Chapitre 3

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Chapitre révisé dans le but de retrouver une direction plus uniforme à l'histoire que j'ai commencé il y a trop longtemps. Détails à venir dans le chapitre 10.

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- Je vous méprise, Dumbeldore, autant que vous vous détestez.

Et là, ce fut le début d'une catastrophe. Déjà à bout de nerf devant l'impertinence flagrante de leur réfugiée, professeur McGonagall rugit à en faire trembler la beau mince de ses joues. Vociférant sans sembler se calmer, elle fit monter Pomfresh dans tout ses états. Les deux hurlaient sans arrêt, chacune plus graphique que l'autre dans ses propos.

Mélissa, à peine remise de sa montée de lait, se sentie submergée par cette vague de rage et se mit à trembler sous ses couvertures, n'osant même pas ouvrir les yeux de peur de voir un coup de point arriver.

Sur le coup, Albus avait simplement affiché une mine confuse, certainement en train de trouver des justifications pour les connaissances qu'avait Mélissa sur le monde de la magie. Dès les premiers cris stridents de Pomfresh, il reprit contenance et tenta en vain de repousser les deux femmes en dehors de l'infirmerie.

- Albus, avec tout le respect que je vous dois, je me permets de vous dire ceci : le jour ou l'on va m'expulser de MON infirmerie sera le lendemain de mon décès !

Agacé par tout ce remue-méninge inutile, Severus expira lourdement, portant son attention sur la masse tremblante couchée sous les draps devant lui. Avisant le trio professoral en pleine querelle infantile, il prit une longue inspiration et se leva.

- Albus, Minerva, Pop… Pomfresh, les interrompit le maitre des potions, je me permets de vous dire CECI : bien que terroriser les étudiants de Poudlard ait été associé sur mon curriculum, je suis loin d'y prendre autant plaisir que l'on ne laisse le penser et vous entendre MAUDIRE sur une jeune femme alitée m'est des plus désagréable. Je pensais que Poudlard se voulait un lieu d'accueil, avais-je tord ou sommes-nous devenus au courant de la nuit aussi barbare que les Man-ge-morts ?

Son interruption eu l'effet escomptée : en une seconde, les trois adultes devant lui revêtirent une mine dépitée. McGonagall, tout à coup remplie de regret, fit ses plus plates excuses à Mélissa, en se gardant bien de dire qu'elle avait trouvé la jeune femme extrêmement vulgaire et brutale envers le directeur.

Pomfresh fut un petit peu moins remplie de scrupule, ayant fort de difficulté à compatir pour la jeune adulte mortifiée sur son lit. Elle décida tout de même de demander pardon pour faire bonne figure, finissant sur un léger avertissement.

- On reçoit le traitement que l'on mérite, jeune fille. La prochaine fois, pensez à modérer vos… opinions.

Sur cette gentille remarque, elle se retira dans son bureau, demandant à Albus de bien lui dire s'ils avaient besoin d'elle. McGonagall voulut elle aussi se retirer, prétextant une vive migraine, mais Albus la retint.

- Je m'excuse de vous priver de repos, Minerva, mais certaines réponses m'apparaissent primordiales à l'heure actuelle. Des réponses que j'espère obtenir de notre charmante invitée, ajouta-t-il avec un petit rire amusé.

Il se rapprocha du lit et prit place sur le bord du matelas, attirant l'attention d'une Mélissa à peine calmée.

- Mes plus sincères excuses, miss Tremblay… Mélissa ?

Devant l'acquiescement de celle-ci, il continua.

- Voyez-vous, il est rare que l'on reçoive de la visite aussi inattendu et mystérieuse, ce type d'aventure fait bouillir le sang plus vite qu'à l'habitude. Soyez avisée que nous voulons vous aider du mieux qu'il nous sera possible, mais pour cela, il nous faut la vérité, Miss... Mélissa.

- Oui, je comprends.

Le silence qui suivit sa réponse irrita Severus. N'y tenant plus, il intervint sans avertissement.

- Lors de votre réveil, vous avez dit vous être « imaginée vivre dans votre livre préféré. » Et lorsque vous m'avez aperçu à votre chevet, vous avez sursauté et dit, et je cite « Oh bordel, c'est vrai. » Peut-être souhaiteriez-vous nous éclairer sur ces paroles assez singulières ?

- Hum…

Mélissa ne savait plus où se mettre. Devait-elle leur révéler tout ce qu'elle savait ? Leur dire vraiment toute la vérité ? Et si cela détruisait toutes ses chances de retourner un jour dans son monde ? Avisant la mine surprise de Dumbledore, elle se dit que sans sincérité, elle n'obtiendrait rien de bon ici.

- Dumbeldore, comment je pourrais bien le dire… Oh seigneur vous allez me prendre pour une folle. Eh bien vous voyez, dans mon monde, vous… comment dire… vous n'êtes pas là. Poudlard, le chemin de traverse, rien n'existe.

- Mais écoutez-là voyons ! Albus, je sais que cela nous paraissait inconcevable mais cette jeune femme est vraisemblablement une moldue, que faisons-nous maintenant ? Je comprends votre dépaysement, ajoute-t-elle à l'attention de Mélissa, vous venez d'un endroit où la magie est inconcevable. Chez nous, on vous nomme Moldus.

- Mais je sais tout cela ! S'écria-t-elle, de nouveau hors d'elle.

- Si vous savez tant de choses sur nous, allez-y, ne vous gênez pas, accourue Pompom. Alertée par la conversation, elle n'avait pas pu s'empêcher de réagir aux propos échangés.

Mélissa regarda chaque professeur lentement, tentant de retrouver un semblant de calme.

- Dumbeldore, dit-elle quand son regard se posa sur la longue barbe blanche du directeur.

- Oui ?

- Dans peu de temps, Dolores Ombrage apprendra l'existence de l'armée de Dumbeldore par l'entremise d'une amie de Cho, Marietta Edgecombe.

Tressaillement chez les professeurs.

- Comme l'armée porte votre nom, vous prendrez toutes les accusations sur vous afin d'éviter l'expulsion des élèves qui ont créé l'armée, incluant Harry et Hermione. Destiné à Azkaban, vous disparaitrez de la circulation, ce qui laisse Ombrage comme directrice.

Le silence régnait dans la salle, plus personne ne disait quoi que ce soit, c'est à peine s'ils osaient respirer. Même Severus la mine grave, analysait chaque nouvelle information. Dumbeldore arborait un visage un peu plus sérieux, à présent.

- S'il y a une chose que je vous suggère, professeur, c'est de ne surtout pas laisser Poudlard entre ses mains, elle utilisera la magie noire contre les élèves sans aucuns scrupules. Je parie que cela ne vous surprends même pas d'elle, vous le savez que cette femme est toxique et dangereuse.

Le silence perdurait, chacun dans ses réflexions.

- Ah oui, j'allais oublier ! Si vous doutez encore de mes véritables savoirs, sachez que ce qui est arrivé à Arthur m'a brisé le cœur. Et Harry dans tout cela ! Voir à travers les yeux de Zambini comme si lui-même attaquait le père de son meilleur ami, la seule famille qu'il ait jamais eut, qu'elle cruauté !

L'air indigné de Mélissa réveilla Rogue de sa léthargie.

- C'est certes très… convaincant, mais pour ma part je reste suspicieux. Comment pouvez-vous détenir de telles informations, miss ? Oserez-vous nous livrer cette partie de vos … larges connaissances ?

Laissant planer la question, Mélissa lança ce qui a eu l'effet d'un coup de canon.

- Je l'ai lu, professeur.

Fin du chapitre 3