Chapitre 2
Questions et réponses
Le soir venu, chacun rentra chez lui. A savoir pour Byakuya ses appartements situés dans le manoir de la famille Kuchiki, et pour Renji, une habitation dans l'ensemble résidentiel réservé aux officiers de la sixième division. Chacun, avec nombre de pensées à l'esprit, qui faisaient contrepoint à la feinte indifférence affichée tout au long de la journée par les deux hommes. Les événements du matin se rappelaient à leur esprit, et généraient des sentiments différents en eux. En tous les cas, ce fut pour eux le point de départ à un changement dans la façon dont chacun percevait l'autre, et se percevait lui-même.
Renji, pieds nus dans sa cuisine, se versa un verre de lait, et stoppa net à la vue du liquide se déversant dans le verre. Il rougit, à retardement il faut bien l'avouer, en songeant à ce que son capitaine l'avait "obligé" à faire. Mais bon sang ! pourquoi n'avait-il rien dit ? Pourquoi n'avait-il pas refusé et s'était ainsi soumis au caprice du taishô ? Car de quelque façon que l'on regardait la question, satisfaire les besoins sexuels d'un capitaine ne faisait pas partie des tâches d'un vice-capitaine !
Renji ne comprenait pas, il se souvenait seulement qu'à ce moment là, satisfaire le taishô avait semblé... allant de soi. Quant à ce qui avait mis le capitaine dans cet état, il ne pouvait que supposer, bien que l'idée lui paraisse surréaliste, que celui-ci était amoureux. Amoureux ! Cette fois-ci, le verre a demi rempli se fracassa par terre, son contenu se répandant sur le sol. « Amoureux de qui ? de moi ? Quand ? Comment ? » s'écria Renji en pleine confusion. Pourtant aucune autre possibilité ne venait à l'esprit resté pur de Renji. Mais dans quelle situation s'était il fourré ? Qu'allait-il advenir de lui ? Comment allait-il se sortir de ce pétrin ? Parce que, lui, ne se sentait pas, mais alors là pas du tout, dans les mêmes dispositions que le capitaine. De l'admiration soit, mais de l'amour certainement pas. Ce qui ne faisait qu'accroître l'aberration de ce qui s'était passé.
De guerre lasse, Renji se coucha ce soir là, très abattu, se demandant avec angoisse comment il allait pouvoir faire face au capitaine le lendemain.
Au prise avec ses propres soucis, Byakuya Kuchiki, indifférent aux affres qu'il avait déclenchées chez Renji, s'absorbait dans la contemplation de la lune décroissante. Assis sur le parquet de la véranda qui prolongeait sa chambre, il était adossé à l'un des piliers de bois, une jambe fléchie sur le genou de laquelle reposait nonchalamment son bras, l'autre jambe étendue devant lui, une tasse de thé fumant et parfumé posée sur une soucoupe à ses côtés. Une légère brise agitait ses fins cheveux noirs, retenus par le kenseikan, symbole de son rang, tandis qu'à la lueur du croissant de lune scintillait dans ses prunelles couleur argent un dernier éclat de la volupté à laquelle il s'était laissé aller quelques heures plus tôt.
Pour la première fois depuis des jours, il envisageait sereinement sa situation, satisfait d'avoir retrouvé ce calme auquel il avait tant aspiré cette semaine. Et dire que la solution à sa sexualité résurgente était juste sous ses yeux !
Un léger doute s'insinua dans son esprit, quand à la faveur d'une rafale de vent plus forte que les autres, les branches noires défeuillées du cerisier devant lui se profilèrent devant la lune, et lui remémorèrent la longue chaîne fouettant l'air de l'arme de Hisagi Shûhei. Doute qu'il s'empressa de balayer, s'absorbant dans la dégustation de son thé. Il sentait venir avec satisfaction le moment où il irait se coucher, débarrassé enfin des nuisances qui hantaient ses nuits.
Hélas, cruelle déception, le réveil au matin de ce sixième jour ne diffère en rien des autres matins, et Byakuya se résout à une nouvelle douche froide. Pourtant, il est moins perturbé que d'habitude. Il est certain que sa frustration retrouvera son exutoire de la veille.
Une heure plus tard, Byakuya Kuchiki, chef du clan Kuchiki et capitaine de la sixième division, se dirige comme chaque matin vers son bureau, d'une marche qui a retrouvé sa légèreté et sa fluidité, quoiqu'empressée, au grand dam de ses serviteurs et soldats. Les plus sensibles de ses derniers perçoivent également un changement dans son reiatsu pourtant retenu, une aura impatiente et presque agressive, qui tient à l'écart tous ceux qu'il rencontre. Ignorant cette fois-ci, les regards qui se fixent sur lui, le fier capitaine, tout en continuant son chemin, songe aux raisons de la persistance de son fantasme sur Hisagi Shûhei.
Il a déjà connu ce phénomène, dans les premiers temps de sa rencontre avec Hisana, alors que le problème de la basse extraction de la jeune fille encombrait son esprit et semblait les empêcher de pouvoir jamais se retrouver. Attiré par elle sans se décider à effectuer le pas, son envie se défoulait dans ses rêves. Sous ses dehors stricts et distants, notre capitaine cachait alors un tempérament passionné, qu'il avait enfoui depuis au plus profond de son être.
Il ne pouvait donc nier avoir été frappé par la dangereuse danse de Hisagi. La manière de combattre du jeune shinigami n'était pas sans lui rappeler la dualité de Senbonzakura, son zanpakutô, dont la beauté et les mouvements virevoltants des fines lames déguisées en pétales de cerisier cachait le côté impitoyable et sanglant de l'attaque. Sauf qu'à l'inverse, cette grâce résidait en Hisagi lui-même et dans la façon dont il maniait son arme effroyable. Et en Hisagi il s'était reconnu.
Le jeune vice-capitaine de la neuvième division avait également dévoilé dans son combat une puissance dénuée de pitié réprimée en temps normal. A l'instar de lui-même, dont la calme apparence recouvre ses sentiments profonds. Mais si pour lui ses émotions se figent dans la couleur froide de la raison, pour Hisagi elles s'était exprimées dans un feu aux limites de la folie. Le flamboiement de cette liberté qui lui était étrangère avait attisé irrémédiablement sa passion.
Chaque nuit il se rapproche, de plus en plus empreint de l'attirance qu'il éprouve pour Shûhei : le corps mince, aux muscles souples, dont la vigueur est révélée par les lancés de son arme ; les bras longs mais bien galbés, aux mouvements amples, dont la nudité est exposée à la vue par l'absence des manches de son kimono ; le visage, entouré de cheveux noirs aux épis indisciplinés, aux yeux en amande dardant un regard de prédateur. Et comme pour en appuyer les effets, le dessin d'une barre longue et étroite lui soulignait les yeux. Trois stries verticales, vestige d'un ancien combat, lui balafraient le profil droit jusqu'au menton qu'il avait fin et pointu, interrompant le cours de la marque. Le numéro 69 tatoué sur sa joue gauche, venait équilibrer étrangement l'ensemble. Le tout voilé par endroits par les gouttes de sang se répandant en fines rigoles.
Ce visage intimidant qui en temps normal servait mal le cœur généreux de Hisagi, trouvait dans ce combat la justification de son apparence. Cette révélation dont il avait été témoin avait profondément marqué Byakuya, homme dont le propre masque cachait sa véritable nature. Nuit après nuit, tel un papillon de nuit attiré par la lumière, il se rapprochait de cet être et rejoignait sa chaleur, se consumant dans leur union, au risque d'y perdre la raison.
De ces réflexions ayant dérivé dangereusement vers une représentation trop précise de l'objet de ses pensées, Byakuya n'en retire pour l'instant qu'une nouvelle flambée de son désir matinal, et arrive hésitant maintenant devant la porte. Si la veille il avait pu avoir l'excuse de la colère et de l'urgence, aujourd'hui il s'apprête en toute connaissance de cause à transgresser un tabou des rapports hiérarchiques. Ce cas de conscience est vite balayé devant la perspective de reproduire le cauchemar de la veille, sans compter que cette source d'interférence dans sa maîtrise de soi lui semblait à même de pouvoir faire vaciller le clan Kuchiki tout entier. Et affermi dans son dessein machiavélique le seigneur Kuchiki entre.
Assis à son bureau les yeux fixés sur la porte, Renji attend son capitaine, toutes les questions de la veille tournant dans son esprit en une valse lui donnant le vertige. Après une nuit dès plus agitée, il s'est levé aux aurores, en ayant seulement résolu de le précéder au travail pour éviter au moins une entrée embarrassée.
Le jeune homme à la chevelure rouge aurait bien eu besoin d'une oreille amicale pour l'aider à y voir clair, mais à qui pouvait-il bien en parler ? Pas à sa meilleure amie, Rukia, c'était la sœur du capitaine. Pas à ces amis Hisagi et Kira, tous les deux vice-capitaine respectivement des divisions neuf et trois. En fait il ne pouvait se confier à aucune de ses connaissances sous peine de ternir la réputation du noble, ce qu'il ne voulait à aucun prix.
Le shinigami s'aperçoit alors qu'il voulait protéger son capitaine, et que cette protection, un devoir de sa charge durant les combats, s'étendait maintenant à sa vie quotidienne. Sans doute était-ce la raison pour laquelle il s'était exécuté sans mot dire, sous la pression autoritaire de son supérieur. Il avait voulu soulager la souffrance évidente à ses yeux de celui-ci sous son masque impénétrable. Souffrance dans laquelle Byakuya se débattait ses derniers jours et dont il avait été témoin. Pour lui fournir un répit, de même qu'il aurait paré les coups d'adversaires en nombre s'en prenant à lui, il avait agi d'instinct, l'esprit embrumé par l'incongruité de la situation.
Au milieu de ces réflexions, le bruit caractéristique de la porte qui s'ouvre se fait entendre, et Renji se raidit lorsqu'il voit le capitaine Kuchiki bloquer l'ouverture des battants. Le regard que celui-ci porte ensuite à son endroit ne fait alors aucun doute sur ses intentions. Sans qu'une parole ne soit échangée, Renji rejoint devant son fauteuil le seul homme à qui il permet d'avoir tant d'ascendance sur lui...
Absorbé dans sa tâche, Renji sent soudain des mains qui agrippent ses tempes, lui caressant les cheveux. Il redresse la tête pour rencontrer le regard assombri de désir du noble fixé droit sur lui. Rougissant, il s'empresse de le soulager, et l'affaire terminée, sans s'occuper de possibles remontrances sort de la pièce.
A son retour, il pose un plateau contenant une théière et deux tasses sur le bureau de son supérieur, bloquant l'accès à une pile de dossiers en retard.. Resté debout, il se gratte la gorge et lance d'une voix grave, en guise de préambule :
« Ohaio, Taishô.
— Bonjour Abarai fukutaishô » répond de même le capitaine Kuchiki en relevant la tête. Et il attend, devant l'air décidé de son vice-capitaine que celui-ci lui dise ce qu'il a en tête.
Renji commence à servir le thé, étrangement silencieux. Quand il a posé sa tasse devant le capitaine, il s'installe à califourchon sur une des chaises et il demande de but en blanc dans un discours légèrement incohérent : « Taishô, ces derniers jours vous étiez sans arrêt dans la lune, fatigué, et... je ne voulais pas y croire hier quand je... nous... mais tout à l'heure, la façon dont vous m'avez regardé... alors, je me suis demandé taishô, êtes-vous amoureux de... de moi ? »
Byakuya considère un instant son cadet, étonné de la conclusion à laquelle ce dernier était arrivé. Leur ancien affrontement lui avait fait entrevoir pour la première fois dans le jeune homme autre chose qu'un gamin écervelé et sans valeur venant de la plèbe du Rukongai, mais par tous les esprits du Seireitei, comment avait-il pu confondre son exigence avec un quelconque sentiment amoureux ? Et que dire de cette intrusion irrespectueuse dans sa vie privée. La franchise avait des limites que son subordonné ne semblait pas connaître ! Enfin, il avait bien droit à quelques réponses en retour des "services" dépassant le cadre de sa fonction.
« Je ne suis pas amoureux de toi, Renji, répond sans hésitation Byakuya.
— A-alors, vous m'utilisez, se rend compte Renji soulagé et furieux en même temps. Que pensera la femme dont vous êtes amoureux si jamais elle apprend ce que nous faisons ?
— Renji, je ne te savais pas aussi romantique, et tu m'as toi-même proposé ton aide. Quel est le problème ?
— Vous n'êtes pas amoureux ?
— Amoureux... soupire Byakuya, là n'est pas la question, je ne le connais pas suffisamment, mais il est évident que j'éprouve une forte attraction physique, ce qui ne m'étais pas arrivé depuis de nombreuses années, et dont je te suis gré d'en soulager les effets, continue t-il de sa voix égale.
— ...
— Renji, y a t-il autre chose ? J'aimerai rattraper mon retard avant les réunions de l'après-midi. »
Encouragé par l'exceptionnelle ouverture de son supérieur (qui décidément n'est pas dans son état normal : il l'appelle par son prénom !), Renji saisit sa chance. Il ne peut concevoir que l'homme qu'il admire se conduise ainsi sans être amoureux et refuse de le laisser dans un tel état d'esprit. Il est plus que probable que celui-ci se retrouve encore prisonnier de son rang.
« Qui avez vous rencontré ? Vous lui avez dit ce que vous ressentiez ? Elle pourrait peut-être vous aimer en retour.
— Je ne l'ai pas vraiment rencontré, j'ai vu son combat le soir de notre dernière patrouille, et je ne le connais que de vue. Je n'ai pas l'intention d'en parler et en temps voulu cette attirance repartira comme elle venue.
— Vous ne le..., à retardement Renji remarque pour la première fois l'utilisation du pronom masculin : c'est un homme ! j'aurai du m'en douter après ce que vous... nous euh... un combat la nuit de notre dernière patrouille... vous étiez en poste au secteur du nord-ouest et là-bas il y avait aussi...».
Qui avait pu ainsi tomber dans l'œil du capitaine ? Il devait être exceptionnel. Renji emporté par ces pensées s'exprimait tout haut, sous l'œil circonspect de Byakuya, qui découvrait dans l'attitude dénuée de malice de Renji enfin un côté positif à la situation.
« Le capitaine Komamura, non tout de même pas... Iba ? peu probable ... alors euh, Hisagi san ! C'est Hisagi san n'est-ce-pas ? » cherchant la confirmation auprès de Byakuya.
Alors vaincu par l'insistance de Renji dont il connaît l'entêtement, et concerné par son implication personnelle (il lui doit bien cela), Byakuya raconte le combat nocturne, ses impressions et les conséquences sur ses nuits. Au fur et à mesure, un grand poids se retire de ses épaules. Tandis que Renji, pour une fois, l'écoute sans l'interrompre.
« Vous savez, Hisagi san ne cache pas ses préférences pour les hommes. C'est un de mes amis, si vous voulez je lui parle de vous.
— Je n'ai pas de temps à accorder à cette histoire. Et je me sens beaucoup mieux maintenant. Reprenons le travail. » dis Byakuya d'un ton qui ne soufre aucune réplique.
L'instant de grâce était terminé, le noble Kuchiki était revenu, indifférent à ses sentiments et tout entier dévoué à son devoir. Mais Renji n'est pas dupe, et la confession du capitaine résonne encore à ses oreilles. Non, cet homme n'est pas froid et il cache en son sein un florilège d'émotions qui ne demandent qu'à s'épanouir. Pourtant sa propre nature expansive ne lui permet pas de comprendre comment le noble est capable d'emprisonner celles-ci derrière une carapace d'indifférence, et il doit s'incliner devant la fierté légendaire du maître de clan.
La journée s'écoule donc sans plus de heurts, partagée entre la récupération du retard sur les dossiers, et l'organisation des patrouilles qui reprennent le lendemain. Comme d'habitude, Renji distrait par ses pensées, lève parfois la tête de ses papiers et son regard se fixe dans le lointain. Byakuya d'abord enclin à la semonce familière se tait pourtant : sur le visage expressif de son subordonné on peut lire aussi facilement que dans un livre ouvert : la fureur d'être utilisé tel un outil sans âme, le soulagement de ne pas être la cible des passions de son supérieur, la fierté d'être son confident, et la contrariété de devoir se débattre dans cette situation. Alors le capitaine souriant pour lui seul se remet au travail sans rien dire.
Quoiqu'en disent beaucoup il n'aurait jamais pu rester à la tête de sa division s'il n'avait pas été un excellent juge de caractère. Et ce n'était pas parce qu'il restait calme en toute circonstance qu'il fallait confondre cette attitude avec de l'indifférence. Il avait méprisé Renji, et malgré l'impassibilité qu'il affichait le jeune shinigami ne s'y été pas trompé. Il avait décelé la haine du jeune belliqueux à son encontre et l'avait proprement ignorée, car elle ne pouvait l'atteindre. Mais contre toute attente elle avait fini par l'atteindre. Il avait ressenti sa compassion après les événements du sôkyoku et en avait été embarrassé. Il avait vu le respect du jeune shinigami et le désir d'obtenir ce même respect. Tel était Renji, une nature franche et fruste, dirigée par des émotions changeantes, volcanique mais sincère et sans dissimulation.
A partir de ce qui ne devait être au départ qu'un simple soulagement sexuel, la gentillesse et la considération de Renji à son encontre avait également allégé son esprit. Qui d'autre que ce jeune homme droit pouvait ainsi pénétrer ses défenses et l'atteindre ? Et le carcans émotionnel dans lequel il s'enfermait lui-même ne lui paraissait plus si étouffant maintenant.
Se réjouissant d'avoir enfin retrouvé toutes ses facultés il laisse en remerciement l'esprit du jeune étourdi vagabonder, et continue seul le remplissage des dossiers. Après tout, ce retard accumulé n'est du qu'à sa propre incapacité de ses derniers jours.
Ding ! Ding ! Ding ! Ding !
Renji sursaute au son de l'horloge, annonçant le milieu de l'après-midi : « Que diable !
— Réveillé Abarai fukutaishô ? »
L'interpellé lève des yeux étonnés vers son supérieur, il n'en revient pas de s'être endormi, de même qu'il ne s'explique pas pourquoi le capitaine ne l'en a pas empêché, comme à son habitude. Il se rappelle seulement s'être perdu pour la énième fois de la journée dans ses pensées, en essayant de résoudre un problème crucial pour sa survie mentale : comment ne plus être l'unique solution de son supérieur à ses pulsions et faire naître entre celui-ci et son ami Hisagi une relation intime beaucoup plus saine et seyant bien mieux à ses yeux à la noblesse de l'homme qui se tenait en face de lui. Problème qui compte tenu de son inexpérience conjuguée à son manque de délicatesse s'était vite trouvé sans issue : il n'avait rien, mais alors rien des qualités nécessaires à un entremetteur.
« Veuillez me pardonnez, taishô, mais je n'ai pas beaucoup dormi cette nuit, bafouille Renji, sachant aussitôt qu'il les prononçait que ces mots n'avait pas valeur d'excuse pour son supérieur.
— Oui, c'est compréhensible, murmure Byakuya, il est l'heure de rejoindre le comité d'état d'urgence, dépêchons-nous ! » dit-il d'un voix impérative.
Renji acquiesce subjugué, et tout les deux sortent du bureau, pour se diriger vers les bâtiments de la première division où aura lieu la première réunion de l'après-midi.
