Titre long. Mais j'ai vraiment galéré pour le trouver. Je ne suis jamais trop inspirée pour les titres et je les trouves... Communs.

Enfin bon. J'avais cette idée de fic qui traînait depuis super longtemps dans mon cahier à idées (maudite soit mon imagination et le fait que je n'arrive jamais à m'endormir et que je doive imaginer des histoires pour y arriver), et je me suis enfin décidée à l'écrire. Donc, le voilà... TADAA...?

ESPOIR SANS ATTENTE COMBLE

« Tout en sachant que je ne l'atteindrai point, ce soir je tendrai quand même ma main vers la lune. » Abarai Renji.

Renji ne se rappelait jamais exactement quand il était tombé amoureux de son capitaine, le très beau mais très froid Byakuya Kuchiki, ou même quand il s'en était rendu compte. Ce qu'il se rappelait, par contre, c'était quand il s'était rendu compte que c'était réciproque. Et même plus.

Avec le recul, Renji se trouvait idiot de ne pas avoir vu les signes que lui avait envoyé l'homme de sa vie.

Ça avait commencé lors d'une de ses journées que Renji et son capitaine passaient à faire de la paperasse et que Renji abhorrait.

Mais, ce jour-là, son capitaine l'avait invité à participer à une cérémonie à la mémoire de sa femme. Renji avait accepté, un peu ailleurs. Jamais son capitaine ne l'avait invité à faire quoi que ce soit avec lui en dehors du travail. Cela aurait revenu à le reconnaître comme un égal.

C'est vrai que depuis qu'ils s'étaient battu l'un contre l'autre Byakuya le traitait avec moins de suffisance, mais là... C'était comme s'il avait raté trois trains d'un coup. Si Rikichi était entré dans le bureau à ce moment-là et lui avait annoncé qu'il avait réussi à atteindre le Bankai, Renji n'aurait pas été plus étonné.

Après une nuit blanche, il était allé voir le capitaine Ukitake pour lui demander conseil sur la tenue à porter et l'attitude à adopter. Ce dernier n'avait fait aucune remarque et l'avait conseillé du mieux qu'il pouvait, bien au courant des sentiments de tous les protagonistes.

Renji avait été étonné du peu de monde présent à la cérémonie vu que c'était celle en l'honneur de la femme du chef du clan Kuchiki. Yoruichi, qui ne l'avait pas lâché depuis son arrivée, lui avait dit que pour ce genre de cérémonie, Byakuya n'était pas obligé d'inviter qui que ce soit et n'étaient présents que ceux que Byakuya avait voulu inviter.

Renji avait été d'autant plus heureux de l'invitation.

Il avait aussi vu Rukia, qui lui avait fait remarquer qu'il avait été invité dans la demeure Kuchiki en tant que personne et non en tant que vice-capitaine du chef de clan, et que donc il serait dorénavant autorisé à pénétrer dans l'immense demeure pour des raisons autres que professionnelles.

Renji assista à la cérémonie et pria sincèrement pour le repos de l'âme d'Hisana Kuchiki. Il lui dit aussi qu'il aimait sincèrement son mari et lui demandait de l'aider et de les protéger.

A la fin, Byakuya le remercia de sa venue et le félicita pour sa tenue.

Le lendemain, Byakuya confirma le fait que dorénavant Renji pouvait aller rendre visite à Rukia jusque dans sa chambre. Renji le remercia et promit de ne pas abuser de cette autorisation.

A sa grande surprise, son capitaine lui sourit et lui dit qu'il lui faisait confiance. Renji piqua un fard et évita de regarder son capitaine les trois jours suivant, tellement son sourire et ses paroles l'avaient surpris et intimidé.

Mais le capitaine n'aborda plus de sujets privés avec Renji.

Quand Rukia l'invita, Renji revêtit son plus bel habit pour ne pas faire honte à son amie. Il se félicita d'ailleurs de son choix quand il se vit être détaillé par toutes les personnes qui le croisaient dans l'immense résidence.

Rukia fut très contente de le voir, et ils sortirent dans le jardin. Ils voulaient discuter et rester dans la chambre de Rukia aurait lancé bien trop de rumeurs. Renji avait déjà entendu parlé de ce jardin, dont il était communément admis qu'il était le plus beau de la Soul Society, mais c'était la première fois qu'il y pénétrait.

Ils s'y promenèrent longtemps, discutant, avant de prendre le thé dans un coin reculé du jardin où Renji montra que toutes ces années sous les ordres directs du chef du clan le plus important de la Soul Society ne lui avaient pas été inutiles puisqu'il but parfaitement son thé.

Après cette après-midi la situation se figea, Renji n'osant pas essayer de se rapprocher de son capitaine. Il ne voulait pas être déçu. Ou pire: que le capitaine sen énerve et le change de division.

Néanmoins, il souffrait de cette situation.

Quelques semaines avant l'équinoxe d'hiver, un coursier présentant la livrée des Kuchiki lui amena une invitation très officielle pour un repas durant la nuit de l'équinoxe.

Etonné mais heureux, Renji répondit par l'affirmative à cette invitation.

Cette fois-ci, Ukitake l'amena dans un magasin de kimonos faits sur mesure, et Renji y laissa l'équivalent d'un mois de son salaire. Mais le résultat en valait la peine.

Le kimono était en soie noire très fine. Avec les cheveux rouges de Renji, le noir paraissait plus profond, plus lumineux. Un obi rouge, comme ses cheveux, avec une soie plus épaisse. Le kimono épousait les formes de Renji pour souligner sa musculature et était orné d'un insigne de vice-capitaine cousu en soie rouge sur son bras.

Le soir du repas Renji eut un moment de panique quand il vit qu'il y avait plus de deux cents invités, incluant une bonne partie de la famille Kuchiki, reconnaissable à leur air supérieur et à leur voix hautaine. Heureusement, à ce moment-là, le groupe composé des capitaines Kyoraku et Ukitake, ainsi que de Yoruichi Shihoïn, le héla et il les rejoignit.

« Superbe kimono Renji-kun.
- Merci Yoruichi-san
- De rien. Je suis sûre que Bya-bo prendra grand plaisir à te l'enlever ce soir.
- Yo... Yoruichi-san...
- Ne l'embête pas Yoruichi. Allons. Il a déjà assez peur comme ça. En plus, j'ai l'impression que Byakuya va faire une grande annonce ce soir. Il a réuni tout le clan Kuchiki et les principales familles.
- Ah oui?
- Oui. De plus Rukia est présente alors que jusqu'ici Byakuya l'avait gardée éloignée de ce genre de choses pour la protéger.
- Je devrais aller la voir.
- Non, tu gâcherais tout. Ils la jaugent, ils la jugent. Il faut qu'elle puisse sortir du bassin aux requins seule. Si tu y vas, elle se noiera et sera dévorée.
- D'accord.
- En plus sa tenue est magnifique. En parlant de ça, je suis étonnée que tu ne portes pas le Ginpakukazana no Usugini (l'espèce d'écharpe). Ça aurait pourtant été l'occasion idéale, vu les gens présents.
- Eh bien, Ukitake-taïcho, je ne savais pas si je devais le porter ou non. C'est quand même le trésor de la famille Kuchiki et je n'en suis pas un. Si je l'avais porté...
- Renji-kun a raison Jushirô. Ça aurait énervé les vieux.
- En plus... Depuis que je l'ai, j'ai été cambriolé plusieurs fois. Heureusement que je l'ai caché.
- Vu sa valeur, moi j'aurais engagé deux gardes armés.
- J'y ai pensé. Mais c'est bien au-dessus de mes moyens. Dès que je réussis à faire une égratignure au capitaine Kuchiki, je lui rends. »

A ce moment-là, les serviteurs annoncèrent le repas. Tous les invités se dirigèrent vers l'immense salle à manger dont les portes avaient été ouvertes. Tout en marchant, Ukitake s'adressa à Renji:

« En tant que chef de la famille Kuchiki et organisateur du repas, c'est Byakuya qui va le présider et qui a fait le plan de table. Les personnes à sa droite sont celles de son clan et les relations d'affaires. Plus tu es proche de lui, plus tu as du pouvoir. Les personnes à sa gauche sont celles avec qui il a une relation amicale. Plus tu es proche de lui, plus tu as son amitié. Dans les grandes familles les plans de table sont tout un casse-tête. Et je ne te parle pas des mariages et autres cérémonies. »

En fin de compte, Renji se retrouva juste à la gauche de Byakuya, pendant que Rukia se trouvait juste à la droite de son frère.

Byakuya n'adressa pas un mot à Renji de tout le repas. Il ne se tourna même pas vers lui. Renji était à la fois heureux de la place qu'il occupait, qui voulait dire que son capitaine le tenait en haute estime, et malheureux vu qu'il ne le regardait même pas malgré sa place. Renji ne parla donc qu'au capitaine Ukitake qui passa le repas à le regarder avec un grand sourire. Du côté droite, par contre, Renji les voyait parler entre eux, un air énervé sur le visage.

Après le repas les invités furent priés d'assister à une représentation théâtrale. Renji se retrouva encore une fois à la gauche de Byakuya et Rukia à la droite. Au plus fort de la pièce, Renji sentit que son capitaine lui agrippait la main et la portait à ses lèvres. Renji n'osait plus bouger, ni même respirer. Quand, enfin, Byakuya lui lâcha la main, il sentit un bout de papier.

A la fin du spectacle, Byakuya se leva en premier avec Rukia et ils s'occupèrent de recevoir les salutations de leurs invités sur le départ.

Renji, dans un coin, triturait sans l'ouvrir le papier que lui avait donné Byakuya. Il avait peur de le regarder. Soudain, Yoruichi fut devant lui.

« Félicitations Renji! Je suis tellement contente d'avoir assisté à ce repas.
- Euh... Merci?
- Je me doutais que Bya-bo et toi aviez franchi le pas, mais qu'il le déclare comme ça...
- Euh... Quoi?
- Et il l'a fait sans même que tu sois au courant. Il a évolué le petit Bya-bo. Il a pris confiance en lui. J'imagine qu'il n'a pris la peine de te prévenir des significations des plans de table dans la noblesse.
- Ukitake-taïcho m'a parlé du fait qu'on soit à al droite ou à la gauche de l'organisateur du repas quand nous entrions dans la salle à manger.
- Oui. Mais il ne t'a sûrement pas donné les détails des places les plus proche du chef de famille. Lui pas plus qu'un autre ne devait s'attendre à ça... Ecoute, jusqu'ici la place de Bya-bo était toujours restée vide car c'est celle de l'héritier désigné. Et une fois qu'un héritier est officiellement désigné, seule sa mort permet au chef de clan de choisir un autre héritier.
- Ca veut dire que le capitaine Kuchiki a désigné Rukia comme son héritière, même s'il se remarie et qu'il a des enfants?
- Oui. Mais ça m'étonnerait pour les enfants. Comme la place à droite du chef de clan est celle de son héritier, la place de gauche est celle de sa femme.
- Hein?
- En t'asseyant à la gauche de Byakuya, vous avez déclaré à toute la noblesse que vous étiez ensemble. Et que c'était du sérieux. Comme si vous étiez mariés et que tu étais sa femme.
- Ah oui?!

Renji avait chaud et froid à al fois. Il ne savait que penser. Assez sérieux... Comme s'ils étaient mariés... Déclaré à toute la noblesse... Mais qu'est-ce que son capitaine avait foutu?!
- Tu ignorais ce que tu faisais en t'asseyant à la place qu'on t'avait désigné?
- Oui... Complètement.
- Bya-bo est devenu quelqu'un de drôle en fin de compte. Tu devrais le rejoindre. »

Et Yoruichi disparut.

Renji ouvrit d'un geste le papier. c'était un plan. Le plan d'un bâtiment. Plutôt, le plan du manoir où il se trouvait vu que la salle où il avait mangé et celle du spectacle étaient signalées. A part ces deux pièces il y en avait une autre désignée par une croix.

Renji leva les yeux du plan et son regard croisa celui de Byakuya qui le regardait d'un air sérieux pendant que Rukia saluait le capitaine Ukitake. Byakuya le fixait, semblant attendre son prochain mouvement.

Renji regarda à nouveau le plan et commença à se diriger discrètement vers la croix.