiment atroce. »
« Je ne savais pas qu'il pouvait imaginer ce genre de choses. »
« Dumbledore et toi ne savez pas grand-chose sur ce garçon exceptionnel. »
Ceci finit la discution et chacun put aller manger… sauf Harry qui s'éclipsa comme une ombre pour sortir de Poudlard. Après un transplannage, il se retrouva dans une forêt couverte de neige. Il soupira de plaisir et se transforma en son animagus.
Il adorait cette partie du monde où la neige lui mouillait les coussinets et où elle était presque toujours présente.
« Alors petit loup, on s'est perdu ? » Fit une voix de derrière la cabane fumante où Harry s'était approché à pas feutrés. Il reprit alors sa forme humaine sous les yeux pétillants de Lupin.
« Comment fais-tu pour m'entendre arriver de si loin ! » Lupin émis un rire.
« Tu es si peu discret ! Et puis la pleine lune approche. » Harry soupira en souriant, après avoir été recueilli chez les Malfoy, Harry avait envoyé une lettre à Ron et Hermione mais aussi à Lupin. Celui-ci avait fait une longue réponse où il lui avait dit s'être exilé en Russie dans une meute de loups-garous ancienne qui l'aidait à maîtriser son loup. Il avait écrit qu'il s'inquiétait énormément pour lui et qu'il allait passer rapidement le voir, décelant que quelque chose n'allait pas dans sa lettre. Harry lui avait dit de ne pas bouger, il viendrait lui-même le voir en Russie.
Après avoir beaucoup parlé, Lupin l'avait réconforté, et lui avait parlé de sa vie ici. Harry avait même rencontré la meute sous sa forme d'animagus : un gros loup noir aux yeux émeraudes avec une tache banche sur le haut de la tête. Lupin et la meute étaient les seuls à savoir pour son animagus et maintenant il venait régulièrement les voir.
« Tu restes ce soir ? Ludvin a prévu une fête autour d'un grand feu. »
« Pourquoi pas ? » Fit Harry, les fêtes chez les loups-garous étaient toujours extraordinaires, étranges mais géniales. Lupin fit rentrer Harry avant qu'il ne tombe malade et lui servit un verre de vodka pour le réchauffer. Ils discutèrent tout l'après-midi, puis, à la tombée de la nuit, ils se rendirent à la fête, dans une sorte de clairière non loin d'une petite cascade, entourée par la forêt.
Par quelques sorts, la neige avait été enlevée pour que tout le monde puisse s'asseoir dans l'herbe autour du grand feu de joie ou sur des rondins de bois, de la mousse et même un énorme champignon rouge à pois bleus, invoqué magiquement par une sorcière.
La clairière fut rapidement remplie de sorciers ou simples loups-garous, tous reliés par le simple appel de la nature et de leurs animal intérieur. La meute de Ludvin était conséquente et chacun y était accepté pour la seule condition de suivre les règles de vie. Des hommes, des femmes, des enfants même. Harry aperçus cinq personnes se mettre en retrait du cercle et caler entre leurs jambes des sortes de tambours plus ou moins gros. Rapidement la vodka tourna dans les rangs et une femme, habillée en peau de bête, peinturlura les torses des hommes presque nus. Les percutions commencèrent à jouer un rythme entêtant qui rentrait par tous les pores de la peau, le genre de musique primaire qui résonne fort et bas en même temps que votre cœur pour vous remplir.
Harry ferma les yeux de contentement et d'apaisement : il adorait vraiment. Les fêtes, comme celle-ci, arrivaient à lui faire sortir tout le reste de la tête. Rapidement, il se retrouva dans une sensation cotonneuse, comme dans une sorte de transe avec, en fond sonore, les percussions tribales. Tout le monde dansait autour du feu, certains même crachaient du feu. Harry, lui, restait assis, les yeux fermés, se laissant porter par la musique et les sensations, comme s'il flottait sur la musique. Il ne remarqua même pas que sa tête heurtait le sol en mousse après plusieurs heures. Ce fut seulement lorsque les percussions ralentirent pour annoncer la fin de la fête qu'il ouvrit difficilement les yeux comme s'il venait de dormir des heures. Lupin vint à ses côtés.
« Ça va ? »
« Oui. » Il lui fit un grand sourire entre ses mèches colorées, salies par la boue et l'ocre qu'on lui avait mis sur son torse nu.
« Tu devrais rentrer à Poudlard maintenant, tes amis vont s'inquiéter. »
« Il est quelle heure ? »
« Un peu plus de 7h 30. »
« Oh merde ! » Poussa Harry. Il se releva en quatrième vitesse et fit un bécot sur la joue de Lupin.
« Je repasserai la prochaine fois, salues Ludvin pour moi. » Puis il disparut en transplanant.
Il réapparut devant la grille de Poudlard, il fut prit de bouffée de chaleur, passer du froid polaire à l'air frais de Poudlard en moins de dix secondes était franchement difficile. Il mit sa robe de sorcier sur son bras et remonta l'allée pour arriver dans le hall, il croisa les élèves qui le regardaient bizarrement mais n'y fit pas plus attention et rentra dans la grande salle pour son petit déjeuner vu qu'il lui restait moins d'un quart d'heure pour le prendre.
Draco, en le voyant entrer, en recracha son jus d'orange sur Théo qui hurla d'indignation.
« Mais ça va pas ! »
Draco suivait du regard Harry qui s'assit en face de lui.
« Bonjour. » Fanfaronna-t-il alors que tout le monde le regardait comme un alien. Draco fronça les sourcils.
« Harry James Gabriel Potter Malfoy Black ! Où as-tu passé ta nuit pour revenir couvert de peinture tribale ? » Harry fronça les sourcils puis regarda son torse où perlait de la sueur sur des dessins ocres. Il regarda son frère avec une moue d'excuse.
« Heuuuu. »
« Tu as intérêt à me répondre franchement ! »
« Si je te dis en Russie tu ne seras pas content. » Fit Harry en plongeant la tête dans son bol.
« PARDON ? » Fit Draco prêt à s'évanouir. Sa voix était blanche et d'ailleurs son teint aussi.
« Et que faisais-tu là-bas ? » Demanda-t-il.
« Je suis allé voir Rémus. » Draco fut détendu ce qui ne dura pas grâce à l'intervention étonnée d'Hermione venue s'incruster après l'entrée colorée d'Harry.
« Mais Rémus est avec sa meute. » Draco arborait de nouveau son teint pâle.
« Oui, et aux dernières nouvelles, il va très bien. D'ailleurs je crois que la fête de cette nuit était pour un nouveau venu. Mais ne t'en fais pas grand frère, on n'est pas encore la pleine lune. » Draco soupira.
« Père et mère sont au courant ? »
« Pas jusque là. Mais je ne sais pas, l'intuition me dit que, de toute façon, ils vont le savoir rapidement. »
Draco eut un rictus : pour sûr, la gazette ou lui-même se chargerait de les en informer. Dumbledore en personne s'avança.
« Je vais devoir te punir Harry pour tes écarts de conduite. Je suis triste que tu ne prêtes pas plus d'intérêts aux mesures de sécurité pour ton bien. »
Harry se releva sans un regard pour le directeur.
« Je me fiche pas mal de ce que vous pouvez en penser. Je me fiche de vos mesures de sécurité, je profite de la vie après tout ce n'est pas comme si Voldemort n'en avait pas après moi. Ah ! Et j'oubliais, collez-moi donc, mais je ne suis pas sûr de pouvoir venir à vos heures de colles, vous savez mon emploi du temps est assez chargé. Je dois aller prendre le thé avec Voldy d'ailleurs mais avant je vais aller me doucher. »
Harry laissa là tout le monde, plus que choqué de l'insolence du brun. Il était vrai qu'il détestait le dirlo mais là, il avait fait fort quand même. Draco se retenait de rire face à la mine déconfite du directeur. Celui-ci sortit sans rien dire de plus… il allait avoir beaucoup de mal avec cet élève.
Une fois douché, Harry soupira, il était si bien en revenant de la fête et l'intervention de Dumbledore avait avorté dans l'œuf sa bonne humeur. Pourquoi cet abruti devait toujours la ramener quand il ne fallait pas ? C'est rageusement qu'il se mit à écrire à Narcissa et Lucius, il leur devait bien une explication claire avant les autres. À la pause de midi, Draco entra dans la chambre pour voir Harry la tête dans les mains sur le bureau.
« Ça va ? » Demanda le blond.
Les joues en larmes, Harry lui fit un petit sourire.
« Ce n'est rien, un petit coup de déprime, rien d'alarmant. » Draco le prit dans ses bras.
« Aller, ça va passer, ce n'est rien. » Harry se détendit instantanément puis il sentit une bouffée de jalousie monter.
« Draco, qui a dormi ici ? »
Draco, s'il ne serrait pas Harry dans ses bras, serait tombé fort peu élégamment sur son séant ! Harry savait-t-il qu'il avait fait venir une personne cette nuit ?
« Je ne suis pas stupide Dray, je sais très bien que, quand je m'éclipse pour la nuit, tu fais venir tes conquêtes ici. »
« Comment ? »
« Les objets qui ne sont pas placés comme tu les mets ou que je les mets, les choses qui traînent, l'odeur de sueur et de sexe qui se dégage du panier de draps sales. »
Draco se sentait vraiment... honteux. Pourtant, il ne faisait rien de mal, mais que ce soit Harry qui lui fasse remarquer le mettait très mal à l'aise.
« Ça te dérange ? » Et là Harry fut mit devant un dilemme : il n'avait pas à lui interdire de voir des personnes, et c'était leur chambre à eux deux, Draco pouvait faire ce qu'il voulait dans son lit, mais en même temps voilà, c'était justement leur chambre à eux deux et pas à quelqu'un d'autre et Harry voulait que ça reste leur sanctuaire. Que devait-il répondre ?
« J'aurais aimé que tu m'en parles avant, surtout si c'est sérieux. »
« Je suis désolé Harry, surtout que ce n'est pas sérieux entre nous. J'ai besoin de compagnie par moment et il répond toujours présent pour une nuit. »
Harry eut un rictus.
« Il ? »
Draco se mordit la langue.
« Tu m'avais caché ça grand frère. » Draco reprit contenance avec un signe de main.
« Je ne me formalise pas du sexe de mes partenaires, si tu veux tout savoir. »
Harry plissa les yeux de malice.
« Oh mais je veux tout savoir, à commencer par le nom de celui qui ne dit pas non à une nuit de débauche. » Draco souriait.
« Blaise, mais ne me dis pas que tu serais intéressé ? »
Harry resta interdit.
« Blaise ? Merde, il cache bien son jeu le bougre, moi qui le croyais hétéro dur comme fer. » Harry réfrénait sa jalousie contre Blaise, et puis Draco l'avait bien dit, ce n'était pas sérieux.
« Tu ne m'as pas dit si ça te dérangeait. » Demanda Draco d'une petite voix. Harry bouda.
« C'est ton lit après tout, tu fais ce que tu veux. »
La discussion s'arrêta là puisque Draco et Harry allèrent manger. La semaine passa à une vitesse affolante. Ron, qui formait les soldats en plus des cours de l'organisation, avait un peu de mal mais il était épaulé par Hermione qui lui fournissait ses notes. Les cours de potions avançaient à grands pas, tout le monde savait faire le bouclier de protection et le tenir instinctivement. Tout le monde avait à son actif au moins 5 sorts de magie noire parfaitement maîtrisés. En occlumencie, les résultats n'étaient pas encore vraiment bons : au mieux certains bloquaient leur esprit deux secondes. En impardonnables, Harry avait encore un peu de mal à se défaire complètement du doloris mais y parvenait un tant soit peu. Maya résistait à l'imperium, Zack et Théo se libéraient au bout de cinq secondes. Harry, Théo, Pansy, eux s'entraînaient à perfectionner leur doloris. Harry canalisait sa fureur et sa haine dans son doloris, Lucius finit par le faire stopper, en le voyant lancer le doloris de la main sans baguette et avec un petit rictus sadique sur le coté. Il jugea préférable de le faire arrêter. Alors qu'Harry luttait contre un imperium, Lucius lui expliquait à Fred, George, Luna et Maya comment lancer un doloris. Après un moment, il regarda tout le monde.
« M. Zack Oulianov, pourquoi je ne vous ai pas vu une seule fois pour le doloris ? »
Zack ne bougea pas et fixa Lucius.
« Viens me montrer ce que tu sais faire. »
Lucius lança donc un mini doloris mais Zack ne bougea pas d'un pouce, Lucius augmenta son doloris progressivement de plus en plus sans aucune réaction de la part du Russe. Il finit par lui envoyer un doloris à pleine puissance mais Zack se contenta d'avoir les muscles raidis tout au plus. Lucius, étonné, stoppa.
« Tu en as déjà reçu, tu résistes déjà à ce sort. Pourquoi ne pas l'avoir dit ? »
« Parce que je ne le savais pas, c'est la première fois qu'on me soumet au doloris. » Fit Zack comme s'il parlait de la pluie ou du beau temps.
« Alors comment fais-tu ? »
« Entraînement russe. Depuis que j'ai l'âge de 3 ans, on nous apprend à fermer notre esprit à la douleur, physique et morale et, croyez-moi, personne ne peut plus éprouver la moindre douleur ou le moindre sentiment après cet entraînement. Si on rajoute à ça que mon père n'a jamais été un tendre, alors le doloris à côté n'est qu'une promenade de santé. »
Si Lucius était surpris, il n'en montra rien ainsi que Harry qui avait eu vent de son entraînement lorsque, par mégarde, il l'avait envoyé valser contre un mur avec sa magie instinctive et que le Russe n'avait pas bronché malgré son bras en angle droit mais pas à l'emplacement d'une articulation. Zack avait regardé son bras froidement en les avertissant qu'il allait à l'infirmerie pour qu'on lui répare… c'était plus pratique d'écrire avec un bras valide. À son retour, Maya et lui, lui avaient demandé des explications et Zack leur avait vaguement parlé de son enfance... Mais très vaguement.
Le samedi passa, lui aussi, à une vitesse fulgurante et déjà le jour de la réunion dominicale arriva. Tous, assis à la table, attendaient le signal. Après le rituel du bracelet, Harry enleva sa capuche suivi des autres.
« La réunion du cercle des ombres est ouverte. »
Harry prit une liste.
« Dobby a rassemblé 15 elfes qui seront sous mes ordres pour sécuriser Azkaban, les elfes gardiens, 7 elfes courageux et qui n'ont jamais eu de maîtres pourront devenir des elfes soldats sous les directives de Ron, enfin 3 autres espionneront ceux des mangemorts et nous rapporteront des informations sur leurs familles. Deux chimères veulent se rallier à notre cause ainsi qu'un centaure et un cllan de loups-garous. Nous sont aussi dévoués 6 nymphes et un détraqueur. »
« Dobby a fait des miracles ! » S'exclama Narcissa.
« Oui, les elfes gardiens sont d'ores et déjà en train de sécuriser Azkaban. Nous allons pouvoir rapidement commencer les offensives. J'ai eu les plans de tout le monde ainsi que les rapports des espions. Je veux deux groupes d'interventions de 3 personnes plus un elfe pour Crabbe et Goyle fils. Une fois attrapés selon le plan des jumeaux, les elfes les mettront en lieu sûr dans les geôles du manoir Malfoy. Comme convenu, avec Lucius, les prisonniers seront bien traités et auront le droit à contacter par miroir magique leurs avocats. Nous déterminerons le procès plus tard. Je veux un groupe d'intervention de 5 soldats plus deux elfes pour Grabbe père ainsi que pour Goyle père, accompagnés d'un adulte. Des choses à ajouter ? »
Ron prit ses ordres de mission à Maya ainsi que le médaillon pour appeler les elfes. Personne ne fit de commentaire.
« Parfait, j'attends donc le rapport de Ron au plus vite, une fois les missions remplies. Peaufinez les plans pour les membres les plus influents, je compte sur Snape pour fournir les lieux où ce seront cachés certains d'entre eux. Et Ron, faites attentions à vous, appliquez bien les plans, je ne veux pas de casse-cou, ni de blessés et encore moins de morts ! »
Ron donna rendez-vous à ses soldas dans une salle vide. Tous encapuchonnés attendaient les ordres de leur supérieur.
« Bien, les missions commencent, je veux 2 groupes de trois et deux groupes de 5. Chaque groupe fera équipe avec un elfe de maison et recevra un set de potions. Les groupes alpha et bêta vous interviendrez cet après-midi à Pré-au-Lard. Voici vos ordres de mission. À 14h précises, les elfes vous remettront les noms des mangemorts à intercepter dans le plus grand secret. Le lieu de rendez-vous avec l'elfe est indiqué sur vos feuilles. Le groupe delta et gamma, même principe le lieu et l'heure du rendez-vous sont aussi indiqués. Vous interviendrez hors de Poudlard, accompagnés d'un adulte et de deux elfes, mercredi soir. Suivez scrupuleusement les instructions et le plan, il en va de votre survie. Merci à tous et bonne chance. »
Ce fut tendu que le groupe fit l'embuscade avec des gâteaux bourrés de somnifères. L'idée était géniale quoique répétitive et la mission fut un succès : les deux morfales n'avaient même pas fait attention au repas chez Mme Rosmerta et avaient enfourné les gâteaux. Ils étaient tombés, une demi-heure plus tard, profondément endormis dans une ruelle et furent emmenés au manoir Malfoy. La rumeur de deux mangemort découverts en train de fuir circula rapidement. Le plan était parfait !
Harry était tendu, entre la venue de Pétunia et la future capture de deux mangemort adultes... il doutait plus que jamais. Et si ça se passait mal ? Et si tout ceci était en fin de compte une mauvaise idée ? S'il y avait des blessés ou peut-être un mort ?
Draco le sentait se tendre sur ses genoux, alors qu'il lisait un livre sur les potions.
« Quelque chose ne va pas Harry ? »
« J'ai peur que ça se passe mal. Et s'il y avait un blessé ou un mort mercredi ? » Draco referma son livre et regarda son frère pâle.
« Ne t'en fais pas, on s'entraîne comme des fous et le plan est plus une ruse qu'un combat. »
« Mais… » Harry ne put finir que son frère lui mit l'index sur les lèvres.
« Harry, rassures-toi, un adulte les accompagne, un elfe de maison aussi, s'il y a le moindre problème il retransplanent à Poudlard. »
Harry se détendit. Après tout, il était vrai que le plan était une simple ruse, mais Harry avait un pressentiment avec sa tante et ça l'inquiétait affreusement.
« On n'a pas de nouvelle de Lucius et Narcissa ? »
« Non pourquoi ? » Draco le rassurait une main sur le ventre.
« Je me demande pourquoi Pétunia est venue et ça ne me dit rien de beau. J'ai un mauvais pressentiment. »
Draco déposa un bisou sur son front.
« Elle cherche peut-être à se faire pardonner. Vu comment tu l'as rembarré, je doute qu'elle te dérange encore. »
Harry se retourna pour regarder les flammes en face du canapé. Draco savait comment diminuer ses angoisses, il lui caressa alors doucement le ventre et Harry s'apaisa rapidement. Mais un truc clochait, la boule dans l'estomac d'Harry ne partait pas et pire elle s'intensifia quand Draco enleva sa main pour tourner la page de son livre. Pourquoi donc avait-il cette sensation étrange ?
Le mardi matin, Harry eut un courrier du manoir et la boule dans son estomac se fit chape de plomb. Ils avaient en général une lettre une fois par semaine et elle arrivait le samedi. Était-il arrivé quelque chose de grave ? Il lut la lettre à grande vitesse et souffla de soulagement. Après quelques minutes, il se mit à rire. Draco en face releva la tête de son bol.
« Il se passe quoi ? »
« Oh, Lucius a voulu monter à cheval hier. Sur le nouveau pur-sang arabe. Narcissa raconte qu'il est tombé et s'est cassé le poignet. Bien que le médicomage soit passé réparer les dégâts minimes, tu connais Lucius ! » Harry roula des yeux et Draco eut un rictus.
« Oh oui, il va geindre une semaine qu'il va mourir et rendre mère folle. »
Les deux frères éclatèrent de rire attirant des sourires de la part de leurs amis.
« Comme Draco avec son égratignure avec Bick, Blup. » Fit Blaise.
« Buck. » Harry avait arrêté de rire mais avait un sourire triste.
« Oui c'est ça. » Approuva Blaise ne voyant pas le changement d'attitude du brun.
Maya reprit afin de détourner le sujet.
« Mais il ne l'a pas fait dresser avant ? »
Draco avala sa bouchée de pain et confiture.
« Père est têtu, il a décidé de dresser lui-même l'animal, j'ai le pressentiment que le médicomage va revenir souvent au manoir. » Maya se mit à rire comme les autres à la table.
Finalement, Harry était bien plus calme, il devait se faire des idées, rien de fâcheux n'était arrivé, si ce n'est que Lucius allait être invivable pendant une bonne semaine, si tant est qu'il ne se blesse pas encore. Cette pensée lui arracha un rictus alors qu'il se dirigeait vers son prochain cours… finalement tout allait bien.
Le mercredi soir, les deux groupes d'intervention se retrouvèrent avec deux adultes encapuchonnés et quatre elfes. Furtivement, ils sortirent de Poudlard et prirent un portauloin pour chaque groupe. Le groupe gamma se retrouvait lui devant une grande maison. Ils devaient attendre la sortie du mangemort, et tous lancer un stupéfix dans le dos de l'homme, après que les deux elfes aient tendu une corde en nylon pour le faire trébucher.
Le deuxième groupe, lui, devait intercepter le mangemort à la sortie d'un appartement moldu où il était placé en filature. Un groupe de jeunes vendant des gâteaux pour une œuvre caritative devait accaparer son attention alors que l'adulte le stupéfixerait dans le dos, caché dans un coin du couloir.
Narcissa vit avec bonheur revenir Lucius tenant Grabbe père, le nez en sang et stupéfixé et Snape avec Goyle lui aussi stupéfixé. Ils les mirent dans les cachots.
Harry et toute l'organisation étaient fiers du déroulement des opérations, ce fut avec joie que chacun alla en cours et même les cours stricts et durs de l'organisation avaient un petit parfum de joie qui leur faisait donner le meilleur d'eux-mêmes à tout le groupe. Harry annonça une session extraordinaire le dimanche matin suivant.
Ce dimanche-là, l'organisation au grand complet, exceptés Snape, Narcissa et Lucius, se réunissait. Tout le monde, sous sa cape, montra son bracelet et Harry distribua les portauloins. De la forêt interdite, ils furent amenés dans une pièce sombre et glaciale où des bureaux étaient installés pour recréer un procès. Lucius arriva, tel une ombre, avec le ministre de la magie Cornelius Fudge, plutôt impressionné de voir toutes ses ombres en cercle au milieu de la pièce. Narcissa, aussi visage couvert, arriva avec ce qui devait être l'avocate d'une des deux familles et Snape avec un vieil avocat rabougri. Harry les fit rentrer dans le cercle.
« Nous allons juger ici 4 mangemorts. Selon leurs droits, ils ont pris un avocat. Le jugement se fera loin du ministère trop corrompu, M. le ministre vous êtes là pour témoigner de la bonne marche du procès. Ici vous n'êtes pas soumis à la pression et tout se passera sous huis clos. Les accusés seront soumis au véritasérum et, s'ils sont jugés coupables, auront le droit à choisir leur peine parmi trois proposées. »
La voix de Lucius se fit entendre.
« M. le ministre, il est de votre devoir de garder le secret sur ce qui se passe ici. Si vous faites mention de l'organisation à qui que ce soit, vous serez immédiatement discrédité auprès du grand public. »
« Je comprends tout à fait, même si ces mesures sont un peu expéditives. Je suppose que je n'ai pas vraiment le choix, puisque vous me placerez sous sortilège de fidélitas. »
« Vous avez le droit de rester pour attester de la bonne marche du procès ou vous pouvez repartir après avoir été mis sous oubliette. » Fit Harry glacial.
« Bien, je reste. »
Snape prit la parole.
« Veuillez prendre place ! »
Tout le monde s'assit et les elfes de maison amenèrent le premier mangemort. Harry, entouré du cercle des ombres toujours encapuchonné, prit la parole.
« Maitre, je vous en prie. »
L'avocat fit son plaidoyer pour Grabbe père. Ensuite, on fit boire à l'accusé du véritasérum et il fut longuement questionné. L'organisation de l'ombre et même le ministre votèrent la culpabilité du mangemort. Harry reprit.
« Vous avez admis être coupable d'appartenir aux mangemorts et ne rien regretter de votre appartenance au lord noir. Vous êtes reconnu coupable pour 20 meurtres par Avada kedavra et une dizaine de tortures. Vous avez reconnu ne pas être espion pour l'ordre et ne pas être devenu mangemort par peur de représailles ni même pour protéger votre famille. De même vous avez avouer que votre fil porte la marque des ténèbres ainsi que vous-même mais pas votre femme. Vous avez le choix : la prison à vie à Azkaban, le baiser du détraqueur ou bien la mort par Avada kedavra. »
Le mangemort parut réfléchir un moment.
« L'Avada kedavra. »
« M. le ministre veuillez prendre note que le souhait de l'accusé est de mourir par Avada kedavra. »
Lucius, reconnaissable par le symbole de sa cape : un serpent formant un "S", s'approcha.
« Une dernière volonté ? Ecrire à votre femme et votre fils pour leur dire adieu ou leur parler ? »
« Non. »
« Avada kedavra. »
Le corps sans vie tomba à terre et fut emmené par les elfes. Le ministre fit un papier attestant en ce jour que Grabbe avait demandé la mort par ce sortilège. Lucius rajouta son nom sur le parchemin magique qui se scella, personne ne pourrait lui reprocher l'Avada de sa baguette. Goyle père fut amené à son tour, le procès prit la même tournure sauf qu'il demanda la prison. Fudge fit donc un courrier officiel pour les gradiens d'Azkaban, les elfes prirent ensuite l'enveloppe et transplanèrent directement à la prison. Les deux enfants, eux, furent condamnés à la prison le temps que le lord noir soit tué. Harry prit une voix plus douce.
« Vincent Grabbe, je suis désolé de vous apprendre que votre père a été jugé coupable, il a choisit la mort par Avada kedavra sans émettre le moindre souhait, je suis navré. Si vous voulez, un psychomage pourra vous accompagner dans votre deuil en prison. »
Les larmes coulèrent sur les joues du garçon qui ne dit plus un mot, se laissant emporter docilement vers la prison. Les avocats et le ministre furent raccompagnés, et tous les élèves rentrèrent à Poudlard.
Dans la chambre de préfet de Draco, Harry, Zack, Maya, Hermione, Ron, Pansy, Théo et Blaise avaient un goût amer dans la bouche : mettre un mangemort en prison était génial mais en tuer un, même de sa propre volonté, les avaient choqué, plus encore de voir Vincent, un élève de Serpentard qu'ils avaient tous plus ou moins côtoyé, pleurer son père qui n'avait pas eu une seule pensée pour son fil, les avaient profondément choqué. Pansy et Théo particulièrement qui redoutaient le jour où leurs parents seraient jugés.
Ce fut Maya, que l'ambiance de mort pesait, qui fit reprendre les discutions bien plus légères. Elle profitait d'avoir des gryffondors pour parler quidditch et instaurer un débat véhément entre les partisans des différentes équipes nationales. En moins de dix minutes, ce fut un véritable boxon dans la chambre, seul Harry dans les bras de Draco ne faisait pas attention à ce qui se passait. Harry finit par s'endormir, lové sur lui. Ce ne fut que deux heures plus tard, au moment où tout le monde retrouvait un semblant de calme, qu'ils remarquèrent Harry accroché à Draco comme un bébé koala à sa mère, la tête posée sur son épaule, les jambes autour de la taille et les bras autour du cou du blond. La position était vraiment incongrue. Blaise en voyant ça se mit à rire doucement.
« Ils sont mignons. » Fit narquoisement le métis.
« Même endormi, il trouve le moyen d'être assis bizarrement. » Rigolait Maya.
« Vous avez de la chance d'être frangins, la position pourrait prêter à confusion. » Lâcha le Russe, un tantinet jaloux. Il récolta un regard noir de la part de Draco et Théo. Intérieurement, Draco était troublé, le Russe n'avait pas tord, Harry et lui se rapprochaient de plus en plus en s'en rendre compte.
Le déjeuner fut accueilli avec joie pour remonter le moral des troupes. Ce fut avec joie également qu'Harry, Zack et Maya eurent leurs mangas par leurs aigles qui attendaient depuis ce matin en tournant au plafond.
« Cool, nos mangas ! » Fit Maya, surexcitée.
« Par Merlin faites-la taire ou alors on ne pourra plus l'arrêter ! » Fit Harry sarcastique.
Maya roula des yeux.
« Gaby-chan, on ne t'a pas demandé ton avis ! »
« Bien sûr, sale teigne, personne n'ose te dire que tu vrilles nos tympans à longueur de journée. »
« Deviens sourd ça arrangera le problème. En plus d'être un ancien binoclard, tu seras sourd comme une vieille cruche. »
« La vieille cruche n'a rien à apprendre d'une vieille rombière sénile qui radote. »
Maya plissa les yeux. Tout le monde soupira en souriant : et aller, c'était reparti pour un tour.
« Vieille rombière ? La vieille rombière n'a pas de leçon à recevoir d'un écervelé. »
Ce fut au tour d'Harry de plisser les yeux après son rictus.
« C'est marrant pourtant, c'est un écervelé comme moi qui a eu optimal à ses diplômes l'année dernière ! »
Maya balaya de la main la réplique.
« Coup de chance, tu es tombé sur des examinateurs sympas qui ont été charmés par ta bouille d'ange trompeuse ! »
Harry souriait.
« Bouille d'ange ? Tu aurais des vues sur moi Maya, je comprends un beau jeune homme comme moi à mettre sur ton tableau de chasse. » Harry était sûr que sa replique ferait mouche. De toute façon, Maya était plus du genre volage, elle accumulait les conquêtes d'une nuit ce qui n'intéressait pas Harry et surtout pas pour une fille. Au lieu de ça, Maya eut un rire.
« Quel sot, c'est voué à l'échec, tu ne vois même pas ce que tu as sous le nez. »
Harry ne trouva rien à répliquer et réfléchit à ses dernières paroles quand il eut l'illumination.
« Maya, dis-moi, tes dons de voyance ont donné quelque chose sur moi que je ne sais pas ? »
« Peut-être. » Fit la brune mystérieusement. Harry se renfrogna, Maya ne serait pas décidée à lui dire et ça il le savait parfaitement.
« Tu as des dons de voyance ? » Demanda Théo toujours très curieux.
« Oui, je les tiens de ma grand-mère, qui les tenaient de sa grand-mère. C'est exclusivement chez les filles et ça saute une génération… »
Elle partit dans une longue explication qui ravissait Théo.
Mine de rien, la vie elle continuait, la gazette avait fait un article complet sur l'invasion des elfes de maison dans la prison. Le ministère perdait totalement le contrôle, tous imaginaient par-là une action de l'ordre du phénix et surtout d'Albus Dumbledore pour sécuriser Azkaban. Le fait que 3 mangemorts y soient arrivés par jugement à huis clos où seul le Premier ministre pouvait attester de la bonne marche du procès, soulevait beaucoup d'interrogations. Les 3 mangemorts avaient parlé de personnes encapuchonnées donc impossible à identifier. L'opinion publique glorifiait l'ordre du phénix pour faire la chasse au mangemort.
Harry relisait les rapports des espions : tout était parfait et marchait selon les plans montés par les cerveaux de l'ordre. Dumbledore et l'ordre du phénix ne comprenaient rien à cette histoire si ce n'est qu'ils avaient un nouvel allié qui désirait rester dans l'ombre et Voldemort fulminait encore plus contre l'ordre.
Harry avait réaménagé l'organisation de la prison grâce aux elfes. Trois parties distinctes et non communicantes avaient été réaménagées. La partie des mangemorts adultes, les mangemorts enfants et la partie des autres prisonniers. Les elfes s'occupaient avec beaucoup de soins des enfants, les entourant d'attentions et même pour certains d'amitié même non-partagée. Les prisonniers pouvaient s'occuper dans la journée à travailler. Faire la cuisine ou rédiger un journal des prévenus. Des cours par correspondances étaient même proposés. Les cellules pour les enfants étaient, en fait, des chambres avec bureau individuel pour leur permettre de continuer leurs études dans une ambiance correcte et propice à l'étude. Ils avaient même le droit à un animal de compagnie non magique. Beaucoup de prisonniers avaient ri en voyant les changements mais quand les elfes, pas intimidés, leurs avaient dit :
« Si monsieur veut, on lui remet son ancien lit de paille et on retire le bureau. »
Beaucoup s'étaient tus et avaient demandé de laisser le bureau et le lit, certes pas à baldaquin, mais un vrai lit à lattes avec un vrai matelas confortable. Les elfes avaient même proposé de leur donner le choix de la couleur de leurs draps et oreillers. Quelques-uns uns avaient timidement demandé s'il était possible d'avoir deux oreillers. Ces elfes, très peu farouches et sans maître jusque là, avaient légèrement ri et fourni deux oreillers à tous pour éviter les jaloux. Mais le plus étonnant fut le jour où un membre de l'organisation de l'ombre passa, impossible de savoir son identité sous sa capuche mais tous les elfes reconnurent leur nouveau maître depuis peu. Il fit rassembler tout le monde dans le réfectoire. Un silence surpris s'installa parmi les prévenus.
« Bonjour à vous tous. J'espère que les changements que j'ai demandé vous ont plu. À voir vos visages reposés, je dirais que vos nuits sont plus agréables. Bien, n'oubliez jamais que, même si j'ai apporté un peu de confort, vous avez une dette à la société, vous avez pour beaucoup du sang sur les mains. En ce qui concerne la partie des prisonniers ici pour un temps relativement court, vous aurez l'obligation de suivre une formation pour un travail si vous n'en aviez pas. Les enfants, eux, poursuivront leurs cours dans leurs écoles par correspondance. Vous aurez la possibilité de travailler pour la société en fabriquant des objets ou d'autres choses. Evidemment ce n'est pas un centre de vacance, ils vous incombent les taches ménagères et culinaires sous les yeux attentifs des elfes... (Beaucoup hurlèrent leur désaccord mais furent stoppés par un claquement de doigts des elfes qui les placèrent sous silencio.) Enfin je vous présente votre psychomage qui suivra tout le monde. Hélène est la sœur moldue d'une sorcière et a travaillé comme psychologue dans des prisons moldues avant de répondre à ma demande de venir ici. Je vous entends crier contre les moldus d'avance mais ne vous en faites pas, elle a vu beaucoup de prisonniers avant vous et a eu d'excellents résultats sur les plus coriaces et récalcitrants. Vous pourrez demander des améliorations aux elfes responsables de vos sections. S'ils en ont le droit, ils vous donneront ce que vous voulez et c'est inutile d'essayer quoique ce soit, vos cellules ainsi que toute la prison sont entourées de puissants sorts qui vous empêchent de vous échapper, de vous blesser ou de tenter des mauvais coups. Sur ce, je vous souhaite une bonne journée à tous et un bon appétit. »
Après ça, la gazette fit un long article qui mit tout le monde sur le cul, même les membres de l'organisation qui n'étaient pas au courant. Fudge n'en revenait pas et le ministère devait faire face à beaucoup de courriers contre cette nouvelle disposition qui, selon la population, rendait la prison aussi confortable qu'une maison et ne ferait plus peur à qui que ce soit. Fudge, qui ne pouvait pas se mettre à dos la population mais ne pouvait pas non plus leur dire que la prison n'était plus du tout sous son contrôle, fit un communiqué expliquant que, pour les cas graves, ils ne pourraient pas sortir de là-bas avant leur mort et donc c'était en soit une punition suffisante. Plaidant que l'on devait un minimum de respect à l'être humain même pour la pire espèce des mangemorts, il expliqua que les enfants de mangemorts étaient forcés à porter la marque et étaient donc enfermés là-bas pour leur sécurité et pour les empêcher de devenir de vrais mangemorts avec du sang sur les mains. Ce qui expliquait leur cellule confortable et la continuité de leur scolarité. Pour les non-mangemorts, l'obligation de suivre une formation devait aider les délinquants à se réintégrer dans la société tout en étant toujours suivis psychologiquement, même une fois sortis de prison. Fudge eut une phrase marquante.
« Nous ne nous abaisserons pas aux même méthodes que le lord par la peur et la maltraitance des autres sous prétexte que se sont des personnes différentes. »
Harry était fier, il avait fait le texte au ministre qui l'avait à peine arrangé à sa sauce. Lorsqu'il raconta au cercle qu'il avait lui-même écrit le discours, Lucius fut fier de voir qu'Harry pouvait tout aussi bien manipuler le ministre que Dumbledore. Snape, avec un sourire en coin, fit son rapport.
« Et bien, Dumbledore est content des changements opérés dans la prison mais en même temps il fulmine de ne pas y avoir pensé lui-même. Il a été surpris du discourt du ministre et est en rogne qu'une autre personne sache le manipuler à sa guise dans l'ombre. Voldemort lui se marre en l'appelant le camp de vacances pour mangemort. Il a tenté d'y faire infiltrer un mangemort mais s'est cassé les dents sur les protections magiques et les détecteurs en tout genre. Depuis, il maudit toutes les générations futures de Dumbledore, car il est persuadé que seul le vieux fou pouvait penser à une idée comme celle-là. »
« Bien, bien, bien, fit Harry avec un sourire de dix kilomètres de large. Ça devient de plus en plus intéressant. Quand le reste du monde va apprendre comment fonctionne vraiment la prison, les mangemorts dehors ne voudrons plus aller au ''camps de vacances''. »
« Pourquoi ? Qu'est-ce qui peut leur faire peur à ce point ? » Demanda Ron à la table. C'est Hermione qui eut la réponse, l'index posé sur la bouche.
« Je suppose que tu as repris un semblant de model carcéral moldu Harry ? »
« Oui. » Hermione explosa de rire.
« J'aurais voulu voir leurs têtes quand tu leur as annoncé qu'ils feraient les tâches ménagères sous les yeux des elfes de maison. »
Tout le monde explosa de rire sauf les sangs purs, totalement horrifiés.
« T'as pas fait ça ? » Demanda Pansy, la main sur la bouche.
« Si. »
« Tu es machiavélique Harry. » Fit Lucius, un mélange de dépis et d'horreur dans la voix et le regard.
« Comme je l'ai dit, ce n'est PAS un camp de vacances, les repas seront servis dans des assiettes avec des couverts, certes, mais ils devront faire la vaisselle après. Ils ont des lit avec matelas et ils ont voulut deux oreillers, très bien mais ils feront la lessive et en auront deux fois plus à faire. Ménage, repassage, cuisine tout est à leur charge et forcément …sans magie. »
« Je les plaindrais presque. » Fit Fred approuvé par George. Cela fit redoubler les rires.
Harry et le cercle continuaient les cours comme toujours, mais en plus Harry avait été très occupé par des réunions d'elfes qu'ils avaient mit sous véritasérum et serments inviolables. Les loups-garous de la meute de Ludvin avaient, eux aussi, eu le même traitement, les chimères restaient craintives mais s'étaient pliées au même traitement pour prouver leur bonne foi. Harry n'avait pas arrêté une seconde, et Ron se plaignait d'avoir ses rendez-vous avec les soldats de l'ombre qui lui prenaient tout son temps…
Ces quinze derniers jours, personne n'avaient vu Harry en dehors des cours de l'organisation et réunions du cercle. Même Draco le voyait passer comme un coup de vent dans son lit. Il voyait sous ses yeux des cernes qui s'étendaient petit à petit, si bien qu'il dut le séquestrer un soir à 22h pour qu'il dorme vraiment. Après quelques protestations, Harry s'écroula comme une souche sur son lit.
Zack continuait de recruter, élèves, adultes et autres créatures plus ou moins identifiées. Pour les tester, il jouait au grand méchant sous sa cape, les secouaient, les insultaient. Si, après une séance de pareille torture et des tests en magie, l'élève ne s'était pas pissé dessus et n'était pas parti en courant, alors Zack s'adoucissait et lui expliquait où il allait être placé.
« Toi mon p'tit gars, t'as du cran et tu es plutôt bon en magie défensive, bienvenue soldat de l'ombre, ton supérieur sera l'ombre avec le symbole du griffon. Ce bracelet te permettra de savoir le lieu, la date et l'heure des réunions et des missions qui te seront assignées après une mise à niveau. Ne divulgues jamais ton nom ni celui de tes possibles camarades, ne fais confiance à personne sauf ton supérieur. Maintenant tu prends ta cape pour tes misions et tu débarrasses le plancher en vitesse ! »
Le garçon ne prit pas la fuite mais prit son temps pour sortir. Dans l'ombre Zack souriait, celui-là ferait une excellente recrue.
Ce matin-là alors qu'Harry prenait son petit déjeuner avec tous ses amis, il reçut une lettre de ministère. Il prit précautionneusement l'enveloppe et lut. Au fur et à mesure de sa lecture, son teint devenait de plus en plus pâle.
« Mr. Potter Malfoy Black,
Suite à la plainte déposée contre Vernon Dursley par Pétunia Dursley et son fil Dudley, vous êtes cité à comparaître.
Les autorités magiques, au vu du cas grave, et par l'appui de M. Albus Dumbledore, commandeur du Grand-Ordre de Merlin, Docteur ès sorcellerie, Enchanteur en chef, Manitou suprême de la confédération internationale des mages et sorciers, directeur de Poudlard, ont arrêté Vernon Dursley sous les chefs d'accusations suivants :
Violence.
Abus de pouvoir sur mineur.
Tentative de viol sur la personne de Dudley Dursley.
Ainsi que :
Violence conjugale sur la personne de Pétunia Dursley.
Vous avez été cité comme témoin à charge et êtes prié de venir lors du procès qui se déroulera le 26 mars à 10h00. »
Harry mit la lettre sous le nez de Draco, il ne savait pas s'il avait envi de vomir pour Dudley ou s'il voulait tuer Dumbledore par doloris dans la seconde. En parlant du connard, le voilà qui s'approchait à pas calculés comme un condamné va à l'échafaud.
« Tu as reçu ta convocation à ce que je constate. Pétunia a besoin de toi…. »
Et là, pour la première fois depuis son traumatisme, Harry se mit en colère mais surtout leva sa voix cassée et déraillante.
« ET M'A-T-ELLE AIDÉ QUAND J'EN AI EU BESOIN ? NON ! Je n'irais pas ! Elle n'est plus rien pour moi et si je LE croise, je ne donne pas cher de sa peau, je plains juste ce pauvre Dudley, lui n'y est pour rien dans ce bordel. »
Harry qui était debout pour faire face à Albus, se calma devant les mines surprises de tous, Harry s'énervait rarement et, depuis son traumatisme, n'avait jamais hurlé. Il parlait polairement mais ne haussait pas le ton ! Beaucoup frissonnèrent et surtout Draco, qui après lecture avait le teint tout aussi pâle.
« Je ne vous pardonnerais JAMAIS d'avoir foutu votre nez dans ma vie ! »
Albus soupira en marmonnant.
« Si tu viens, je pourrais faire en sorte que tout se passe à huis clos pour que personne ne soit au courant… »
Harry décela le chantage sous cette phrase anodine, Damien ne l'avait pas formé pour rien.
« Vous oseriez infliger ça à Dudley ? »
Albus ne répondit rien. Harry fit une moue de dégout en reculant de deux pas, le nez froncé comme face à un déchêt peu ragoûtant.
« Vous me débéquetez, je n'ai pas le choix mais vous ne l'emporterez pas au paradis, ALBUS ! »
Aïe ! Quand Harry appelait un adulte par son prénom comme ça, c'était très mauvais signe et Draco remarqua que son frère venait de mettre le directeur au même niveau que Voldemort qu'il appelait Tom. Albus fronça les sourcils.
« Harry, c'est pour le bien de tous… »
« Ne me ressors pas les louanges avec les angelots pour le bien de l'humanité, Albus. Tu ne vaux pas mieux que Tom. Je trouverais le moyen de te coincer. »
Harry sortit suivis de ses amis. Il expliqua rapidement le chantage fait par son directeur à son frère.
« Mais c'est un monstre ! »
Harry tournait dans sa chambre depuis bien une demi-heure pour se calmer. Il n'osait pas se défouler sur les meubles de peur de faire littéralement sauter la chambre.
« On va au manoir ! »
Après quelques minutes, Harry était en train de discuter au manoir Malfoy avec Lucius.
« Harry calmes-toi. »
« Que je me calme ? C'est facile à dire ça ! Je suis en pétard, ce vieux con me fait un chantage ignoble ! Ou je vais au procès, et je serais forcé de dire toute la vérité, ou je n'y vais pas et la gazette va se déchaîner sur moi comme toujours. Et les gens ne vont pas mettre longtemps à assembler les deux bouts ! Dumbledore m'a insidieusement fait comprendre qu'il se chargerait personnellement des médias ! Il aurait du aller à Serpentard celui-là ! Cela ne m'étonnerait même pas qu'il ait été mage noir dans une vie antérieure !»
Harry, après cette constatation fut plus blanc que la neige. Voir tous ces gens le regarder avec pitié, il ne le supporterait jamais ! Mais s'il recroisait Vernon, il le tuerait. Et on allait lui faire revivre tous ces supplices ! Rien que l'idée le rendait malade. Il courut aux toilettes vomir tout ce qu'il pouvait. Les deux choix étaient hors de question et Lucius ne pouvait rien faire. Dumbledore était le dépositaire de la plainte magique et seule la victime pouvait choisir de demander l'huis clos. Dumbledore avait sûrement manipulé Pétunia.
Harry ressortis des toilettes la mine pâle et les jambes flageolantes. Narcissa le soutenait avec Draco pour le garder debout, Lucius se redressa.
« Bien, je pense qu'il est temps de demander de l'aide de Damien. »
Après le tumulte, Hermione était allé à la bibliothèque. Seul endroit où elle pouvait enfin être au calme et réfléchir posément. Mais malgré tout, elle ne savait pas quoi penser de la réaction de Harry, de celle de Dumbledore, et de cette fichue tête de mule qui lui servait de petit ami ! Tout se mélangeait dans sa tête. Elle devait prendre les choses par le bon bout ! Déjà elle pouvait parler à Ron... c'était un bon début après tout.
Elle entra dans la tour gryffondor, ses livres contre sa poitrine, et vit du coin de l'œil, Ginny et Neville débattre avec Luna, encore sur un truc inexistant ! Hermione trouvait Luna gentille, mais agaçante. Elle monta pour entrer dans le dortoir des mecs à vive allure. Elle ouvrit la porte... pour la refermer en rougissant furieusement.
« Excusez-moi, la porte était entrouverte, je ne savais pas que vous... enfin que vous étiez occupés. »
Dean vint lui rouvrir.
« Ce n'est rien Hermione ce n'était qu'un baiser. »
Seamus ricanait.
« Ce n'est pas comme si tu venais de nous surprendre dans une position compromettante. »
Hermione rougissait encore plus… et ce n'était sûrement pas le moment de repenser à ses mangas yaoi qu'elle adorait... vraiment pas le bon moment.
« Je cherche Ron. »
« Sous la douche. » Lui fit Dean en cherchant sous son lit une chaussette. Elle alla s'assoir studieusement sur le lit de son petit ami. Avec toute cette histoire, elle lui faisait la tête depuis un moment et, pour le bien de tous, il fallait que cela cesse ! Et tout de suite ! Que son cretin de roux, redevienne ami avec Harry, qu'il arrête de faire la gueule et ça serait parfait !
Ron sortit avec juste une serviette autour des hanches et fut surpris de voir Hermione.
« Mione ? »
« Non, tu vois bien Ron, c'est le baron sanglant. » Fit Dean amusé. Ron roula des yeux.
« Oh ça va les deux limaces ! » Hermione le regardait interrogateur.
« Oui ils sont constamment collés l'un à l'autre avec d'ignobles bruits de sucions. »
Hermione pouffa.
« Je dois te parler, ça suffit de faire ta tête de mule avec Harry ! Vas t'excuser et redevenez ami. Et reviens, tu me manques. » Fit-elle plus bas.
« Mais je suis allé le voir Mione. Je me suis excusé. Seulement, je ne sais plus comment aborder Harry, il est si différent. »
« Je sais. » Avait soufflé Hermione. Ron la prit dans les bras.
« Alors comme ça, je te manque ? »
« Oui cretin. » Elle détourna le regard pour voir les deux autres pouffer en se faufilant vers la sortie et fermer la porte du dortoir.
« Je crois qu'on est seul. » Fit Ron le regard brillant, ses mains passèrent sous le chemisier de la jeune fille. Il l'embrassa sauvagement, depuis le temps qu'ils étaient fâchés, Ron était en manque et il allait en profiter. Hermione ne fut pas en reste, c'est ainsi que les deux amants se retrouvèrent rapidement sur le lit avec un sort de silence sur les tentures fermées.
Dans la salle commune, Neville vit débouler ses deux amis de dortoir.
« Hermione est en haut ? On voulait lui poser une question avec Ginny. »
« Houlà ! Si tu tiens à la vie, tu n'as pas intérêtà monter; C'est la grande réconciliation avec Ron qui vient de sortir de la douche. » Fit Dean le sourire aux lèvres.
« Oui, et à mon avis, ça va déraper… on s'est enfui. » Fini Seamus. Neville parut déçu mais ne prêta pas le moindre intérêt au couple sûrement en plein ébat.
« Luna, on n'a qu'à demander au professeur Chourave. »
« Oui, tu pourras me montrer ta collection de plantes carnivores ? » Neville prit la main de Luna et l'emmena.
« Ils sont mignons. » Fit Ginny.
« Oui, et quand te décideras-tu à passer le cap, toi aussi ? »
« Moi ? Le jour où les femmes seront des hommes. » Elle poussa un soupire.
« Et encore. »
Elle repartit laissant Dean et Seamus plus que perplexes. Ginny se serait entichée d'un homo ? La pauvre.
Harry et Draco étaient revenus dans la soirée après être allés voir Damien. Draco rassurait Harry sur la suite de la situation. Malgré le fait que tout ceci le libère d'un poids, il gardait une rancune tenace envers Dumbledore et la perspective du procès le terrifiait. Ce fut avec le cœur plus léger qu'il fit son apparition dans la salle commune, entouré de ses amis.
Harry et son œil de Moscou remarqua rapidement un fait étrange.
« Maya, tu es bizarrement calme. Et Théo tu ne poses pas de question ? » Draco lui aussi était choqué par le calme.
Mais leur discution fut stopper là par une entrée.
« C'est qui ? » Fit Zack en pointant l'entrée du doigt. Un gros garçon était posté là, semblant chercher quelqu'un des yeux.
Harry pâlit et se leva pour aller vers le garcon. Il prit une voix polaire.
« Tu fais quoi ici ? »
« Je… je suis désolé. Mais ... on est logé ici en attendant le procès. Je ne connais personne et je ne sais pas faire de tour de magie. »
Harry voyait son cousin aussi faible que lui-même l'avait été face à ce morceau de lard.
« Et ça fait quoi d'être inférieur maintenant ! » Le ton était frais et Dudley baissa les yeux.
« Je suis désolé Harry. J'avais peur. Je ne voulais pas… »
Harry mit un violent coup de poing dans le mur à deux centimètres du visage de Dudley qui couina. Il se mit à hurler.
« Ah oui ? Tu ne voulais pas ? Et tes coups de poings dans la gueule ? Les coups de pieds ? Les passages à tabac avec tes connards d'amis, tu ne les voulais pas peut-être ? Tu te fous de ma gueule j'espère ? À cinq contre un j'avais une chance ? »
Dudley se mit à genoux en pleurant.
« Je suis désolé, je ne voulais pas te faire plus souffrir, j'ai été con. Pardonnes-moi. Je sais que tu hais mon père et que tu ne veux même plus entendre parler de maman mais je pouvais rien faire moi. »
Harry se fichait pas mal que tous les yeux soient braqués sur eux, il fit relever Dudley avec le bout de sa baguette. Dudley tremblait de tous ses membres.
« Regardes-moi dans les yeux. Si tu me fais le moindre mal, je te jure que toutes les personnes derrière moi se feront un plaisir de te faire souffrir plus que de raison. »
Dudley couina une fois de plus en posant ses yeux effrayés sur toute la salle qui les regardait.
« Juré, je ne ferais plus jamais de mal à personne. »
Harry baissa sa baguette.
« Viens, il faut qu'on parle. »
Personne n'avait esquissé le moindre mouvement. Draco n'avait jamais vu Harry comme ça et il lui faisait un peu peur. Le groupe de Draco, le plus prêt de l'entrée et de la cheminée, avait entendu toute la conversation et Draco se demandait tout ce qu'avait eu à subir Harry. Visiblement, il n'avait entendu qu'une petite partie de l'histoire et rien dans l'enfance d'Harry n'avait été épargné puisqu'il avait même eu un cousin tyrannique. Draco secoua la tête de dépit. Personne n'avait rien vu et on l'avait laissé sombrer seul. Merde ! Ces meilleurs amis avaient de la bouse de dragon dans les yeux ou quoi ? Ça rajoutait à la culpabilité de l'avoir si durement traité durant tout ce temps. Et dire qu'il avait remué consciencieusement le couteau dans la plaie pendant 5 ans… il ne valait pas mieux que les autres.
Harry dans la chambre regardait Dudley trembler.
« Harry, je m'excuse, sincèrement. Je sais maintenant ce que tu as vécu. »
« TAIS-TOI ! Tu ne sais pas ! Tu ne pourras jamais savoir ! »
Dudley avait les larmes aux yeux.
« J'aurais préfèré ne pas avoir de famille, Harry. J'aurais préféré être orphelin et imaginé ma famille comme des héros, comme des gens biens. »
Cette réplique eut l'effet de couper la colère d'Harry.
« Je ne sais pas ce qu'il t'a fait, même pendant le mois où j'étais là, j'étais dans un autre monde. » Harry contenait sa voix déraillante comme il le pouvait, c'était si difficile de se souvenir de tout ça. Dudley, les yeux ruisselants de larmes, détourna le regard.
« On le voyait seulement te battre. Je partais me refugier dans ma chambre rapidement. Je suis désolé mais je préférais que ce soit toi à moi. »
Harry souffla, il ne pouvait pas lui en vouloir à lui pour ça, il aurait fait la même chose ou peut-être pas, son fichu courage aurait essayé de stopper les sévices, même pour prendre des coups à la place de Dudley. Et en parallèle, il lui en voulait de n'avoir rien dit.
« Plusieurs fois j'ai mis de la nourriture et de l'eau dans ton placard. Mais je crois qu'il le savait et qu'il l'enlevait. Tu dormais ou étais inconscient. À la fin, il ne se planquait même plus. Plusieurs fois j'étais dans le jardin ou ma chambre et j'ai plaqué mes mains sur mes oreilles pour ne plus t'entendre hurler. Je ne pouvais rien faire. Je suis désolé. Maman m'interdisait de faire quoi que ce soit qui l'énerverait. »
Dudley essaya du bras ses larmes. Harry serrait convulsivement son bras tatoué et des larmes silencieuses coulaient sur son visage. Mais il ne voulait pas arrêter son cousin. Inconsciemment, il avait besoin de l'entendre.
« Quand tu es parti ça a été pire. Il tapait maman. Et puis ça ne lui a plus suffi. Il s'en est prit à moi plusieurs fois. Plusieurs fois, il a même essayé de me toucher. Il puait l'alcool. Maman ne le sait pas mais il a réussi. Il.. Il m'a forcé à le... sucer. IL N'EST PLUS MON PÈRE ! »
Alors Harry, face à cette douleur, prit Dudley contre lui. Après tout, il n'était pas un monstre. Pour Dudley, la souffrance devait être atroce : son propre père… Harry le serra un peu plus contre lui.
« C'est fini. Je te jure qu'il ne s'en tirera pas comme ça. »
« Merci. » Le silence s'installa entre les pleurs et le réconfort. Harry avait eu besoin de l'entendre et Dudley se sentait libéré, il était la première personne qui savait ce que lui avait vraiment fait son père.
« Harry ? »
« Quoi ? »
« Je peux rester avec toi ? Même cette nuit ? »
Harry soupira un ''oui''.
À suivre….
Que de couples dans cet épisode ! Dans le prochain, tout vous sera révélé ! Qui est Damien ? Comment va se dérouler la suite avec Dudley, l'OO (Organisation de l'Ombre) le procès… bref que du bonheur !
Je réponds à toutes les reviews, si jamais je vous ai oublié pardon, envoyez-moi une réclamation pour me faire pardonner, je vous ferai une double réponse !
L'auteur accepte les messages de menace, le chantage, les lettres de fan, d'amour, les demandes en mariages. Mais aussi les chèques, les espèces et les cartes de crédit ^^.
Assez fait d'humour. GO !
