Bonjour à toutes et à tous ;

Merci beaucoup pour vos remarques et je suis contente que vous trouviez cette fanfic fidèle à l'esprit de la série car c'est un point important et c'est quelque chose que je ne trouve pas toujours dans les fanfics que j'ai l'habitude de lire. Si vous voyez que je m'éloigne de cet esprit dites le moi et je ferai mon possible pour m'en rapprocher de nouveau.

Bizzzzzzzzzzzzz à tous


« Douce journée ! Sainte journée ! Parfaite journée pour enfin savoir quel est le lien entre Gibbs et Miss Evelyne ! » Chantonnait Tony dans l'ascenseur sur l'air du chant de noël 'Douce nuit'. Il ne lui restait que le rapport à taper.

Débarquant dans la salle commune, il trouva Gibbs déjà à son bureau tapant son rapport. Il en allait de même pour Ziva et McGee.

« Bonjour ». Chacun lui répondit à sa manière : Ziva et McGee lui rendirent le salut et Gibbs ne dit rien comme à son habitude. Après quelques minutes de travail, Gibbs se leva et se dirigea vers le labo d'Abby, ou du moins il en prenait la direction car comme à son habitude il ne dit rien de l'endroit où il comptait se diriger.

Ziva se redressa alors et se dirigea vers le bureau de Tony qui était concentré sur son rapport dans le but de le terminer le plus vite possible.

« Alors… Tu as trouvé qui c'était ? »

« Je ne vois pas de quoi tu parles » répondit Tony les yeux toujours rivés sur son écran.

« Et bien de la jeune femme d'hier ! »

« A propos j'ai failli oublier de te remercier pour ma diarrhée surprise d'hier ! » dit-il en la regardant droit dans les yeux.

« Quoi ! Je n'avais rien trouvé de mieux à dire pour justifier ton absence. Tu aurais préféré que je lui dise la véritable raison de ton absence peut-être ! » Dit-elle provocante.

« De quoi vous parlez ? » demanda McGee intrigué.

« C'est vrai on n'a pas eu le temps de lui raconter hier… » Pensa tout haut Ziva. « Et bien hier une jeune femme s'est jetée dans les bras de Gibbs et il l'a serrée dans ses bras !»

« Non ! Quand ça ? »

« Juste avant l'interrogatoire de Mme Jefferson et tout ça devant Tony.»

« Mais pourquoi ? Qui est-ce ? »

« C'est ce que j'essaie de savoir. Elle m'a donné son nom et j'ai pu lancer une petite recherche : j'ai découvert qu'elle habitait dans le même quartier que Gibbs. » Résuma Tony.

« Ils sont donc voisins ; cela confirme le fait qu'elle soit une des amies de Kelly ; non ?» Rajouta Ziva.

« Je ne sais pas car en dehors de ça je n'ai pas découvert grand-chose mais je pense que toi tu peux m'aider » dit Tony en s'adressant directement à McGee.

« Moi ? »

« Oui, j'ai regardé sur internet et j'ai trouvé quelques articles qui parlaient d'elle en la qualifiant de génie de l'informatique ; peut être que tu en sais plus. Vous les geeks vous devez tous vous connaître dans votre communauté. »Répondit Tony ne pouvant jamais s'empêcher de taquiner McGee.

« Ha ha ha ! Très drôle. Comment s'appelle ton génie ? Car si je ne la connais pas j'ai quelques amis qui pourraient nous donner des informations. » Dit McGee en s'approchant de son ordinateur pour taper le nom.

« Evelyne Sand »

McGee se figea un instant puis regarda Tony : « Quoi ? »

« Hey oh ! McSourd tu vieillis je t'ai dit Evelyne… »

« Sand ! » l'interrompit McGee : « Je ne suis pas sourd, j'ai bien entendu. Tu es en train de me dire que la femme qui s'est jetée au cou de Gibbs t'a dit s'appeler Evelyne Sand. »

« Pourquoi ? » demanda Ziva qui commençait à être agacée surtout que Gibbs risquait de débarquer à n'importe quel moment.

« Evelyne Sand n'est pas un simple génie, elle est considérée comme une surdouée chez les génies. Elle a créé la plupart des programmes de cryptage des données utilisés par certaines agences du pays et par de très importantes sociétés. Certes elle n'est pas la seule sur le marché mais c'est l'une des meilleures références. »

Tony qui était resté silencieux remarqua : « Mais je ne comprends pas ? Si elle est si respectée pourquoi je n'arrive pas à trouver plus d'informations ; tout ce que j'ai réussi à trouver ce sont de maigres articles parlant d'elle à l'âge de 17 ans car elle avait réussi à pirater un des bureaux du F.B.I. ».

« La réalité est plus complexe en fait ce qui s'est passé c'est qu'elle a contacté ce bureau et les a prévenu d'une faille dans leur système et comme ils n'ont pas voulu la croire elle s'est installée tranquillement chez elle et le leur prouva. Ce qui était fascinant c'est qu'elle est entrée dans leur système et en est ressortie sans qu'ils ne s'en rendent compte. Le lendemain elle est partie au bureau et a demandé à voir le directeur, comme les agents refusaient de la laisser passer elle leur dit de répéter juste un simple mot au directeur. Quand ce fut fait le directeur finit par la recevoir et elle fut recrutée pour mettre à jour tout le système. »

« Mais comment sais tu tous ces détails ? » demanda Ziva.

« Parce qu'un de ses amis geek qui était journaliste dévoila l'affaire par fierté et surtout pour damer le pion au gouvernement. En fait, elle avait fait tout cela pour pouvoir vendre un logiciel très performant qu'elle avait mis au point mais elle l'avait fait surtout pour protéger l'une des agences les plus importantes du pays. Une fois qu'elle avait réussi elle n'a plus eu besoin de faire parler d'elle, sa carrière était lancée et elle s'est même permis le luxe de travailler à son compte sans avoir à obéir à un patron en particulier. Je crois qu'au jour d'aujourd'hui elle continue à superviser leur système informatique et qu'elle veille aussi de temps en temps au notre. Elle est toujours restée très discrète et refuse toute interview par les revues spécialisées. »

« Et c'est quoi ce fameux mot qu'elle a donné au directeur ? » demanda Tony.

« C'était le mot de passe personnel du directeur. Heureusement qu'elle travaille pour nous et pas pour une cellule terroriste ».

« Mais bon cela ne nous donne toujours pas le lien qu'il y a entre elle et Gibbs » observa Ziva.

« Je peux essayer de lancer une recherche approfondie sur elle mais je pense que Gibbs n'apprécierait pas surtout s'il s'agit du passé d'Evelyne Sand… »

« McGee a raison : je n'apprécie pas du tout ».

Les trois agents se figèrent, des frissons leur parcoururent l'épine dorsale : ils étaient tous foutus !

« Ecoutez moi bien car je ne me répéterai pas : Si je me rends compte que vous avez continué à fouiner sur ce sujet, je vous envoie tous les trois aux archives et je vous jure que la seule lumière de terrain que vous verrez c'est celle des lampes au-dessus de vos têtes. » Dit-il en se mettant face à face avec Tony : « Spécialement toi Dinozzo car je t'avais clairement signifié de ne pas t'en mêler ! Est-ce que c'est claire !» conclut-il en haussant la voix.

« Oui patron » répondirent-ils tous presque en même temps et ils s'installèrent tous dans leurs bureaux ; évitant très soigneusement de croiser le regard de Gibbs surtout quand il est aussi furieux.

Il avait sous-estimé les capacités 'conciergiales' de son agent et même de tous ses agents. Il fallait les calmer et tout de suite car il détestait qu'on touche à sa vie privée et surtout à Evy.

La semaine se transforma alors en cauchemar, Gibbs était d'une humeur massacrante et il les fit bosser deux fois plus que d'habitude exigeant d'eux un rapport pour un oui ou pour un non, c'était la manière utilisée par Gibbs pour les remettre dans le droit chemin et ils avaient tous compris le message. Une semaine de ce régime avait été une très bonne leçon car aucun des trois agents ne parla plus du cas Evelyne, ils n'en parlèrent même pas avec Abby ou Ducky. Evitant et essayant même d'oublier le sujet.

Un jour alors que Gibbs se trouvait dans la salle d'autopsie avec Tony et Ducky, il ordonna sèchement à Tony de rester et d'aider Ducky dans un très ennuyeux travail d'archivage.

« Non, ça ira Jethro, M Palmer m'aidera demain car il rentre de son congé maladie. »

« Non, j'y tiens Tony m'a prouvé ces derniers temps que cela ne le dérangeait pas de farfouiller. Peut être que tes archives le passionneront. » Dit-il en regardant Tony et le défiant de refuser.

« Oui Ducky. Cela ne me dérange pas. » Soupira le sage élève qu'est devenu Tony, la mort dans l'âme et priant pour que Gibbs change vite d'humeur et qu'il oublie cette histoire avec Evelyne… Evelyne qui d'ailleurs !

« Tu vois Ducky, il le fait même avec plaisir. Bon je vous laisse et bon courage Ducky. » Continua Gibbs en se dirigeant vers l'ascenseur.

Ducky se tourna vers Tony loin d'avoir gobé cet échange :

« C'est une impression où il est agressif avec toi ? »

« Non, ce n'est pas une impression, il est d'humeur massacrante depuis une semaine. »

« Mais pourquoi ? »

« Oh par pitié ne m'oblige pas à te dire pourquoi car rien qu'en y pensant j'ai peur qu'il ne le sache et que cette semaine se transforme en mois. » Dit Tony en frissonnant.

« Qu'as-tu donc bien pu faire pour le rendre si agressif ? » Continua Ducky en souriant car il s'attendait à quelque chose de la trempe des idioties habituelles de Tony.

« C'est encore ma curiosité qui m'a foutu dans le pétrin. L'autre jour j'étais bloqué dans l'ascenseur avec une femme et en sortant de là elle s'est jetée dans les bras de Gibbs.»

« Je ne vois pas ce qu'il y a d'extraordinaire c'est peut-être l'une de ses conquêtes. » Dit Ducky tout en se penchant sur les cartons de dossiers empilés sur l'une des tables d'autopsie. Il a commencé à farfouiller dans les dossiers pour avoir une idée du nombre et de leur classification et vu leur nombre il était content de la punition de Tony.

« Non c'était une jeune femme, environ la trentaine. » Dit Tony en se penchant à son tour sur les cartons et espérant vainement rentrer chez lui avant la fin des temps.

« La trentaine ? » répéta Ducky en relevant la tête des cartons.

« Oui, et je sais que c'est trop jeune pour Gibbs. Du coup je voulais savoir le lien qui les liait tous les deux et ça me rendait dingue. Malheureusement Gibbs a découvert que j'avais farfouillé et il me le fait payer. » Conclut Tony en soupirant, les souvenirs de la semaine infernale lui revenant à l'esprit.

Ceci fit sourire Ducky.

« Dire que j'ai fait tout ça pour rien ! Car je n'ai rien réussi à apprendre sur elle : Evelyne Sand restera donc un mystère sauf si Gibbs change d'avis et en parle tout seul, mais il gèlera en enfer avant que cela n'arrive ».

Tony releva ensuite la tête : « Alors dis moi qu'as-tu besoin que je fasse ? »

Ducky le regardait étrangement : « Evy est là ! » et soudain un immense sourire illumina son visage : « Et Gibbs qui ne m'a rien dit ! ».

Il se dirigea vers son bureau et utilisa son téléphone fixe, il resta attentif, le sourire toujours aux lèvres : « Evy ! Mon enfant tu es de retour ! ».

La mâchoire de Tony aurait pu passer pour déboitée étant donné son angle d'ouverture et pourtant aucun son ne sortit tout ce qu'il put faire c'était écouter la conversation et rester en état de choc.

« Non ne t'excuse pas… Je comprends… Non ne passe pas aujourd'hui car j'ai un important travail d'archivage mais demain ça sera parfait, je te ferai ton plat préféré… Un cadeau ! Tu n'aurais pas dû… Il faut que je te laisse mais on aura tout le temps de discuter demain… Moi aussi je t'aime. »

Ducky raccrocha, son sourire était toujours là mais c'était un sourire d'où émanait une immense douceur et tendresse.

Puis il se tourna vers Tony et l'air de rien lui dit : « Bon il faut qu'on commence ce travail d'archivage sinon on ne s'en sortira pas. »

« Mais quel idiot ! Mais quel idiot ! Pourquoi ne lui ai-je pas demandé dès le début ! Ducky est celui qui connait presque tout de Gibbs ! Mais quel idiot !........ Soit dit en passant Gibbs ne m'en a laissé ni le temps ni l'occasion. » Pensa Tony : « C'est le moment de lui demander et je me fous de ce que pourra dire Gibbs, je n'en peux plus il faut que je sache ! »

Sérieusement vous vous attendiez vraiment à ce que Tony tienne le coup !

« Ducky tu ne vas pas me faire ça ! Tu ne vas pas faire cet archivage comme si rien ne vient de se passer pendant que moi je souffre le martyre ! »

« La curiosité est un vilain défaut jeune Dinozzo ! »

« Je m'en fous j'irai en enfer, d'ailleurs j'y suis déjà vu ce que m'a fait subir Gibbs toute cette semaine ! »

« Et malgré ça tu tiens toujours à savoir qui elle est ? »

« Encore plus qu'avant étant donné la conversation personnelle que tu viens d'avoir avec elle. Allez Ducky s'il te plaît aies pitié de mon âme ! » Supplia Tony avec sa plus belle expression de chien battu.

« C'est bon Anthony, je vais te le dire : Cette femme est la fille adoptive de Gibbs ».

« Quoi ! ».

« Tu as bien entendu » continua Ducky avec ce sourire tendre aux lèvres : « Mais c'est tout ce que tu sauras de ma bouche car je ne tiens pas à ce que la fureur de Gibbs se dirige sur moi. »

Tony se tut un instant : tout se mettait en place, cela expliquait ce côté super-protecteur qu'a eu Gibbs avec elle et le fait qu'il soit devenu si furieux quand il a su qu'il avait enquêté sur elle. Il décida alors d'arrêter de fureter et qu'il ne reviendrait pas sur ce sujet sensible : « Ne t'inquiète pas Ducky je ne te poserai plus de question la concernant, c'est bien trop personnel pour que je m'en mêle » Dit-il soudainement devenu très sérieux. « Merci de me l'avoir dit et cela restera entre nous car je n'en parlerai plus » dit il souriant sincèrement à Ducky.

« Sage décision et de mon côté je ne dirai rien à Gibbs sur le fait que tu connais ce point de sa vie. »

« Il est temps de se débarrasser de cette corvée d'archivage » dit Dinozzo changeant de sujet « car j'ai rendez-vous avec deux épisodes de Magnum ». Tony était redevenu ce boute-en-train éternellement de bonne humeur et taquin.

« Bonne idée. Sais-tu Anthony que dans l'Egypte antique ceux qui s'occupaient des archives étaient… »

C'est ainsi que se déroula la soirée entre les deux amis l'un traitant de ses connaissances encyclopédiques tandis que l'autre répondait avec ses connaissances cinématographiques, s'écoutant l'un l'autre, marque de leur respect mutuel.