Pour commencer, merci à ceux qui suivent cette histoire et à tous ceux qui laissent des review ainsi que des MP. Et merci aux anonymes !

Pour répondre à une question fatidique ; non, la rencontre n'aura pas lieu dans ce chapitre, il va falloir encore attendre pour ça.

Pour ne pas vous laisser dans le vague, la rencontre aura lieu au chapitre 6. En attendant, il doit se passer quelques petites choses. Emma ne peut pas partir comme ça de Boston et, Henry doit revenir de New-York.

Guest 1 : Oui, j'avais envie qu'Henry soit plus aimant avec Régina. Elle a suffisamment souffert du manque d'intérêt de son fils dans la série, pas la peine d'en rajouter une couche ;-).

Donc, voici le chapitre III.

( Petit clin d'oeil à Rizzoli & Isles avec le capitaine Cavanaugh, haha. Juste le nom. )

Bonne lecture.


- Mutation forcée -

Allongée sur son lit d'hôpital Emma semblait morte. Seul le son provenant du moniteur à côté d'elle certifiait que son coeur battait. Elle y avait échappé belle ce coup-ci. La jolie blonde avait été transportée d'urgence à l'hôpital de Boston pour être prise en charge. Une balle perdue avait touché Emma sur le flanc gauche et l'intervention moins compliquée que prévue.

Finalement au bout d'un peu plus d'une heure d'opération, le chirurgien était venu rassurer les personnes présentes en salle d'attente.

- Vous êtes là pour Emma Swan.

- Oui

- Vous êtes de la famille ?

- Non. Emma est orpheline. Je suis son ami le plus proche et collègue. Je m'appelle Graham Humbert.

Il était très inquiet, Emma n'avait jamais fini en salle d'opération et la peur se lisait sur son visage.

- Très bien. Bon, nous avons recousu votre amie après avoir vérifié qu'il n'y avait rien de grave. La balle n'a fait que l'effleurer si bien qu'à quelque millimètre près, elle l'évitait ou au contraire, un organe aurait pu être touché. Elle s'en sort juste avec une belle cicatrice. Elle a beaucoup de chance cette jeune femme.

- Je ne vous le fais pas dire ! Lâcha Graham dans un soupir de soulagement. Puis-je la voir ?

- Elle est encore en réanimation, l'anesthésie fait encore son effet. Ce soir, elle sera sûrement réveillée. En attendant, je n'accepte aucune visite. Donnez-moi votre numéro et je vous appellerai dès son réveil.

- Je comprends, merci et merci pour elle docteur !

Le chirurgien quitta la salle d'attente et Graham prit la direction de la sortie, il allait annoncer la bonne nouvelle aux collègues et au capitaine. Arrivé à l'étage de son service, il fut alpagué par l'un des collègues avec lequel Emma ne s'entendait pas du tout. Dès qu'ils s'adressaient la parole Emma en ressortait avec une crise d'urticaire infernale.

- Alors ? Elle y est passée ce coup-ci ?

- Comment oses-tu parler d'elle comme ça ?

Il était en colère contre cet abruti de Jefferson. Contrairement à Emma, lui se planquait dès qu'il y avait un peu d'action. Gardien d'une crèche aurait du être son métier d'après la jeune femme. Cela aurait du être le maximum pour lui.

- Elle fait partie des nôtre ! Tu devais être inquiet plutôt que de la croire morte !

Il lui avait craché les mots au visage, attrapant fermement le col de son blouson.

- Que se passe-t-il ici ?

Graham se retourna surpris pour faire face au capitaine.

- J'attends ?

- Rien… Rien capitaine, tout va bien.

- Parfait. Dans mon bureau Graham !

Ce dernier ne comprenait pas le ton froid de son Capitaine, il savait qu'il revenait de l'hôpital et aurait voulu un peu plus de compassion et de chaleur envers sa collègue blessée. Mais à son grand dam, il suivit le capitaine jusqu'à son bureau et ne laissant rien paraître, il resta droit, debout, attendant un ordre de son supérieur.

- Asseyez-vous Humbert !

Le lieutenant s'exécuta et le chef poursuit :

- Comment va Swan ?

Son ton reste froid et distant, mais une pointe d'inquiétude fit vibrer sa voix.

- Elle est sortie d'affaire. Ce n'est finalement rien de grave, mais est toujours en réanimation, le chirurgien m'a dit que je pourrais la voir ce soir.

- Je passerai ce soir également, je dois lui parler.

- Elle va encore se prendre un rapport n'est-ce pas ? A cause de son imprudence…

- Ça ne vous regarde pas, mais en effet, Je réfléchis à une sanction. Maintenant retourné travailler.

Graham se leva peiné pour sa collègue et s'apprêta à passer le seuil de la porte quand son supérieur le rappela :

- Vous pouvez partir plus tôt ce soir pour aller la voir. Vous lui direz que je viendrai après le service.

- Très bien.

Le lieutenant de police retourna à son bureau, mais le coeur vide. Les questions se bousculaient dans sa tête et il savait que ce coup-ci, Emma aurait du mal à sortir de ce pétrin. Il fixa ses rapports à finir et mais il n'y arrivait pas. Humbert se dit que le principal était qu'elle soit sortie d'affaire et qu'il la reverrait très vite pour lui donner une bonne leçon. Il sourit à l'image d'Emma râlant sur son lit d'hôpital une fois les yeux ouverts. Finalement, c'est avec un petit rictus sur le visage qu'il se plongea dans le travail attendant l'heure de s'envoler d'ici.

La fin d'après-midi s'approcha assez vite et c'est seulement aux alentours dix-sept heures que le téléphone de Graham se mit à sonner.

- Graham, j'écoute.

- Bonjour Monsieur Humbert, c'est le médecin qui a opéré mademoiselle Swan. Elle est réveillée, vous pouvez venir la voir. Les visites finissent à dix-neuf heures.

- Merci de m'avoir prévenu docteur, j'arrive tout de suite !

Heureux de cette bonne nouvelle, il se leva rapidement, attrapa son manteau posé sur le dossier de sa chaise d'une main, ses clefs de voiture glissée dans un tiroir de l'autre et se dirigea vers la porte du bureau du chef. Il prévint son capitaine du réveil de sa collègue et parti vers la sortie.

Il arriva rapidement à l'hôpital et demanda à la secrétaire de lui indiquer la chambre d'Emma Swan. Arrivé devant la porte numéro 214, il souffla un grand coup, car il appréhendait tout de même de voir dans quel état pouvait être son amie. La main sur la poignée, il se décida enfin et entra.

- Salut ma catastrophe ambulante préférée ! Dit-il doucement pour ne pas la faire sursauter.

Elle était étendue sereinement sur son lit, mais ses mains qui s'agitaient avec le fil du lit médicalisé prouvaient qu'elle est légèrement énervée.

- Ha ! Graham, merci de venir me chercher ! J'en peux plus d'être coincée dans ce lit, je vais péter un plomb à force d'être ici.

- Désolée, Emma, mais je ne suis pas là pour ça. Comment te sens-tu ?

- Je vais très bien. Aller, aide moi à me lever et ramène moi chez moi. J'ai déjà raté une journée de boulot, hors de question de rater demain.

- Emma s'il te plaît, calme-toi. Dit-il dans un calme olympien qui eut pour effet de stopper la jolie blonde dans sa manœuvre pour se lever.

Il s'assit sur le fauteuil près du lit.

- Comment te sens-tu réellement Emma ?

- J'ai mal ! Ça fait un mal de chien, tu n'imagine pas ! En fait, ça brule plus qu'autre chose. Il parait que je m'en sort avec un superbe cicatrice.

Son collègue pouvait sentir la petite touche d'ironie dans ses propos, mais ne releva pas.

- Tu as eu beaucoup de chance ce coup-ci, tu aurais pu rester sur le carreau.

Sans laisser à Emma le temps de répondre, il lui annonça que leur chef allait venir la voir. Le ton de sa voix était neutre, mais son regard débordant de compassion lui fit comprendre que cette visite n'était pas juste pour prendre de ses nouvelles.

- Ça ne sent pas bon pour moi ça, c'est ça ? Lui demanda- t-elle une grimace figée sur le visage.

Graham hocha la tête tristement.

- Super !

Ils restèrent presque une heure à parler de tout et de rien, mais surtout de ce matin, Graham lui expliqua ce qu'il en était quand quelqu'un toqua à la porte puis entra. Il s'agissait du capitaine.

- Je vais vous laisser. Je repasse te voir demain Emma, repose-toi bien.

Il lui déposa un baiser sur le front et dans un murmure il ajouta :

- Et plus d'imprudence.

En essayant de se redresser dans son lit, Swan salua son supérieur.

- Bonsoir Capitaine.

- Bonsoir Swan. Comment allez-vous ?

- Ça peut aller, je suis sous calment alors je ne sens pas trop la douleur.

Elle mentait, car en fin de compte, elle souffrait énormément.

- Je suppose que vous n'êtes pas là que pour prendre de mes nouvelles n'est-ce pas… ?

- C'est exact. Même si votre santé est un sujet important, j'ai appris avec vous à ne plus trop m'inquiéter. Vous êtes une tête brûlée Swan, qui n'a aucunement conscience des risques que vous prenez. Vous êtes un danger pour vous-même et pour vos collègues. Vous rendez vous compte que vous auriez pu mourir là-bas ? Ou un de vos collègue !

Emma baissa la tête, elle savait qu'elle avait dépassé les limites, finir blessée dans un lit d'hôpital était une très mauvaise option.

- Je… C'est… Écoutez, je sais que je n'ai pas assuré sur ce coup-ci et que j'aurais dû prévenir. C'est promit ça n'arrivera plus. Je ferais tout ce qu'il faut pour ne plus jamais me mettre en danger. Ni moi, ni mes collègues. Aujourd'hui m'a servi de leçon.

- Effectivement, ça n'arrivera plus Swan. Du moins pas ici.

- Que voulez-vous dire par là ?

Emma avait peur et malgré la douleur, elle se releva pour s'asseoir face à lui.

- Un poste de Shérif va être créé dans les jours à venir, on m'a contacté il y a un peu plus d'une heure pour savoir si j'avais un homme de disponible pour eux. Je n'ai pas hésité à leur dire oui.

Un silence de mort régnait dans la pièce, Emma ne comprenait pas tout, du moins elle ne voulait pas comprendre. Le front plissé par le doute et la crainte, elle fixait, dans les yeux, son supérieur pour l'inciter à poursuivre.

- Maintenant que je sais que votre état permet une mutation, vous partez dans 15 jours, ça vous laisse le temps de vous rétablir et de préparer vos valises.

- QUOI ? MAIS CE N'EST PAS POSSIBLE !

Elle avait hurlé à travers sa chambre, confirmant les peurs qu'elle avait.

- Vous n'pouvez pas faire ça !

- Si, je le peux. Vous êtes trop dangereuse pour une grande ville comme Boston. Trop imprudente, une petite ville est mieux pour vous et votre santé.

- Chef, vous ne pouvez pas… J'habite ici ! Je vais faire quoi dans une ville où je ne connais personne

- Écoutez Swan, je ne fais pas ça de gaieté de cœur. Vous faites partie de mes meilleurs éléments malgré votre fort tempérament irréfléchi, mais voyez ça comme une promotion ! Et sans vouloir vous offenser, nous savons tous les deux que partir là-bas ne changera pas grand-chose avec ici, n'est-ce pas ?

- Pourquoi ? Parce que je n'ai aucune famille, aucun véritable ami et que tout ce qui compte pour moi c'est mon job ?

Elle était révulsée par les propos de son capitaine. Jamais il n'avait osé parler de la situation particulière d'Emma comme ça. Elle se sentait rabaissée, humiliée et surtout seule. Comme par le passé. Comme si c'était quelque chose de normal.

- En parti, oui. Une petite ville sera peut-être plus positive pour vous. C'est un nouveau départ pour vous et ça ne pourra que vous faire du bien. De toute façon, votre dossier est déjà prêt à partir dès demain matin à la première heure. Ils vous attendent impatiemment ! Vous recevrez toutes les démarches dans les jours à venir par courrier.

Il se leva et se dirigea vers la porte, mais avant de la franchir, il se retourna pour lui faire face. Elle n'avait pas bougé d'un cil tellement Emma était sous le choc de cette conversation

- Et en attendant, soignez-vous bien. Vous avez une sale tête !

Sur ces derniers mots, il quitta la chambre.

- RHAAAAAA!

Emma se rallongea doucement, car les douleurs se firent ressentir. La position assise était encore prématurée. Elle cogita à ce qu'il venait de se passer et n'en revenait pas. Dans 15 jours, elle aura quitté Boston pour une ville dont elle ignorait le nom et l'endroit !

- J'vais finir dans un trou paumé avec des paysans qui n'ont même pas le wifi, j'suis sure ! Une promotion ! Mon cul oui, une punition !

La jeune femme râla toute seule au fond de son lit. Ce soir, elle ne mangea pas, l'appétit coupé par la colère. Même les émissions débiles qui passaient sur le canal de l'hôpital ne la firent pas penser à autres choses. Finalement au bout de quelques heures, elle s'endormit en pensant aux prochains jours.

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Le lendemain, la colère s'était dissipée pour laisser place à la tristesse. De toute façon, elle n'avait pas le choix et il allait bien falloir faire avec ce changement. C'est dans ses pensées, à jouer avec les petits-pois de son plateau repas, qu'une personne frappa à sa porte.

- Oui ?

- Salut Miss !

Graham s'approcha et s'assit à côté d'elle sur le fauteuil en cuir.

- Salut.

- Oh toi, ça ne va pas.

- Non. Tu ne connais pas la dernière nouvelle ?

- Non explique-moi ? Ça a un rapport avec la venue de Cavanaugh hier ?

- Oui. J'ai eu une promotion !

- Sérieux ! Tu te moques de moi ! C'est génial ! Pourquoi tu fais cette tête alors ?

- Ma promotion consiste à partir dans 15 jours. La destination ? Une ville que je ne connais même pas, pour être admise au poste de Shérif. On m'envoie là-bas parce qu'ici je suis un danger ambulant ! Chouette, une nouvelle vie me tend les bras ! Ironisa-t-elle d'un ton las.

- Emma. Je ne sais pas quoi te dire. Je ne savais absolument pas.

Graham avait toujours considéré Emma comme une petite sœur, quelqu'un de fragile malgré les apparences, il ne connaissait pas toute la vérité sur son histoire, mais savait que son caractère d'aujourd'hui lui venait de là. Ça l'attristait de l'imaginer partir, ne plus bosser avec elle, ne plus avoir un oeil sur elle.

- Hey, ne t'inquiète pas, on ne coupe pas les ponts ! Je pars, mais j'espère qu'il y aura moins du réseau, là où je vais !

Ils se mirent à rigoler ensemble et cela leur faisaient le plus grand bien.

- Au fait, comment m'avez-vous trouvé ?

- Oh ça! Il s'avère que, les deux jeunes femmes que tu as sauvées hier matin, ont croisé Thomas en voiture. D'après lui, elles se seraient presque jetées sur sa voiture pour qu'il s'arrête. Elles lui ont expliqué, il nous a contacté et vu qu'on n'était pas loin, on a fait le plus vite possible.

- Merci les gars.

- De rien, la belle !

Emma s'allongea doucement dans son lit, l'air songeur et cafardeux.

- Maintenant, il faut que je me prépare psychologiquement à partir.


J'espère que je ne vous perds pas ;-). Les chapitres ne sont pas très longs, mais cela me permet de gagner du temps pour l'écriture de la suite. Ça avance doucement…

Prochain chapitre, le retour d'Henry de New-York avec quelques questions en tête… Hahaha

J'ai eu de nouvelles idées pour cette histoire et elle risque de prendre un tournant inattendu, mais le temps de tout mettre en place, ce n'est pas évident. Si l'une d'entre vous se sent prête à me donner un p'tit coup de pouce, je ne dirais pas non ;-).

À samedi prochain

;-)