Bonjour^^

Après un très long moment, je poste enfin le deuxième chapitre de "Destinée".

Vraiment désolée pour cette longue attente.

Attention, Bleach n'est pas de moi, mais de Tite Kubo.

Bonne lecture !


Je vais aussi prendre le pli de répondre aux reviews anonymes avant le chapitre et pour les membres, ce sera par mp^^

MlleDemuri : Merci pour ton comm'. Heureuse que ça te plaise et que ça t'ai accroché^^


Chapitre 2

J'ouvre les yeux et comprends tout de suite que je rêve. Cependant, ce n'est pas un songe ordinaire. Je sais que c'est bizarre, mais j'entre en contact avec mes ancêtres et, cette fois-ci, ils utilisent le visage de ma grand-mère pour me parler.

- Tu dois déjà savoir pourquoi tu désires cet homme qui a détruit la quasi-totalité de notre clan. Tu sais aussi au plus profond de toi ce qui vous lie, n'est-ce pas Yumiko o'Driscoll ?

- Non, je l'igno…

Je me tais lorsque je me rappelle ce que ma vieille grand-mère m'avait dit lors d'une de nos discussions sur les visions que nos ancêtres nous envoyaient.

- Flash-back -

- Ma chérie, m'interpelle ma grand-mère.

- Que puis-je pour toi, Oba-chan ?

- Viens, nous devons parler d'un message que nos ancêtres m'ont envoyé.

Je la suis sans rechigner car son air est grave et légèrement perturbé. Arrivées dans le salon, je lui demande :

- Qu'est-ce qui te préoccupe, Oba-chan ?

- Ton avenir est sombre. Celui qui t'est destiné, celui que tu désireras de tout ton être physique, tu les craindras avec tes pensées.

- Pardon ?!

- Ce sera un shinigami avide de pouvoir et de puissance. Sauras-tu lui faire oublier ses ambitions et le soigner de sa mégalomanie ou cèderas-tu au désespoir et à la mort ? Telles sont les questions qui agitent nos ancêtres.

Je la regarde avec gravité avant de sortir de la pièce en courant.

- Fin flash-back -

- Te souviens-tu maintenant ? me demande mes aïeux.

- Oui…

- Alors va…

Je me réveille en sursaut et commence à me débattre en sentant l'étreinte d'Aizen autour de moi.

- Yumiko ? Calme-toi, grogne-t-il en me serrant plus fort contre lui.

- Désolée, je… j'ai fait un cauchemar et… et j'ai besoin d'aller me… soulager, je murmure complètement gênée et paniquée.

En plus, j'ai un peu mal, mais ça, hors de question que je lui dise.

Dès qu'il me libère, je me lève et cherche la salle de bain. Putain ! Mais pourquoi est-ce que ce mec à cinq porte qui donne sur sa chambre.

- C'est celle à gauche du lit, me guide-t-il.

Je grogne un remerciement et me rue dans la pièce désirée dont je ferme la porte à clé. Encore une pièce blanche… Je m'avance vers le grand miroir à pied qui se trouve en face de du battant de bois et me regarde de haut en bas. Je fronce des sourcils quand je constate que j'ai des suçons un peu partout dans mon cou et que j'ai un peu de sang entre mes cuisses.

Ensuite, je me détourne de mon reflet et regarde en détail la salle d'hygiène. Tout est immense, même la douche et les toilettes. Pour la première, je crois qu'on pourrait tenir à cinq dedans en étant à l'aise. Pour les seconds, on pourrait se vautrer dessus… Bon j'exagère un peu, mais c'est le grand luxe quoi !

J'utilise donc les WC avant de me diriger vers la douche. J'y entre et frissonne lorsque l'eau chaude commence à couler le long de mon corps. Je baisse la tête et me raidit légèrement lorsque je vois du sang couler. Celui-ci, avec sa couleur rouge qui tranche énormément sur le blanc du bac de la douche, semble me hurler : « Sale garce, tu as offert ta virginité à celui qui a massacré ta famille et t'a enlevée ! ».

Je reste debout sans bouger jusqu'à ce que la couleur vermeille disparaisse, puis j'offre mon visage au jet d'eau chaude. C'est tellement agréable et pourtant, je me sens si mal et si sale.

Les yeux fermé et tournés vers le plafond, je me laisse aller à pleurer en silence et à repenser à mon « rêve ». Mes ancêtres sont clairs, Aizen Sôsuke est celui que j'attendais depuis ma naissance. Celui pour lequel je suis née, celui que j'aime et que j'aimais avant même de rencontrer. Une des preuves de cette affirmation ? Le jour du massacre de ma famille, il n'a pas pu me tuer et m'a laissé partir.

Je ne sais pas depuis combien de temps je suis sous la douche, mais je me savonne en vitesse, sors de la cabine, m'essuie et, en silence, je ressors de la salle de bain. Je regarde vers le lit et constate avec soulagement que le maître des lieux s'est rendormi.

Sans bruit, je récupère le reste de mes vêtements. Bon… Il ne me reste que mon pantalon en un seul morceau et en bon état… Et c'est tout… Je l'enfile, puis cherche et finis par trouver sa garde-robe qui se trouve être un petit placard. Je pique une de ses tenues que j'enfile avant de vérifier qu'il dorme. C'est encore le cas… parfait. Je me dirige alors vers la porte de sortie que j'ouvre sans bruit et referme tout aussi discrètement.

Je regarde à gauche puis à droite et quitte en vitesse le couloir où je me trouve. Après quelques tournants, je soupire de soulagement. Pourtant, je ne me sens pas à l'aise. Il faut dire que les vêtements d'Aizen sont beaucoup trop grands pour moi. J'ai dû rouler je ne sais combien de fois l'ourlet des manches. Je soupire à nouveau, mais de découragement cette fois. Me voilà paumée et mal fringuée en blanc.

- Yo !

Je hurle de frayeur lorsqu'une voix retentit derrière moi. Je me retourne en vitesse et vois un homme avec des yeux et des cheveux bleu électrique. Rectification, un de c'est être à forme humaine qui puent le hollow. C'est plus fort que moi, je le foudroie du regard et plisse le nez de dégoût.

- Eh ! C'est pas sympa connasse. Je viens te proposer mon aide et tu me regardes comme si j'étais un déchet puant, ricane l'homme avec un sourire mauvais.

- Désolée, c'est juste que tu m'as surprise et que je n'aime pas trop la marque olfactive des hollow, je lui rétorque avec hargne.

Bleuté reste un moment sans réaction avant de hurler de rire.

- Hahahaha ! Tu m'plais toi ! Hahaha… Ouhlala… J'suis Grimmjow Jaggerjack, Espada numéro six.

- Yumiko o'Driscoll, dernière survivante de mon clan. D'après mes feux parents, j'suis une gamine de merde et qui, alors qu'elle a vingt piges, n'a toujours pas fini sa crise d'adolescente. Et accessoirement, je suis prisonnière ici… En fait, je ne sais même pas qu'elle est mon statut, mais comme on m'a enlevée, je ne suis pas de mon plein gré ici…

- T'es donc la minette d'Aizen, dit-il d'un air amusé.

- Appelle-moi encore une fois comme ça Kitty et je te castre ! je le menace.

On se regarde en chien de faïence avant de nous mettre à rire au point de devoir nous soutenir l'un l'autre.

- C'est décidé, j't'adore ! me déclare-t-il à la fin de notre fou rire.

- Toi aussi, tu m'plaît bien ! Bon c'est pas tout ça, mais est-ce que tu saurais m'aider à retrouver ma chambre et trouver des vêtements plus adaptés que ceux d'Aizen ? je lui demande en m'essuyant les yeux.

- Viens, on va commencer par les fringues, dit-il en me faisant signe de le suivre.

Je hoche la tête et lui emboîte le pas. On marche pendant je ne sais combien de temps, mais ça me paraît court car je n'arrête pas de rire et de parler avec Grimmjow. Finalement, on arrive devant une porte qu'il pousse sans frapper et nous voilà dans une pièce dont je n'ai même pas besoin de préciser la couleur.

- Au fait Grimm… J'ai remarqué que tout était noir ou blanc ici, il n'y pas d'autres couleurs ?

- Nope, miss d'Aizen.

- Merde ! Je t'ai dit de ne pas m'appeler comme ça, Kitty !

Alors qu'on se fusille du regard, un « arrancar », comme m'a expliqué bleuet, s'avance vers nous et demande ce qu'il peut faire pour nous aider.

- J'aurais besoin de vêtements plus appropriés s'il vous plaît, j'explique.

Le petit homme aux cheveux noirs relève la tête et me lance un regard de la même couleur que ceux-ci avant de pâlir en voyant les vêtements que je porte et la personne qui m'accompagne. Il s'incline alors profondément et me supplie presque de le suivre. Cheveux noirs me guide dans une pièce où il prend mes mensurations et me pose des questions sur le genre d'habits que je veux porter.

- J'aimerais, si possible, un haut qui s'arrête au-dessus du nombril, qui soit dos nu et qui s'attache dans le dos. Un short qui s'arrête à une dizaine de centimètres des genoux. Et pour finir, j'aimerais des bottes qui vont jusqu'en dessous des genoux, je lui décris avec calme.

- Pourriez-vous me faire un croquis pour le haut s'il vous plaît ? me demande le couturier de la maison.

Je m'exécute avec précision et, une fois que j'ai fini, je vais rejoindre Grimmjow dans la salle d'attente. Seulement, il n'est plus seul. Ulquiorra est avec lui et ils semblent se disputer. Pourtant, dès que l'Espada numéro quatre, si je me souviens bien, me voit, il semble se détendre.

- Aizen-sama se faisait du souci lorsqu'il a découvert que vous n'étiez plus dans sa chambre, me salue-t-il en faisant briller son reiatsu pendant une seconde.

Même pas trente secondes après ce qui était un signal de monsieur froid, Aizen Sôsuke apparaît avec deux hommes derrière lui. Un a des cheveux argentés et une face de serpent, l'autre est noir avec des cheveux tressés.

- Yumiko, tu étais ici ! s'écrie le maître des lieux en m'écrasant dans une étreinte d'ours.

- Lâche-moi, tu m'étouffes ! je crache en me débattant.

Comme il refuse de me libérer, je lui shoote dans le mollet et lui crache dessus comme un chat avant de me transformer en l'animal en question et de sauter dans les bras de Grimmjow pour ensuite grimper sur l'armoire que se trouve derrière ce dernier.

- Yumiko, descends tout de suite de là et excuse-toi. Si tu le fais, je ne te punirai pas, me menace Aizen en se retenant de se frotter l'endroit où a eu lieu l'impact avec mon pied.

Pour toute réponse, je grogne et me blottis encore plus contre le mur.

- Ulquiorra, attrape-la !

L'ordre claque comme une mise à mort.

- C'est bon, je vais le faire, déclare Grimmjow.

- Soit ! dit froidement Aizen.

- Hep, miss d'Aizen. Viens s'il te plaît, souffle le bleuté à mon adresse.

J'avance au bord de l'armoire et griffe légèrement la main qu'il tend pour lui faire comprendre mon mécontentement pour le surnom utilisé avant de lui sauter dans les bras.

- Sale peste ! hurle Grimmjow avant de pâlir lorsque la pression spirituelle d'Aizen s'abat sur nous.

Je me sens malade et terrifiée. Je saute par terre et reprends forme humaine tout en cherchant à respirer.

- Sôsukeee Taichou, tu vas la tuer si tu continues, chantonne face de renard argenté.

D'un coup, le reiatsu du brun ne pèse plus sur la pièce et je me retrouve soulevée comme une princesse par celui qui m'écrasait une seconde plus tôt. C'est à ce moment-là qu'un des couturiers débarque et, sans lever les yeux de son ouvrage, me demande si ce qui est fait me convient.

Je tourne la tête et sourit en voyant ce que je voulais entre ses mains. Je bondis hors des bras d'Aizen et manque de m'étaler, mais j'empoigne les vêtements et vais dans une cabine d'essayage où je les enfile.

Cinq minutes plus tard, j'en ressors en m'exclamant :

- Impec' !

Je le remercie avec mon plus beau sourire et cette exclamation toute simple. Le tailleur me sourit en retour, puis retourne dans son lieu de travail. Il est à peine sortit de la pièce que je m'évanouis.


Voilà pour ce chapitre-ci. Je vais essayer d'accélérer ma vitesse de publication, mais je ne promets rien...

J'espère que ça vous a plu et encore désolée pour l'attente !

A la prochaine ^^