Pdv Rémus
Je rentre dans notre dortoir, il n'est pas tard mais les rideaux de ton baldaquin restent résolument tirés, je les entrouvre et tu es là couché en boule, les yeux fixant le vide. Je m'assoie à tes côtés, je passe une main dans tes cheveux pour te faire réagir mais tu reste impassible.
_ Qu'est-ce que je t'ai fais, Sirius ? Ma voix est calme mais elle tremble, cela fais plus de trois jours que tu ne m'adresse la parole que lorsque tu y es obligé.
_ Rien, je veux qu'on arrête ce truc entre nous.
_ Quoi ?
_ Tu as bien compris, je veux arrêter cette relation merdeuse qui ne mène à rien.
J'ai le souffle coupé, ta voix est si froide qu'on dirait que tu t'adresse à Servilus.
_ Je comprend pas tout aller bien enfin, je crois. Je balbutie.
_ Non Rémus tout n'allait pas bien, enfin pour le sexe si mais, le reste, je peux plus Rém, je veux plus mais c'est pas ce que tu veux alors il vaux mieux qu'on arrête là.
Puis tu sorts sans me laisser le temps de comprendre, de répondre.
Je reste pantois, je ne comprends ce que j'ai pu louper dans notre histoire pour que tu le vive si mal ?
Je sais que tu as besoin de temps alors je vais te l'accorder, un jour ou deux mais après tu me reviendra, parce que que tu t'en rende compte ou pas tu es toute ma vie Sirius Black.
PDV Sirius
Tu joue si bien la comédie Rémus, ton regard blessé quand j'ai mis un terme à notre...liaison, et cette douleur depuis, je pourrais presque croire que je compte vraiment pour toi, mais c'est trop tard tu as mis trop de temps et même si je crève de douleur, j'ai besoin de mettre un terme à tout cela. J'espère seulement que je ne perdrais pas ton amitié.
Les heures s'égrène et la nuit se fait de plus en plus noire mais je n'ai pas le courage de retourner dans notre dortoir alors j'erre dans les couloirs de Poudlard dissimulé sous la cape d'invisibilité de James. Des bruits de pas raisonnent et je rase les murs, ta voix s'élève soudains dans le couloir.
_ Je sais que tu es là Sirius, j'ai entendu tes pas, je retiens mon souffle, s'il te plais Sir' , ne fais pas l'enfant, j'ai juste besoin de comprendre, ce qui ne va pas, ce que j'ai fais de mal.
Ma gorge se serre, je ne suis pas prêt à t'affronter, mais je n'ai pas le choix, alors je laisse glisser la capes jusqu'au sol.
Je n'avais pas fait attention mais de grosses cernes noires cerclent tes yeux, pourtant la pleine lune est encore loin. Tu as l'air tellement vulnérable à cet instant, planté dans ce couloir sombre, avec tes cernes et ta mine piteuse, que j'ai envie de te prendre dans mes bras.
Alors je recule d'un pas comme pour me retenir, tu baisse la tête, tu as l'air blessé par mon geste, je soupir c'est la seule chose cohérente que j'arrive à faire.
_ Parles-moi Sirius, je t'ai laissé quelques jours mais j'ai besoin de comprendre qu'est-ce que tu attends de moi ? Ta voix est à peine audible, comme si parler était douloureux.
_ Je sais qu'on s'était promis que cela n'arriverai pas mais je suis tombé amoureux de toi, Rémus. Tu me regarde perplexe comme si j'avais dis que j'aimais les cheveux de servilus. Alors je prend mon courage à deux mains et je poursuis. Je t'aime Rem et tu ne peux plus m'offrir ce dont j'ai besoin parce que tu ne partage pas mes sentiments.
_ Tu es un sombre idiot Black, t'as voix n'est qu'un souffle mais l'intonation est dure. Tu n'as pas la moindre idée de ce que je ressens pour toi.
Comment tu crois que j'ai vécu ces trois semaines sans que nous soyons seuls une minutes ? J' ai cru que j'allais en crever tellement tu me manquais. Et qu'est -ce que tu crois que j'ai ressentis quand tu à qualifié notre relation de truc merdeux ? Est-ce que tu as la moindre idée du mal que cela à pu me faire ?
_ Pourquoi tu ne me montre jamais ce que tu recens ?
_ Parce qu'il faut bien que l'un de nous deux reste encré dans la réalité, parce que je sais que tu as du mal avec notre situation et que j'essaie d'être fort pour nous deux et parce que si tu veux savoir ce que je ressens pour toi tu n'as qu'à demander.
Je reste scotché par ce que tu viens de m'avouer. Ai-je été suffisamment stupide pour croire que tu ne m'aimais pas ?
_Je voudrai juste que tu me le montre un peu plus, je n'en peux plus de cette situation schizophrène où nous sommes de simples amis les trois quarts du temps, j'ai besoin de te toucher quand j'en ai envie, de t'embrasser quand j'en éprouve le besoin. Et je veux que tu puisse faire la même chose et si tu n'es pas prêt à cela alors il vaut mieux qu'on arrête.
_ Tu me fais du chantage ? Ta voix est à présent moins qu'un murmure et je déchiffre sur tes lèvres plus que je n'entends ce que tu dis.
_ Non, je te dis juste ce que je ressens et ce dont j'ai envie, si nos aspirations ne sont plus les mêmes alors c'est qu'on à plus d'avenir c'est tout.
_ Je ne veux pas te perdre, cette dernière semaine à été la pire de ma vie. Mais rendre notre histoire officielle, je ne suis pas sur d'être prêt. Mais on peut déjà mettre au courant James, Peter et Lily. Est- ce que tu crois que ce sera suffisant pour toi, en attendant que je sois prêt à plus ?
J' acquiesce au compromis.
_ C'est un début mais...
_ Je te promets de faire des efforts, Sirius, mais laisse moi encore un peu de temps. Et si tu as le moindre doute sur nous alors parle moi, mais ne nous laisse plus souffrir comme cela. Me supplie-tu avant de me donner un léger baiser,
_ Je t'aime, Sirius, même si je ne te le montre pas tu es tout mon univers, n'en doute jamais.
_ Je t'aime. Puis je t'entraine dans un nouveau baiser plus fiévreux que le premier. Tu t'accroche à mon cou, avec l'énergie du désespoirs et je te sers contre moi à t'en étouffer.
_ On passe la nuit dans mes appartements de préfet ?
_ Oui. Tu me guide jusqu'à ta chambre. Nous nous arrêtons dans tous les recoins pour nous embrasser furtivement. Puis nous entrons dans ta chambre et tu commence à ôter ma chemise, je te stop.
_ Ce soir j'ai juste besoin que tu me prenne dans tes bras.
Tu me serre un peu contre toi et m'adresse un sourire de compréhension. Tu t'allonge sur le lit et m'ouvre les bras, je te rejoins et pour la première fois depuis des semaines je me sens bien, à ma place. Un dernier baiser, un dernier "je t'aime" et nous plongeons dans les méandres du sommeil.
